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Diffusé en 2001

Réalisé par Caroline Thompson & Julie Hickson

Ecrit par Caroline Thompson

D’après les Frères Grimm et Christian Andersen

 

Avec :

Miranda Richardson >>> La méchante reine

Karin Konoval >>> L’autre apparence de la reine

Kristin Kreuk >>> Blanche Neige

Tom Irwin >>> Le roi

Tyron Leitso >>> Le prince

Clancy Brown >>> Le « génie »

 

Dontesque ?

Un homme obtient d’un génie un royaume et une nouvelle femme, mais sa nouvelle femme cache une âme mauvaise sous un visage parfait, et voit d’un très mauvais œil la beauté de sa belle fille.

 

~oOo~

Je pense qu’on peut tous s’accorder à le dire: j’ai beaucoup de projets (Disney, mon bouquin de cinéma, Stephen King, ce pauvre Eita qui continue de patienter, mes différents ménages…), et le fait de les mener tous à la fois n’aide pas exactement à la rapidité. Mais, en même temps, je n’ai jamais visé la rapidité, c’est bien pour cela que je ne me suis pas posée de limite de temps (sauf pour Eita, mea culpa), et mes projets sont en fait plus des « défis » que je me pose toute seule, afin d’élargir un peu ma culture réduite. Et parmi ces projets, un de ceux que j’ai laissés un petit peu trop de côté ces derniers temps est celui des « en dehors de Disney », c’est-à-dire celui qui visait à explorer un petit peu les adaptations d’histoires existant à côté des adaptations de Disney, afin d’élargir un peu mon champs de vision, Disney ayant souvent pas mal imposé ses versions. Et aujourd’hui, à moins que vous ayez une bonne version de Blanche-Neige à me proposer, je pense que celle-ci sera la dernière. Pour récap, j’ai regardé la très bonne version muette espagnole en noir et blanc Blancanieves, l’intéressante version légèrement horreur avec Sigourney Weaver Snow White A Tale of Terror, la version passable teen-movie Sydney White, la version modernisée qui craint Blanche-Neige et le Chasseur, la version moyennement écrite mais très jolie à regarder avec Julia Roberts Mirror Mirror et puis la version pas-vraiment-son-histoire-mais-elle-est-dedans-et-la-série-est-cool the 10th Kingdom.  D’ailleurs, techniquement, j’ai aussi vu les 3 premières saisons de Once Upon a Time où Blanche Neige a un rôle important (celui de m’endormir chaque fois que la série retombe sur sa partie de l’histoire), et le début d’une série animée Italo-Japonaise que je n’ai pas réussi à continuer au-delà de son premier quart. Bref, j’ai bouffé pas mal de Blanche-Neige quand même, et aujourd’hui, je ferme la porte sur cette partie Blanche-Neige de mon projet, jusqu’à ce qu’une autre version sorte et me fasse envie, ou à moins que vous ayez un chef d’œuvre (ou juste quelque chose de franchement sympa) à me proposer ~ A choisir, tout de même, j’aurais préféré fermer la porte avec quelque chose de meilleur.

Parce que, non, malheureusement the Fairest of Them All (que je vais appeler the Fairest à partir de maintenant, parce qu’il y a ma photo sous « feignasse » dans le dico), ça ne m’a pas beaucoup convaincue. Faut dire qu’honnêtement, je partais avec des sentiments mitigés de base, parce que j’aime bien Vera Farmiga (qui n'a qu'un tout, tout petit rôle de deux minutes au final), mais j’ai du mal avec Kristin Kreuk à cause des quelques années que j’ai passées à regarder Smallville (sans jamais terminer la série). A une époque, je ne pouvais pas la voir sans avoir envie de lui donner des claques. Maintenant, ça va mieux, mais je ne peux pas non plus dire que j’étais super enthousiaste à l’idée de regarder tout un film dont elle serait l’actrice principale. Donc, voilà, j’abordais le film avec des sentiments mitigés, et j’en suis ressortie… en luttant contre l’envie de dormir, en fait. Parce que je n’ai pas ragé contre ce film, je me suis profondément, profondément ennuyée. Ce qui est plutôt étrange quand on y pense, parce que c’était un joyeux bordel cette adaptation. Un peu comme si la scénariste avait peur qu’on s’ennuie, si bien qu’il a décidé de rajouter des trucs dans le mix.

Pour commencer, dans cette version, les parents de Blanche-Neige ne sont pas roi et reine, et n’ont aucun mal à avoir un enfant. Du coup le royaume, et la vilaine belle-mère/reine qui vont avec, sont en fait les dons d’un génie rencontré par hasard au milieu d’une étendue de glace, qui a accordé trois vœux au papa après qu’il l’ait libéré de sa prison gelée. Les sept nains, dans cette version, portent les noms des jours de la semaine (et y en a un qui n’est pas nain du tout), se baladent en se transformant en arc-en-ciel, et sont responsables de la météo, ainsi que d’exécuter les ordres des gnomes, qui ont été transformés en nains de jardin par la sœur laide du génie, qui est devenue la belle-mère de Blanche-Neige. Ça va, vous suivez ? En fait, l’histoire n’est pas vraiment difficile à suivre, mais simplement beaucoup de choses ont été ajoutées (dont une partie de bowling, et une transformation du prince en animal, avant qu’il soit piégé dans une boule à neige), et du coup ça rend encore plus triste le fait que je me sois ennuyée à ce point, parce qu’au contraire, j’aurais du apprécier le fait de voir quelque chose d’un peu neuf ! Et honnêtement, j’aurais également du m’amuser du ton du film, qui rétablit à la fois un peu du côté sombre du conte de base, mais qui, également, dès son ouverture, s’avère plutôt kitsch, probablement limité par un budget pas monstrueux (c'est un téléfilm), et pas avare en « cheesy ». Les décors et les couleurs font faux, et même le montage peut s’avérer assez étrange, avec quelques transitions faisant un peu penser à du « monté avec Windows Movie Maker ». Pour autant, je dois dire que l’esthétique du film m’a effectivement plutôt bien plu. Je veux dire, on est loin de Mirror Mirror, mais il y a des idées dans ce film –par exemple, j’aime vraiment bien la façon dont est adapté le miroir magique-, certains très jolis costumes -notamment du côté de la reine-, et une bonne dose de fun dans les designs également. Mais tout ça n’a pas suffi, parce que pour tout ce qu’il a de créatif, le film donne également un sentiment de bordel, et surtout il foire le plus important, à savoir : ses personnages.

[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All
[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All
[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All[En dehors de Disney] Snow White : the Fairest of Them All

La plus grosse opportunité ratée, je pense, c’est la méchante reine. Parce que le film n’est vraiment pas passé loin d’en faire quelque chose. Notez, il propose quand même quelque chose d’intéressant à la base, du moins à mon sens. Le personnage de la méchante reine, en général, représente la peur de vieillir. Pas toujours, mais souvent. En l’occurrence, la raison pour laquelle elle est obsédée par son physique, est qu’à la base elle est censée être très laide, et avoir son visage en horreur, ne supportant pas d’en voir le reflet. C’est un peu triste d’en arriver à un laideur = mal, beauté = bien, et justement ce qui est un peu dommage, c’est que le film passe à côté de sa chance de faire autre chose. Le tournant, pour moi, c’est le moment où la reine sort à son mari qu’à présent, elle se moque qu’il la voit sous son véritable jour. Au début, j’ai espéré qu’elle voulait dire « notre relation a suffisamment évolué pour que je pense que c’est l’amour, et non plus la magie ou ma beauté, qui te lient à moi ». En fait, non, c’est juste qu’elle avait des vues sur quelqu’un d’autre, et je trouve ça dommage, parce que je trouvais plus intéressant de voir quelqu’un se dévoiler, être rejetée (à raison hein, parce qu’elle a quand même littéralement ensorcelé le type pendant des années pour le soumettre à sa volonté), et péter un plomb à cause de complexes déjà existants, plutôt que son cas de narcissisme poussé. Encore, s’il y avait eu une menace de perdre son joli visage, peut-être, mais là, j’ai trouvé qu’il y avait une opportunité manquée, même si j’apprécie l’effort maladroit pour étoffer le personnage, et que j'ai trouvé l'actrice très bonne. Il y avait moyen d’en faire plus qu’une méchante, de me faire avoir de la compassion pour elle, et… non. Cela dit, si elle est l’opportunité manquée que je regrette le plus, elle n’est pas du tout le personnage qui plombe le film (j’aurais tendance à dire qu’elle reste même ce qu’il y a de plus intéressant dedans, Miranda Richardson aidant), cet honneur revenant à Blanche-Neige elle-même.

Histoire de nous débarrasser de cela tout de suite, non, je n’ai pas aimé Kristin Kreuk dans ce rôle. Elle fait une Blanche-Neige absolument superbe, mais elle est également extraordinairement fade. A sa décharge, cela dit, elle était jeune et inexpérimentée, et on ne lui donne vraiment pas de quoi briller, donc je ne peux pas trop lui en vouloir. Le souci, en fait, c’est que le personnage n’a véritablement aucune personnalité, en dehors de faire des « coucou » aux enfants pour nous signifier qu’elle est gentille. On ne ressent jamais réellement les liens qu’elle a avec son entourage, on ne sait même pas réellement d’où ils viennent. Par exemple, à un moment donné, alors qu’elle est triste et en colère, elle se rend dans les jardins, et va parler à un nain de jardin (qui est un des sept nains, Dimanche, qui a été transformé en statue par la méchante reine). Elle lui sort un « parfois je crois bien que tu es mon seul ami », mais c’est leur première scène ensemble, on ne l’a jamais vue parler à cette statue, on ne la verra jamais vraiment lui reparler, et ce n’est certainement pas le jeu d’acteur qui nous fait ressentir la connexion. C’est juste une scène de deux secondes pour que, plus tard, un Dimanche débarrassé du sort vienne en aide à Blanche Neige.  On nous dit les relations, mais on ne nous les montre pas plus qu’on nous les fait ressentir, et c’est un problème. A un moment donné, le prince sort à Blanche Neige qu’elle est belle, et elle s’insurge qu’il ne parle que de beauté sans parler de sa personnalité, mais à ce moment-là, ma seule réflexion a été de me demander ce que le prince pourrait bien trouver à dire à son sujet. Et ça, c’est pas bon signe. Alors, il y a des changements dans la romance que j’ai bien aimés, comme le fait que Blanche Neige ouvre les yeux AVANT d’être embrassée à la fin, et espérait clairement le baiser parce qu’elle est tombée amoureuse du prince pendant le film, après avoir interagi avec lui, mais c’est bien beau d’écrire des interactions aux personnages : encore faudrait-il qu’elles contiennent quelque chose !

Bref, ça n’a pas été la fête de la conviction entre moi et ce film, et je suis ressortie déçue. En partie parce que j’étais persuadée (allez savoir pourquoi) que ce film serait une comédie musicale, et en fait non (mais je sais vraiment pas où j’étais allée chercher cette idée, donc c’est pas la faute du film, hein), mais surtout parce que je me suis platement ennuyée, et que malgré tous les ajouts faits à l’histoire, le film se foirait sur les essentiels, ce qui ne pardonne pas. Si vous êtes curieux, je ne vous découragerais pas (d’autant que sur le web, les gens m’ont l’air positifs, alors !) parce qu’il y a une certaine curiosité et étrangeté à ce film dans ses ajouts, sans oublier que je suis toujours contente de voir Warwick Davies,… mais je n’irais certainement pas jusqu’à vous conseiller le film non plus.

Je trouve que la bande-annonce, même si elle est un chouïa cheap, donne envie pour le coup...

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