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Sorti en 2014

Réalisé par Richard Loncraine

Ecrit par Adam Brooks, Jennifer Flackett et Mark Levin

 

Avec :

Paul Bettany >>> Peter Colt

Kirsten Dunst >>> Lizzie Bradbury

Sam Neil >>> Dennis Bradbury

Nikolaj Coster-Waldau >>> Dieter Prohl

James McAvoy >>> Carl Colt

Bernard Hill >>> Edward Colt

Ealeanor Bron >>> Augusta Colt

 

Dontesque ?

Un joueur de tennis professionnel en fin de carrière intègre une grande compétition pour la dernière fois, et y rencontre une jeune star qui monte.

 

~oOo~

Plus de romcoms recommandées par SALT -♥- \O/ Et l’argument pour celle-ci était son casting. SALT présentait le film comme une comédie romantique très classique tournant autour d’un joueur de tennis dont la carrière est au plus bas, ce qui me laissait plutôt ni spécialement enthousiaste ni spécialement réticente (je suis plutôt pour les romcoms classiques en ce moment, et j'aime les histoires de comeback, mais l’élément tennis ne me parlait pas, je suis pas fan de tennis du tout… j’avais tort, btw, et je vous expliquerai pourquoi bientôt, commençons par fermer cette parenthèse en revenant à ce que je disais : je n’étais ni spécialement enthousiaste, ni spécialement réticente au vu du synopsis proposé par SALT). Simplement, fallait voir les noms qu’elle me citait : Nikolaj Coster-Waldau –l’ami Jaime de Game of Thrones, un monsieur qui fait drôlement plaisir aux yeux-, James McAvoy –que j’aime de plus en plus d’amour-, et dans le rôle principal, Paul Bettany –que je n’ai finalement pas tant vu jouer que ça, mais j’ai une affection particulière à l’égard de ce type depuis les visions répétées dans mon enfance de A Knight’s Tale, sans compter que je kiffe sa voix, même quand il n’y a que cela dans un film, cf. Iron Man-. Et encore, elle n’avait même pas cité Kirsten Dunst et John Favreau  -du coup ça m’a laissé la surprise, c’est cool-. C’est le genre de casting qui fait méchamment envie quand même, et j’avais le cœur gonflé de joie en lançant le film, et en ayant mon premier coup de cœur dès l’opening : la musique. Je sais pas exactement ce qu’il s’est passé entre moi et cette musique d’opening, mais c’est en entendant sa fraicheur et sa légèreté que je me suis dit « oh, okay, ça va me plaire ». Spoiler : j’avais raison.

Mais avant de vous expliquer pourquoi, je vais revenir sur mon histoire de tennis, et sur pourquoi en fait le tennis c’est le bien. A la télé, c’est vrai que c’est un sport qui ne m’a jamais intéressée, et qu’en « live », encore moins, parce que de base je suis pas fana de sport, et qu’en plus je ne kiffe pas de devoir tourner la tête tout le temps (oui, je suis flemmasse à ce point). Bon puis faut dire que j’ai joué du tennis en club quelques années, et de temps en temps dans des clubs d’été aussi, et je détestais ça. J’étais nulle, fallait toujours courir d’un bout à l’autre du terrain, et on crevait de chaud. Sans compter que je me cassais la gueule tout le temps, et qu'en plus des genoux éraflés, il m'est arrivé une ou deux fois de me taper la gueule avec ma raquette en tombant. Bref c’était pas la joie, et je sais pas comment j’ai fait pour en faire plusieurs années et y survivre. Mais surtout, j’aime pas regarder les matchs de tennis à la télé. En film, cela dit ? Eh bien, apparemment, C’EST TOUT A FAIT DIFFERENT. Parce que c’est édité, monté, etc, et du coup, en fait, ça devient palpitant tout ça, surtout quand on s’intéresse aux personnages et qu’on a très envie qu’ils gagnent, ou au contraire s’empalent sur leur raquette (ou se contentent de perdre, mais c’est moins fun). Et puis, aussi, j’ai réalisé un truc important : les mecs sont vachement agrippés à leur raquette (parce que ce serait dommage de la lâcher quand même… à un moment donné le héros il tente, mais après c’est plus dur de servir), et du coup ils ont les muscles des bras bien tendus, et moi, les gens, les bras je kiffe. Bettany en débardeur c’est un peu du porno pour moi, mais Bettany en débardeur qui joue au tennis ? Okay, je veux bien le regarder servir pendant un film entier. Bref, j’ai une toute nouvelle perspective sur des questions très importantes, et je sens que ça vous passionne, mais si vous devez quand même retenir un truc de tout ce paragraphe qui vous a pompé de précieuses minutes de votre vie que vous ne reverrez jamais, c’est le passage sur « on s’implique dans les matchs parce qu’on s’intéresse aux personnages ».

[Love - Love] Wimbledon
[Love - Love] Wimbledon
[Love - Love] Wimbledon
[Love - Love] Wimbledon
[Love - Love] Wimbledon

Parce que oui, les personnages de ce film sont attachants, et c’est particulièrement le cas de Peter Colt (Bettany donc), parce que c’est l’underdog, et qu’on a toujours envie de voir gagner l’underdog, pas vrai ? Il a été bon, à une époque, mais sa carrière s’est écroulée, et il vit sa dernière compétition, résigné à enseigner le tennis à des personnes du troisième âge dans un club. Peter Colt est fatigué, et des joueurs plus jeunes l’ont déjà rattrapé, la presse ne l’écoute même plus parler pendant ses propres conférences… Et moi, très vite, je me suis attachée à cet homme fatigué qui n’a plus que des gloires passées, parce que Paul Bettany le rend drôle, sympathique, on a envie de le voir gagner, et du coup, on regarde ses matchs en s’attristant de ses défaites (en s’en amusant parfois, mais surtout en s’attristant), et en célébrant chaque victoire.  Bref on s’implique dans les matchs, parce qu’on s’implique dans le personnage, et ça vaut pour tout le film. Parce qu’en effet, Wimbledon c’est un film au scénario finalement simple. En gros, Peter rencontre Lizzie, et sa vie commence à prendre un meilleur tournant quand il en tombe amoureux. Et au passage, je comprends qu’il en soit amoureux de Lizzie, parce que moi aussi, je suis tombée sous le charme. Kirsten Dunst déborde d’énergie dans ce film, et elle campe une Lizzie très sûre d’elle, très déterminée, très directe quand à ce qu’elle veut, et donc attrayante à mes yeux. Mais c’est vrai que Wimbledon c’est plus proche de Notting Hill que de Miss Pettigrew dans le sens où c’est quand même surtout l’histoire de Peter. Lizzie est un personnage central, qui a ses aspirations et son contexte, mais le film reste avant tout concentré sur les défaites et victoires de Colt. Enfin, tous les deux sont campés par des acteurs plein de charme, qui partagent une excellente dynamique, si bien qu’ils m’ont vendu leur romance dans leurs toutes premières scènes. Cela dit, si j’ai une scène favorite, il s’agit certainement de celle où ils vont faire leur jogging ensemble, puis s’embrassent en regardant le soleil se coucher, parce qu’il y a quelque chose de très tendre et de très calme à cette scène qui me plait beaucoup.

Vous commencez à le comprendre avec ces romcoms, c’est vrai que j’ai un faible pour les romances calmes, tranquilles, confortables (mais vu que je kiffe le romanesque et le mouvementé aussi...). Et Wimbledon c’est exactement ça. Au milieu, il y a bien une dispute, mais elle dure finalement peu de temps, et dans l’ensemble, les personnages se rencontrent, décident de se fréquenter, tombent amoureux, et vont tous deux tranquillement vers leurs happy-end, tandis que les victoires s’accumulent (Peter gagne ses matchs, sa famille se ressoude, etc). Et à côté de ça, les personnages sont généralement gentils. Y a bien le « petit ami » de Lizzie qui ferait bien de se prendre un mur, mais sinon, tout le monde soutient nos héros, même le gamin qui s’occupe de filer des balles à Peter (un personnage minime auquel je me suis néanmoins vraiment attachée), même le meilleur ami (Nikolaj Coster-Waldau… qui a de bons arguments dans ce film) qui se retrouve rival au jeu, et même, finalement, le père de Lizzie qui est opposé à la relation de sa fille et Peter, mais pas parce qu’il n’aime pas Peter (en fait, au contraire, il lui dit qu’il l’aime bien), et qui au final aide à la réunion, et se réjouit de la victoire de Peter avec le reste du monde, spectateurs y compris. Wimbledon, c’est un film où les personnages sont sympas, du coup il leur arrive de bons trucs, et parce qu’ils sont sympas, on est content qu’il leur arrive de bons trucs. Ca a l’air simple, dit comme cela, et ça l’est dans le sens où le scénario n’est pas compliqué, mais en revanche ce n’est pas si simple d’écrire ce genre d’histoire et de la faire fonctionner,  ça demande à ce que pas mal d’étoiles s’alignent, quand même. En fait, il y a une difficulté particulière à la simplicité, parce qu’elle ne laisse pas grand-chose derrière quoi se cacher. Pas de twists, pas de poudre aux yeux.

Et je ne dis pas qu’il n’y a pas de difficulté à la complexité, bien entendu, simplement que chacune est son propre challenge, et que le fait que Wimbledon fonctionne aussi bien est le résultat des efforts fournis par le scénariste qui écrit des personnages attachants et drôles, par les acteurs qui font vivre ces personnages avec énormément de charme, et bien entendu par le réalisateur et toute l’équipe technique qui posent l’ambiance propice et douce qu’il faut pour apprécier le film. J’ai passé un très bon moment devant ce film, j’ai beaucoup souri (notamment grâce au personnage de James McAvoy et la façon dont son personnage pariait constamment contre son frère), pas vraiment pleuré (et après les larmes de ces derniers temps, c’était reposant), j’ai profité des bras de Paul Bettany (ainsi que du reste de sa personne/performance, hein !), de l’énergie charmante de Kirsten Dunst, et je suis toujours contente de voir de bonnes choses arriver à des gens bien, donc en gros, yay… sur ce, je pense que je vais revoir A Knight’s Tale.

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