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Les ténèbres d’une forêt plongée dans la nuit. Sous une pluie battante, un homme déterminé traque une victime terrifiée. La décision de Seiichi Kirishima est prise : ce soir, il va tuer sa femme.

Pourtant, un an plus tôt, c’était un homme heureux. Écrivain à succès, mari comblé et papa d’un jeune garçon… à l’époque, tout semble lui réussir. Mais ce bonheur sans faille n’est pas éternel. Le jour où son éditeur met fin à leur collaboration, les ténèbres s’immiscent dans la vie du jeune écrivain, vite criblé de dettes. Une terrifiante descente aux enfers commence, au fil des pages de ce qui pourrait bien être son dernier roman…

Quatrième de couverture

Aujourd’hui, chers gens, nous allons parler de quelque chose d’un peu différent de d’habitude : un manga. Pas que ce soit un truc que je n’ai jamais fait, mais simplement, je ne l’ai pas fait depuis longtemps, pour la simple et bonne raison que ça fait une éternité que je n’ai pas lu un manga. Parce que voilà : les mangas c’est cher (et l’alternative moins légale est de lire sur écran, et j’aime pas ça), et je suis jamais bien certaine de tomber sur quelque chose que je vais aimer. En plus, je ne les relis pas SI souvent que ça, et du coup, l’année dernière, j’ai offert la grosse majorité de ma collection. Des fois, je dois admettre qu’ils me manquent un peu, que je suis prise de l’envie de ressortir une série et de la relire, puis me rappelle « oh c’est vrai, j’ai tout offert », mais c’est assez rare (du coup, je me félicite de les avoir donnés à des gens qui en profitent certainement plus, vous inquiétez pas ^-^), et en clair, l’investissement ne vaut pas forcément le coup… Bref, tout ça pour dire que j’en lis peu. Mais de temps en temps, j’ai envie, et dans ces moments-là, j’ai tendance à me diriger vers des one-shots, d’où Hideout. Hideout est un manga dont j’ai entendu parler dans une vidéo youtube (https://www.youtube.com/watch?v=9xOybrN2eDo) qui  m’avait directement mise en confiance en citant Ito Junji (♥). Des mangas cités, c’était un des deux seuls one-shots que je n’avais pas déjà lus et/ou achetés, et comme le monsieur avait l’air de me dire que j’allais en faire des cauchemars, forcément, j’étais intéressée (mes tendances maso, que voulez-vous). Je ne connaissais pas du tout l’auteur (ma culture manga est plus que limitée en même temps), mais sans lire les reviews elles-mêmes (spoilers et tout), le manga semblait très apprécié, alors je me suis dit « oki \O/ », et j’ai tenté le coup.

J’ai été déçue :(

Et ça me rend triste, parce que je m’offre rarement des mangas donc… *tristesse dedans moi* Mais je ne regrette pas non plus vraiment d’avoir acheté Hideout, parce qu’il y a quand même quelque chose qui valait le coup dans cette histoire, et ce sont les dessins. J’ai BEAUCOUP aimé les dessins. Ils sont macabres, forcément, mais il y a une attention aux détails que je trouve remarquable. J’aime beaucoup la façon, par exemple, dont le mangaka utilise de longues lignes fines partout pour « briser » ses images. Ca donne de l’intensité aux scènes, et c’est peut-être juste ça le but, mais je trouve que ça fait aussi passer l'idée que ses personnages sont fissurés, cassés. C’est souvent utilisé lors des moments difficiles qui les ont brisés, ou bien lors des moments décisifs où on sent plus que jamais que les personnages, en quelque sorte, sont des reflets dans un miroir cassé, comme s’ils étaient eux-mêmes sans l’être tout à fait. Il y a une très belle utilisation de la lumière, de l’ombre, et j’ai un gros faible pour la façon dont le mangaka dessine ses personnages, en particulier leurs yeux. Plusieurs fois, je me suis arrêtée sur une page, juste pour regarder un dessin plus longtemps. Vers la fin, notamment, il y a des cases (dont certaines qui prennent en fait une double-page, donc je ne sais pas si on peut vraiment parler de « cases ») que j’agrandirais presque pour faire des posters (mais le côté morbide risquerait de faire flipper les éventuels visiteurs, j’imagine). Je ne peux pas vous les montrer parce que ce serait spoiler des moments clés, mais bref, c’était joli. Et je dois dire que ça marchait à la fois en faveur et défaveur du manga, parce que j’étais tellement occupée à admirer le dessin, qu’il ne me faisait pas peur du tout. Après, cela a sans doute aussi rapport avec l’histoire au service de laquelle était mis ce dessin, certes.

OB ne veut pas mettre les images comme je veux, donc je vous encourage à cliquer dessus pour en profiter, parce qu'elles sont jolies ♥
OB ne veut pas mettre les images comme je veux, donc je vous encourage à cliquer dessus pour en profiter, parce qu'elles sont jolies ♥OB ne veut pas mettre les images comme je veux, donc je vous encourage à cliquer dessus pour en profiter, parce qu'elles sont jolies ♥

OB ne veut pas mettre les images comme je veux, donc je vous encourage à cliquer dessus pour en profiter, parce qu'elles sont jolies ♥

Car l’histoire a été mon souci principal.

A la base, j’ai une certaine appréciation pour ce que l’auteur (je pense) cherchait à faire. Traiter de la fragilité de l’esprit humain, parler d’un homme qui sombre dans la folie, des tragédies et de leurs effets, et peut-être même aussi du stress de la société où vit le personnage principal (je dis « peut-être » car je n’ai pas le sentiment que ce soit le thème dominant, mais je l’ai perçu dans le tas quand même)… tout ça me plait. Mais je n’ai juste pas accroché à l’exécution. Et honnêtement, je n’arrivais pas à cerner où se situait le public pour cette histoire. Il y en a clairement un, le manga a bien marché, mais j’avais le sentiment qu’il s’adressait forcément à un public aimant l’horreur (vu le thème, vu les dessins, vu l’ambiance, les non-amateurs d’horreur risquent d’être rebutés, et n’iraient pas chercher ce manga en particulier) tout en étant trop bateau pour satisfaire quelqu’un ayant déjà une expérience de l’horreur. Bien sûr, ce serait une histoire différente si les thèmes étaient mieux développés, mais les personnages ne sont pas franchement attachants, je n’ai jamais eu envie de réellement prendre leur sort à cœur (certains sont mêmes détestables : j’ai haï la femme du personnage principal… faut dire que lui la hait, et que l’histoire est racontée de son point de vue, donc forcément). Plutôt que de les regarder évoluer et basculer dans la folie meurtrière, en fait, j’ai eu l’impression de les voir s’enfoncer dans quelque chose qui était déjà là, et qui me les avait rendus antipathiques à la base. Le manga avance très vite, un peu trop pour avoir vraiment le temps de tout développer avec autant de soin qu’il aurait dû, si bien qu’il est non seulement difficile de s’attacher aux personnages de base, mais qu’en plus je n’ai pas trouvé le portrait suffisamment détaillé pour être passionnant indépendamment de la question d’attachement. Emotionnellement et intellectuellement, en clair, je suis restée très en dehors de l’histoire. Or, l’horreur étant un genre qui se base quand même en grande partie sur l’idée d’immersion, c’est tout de même dommage.

Au final, je n’ai pas eu peur, je n’ai pas ressenti quoi que ce soit pour le personnage principal, ou aucun personnage d’ailleurs, et j’ai juste trouvé le manga vachement joli. Et j’ai envie de vous dire que c’est déjà pas mal, ou en tout cas que ça suffit à ne pas me faire regretter mon achat. Maintenant, je constate quand même que la plupart des gens ont l’air d’avoir apprécié le manga et de l’avoir trouvé efficace, donc il n’était peut-être juste pas fait pour moi (j’admets volontiers que l’élément d’horreur central ne frappe pas dans mes grandes peurs, de base… alors, il y a des œuvres que ça n’a pas empêchées de me terrifier et/ou de m'intéresser, mais ça peut jouer). En tout cas, les dessins étaient beaux~

Tag(s) : #Mangas - BDs - Mangakas - Dessinateurs - Illustrateurs, #Littérature, #Manga, #Japon, #Hideout, #Kakizaki Masasumi, #2010s, #2010, #Horreur, #Body horror, #Famille

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