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Sorti en 2003

Réalisé par Peyton Reed

Ecrit par Eve Ahlert & Dennis Drake

 

Avec :

Renée Zellweger >>> Barbara Novak

Ewan McGregor >>> Catcher Block

Sarah Paulson >>> Vikki Hiller

David Hyde Pierce >>> Peter MacMannus

Timothy Omundson >>> Injustement sous-utilisé

Etc

 

Dontesque ?

Barbara Novak se voit couverte de succès lorsqu’est publié son livre, « Down With Love », qui cherche à offrir aux femmes des conseils pour se libérer et, elles aussi, faire carrière. Lorsqu’elle déclare à la télé que Catcher Block, playboy et reporter à succès contre lequel elle a une sacrée dent, est le type d’homme dont toutes les femmes devraient se tenir loin, celui-ci le prend très mal, et décide de la piéger en démontrant qu’au fond, elle est « comme toutes les femmes » et ne rêve que de tomber amoureuse, se marier, et avoir des enfants.

 

~oOo~

On est repartis dans les romcoms recommandées par l’amie SALT ♥, avec, ce coup-ci, Down With Love, un film qui, je dois dire, m’inquiétait à moitié. Pas *vraiment* parce que j’ai confiance en SALT, mais j’ai toujours une sorte d’appréhension quand j’aborde les films de Renée Zellweger, parce qu’allez savoir pourquoi, c’est une actrice avec laquelle j’ai un petit peu de mal. Honnêtement, je ne sais pas d’où ça me vient. Je ne la trouve pas mauvaise actrice, j’ai aimé la plupart des films dans lesquels je l'ai vue, et elle était bien dedans, très bien même, mais je sais pas, je dois avoir refoulé un traumatisme parce que quand je la vois, j’ai tendance à vouloir regarder autre chose. Pardon Renée :( Cela dit, il y a également Ewan McGregor au casting de cette romcom que SALT m’annonçait inspirée de Sex and the Single Girl (dont je me souviens mal, pour être honnête, mais je sais que ça m’avait plu… faudra que j’y rejette un œil), ainsi que David Hyde Pierce dans un rôle secondaire. Or j’aime bien Ewan Mc Gregor et David Hyde Pierce (qui interprétait Niles Crane, probablement mon personnage favori, dans la série Frasier). Et puis l’époque de l’histoire me promettait de beaux costumes, et SALT recommandait le film, donc … j’ai regardé. Et j’ai bien fait. Mais, tout de même, je voudrais commencer par une protestation, parce que Down With Love commet une offense grave : il caste Timothy Omundson (bien) et le cantonne à deux scènes courtes sans dialogue (pas bien).

Pourquoi Film, pourquoi ? C’est cruel de caster Timothy Omundson et de l’agiter sous mon nez comme ça. Enfin, malgré ça, j’ai quand même bien aimé le film.

Et j’ai compris que j’allais aimer, je dirais, lorsque Barbara rencontre les éditeurs pour la première fois (donc assez tôt dans le film). Avant ça, cela dit, j’étais déjà tout à fait convaincue par l’esthétique du film. Il avait un charme vintage auquel je suis toujours sensible, et l’héroïne portait cette robe rose qui me faisait briller les yeux (faut dire que le rose et moi, même si je n’en porte pas parce que ça ne me va pas, c’est une grande histoire d’amour). En général, il y a des tas de tenues qui m’ont fait rêver de toute façon. En particulier celles en blanc, noir et jaune. Le seul souci étant que les deux robes étaient assorties l’une à l’autre et que j’aurais voulu pouvoir porter les deux en même temps, l’une à côté de l’autre, ce qui n’est forcément pas super possible… à moins de me trimballer avec un carton taille réelle à mon effigie *à noter dans les trucs à tenter*.

Bref, plein de jolis costumes, plein de couleurs vives, et la réalisation était très agréable, avec une utilisation sympathique, notamment, des écrans divisés pour faire passer ses gags visuels (réussis). Ajoutez à ça une musique délicieusement rétro (et même un numéro musical pour Zellweger et McGregor à la fin ! … c’était le générique de fin, mais ça a été une de mes scènes favorites du film, parce que j’ai un gros faible pour les numéros musicaux), et l’ambiance du film m’a tout de suite convaincue. Mais, donc, c’est lorsque Barbara rencontre ses potentiels éditeurs que je me suis vraiment dit « oh, okay, ça me plait vraiment bien », parce qu’il y a tout un dialogue très drôle à base d’initiales qui m’a bien fait rire pour son jeu sur les mots et la façon dont les acteurs se répondaient au tac au tac. Dans le même genre, il y a une autre scène que j’adore à la fin entre Ewan McGregor et Renée Zellweger où on se retrouve avec des phrases du genre « - I’m sure you know how things are at KNOW ever since your new NOW – I have no way of knowing how things are now at KNOW. I knew how things were at KNOW before now ».

J’adore ce genre de dialogues, donc forcément, tout ça ne pouvait que m’enchanter. Et en général, le cast plutôt réduit de Down With Love (en gros le film se concentre vraiment sur quatre personnages) a une très bonne dynamique qui fait fonctionner tout le film.

[Faites la guerre, pas l'amour] Down with love
[Faites la guerre, pas l'amour] Down with love

David Hyde Pierce livre une prestation qui ne m’a pas exactement surprise, elle ressemble à ce qu’il faisait dans Frasier, mais il est toujours bon dans ce type de rôles, et son personnage mal assuré, stressé, et ne correspondant pas exactement aux critères habituels de virilité, m’a plu, dans le sens où il m’a fait rire, de même que Vikki Hiller, le personnage de Sarah Paulson, avec laquelle il vit sa romance (pour le moins maladroite) à côté de celle du couple principal. Je dirais d’ailleurs que Vikki est le seul personnage que j’ai trouvé à peu près attachant, parce qu’elle était la plus honnête du tas, et que ses déboires amoureux me faisaient compatir à sa situation. Je trouve sa « conclusion » un petit peu décevante, mais elle est quand même ressortie comme étant le personnage le plus attachant du quatuor principal à mes yeux. Non parce que j’ai bien aimé Barbara et Catcher, mais je ne dirais pas qu’ils sont exactement attachants. J’appréciais beaucoup le fait que Barbara soit une féministe tâchant de libérer ses camarades féminines dans une société particulièrement machiste, et j’ai applaudi lorsqu’elle finit par envoyer Catcher se faire voir après qu’il lui ait encore posé un lapin par téléphone (les deux personnages mettent un certain temps à se rencontrer, et je dois dire que ça m’a pas mal plu de voir le film créer une relation entre eux avant même qu’ils se retrouvent au même endroit), de même que j’ai admiré certaines de ses décisions à la fin du film, mais il y a également un côté vaniteux et retors au personnage (vers la fin, le personnage a un long monologue qui m’a beaucoup fait rire, et l’aplomb excellent de Renée Zellweger n’avait d’égal que la tête d’Ewan McGregor en réaction) qui font que je ne me suis pas vraiment identifiée à elle. Quant à Catcher, bien sûr, il trouve une nouvelle perspective sur la vie en côtoyant notre personnage féminin principal, mais à la base c’est un playboy sexiste qui cherche à détruire sa vie, donc malgré tout le charme d’Ewan McGregor (Et il en a énormément ! Il est parfaitement à l’aise dans ce rôle, et c’est une joie de le regarder jouer), c’est dur de le trouver vraiment attachant. Cela dit, c’est pas grave, parce que c’est pas le but. Down With Love semble bien plus concentré sur la partie « comédie » de la romcom, et j’ai eu le sentiment que le film nous invitait à nous moquer de ses personnages. Ils sont drôles parce qu’ils veulent tous les deux avoir le dernier mot (et ce jusqu’au bout), parce qu’ils sont tous les deux vains (même s’ils sont meilleurs à la fin qu’au début)… c’est aussi pour ça qu’ils vont très bien ensemble, et leur romance ne m’a pas fait rêver, mais elle m’a beaucoup amusée.

Comme le reste du film en fait. Le scénario est à deux doigts du surréalisme (à la fin je suis à peu près certaine que Barbara se téléporte dans un ascenseur), ou en tout cas il n’est pas réaliste et assez absurde, mais j’ai beaucoup ri à regarder ces deux personnages se faire la guerre, et j’ai toujours un faible pour les films qui se déroulent dans les années 60, ainsi que pour les films colorés aux décors évidemment peints qui veulent juste me faire rire. Si en plus on me balance un numéro musical, moi je ne réponds plus de rien (et ça me fait aussi décidément regretter qu’on ne sorte pas plus de comédies musicales au cinéma… je voudrais qu’il en sorte au moins une par mois T.T). Down With Love ne va pas se classer dans mes films favoris de tous les temps, mais j’ai passé un bon moment devant, il m’a beaucoup fait sourire, et c’était donc du temps bien « dépensé » :D

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