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Ketterdam Quartier du Barrel : une ville grouillante de malfrats où tout s'achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l'a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d'élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde s'ils ne s entretuent pas avant...

Quatrième de couverture française

 

BON.

 

Je vais écrire cet article. Cela fait un moment que je tourne autour, et que je ne me lance pas parce que j’ai dix milles trucs à écrire à côté (que je n’écris pas non plus, hein, allez pas vous faire des idées), mais cette fois-ci, c’est bon, on cause de Six of Crows, parce que bordayl, il faut, oh !  Donc, let’s go, et let’s go to zi beginning, tant qu’à faire. ZI BEGINNING OF ZI WORLD ! … Bon, peut-être pas, mais pour vous raconter comment je suis tombée sur ce livre (qui, s’avère-t-il, est en fait plutôt populaire côté anglophone, mais vu ce que je suis au courant de l’actualité et des courants, ça relève quand même un peu du miracle que j’en ai entendu parler avant qu’un film n’en soit tiré… pas qu’un film soit prévu notez…. mais je serais curieuse de voir ça), on peut remercier AthenaZelda pour ça, qui en a pas mal causé (et en cause toujours pas mal) sur twitter. Elle semblait avoir beaucoup aimé, la couverture était jolie, et dans la vie je suis facile donc… j’ai décidé que je ferais bien de lire ce bouquin, je l’ai acheté, il m’a accompagnée à la Japan Expo et, dans le train, je me suis penchée dessus avec un « bon, mais en fait, ça cause de quoi ? ». Pas qu’AZ ait mal fait son travail de promo, pas du tout, mais moi deux tweets m’avaient suffi (j’ai confiance en son jugement, après tout), et après cela je n’avais plus lu, afin de ne pas me spoiler ou m’écœurer (j’ai un esprit contradictoire de merde), si bien qu'il s'est avéré que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.

Et je dois l’admettre : au début, je me suis inquiétée.

Le style d’écriture était fluide, le livre se lisait bien (et c’est vrai tout le long: Leigh Bardugo écrit de façon très agréable et facile à lire, on voit à peine les pages passer... après mes journées épuisantes de Japan Expo, j'avais toujours hâte de me poser pour le lire, c'était ma récompense de la journée), et alors que j’ignorais tout de ce monde dans lequel je rentrais et que l’auteur n’expliquait pas tant que ça (en vérité Six of Crows se déroule dans un monde qui a été posé dans une trilogie précédente, mais qui sauf erreur de ma part, n’a pas été traduite en français... sauf que j'ai lu le bouquin en anglais de toute façon... MAISFAISONSCOMMESIDERIENNETAITOK), je n’avais vraiment aucun mal à suivre du tout, tout était clair. Mais mettons que j’avais mes inquiétudes au niveau des personnages, en partie, c’est vrai, parce que Six of Crows est un roman classé dans la littérature YA. Et n’ai rien contre la YA, au contraire on y trouve plein de trucs que j’aime beaucoup (Les Royaumes du Nord, Harry Potter, Artemis Fowl, etc), mais je vous avoue que son grand essor de ces dernières années a fait ressortir certains éléments récurrents qui ne sont pas toujours utilisés au mieux, et au début de Six of Crows, mettons que j’étais un peu en mode « prudence », parce que les personnages étaient tous jeunes, tous beaux, que je craignais que le personnage central, Kaz, soit un poseur, et parce qu’il se dessinait à l’horizon un triangle amoureux (Kaz avait l'air d'avoir des sentiments pour Inej, et le roman soulignait plusieurs fois la jalousie d’un Jesper qui semblait avoir des vues sur Kaz… au final, je vous rassure : pas de triangle amoureux) qui m’inquiétait légèrement. Bref je craignais un peu ce que le roman allait faire de ses personnages, et au final, il s’avère que ce sont ces mêmes personnages qui m’ont fait adorer ce livre. En vérité, Six of Crows est même le premier livre depuis un bail à m’avoir fait tomber amoureuse d’un personnage littéraire : ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Bon, alors, c’est vrai que j’ai délaissé la lecture un moment, mais mon dernier crush littéraire remonte quand même pas mal (j’ai apprécié des personnages, j’en ai trouvé certains classes, mais mon dernier vrai crush … j’imagine que c’était en 2012, mais bon, c’était pas le même niveau non plus), et pour le coup, j’ai méchamment craqué sur Kaz. Qui, dans ma tête, a eu la gueule de cette version du Comte Caïn de Kaori Yuki :

God Child - Kaori Yuki

God Child - Kaori Yuki

.... tout le long du bouquin… ce qui fait pas de mal à mes yeux intérieurs. Cela dit, c’est pas la gueule de Kaz qui m’a fait kiffer le personnage, c’est le fait que, nope, il ne « pose » pas. Voyez-vous, le roman a assez rapidement balayé mes inquiétudes. Alors, c’est vrai que les personnages ont tous (en moyenne) 17 ans en gros, et qu’au début j’avais trouvé ça un petit peu forcé (je sais que c’est un peu le propre de la YA, mais parfois ça me fait tiquer, je vous avoue), mais au final ça va avec l’idée qu’ils vivent dans un contexte qui détruit des enfances, et les a faits devenir adultes trop jeunes… ainsi qu’un contexte dans lequel les gens ne vivent pas forcément vieux, d’ailleurs. Quant à Kaz Bekker, mon inquiétude était qu’il fasse partie de cette catégorie de personnages dont on nous dit « ils sont intelligents, ils sont retors, ils sont prêts à tout », mais dont justement on ne fasse que nous DIRE tout ça, alors que rien dans l’histoire ne nous le montre. En gros, j’avais peur qu’il soit décrit comme un « bad boy » parce que les « bad boys » ont la cote, mais que l’auteure n’aille pas se mouiller. Heureusement : nope. Alors, Kaz n’est pas pourri jusqu’à la moëlle (comme il dit, il est bien tordu, mais pas au point de ne pas être sauvable s'il décidait de se "dé-tordre"), et il devient attachant grâce à ses interactions avec son entourage, mais ce n’est clairement pas un ange, le livre ne nous laisse jamais l’oublier, et j’ai été ravie de constater que oui, il était intelligent, et non, il n’avait pas trop de scrupules à faire certaines choses pour atteindre ses objectifs : bien, bien. Le personnage nous est révélé petit à petit (comme tous les autres), et plus le livre avançait, plus je trouvais Kaz intéressant, plus je tombais sous le charme… (je vous avoue que lors d’un chapitre en particulier, j’ai eu un petit moment de « omg, je vais pleurer » d’ailleurs…)

En vérité, le but de la quête de nos six personnages ne m’importait pas *tant* que ça. Il fallait qu’ils aillent chercher un machin dans une forteresse impénétrable, bla bla bla, mais moi je voulais surtout les voir interagir en chemin. Bon. Je suis un peu injuste : c’était sympa aussi de les voir monter leurs plans, surtout que j’apprécie toujours une bonne histoire de « cass ». Mais si je suis honnête, j’étais largement plus intéressée par les passés respectifs de Kaz et Nina (la "Grisha aux puissants pouvoirs magiques") que par le sort du monde qui pesait dans la balance. J’avais envie de voir Jesper (le "tireur d'élite accro au jeu") et Wylan (le "jeune fugueur des beaux quartiers") continuer à flirter, j’avais envie de voir l’amitié entre Inej (l' "espionne défiant les lois de la gravité") et Nina continuer à se développer, j’avais envie de savoir pourquoi Kaz portait ces foutus gants, j’avais envie de voir Matthias (le "soldat assoiffé de vengeance") et Nina enterrer la hache de guerre… Six of Crows est très bien foutu, dans le sens où, déjà, les personnages ne sont pas résumés à un seul trait de caractère, et ensuite, le roman sait exactement quelles informations nous livrer, quelles informations garder pour plus tard, si bien que j’avais toujours envie d’en savoir plus, et que les flash-backs côtoyaient parfaitement l’intrigue présente, m’apprenant à mieux connaître et aimer les personnages tout en les suivant dans leur aventure.  Chaque personnage m’intéressait en soi, et le livre m’offrait plein de relations à apprécier entre eux également, si bien que j’étais aussi heureuse d’aller en avant que de revenir en arrière, d'autant que le livre a un très bon rythme (il se passe toujours quelque chose, ou bien on apprend toujours quelque chose de neuf). En fait, c’était assez rigolo, car du coup dès qu’on passait de présent à passé, j’étais en mode « RAH MAIS NON IL ETAIT EN TRAIN DE SE PASSER UN TRUC LA ! … mais j’ai aussi envie d’en savoir plus sur ce personnage », mais dès qu’on passait de passé à présent, ça donnait « RAH MAIS NON ! J’ALLAIS ENFIN SAVOIR POURQUOI XXXX ! … mais j’ai aussi envie de savoir comment ils vont se sortir de xxxx ».

En vérité, je n’ai pas envie de vous en dire trop, en particulier sur les personnages, parce que je suis rentrée dans le livre sans en savoir grand-chose, que c’est comme ça qu’il m’a plu, que je suis tombée amoureuse des personnages, et que tant qu’à faire, j’aimerais que vous puissiez avoir le même genre d’expérience… donc, je ne vous dirai qu’une chose de plus : ce roman est un tome 1. Il y en aura un second. Et je vous le dis parce que moi, je l'avais pas enregistré du tout (quand je vous disais que je m’étais décidée sur la base de deux tweets ^^’) et que quand la fin du bouquin m’est tombée dessus, je me suis retrouvée en mode « WHAT !!!??? MAIS … MAIS… GIMME LA SUITE ;A; WAE ? ;A; », et mon cœur s’est brisé. Si j’avais su, j’aurais lu le roman quand même, mais ça m’aurait évité d’avoir le palpitant explosé, donc comme je vous aime bien, je vous préviens. Mais, franchement, lisez-le.

Je vais pas vous mentir, j'ai du me reprendre tout l'article parce que j'écrivais "CrowZ" au lieu de "Crows" tout le temps..

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