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Sorti en 2014

Réalisé par Takashi Miike

Ecrit par Kudo Kankuro

D’après le manga de Takahashi Noboru

 

Avec :

Ikuta Toma >>> Kikukawa Reiji

Tsutsumi Shinichi >>> Hiura Masaya

Naka Riisa >>> Wakagi Junna

Yamada Takayuki >>> Tsukihara Shun

Endo Kenichi >>> Akagiri Kazumi

Etc

 

Dontesque ?

Flic désastreux, et accessoirement vierge frustré, Reiji est viré de la police, tout ça pour être envoyé undercover dans le monde des yakuzas et démanteler un réseau de traffic de drogue.

 

~oOo~

Avec une équipe pareille derrière et devant ce film, il allait de soi que je finirais par le regarder (d’autant qu’Eita joue dans la suite, et que non, je n’ai pas vraiment abandonné mon projet Eita… j’ai foiré la limite de temps de manière magistrale, hiatus oblige, mais je n’ai pas abandonné, donc il faudra que je regarde le second volet, et autant voir le premier d’abord, car ma logique est d’une puissance qui vous éclate le cerveau). Au casting, dans les premières lignes, on a Ikuta Toma et Yamada Takayuki, que j’aime tous les deux énormément, tandis que le scénario est signé Kudo Kankuro qui, s’il n’a pas signé QUE des chefs d’œuvre, est un scénariste que j’apprécie tout particulièrement pour sa capacité à me toucher et me faire rire avec ses personnages souvent à l’ouest. Enfin, derrière la caméra, nous avons Takashi Miike, et avec lui, c’est un peu la surprise à chaque fois, parce qu’il a réalisé des films que j’adore (dont Big Bang Love Junevile et les CrowZ, par exemple) mais aussi des films que j’ai dû me faire violence pour finir (Visitor Q me vient à l’esprit), si bien que je ne sais jamais à quoi m’attendre… mais du coup, ça me rend curieuse, et le combo réal/scénariste/casting a fait que j’étais plutôt enthousiaste à lancer ce film. Ce que j’ai fait, et ça a été la haine au premier regard. Heureusement, cela dit, l’histoire ne s’arrête pas là~ (mais je vous préviens, je suis dans la confusion totale, donc l’histoire … vous verrez bien)

Au début, lorsqu’on découvre Reiji accroché à sa voiture, complètement nu (enfin il a un bout de journal qui lui cache le plat de résistance, mais sinon c’est clair qu’il meurt pas de chaud), j’ai juste eu un moment de « wtf ? » (clairement voulu), puis le film a continué, et entre la réalisation hypra-colorée, les acteurs qui surjouaient,  et les personnages que je ne trouvais pas fort sympathiques, Mole Song m’a pris la tête, méchamment. J’avais l’impression de me retrouver face à quelqu’un qui me tapotait l’épaule en m’agitant ses clés devant les yeux et répétant « C’est drôle, hein ? C’est drôle, pas vrai ? ». Pour la première fois de ma vie, j’ai fait l’expérience d’un sentiment de vive antipathie à l’égard d’Ikuta Toma, et croyez-moi, c’était bizarre. J’ai déjà trouvé Ikuta Toma moyen dans un rôle (dans Maou, par exemple, mais ici ce n’était pas ça, car en vérité, il faisait exactement ce qu’on attendait de lui, et il servait parfaitement son film et le personnage) mais jamais je n’avais eu envie de le taper, c’est même un des acteurs auxquels je trouve les plus fort capitaux sympathie ! Mais je me suis sentie agressée par le film et par le surjeu ambiant, si bien que. Et puis…

[Taupe et Papillon vs la Drogue] The Mole Song : Undercover Agent Reiji 土竜の唄 潜入捜査官 REIJI [Taupe et Papillon vs la Drogue] The Mole Song : Undercover Agent Reiji 土竜の唄 潜入捜査官 REIJI [Taupe et Papillon vs la Drogue] The Mole Song : Undercover Agent Reiji 土竜の唄 潜入捜査官 REIJI
[Taupe et Papillon vs la Drogue] The Mole Song : Undercover Agent Reiji 土竜の唄 潜入捜査官 REIJI [Taupe et Papillon vs la Drogue] The Mole Song : Undercover Agent Reiji 土竜の唄 潜入捜査官 REIJI

Et puis, passé ce premier choc, il est arrivé une scène qui m’a fait rire un peu (le énième test de Reiji, running gag très sympa), puis une autre qui m’a fait rire aux éclats (la première confrontation avec Papillon, le yakuza qui va nous bromancer Reiji), et de fil en aguille, j’ai commencé à prendre le rythme, beaucoup rire, à ré-apprécier Ikuta Toma (ouf !), à m’amuser du surjeu et, surtout, de l’ampleur donnée à des situations absolument absurdes. Et parce que c’est un film écrit par Kudo Kankuro, j’ai même été émue une ou deux fois, lors de scènes plus calmes, ou même au cœur de scènes jetées. Je ne dirais pas que les personnages deviennent réellement plus sympathiques si on y réfléchit trop, mais on n’est clairement pas censé trop réfléchir (ce qui peut être un problème, je le comprends). Le film balance tout ce qu’il peut en fait : des gags tout le temps (qui passent ou cassent, selon les moments), des couleurs partout, de l’énergie en continu, et il ne donne jamais dans la demi-mesure. Du coup, au début, à tout me prendre dans la figure d’un coup, j’ai eu un mouvement de recul défensif, mais petit à petit, il s’est avéré que la plupart de ce que le film balançait m’amusait. La réalisation hypra-colorée était aussi d’une esthétique super plaisante, les gags me faisaient rire pour la plupart, et le surjeu des acteurs me convenait parce que le type d’humour exploité était celui de traiter une situation ridicule avec un sérieux et une intensité exagérés, ce qui a tendance à m’amuser. Cela dit, histoire de compléter l’expérience, vers la fin, j’ai commencé à trouver que le film commençait un peu à s’étirer, je me suis sentie lassée, peut-être même fatiguée, et certaines blagues sont tristement tombées à l’eau, d’autant que certaines m’ont semblé trop stupides, même pour ce film, et surtout trop longues.  En fait, vers le dernier quart, j’ai  aussi le sentiment que le film a voulu un chouïa trop se prendre au sérieux (enfin… pas complètement, parce qu’à ce stade ce n’était pas possible de toute façon, mais trop quand même) si bien qu’il y a un coup de mou, et les affaires reprennent trop tard, faisant que lors du final, le rythme m’avait perdue en se perdant lui-même.

En fait, j’ai un peu le sentiment d’avoir vécu toute mon expérience Takashi Miike dans un seul film : j’ai détesté un bout (le début), me suis amusée sur un autre (le milieu… qui reste la majeure partie, heureusement), et ai été indifférente à un dernier (la fin).  Et au final, je ne sais absolument PAS où j’en suis… ce qui explique pourquoi cet article n’a aucun intérêt, wouhou ! En vrai, j’avais juste envie de vous montrer les jolis screencaps, et d’afficher Ikuta Toma. Il me semble que ça valait le coup. Quant à la suite, je la regarderai, mais je ne sais toujours pas à quoi m’attendre (enfin au niveau du ton, si, mais pas niveau « est-ce que ça me plaira ou pas ? »), donc je pense qu’on peut dire que ni vous ni moi n’avons appris quoi que ce soit aujourd’hui. JOIE.

[Taupe et Papillon vs la Drogue] The Mole Song : Undercover Agent Reiji 土竜の唄 潜入捜査官 REIJI
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