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20 épisodes

Diffusé en 2016

Sur KBS2

Ecrit par Lee Kyoung Hee (A love to Kill, Sorry I love you, Thank You, Nice Guy, etc)

Réalisé par Park Hyun Suk (The Princess' Man, Spy, etc)

 

Avec :

Kim Woo Bin >>> Shin Joon Young

Bae Suzy >>> No Eul

Lim Ju Hwan >>> Choi Ji Tae

Lim Ju Eun >>> Yoon Jung Eun

Jin Kyung >>> Shin Young Ok

Etc

 

Dontesque ?

Joon Young et No Eul se sont rencontrés lorsqu’ils étaient au lycée, et se sont quittés sur des termes assez compliqués. Lorsqu’ils se retrouvent adultes, Joon Young est un acteur populaire à qui il reste peu de temps à vivre, et No Eul vient de perdre un travail dont elle avait désespérément besoin.

 

~oOo~

J'accepterai la douleur, d'accord aussi pour la peur. Je connais les conséquences, et tant pis pour les pleurs. […] Tout mais pas l'indifférence. Tout mais pas ce temps qui meurt, et les jours qui se ressemblent, sans saveur et sans couleur.

Jean-Jacques Goldman "Tout mais pas l'indifférence" (oui je commence mon post avec du JJG, deal with it)

Avec un peu de retard, il est temps de boucler l’affaire Fond les gens. J’ai mis du temps, en fait, parce que j’avais du mal à organiser mes pensées sur ce drama, que j’avais commencé pour voir Woobie dans une romcom (et puis j’ai de l’affection pour Suzy) avant de me rendre compte qu’en fait j’allais regarder Woobie succomber à un cancer sur vingt épisodes (joie + ta face = not cool). J’étais néanmoins tombée complètement sous le charme des deux premiers épisodes, qui m’ont sortie d’un hiatus dramatesque d’un an. « Tout mais pas l’indifférence », chantait l’ami Jean-Jacques, et en matière de divertissement, je suis bien d’accord avec lui, c’est pourquoi vous me verrez parfois écrire « ce film/drama commet le pire des crimes : il est plat, il est fade, il n’est ni bon ni mauvais, il n’est juste… rien du tout ». Heureusement, Uncontrollably Fond ne m’a certainement pas laissée indifférente. J’avais toujours une réaction à chaque épisode, même si parfois cette réaction était un agacement profond. Parfois j’ai aimé le drama de tout mon coeur, parfois il m’a fait rire, parfois il m’a fait me recroqueviller en position fœtale, parfois il m’a fait lever les yeux au plafond, mais il n’y a aucun moment, même vers la fin, où je me suis désengagée de ce qui se passait à l’écran. Et on va revenir sur cette histoire d’agacement Parce qu’à mon avis, le drama en inspire deux sortes, qu’elles sont différentes, et qu’il y en a une clairement mauvaise, et l’autre pas forcément, selon le type de public que vous êtes, et ce que vous attendez du drama.

Juste parce que je suis pas logique dans ma tête, commençons par parler de la seconde forme d’agacement : celle qui nait de voir les personnages agir de manière cohérente, mais (vraiment) pas de la façon qu’on voudrait. Le drama se présente en effet comme une exploration d’êtres humains, de ce qui les rend forts, et aussi de ce qui les rend faibles, ce qui signifie qu’il nous propose une galerie de personnages très imparfaits, répartis sur le « spectre de la morale », sur lequel ils se baladent allègrement le long du drama tandis qu’ils prennent des décisions qu’on aimerait bien qu’ils ne prennent pas, des décisions qu’on peut même trouver très bêtes, mais qui sont néanmoins dans leur continuité. Et c’est ce qui les rend intéressants, bien entendu. Enfin… certains plus que d’autres, quand même, parce que c’est clair que Jung Eun, par exemple, le second rôle féminin, tire la courte paille dans un drama qui semble parfois vaguement oublier son existence. Cela dit, elle aussi avait son potentiel. Elle a l’avantage d’être interprétée par une actrice que je trouve très bonne (Im Joo Eun, que j’espère retrouver dans un premier rôle mieux développé la prochaine fois), et c’est dommage que le drama ne se penche pas plus sur elle, car elle donne le sentiment de ne pas avoir toujours été aussi corrompue, et que la source de sa corruption se rattache pas mal aux autres personnages. En effet, à la base Jung Eun semblait être une jeune fille plutôt normale, mais elle a grandi gâtée, on lui a répété qu’elle valait mieux que les autres, on a couvert ses erreurs pour elle, et forcément, ça lui a appris les mauvaises choses. Or sa famille est la grande coupable de ces mauvaises leçons (même si je ne rends pas Jung Eun moins responsable de ses mauvaises décisions, bien entendu), et plus précisément son père. Et si on y regarde bien, la figure du père est au cœur de quasiment tous les soucis des personnages principaux.

A la mort de son père, en plus d’avoir à affronter la difficulté de ce deuil, Eul (Suzy, attachante, mais malheureusement limitée, ce qui s’avère gênant lors de certaines scènes importantes) s’est retrouvée très jeune à devoir s’occuper de son petit frère, autant sur le plan de l’éducation que financièrement. Criblée de tête, elle a dû courber le dos, travailler très dur, certainement renoncer à quelques rêves, et abandonner une fierté qui avait l’air de lui tenir à cœur, faisant passer le pratique et la survie avant les considérations morales. Par ailleurs, ses efforts pour rétablir la justice et obtenir l’arrestation de la personne ayant tué son père, se sont heurtés à une société corrompue et à la réalisation qu’elle n’a pas le statut de faire quoi que ce soit. Bien que je ne puisse pas tout bien développer, Ji Tae (interprété par Lim Joo Hwan, qui est également très bon acteur, et ne faillit pas à la tâche), lui, a une peur profondément ancrée d’être abandonné par son père, une peur d’autant plus ancrée d’ailleurs qu’elle est sans cesse alimentée par sa mère. En conséquence, il a passé une grande partie de sa vie à rendre son père aussi fier de lui que possible, mais lorsqu’il apprend que celui-ci s’est laissé corrompre, a manipulé l’affaire du père d’Eul, sa vision du père parfait s’effondre complètement, et en décidant de fermer les yeux afin de ne pas être abandonné, il commence à prendre toute la culpabilité sur lui et à se détester de plus en plus de ne pas agir. C’est ce qui explique son animosité envers Joon Young d’ailleurs. Joon Young et lui ont des similitudes, mais la différence c’est que Shin Joon Young passe à l’action, et ça culpabilise encore plus Ji Tae. Joon Young, puisqu’on en parle, a grandi sans père, élevé par sa mère... sauf qu'elle l’a élevé dans l’ombre de ce père absent, éduquant son fils de manière à ce qu’elle puisse dire « il est digne de son père ». Toute sa vie, Joon Young a entendu des éloges sur cet homme dont il a une image parfaite. Quand il se rend compte que l'homme en question est faible, corrompu (en plus d’autres complications que je ne vous spoile pas), il perd lui aussi une figure paternelle et, plus que ça, une direction de vie (joie + encore de la joie + ta face = really not cool. Non seulement ça, mais lui aussi se trouve du mépris pour lui-même, et en changeant de direction, il est également renié par sa mère, c’est-à-dire la personne la plus importante de sa vie, celle qui l’a élevé et a longtemps été sa seule famille (joie + encore de la joie + TU REPRENDRAS BIEN DE LA JOIE POUR ALLER AVEC CA = sérieusement pourquoi toute cette haine ? ;A;). Sur ce, il apprend qu’il a le cancer, et qu’il va mourir (je vous referais une parenthèse sur le bonheur ambiant mais, déjà, ça compte pas parce que j’ai évoqué le cancer dans l’intro, et en plus je sens bien que l’accumulation de joie vous fait du mal, donc voici une photo de chats trop mignons à la place). Et c’est là la véritable différence avec Ji Tae : Joon Young a une « date d’expiration » (poésie et délicatesse) et plus rien à perdre.

[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)
[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)
[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)
[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)

Comme vous pouvez le constater, nous avons des personnages qui sont bien abîmés, et quand on a des personnages comme ça, ce n’est pas étonnant qu’ils déconnent. En vrai, c’est pas étonnant que qui ce soit déconne, parce qu’on est tous humains, donc on merde tous plus ou moins à un moment donné de notre vie, tout en s’efforçant à ce que cela tende plus vers le moins que le plus, mais là nous avons des personnes brisés d’une façon ou d’une autre, et mettons que cela n’aide pas. Ca n’enlève aucune responsabilité à qui que ce soit (je précise parce que le drama n’est pas toujours d’accord avec moi), mais ça explique. Par ailleurs, le titre a été traduit en « Affection/amour incontrôlable » en gros, mais en vérité il y a une nuance de « trop » dans le titre, et je pense que l’idée du drama est également de parler de personnages qui aiment mais ne savent pas comment faire, parce qu’il faut bien dire ce qui est : ils n’ont pas eu les meilleures exemples en amont (entre la mère qui renie pour un choix d’orientation et élève son fils pour en faire l’image du paternel absent, et celle qui a nourri le traumatisme de son fils… ). Sauf Eul. Qui est celle qui s’en sort le mieux. Coïncidence ? I THINK NOT.

Le fait que les personnages prennent des décisions de merde (histoire de causer finement), donc, ne me dérangeait pas, parce que j’aimais voir le drama me parler de ce qui les rendait faibles, et parce que dans tout ça je pouvais quand même les soutenir dans ce qui les rendait fort, dans ce à quoi ils aspiraient : l’amour (d’un homme, d’une femme, de la famille,…), le bonheur, la justice, la rédemption, ou (pour ceux qui se sont vraiment pris beaucoup de joie dans la gueule) un espoir de vivre. Ou au moins celui d’avoir une vie décente avant de mourir. Joon Young est le parfait exemple de ce personnage qui prenait de très mauvaises décisions mais le faisait, la plupart du temps, pour les bonnes raisons. Si bien que j’avais envie de le taper parfois, mais je retenais toute ma compassion à son égard. Parce que quand il disait faire de son mieux, je le croyais. Et son mieux n’était pas le mieux que j’aurais voulu voir, mais je croyais à ses efforts, même quand ils le menaient dans la mauvaise direction. Et là j’en reviens à ce que je disais : ce type d’agacement va être plus ou moins dérangeant selon le spectateur. Pour ma part, j’ai trouvé de l’intérêt à ces personnages hautement imparfaits, et le fait qu’ils n’arrêtent pas de prendre les mauvaises décisions ne m’empêchait pas d’être attachée à eux. Enfin à Eul et Joon Young en tout cas (sur Ji Tae ça dépendait sérieusement des moments), mais c’est l’essentiel. Mais selon le spectateur, les personnages se planteront peut-être trop. Je vous rassure, quand même, il y a aussi des moments où les personnages prennent de bonnes décisions hein (mais pas énormément non plus) ! Généralement, il s’agit plutôt d’Eul, mais la pauvre est un peu handicapée, parce que tout le monde lui cache la situation, si bien qu’elle doit faire des choix à l’aveuglette, et se retrouve à changer de direction chaque fois qu’on lui donne un peu plus d’infos.

[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)
[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)
[Irrémédiablement, passionnément, et n'importe comment] Uncontrollably Fond  함부로 애틋하게  (bilan)

Et ainsi, j’en viens à ma seconde forme d’agacement, celle qui n’est clairement pas bonne, et est une réaction aux tournants que prennent les personnages mais qui ne cadrent pas avec qui ils sont. Parce qu’il y a une grosse différence entre voir un personnage prendre une mauvaise décision qui lui correspond, et voir un personnage prendre une décision (même bonne, d’ailleurs) qui contredit complètement la façon dont il a été défini. Et Uncontrollably Fond est plein de ce genre de trucs, avec des personnages girouettes qui changent d’orientation d’un épisode à l’autre. De temps en temps, leur retournement pourrait même être sensé, si on lui laissait le temps de se développer, mais les changements sont si fréquents, abrupts et rapides qu’on a le sentiment, à partir de l’épisode 13 et jusqu’à l’épisode 18 surtout, qu’ils ne font vraiment qu’agir selon les besoins du script, afin de rallonger la sauce. Et cela pose forcément un gros souci. Déjà parce que vous vous doutez bien que, bah, c’est pas bon en soi, mais aussi précisément parce qu’Uncontrollably Fond est le drama qu’il est. Je vous le disais au début, Uncontrollably Fond semble vouloir parler d’être humains imparfaits et explorer cette humanité, dans ses forces et surtout ses faiblesses. Ce qui est fort cool, mais ça doit forcément reposer sur une cohérence des personnages, parce qu’on peut difficilement explorer l’humanité de personnages quand ils ne font plus des êtres humains crédibles. Pas dans le sens où subitement on dirait des extra-terrestres (encore que… OMG CA EXPLIQUERAIT TELLEMENT DE CHOSES #area51 #thepublichasarighttoknow), mais leurs réactions n’ont d’intérêt que si on les trouve crédibles, et… au bout d’un  moment, pour moi, ce n’était plus le cas, et forcément, ça casse la base d’Uncontrollably Fond.  Et c’est franchement dommage. C’est vrai que le drama est long, et ça semble être à l’origine des soucis de la série qui traine en longueur et essaie de rallonger la sauce comme elle peut, mais c’est difficile de vraiment jeter la faute sur le format quand on sait que Fond a été pré-produit. C’est-à-dire qu’il a été écrit, tourné, monté avant la diffusion, et n’était donc pas sujet à la pression du live-shooting. Quand un drama se plante parce qu’il a eu une extension subite, ou parce que la/le scénariste doit tordre son histoire pour répondre aux attentes de la chaine ou du public, ça rend certains égarements compréhensibles (encore que toujours regrettables), mais là normalement Lee Kyoung Hee aurait dû avoir le temps de tout bien bétonner, et je n’ai pas trouvé que le drama faisait partie de ses « hauts ».

Bien entendu, même après qu’il se soit égaré en seconde moitié, le drama continue de retenir certaines qualités. Et pour moi, elles l’ont emporté, bien sûr, sinon je n’aurais pas continué à regarder le drama. Et en premier lieu, je dois dire que j’ai été agréablement surprise par Woobie. Vous le savez, c’est un acteur que j’aime bien, pour de bonnes raisons et d’autres plus superficielles, mais il n'est pas toujours renversant non plus, Shin Joon Young est un rôle qui demandait une prestation solide, et je trouve que Woobie s’en est vraiment bien sorti, en particulier pendant les scènes les plus douloureuses pour le personnage. Il m’a rendue l’émotion palpable, et dans ce type de drama, c’est forcément important. Malheureusement, comme je le disais, Suzy ne suivait pas toujours, mais j’écrivais également que ses limitations étaient surtout gênantes lors de certaines scènes, et c’est parce que le reste du temps, mon affection pour elle aidant peut-être, elle ne m’a pas dérangée, d’autant qu’à mes yeux elle avait l’avantage de se fondre dans l’ambiance du drama, une ambiance généralement calme et posée. Et c’est cette ambiance, d’ailleurs, qui m’a séduite à la base. Non parce que moi, en fait, je suis pas très branchée mélo. C’est pas mon genre de prédilection on va dire. Il y a des mélos que j’aime, mais c’est vrai que j’ai plus tendance à les fuir qu’à leur courir après. Mais j’étais tout de suite tombée sous le charme d’Uncontrollably Fond. Si vous voulez les détails, vous pouvez d’ailleurs aller lire l’introduction de mes Cernes du 6 aout 2016, mais en gros mon appréciation venait de ce que le drama a de posé. Fond a une (jolie) bande-son généralement discrète dans le contexte de Kdramaland (je dis « généralement » parce que de temps en temps il prend quand même la connerie au drama), avec beaucoup de scènes silencieuses qui laissent aux acteurs la place de s’exprimer, et le drama a un rythme tranquille à l’intérieur de ses scènes. Je ne parle pas du rythme de l’histoire, mais vraiment des scènes elles-mêmes qui ont quelque chose de reposant. Par ailleurs la palette de couleurs utilisées, et la façon dont les plans sont composés, transpirent la mélancolie douce et c’est tout cela qui m’a parlé, et a continué à me parler jusqu’au bout. Il y a quelques scènes en particulier que je trouve très joliment réalisées, comme une rupture dans le second tiers du drama qui se concentrait beaucoup sur les mains des deux personnages concernés pour parler de leurs émotions et de leur relation.

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Puisqu’on en parle, justement, il y a beaucoup de scènes qui valent le coup, prises individuellement. Et forcément, un drama n’est pas une collection de scènes séparées les unes des autres, c’est la façon dont elles sont assemblées qui fait la série, donc je ne suis pas en train de vous dire que ces scènes sauvaient le drama, d’autant que certaines ne servaient même pas à grand-chose… mais il y avait de très jolies scènes, des moments qui sortaient du lot pour leur réalisation, pour ce qu’elles racontaient, ou parce qu’elles semblaient subitement tout avoir bon, comme si les personnages avaient des éclairs de lucidité. Par exemple, il arrivait qu’Eul se mette en colère pour toutes les bonnes raisons, et c’était rafraichissant, même si pas suffisamment exploité sur la durée pour être pleinement satisfaisant. Tout de même, c’est ce qui a aussi participé à mon appréciation d’Eul, parce qu’elle devait avancer à tâtons dans le noir, ce qui a apparemment détourné beaucoup de spectateurs d’elle, mais j’ai trouvé qu’il était facile de la comprendre. Par ailleurs, s’il est vrai que beaucoup de personnages passent en mode « et on fait tourner les segirouettes » pendant une partie du drama, il y en a d’autres qui restent plus cohérents, et il y a des relations qui valent le coup. No Jik, le petit frère de No Eul, a été le rayon de soleil de beaucoup de spectateur, avec une histoire plus légère qui contrastait avec la tristesse du reste ; Choi Hyun Joon, le père de Ji Tae, faisait un antagoniste intéressant parce qu’on ne savait jamais à quel point sa morale était compromise ; et personnellement, j’ai particulièrement aimé la relation entre Shin Joon Young et sa mère. Je ne vous cache pas que j’ai détesté la mère de Joon Young pendant une partie du drama, mais dans une série où les relations prennent des tours et détours parfois abrupts et étranges, la relation entre ces deux-là est développée de façon bien plus naturelle et constante, nous proposant deux personnages ayant clairement des problèmes à résoudre, et nous les montrant les résoudre petit à petit, avec ce que cela implique d’obstacles. Cela rend la résolution, qu’elle soit heureuse ou pas, particulièrement gratifiante, parce qu’elle est la somme de tout le reste, et que tout le reste se tient. Or c’est un peu le souci du final pour ce qui est du reste : le dernier épisode a des bases bancales, parce que ce qui venait avant était bancal (cela dit j’ai adoré le dernier épisode, je n’avais que de bonnes choses à en dire). Mais pas avec cette relation-là, qui au passage joue énormément sur la perception de Shin Joon Young, car autant dans ses autres relations il déconne pas mal, autant dans celle-là, on le voit toujours dans ce qu’il a de plus fragile, de plus mis à nu, et il est toujours dans une position où on a envie de le soutenir.

Le drama avait vraiment de bons éléments, mais il a du mal à les connecter entre eux, et entre les bons éléments il y a un sacré bordel donc. Mais je ne me suis jamais sentie émotionnellement désengagée du drama, et ça a été une expérience très cathartique pour moi. Par ailleurs, c’est vrai que sur les deux premiers épisodes, j’écrivais : « Pour être honnête, vu le nombre d’épisodes, le genre, et aussi un peu la scénariste, je ne suis pas super sûre que le drama ne finira pas par se casser méchamment la gueule. D’autant qu’on a une maladie incurable, des secrets de naissance, deux personnages se trouvant chacun d’un côté d’un conflit, et quelques maladresses dans une écriture un peu floue dans l’épisode 2 ». Et j’ai gardé cette inquiétude par la suite, donc ce n’est pas comme si je m’étais sentie prise en traître, ce qui m’a évité d’être déçue. Le drama aurait pu être bien meilleur, et je ne pense pas vraiment le conseiller si cela ne vous tente pas à la base, car je pense qu’il y a mieux à se mettre sous la dent dans le genre, mais pour conclure, je pense aussi qu’il y avait des perles au milieu du bordel, et pour ma part, je ne regrette vraiment pas l’expérience.

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L'espace commentaires peut contenir des spoilers, il est à lire à vos risques et périls :) -mais bien sûr si vous me parlez sans spoiler parce que vous n'avez pas lu/vu l'oeuvre, je vous réponds sans spoiler également hein^^ juste faites gaffe aux autres commentaires-

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