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Sorti en 1953

Réalisé par Don Weis

Ecrit par László Vadnay, George Wells & Ruth Brooks Flippen

 

Avec:

Donald O'Connor >>> Melvin Hoover
Debbie Reynolds >>> Judy Schneider/LeRoy
Una Merkel >>> Mme Schneider
Allyn Joslyn >>> Mr. Schneider
Noreen Corcoran >>> Clarabelle Schneidner
Richard Anderson >>> Harry Flack

 

Dontesque ?

Une jeune actrice rêvant de célébrité est approchée par le photographe d'un magazine célèbre qui le compte la mettre sur la couverture. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'il n'est en vérité qu'un petit employé qui n'a pas du tout l'autorité de prendre ce genre de décisions. '

 

~oOo~

Il n’y a pas longtemps B&D m’a proposé un tag ayant pour thème le cinéma, et dans lequel j’évoquais Singing in the Rain. Du coup, comme à chaque fois que je parle de ce film, je me suis retrouvée sur youtube à regarder tous les numéros musicaux, en double pour mes favoris (Moses Supposes, Good Morning, Make Them Laugh et Singing in the Rain), puis j’ai commencé à regarder les vidéos proposées par youtube. Beaucoup de Gene Kelly, mais également du Debbie Reynolds et du Donald O’Connor (les deux autres stars de Singing in the Rain), et c’est comme ça que je me suis retrouvée devant Where did you learn to dance ?, une scène sortie d’I Love Melvin. Scène que voici :

J’ai craqué assez directement, en particulier sur ce « Crazy man » de Debbie Reynolds, allez savoir pourquoi, et du coup, j’ai pas hésité, j’ai voulu voir le film, et heureusement, je l’ai trouvé sur Dailymotion, même si dans une qualité qui faisait de la peine. Oui parce qu’en fait, à la base, j’ai voulu acheter le film, mais apparemment, c’est pas si simple, et vraiment pas donné, parce que le film n’est plus trop populaire. Et ça me rend triste. Parce qu’il y a des tas de vieilles comédies musicales que je veux acheter, et souvent, je me retrouve confrontée au même souci. Arf. Mais bon, j’ai regardé le film, en qualité moyenne, tant pis, et j’ai bien aimé même si, pardon Donald, je don’t love Melvin pour ma part. Mais j’ai apprécié le reste !

Dans l’ensemble, j’ai aimé le film pour la même raison que j’aime Singing in the Rain (même si je préfère largement ce dernier) : c’est gai. Le film est plein d’énergie positive, c’est dur de le regarder et de ne pas sourire au moins quelques fois. Les personnages sont dynamiques, on sait que ça va bien se terminer pour eux, il y a des couleurs partout, de la musique entraînante, et puis des tas de jolies robes que j’achèterais en un clin d’œil si je pouvais, sans oublier des tas de lignes de dialogue qui m’ont fait rire, du genre : «  Ca va marcher ! Tu sais, je ne ferais jamais ça pour un ami, j’aurais peur qu’il s’attire des ennuis. Mais pour toi, je veux bien. » ou encore « - Tu as une idée de couverture ? Quoi donc ? – Une fille ! – Oh, joie ! Voilà une VRAIE idée révolutionnaire ! Une fille sur la couverture d’un magazine ? Ils vont en être dingues, DINGUES, tu m’entends ? ». Bon, là je ne peux pas très bien rendre les bons passages, parce que beaucoup dépendent (forcément) du contexte, sans compter du timing et de la prestation des acteurs, mais j’ai trouvé qu’il y avait quelques vrais bons dialogues dans ce film, et j’ai souri plus d’une fois. Par ailleurs, toujours dans la catégorie « bonne humeur », j’ai beaucoup aimé les numéros musicaux. La musique elle-même n’est pas la plus mémorable que j’ai entendue, je ne pense pas me retrouver à la fredonner au détour d’une tâche ménagère ou dans ma douche (enfin, je peux me tromper, l’avenir nous le dira, mais à priori…), mais elle est agréable quand même, avec des tas de numéros de danse que j’ai appréciés, que ce soit quand Judy répète son spectacle où elle joue un ballon de foot (oui, ça aussi ça m’a fait rire : elle est engagée pour jouer dans une comédie musicale qui parle de football américain, et elle est toute contente, mais apprend qu’elle joue la balle), une représentation assez physique ; Where did you learn to dance (que vous avez déjà vu, du coup, et qui reste mon numéro favori) ; ou encore ce moment où Donald O’Connor fait des claquettes en patin à roulettes sur Life has its funny ups dans downs, chantée par la petite sœur de l’héroïne (un morceau très optimiste chanté par un personnage que j’ai trouvé étrangement pas agaçant, et au contraire assez adorable). Le seul numéro musical que j’ai trouvé franchement longuet est ce moment au milieu du film où Melvin se met subitement à essayer déguisements sur déguisements, et part dans une tangente totale. Au début, ça a un vague rapport avec l’histoire, puis plus du tout, et on sent que le film cherche juste à mettre en avant le talent de Donald O’Connor. Ce qui ne me dérangerait pas, en soi(parce que moi aussi, j’apprécie le talent de Donald O’Connor, et les comédies musicales de cette époque ont un peu l’habitude de ce genre de moments), mais ce numéro-là ne m’a pas transportée autant que d’autres, et en plus il part dans des imitations racistes qui devaient faire rire à l’époque, mais font surtout grimacer aujourd’hui. Mais les autres numéros sont engageants~

Mon vrai frein, en fait, c’est que je n’aime pas Melvin, donc. On est censés le soutenir dans la cour qu’il fait à Judy, et à la base, c’était le cas. Parce qu’il n’a rien du modèle de virilité dont Judy rêve, et qu’il a clairement eu le coup de foudre pour elle, j’avais de la compassion pour lui, et parce que j’ai de la sympathie pour Donald O’Connor (qui, au passage, est très bon dans ce film… j’avoue, j’étais surtout complètement sous le charme de Debbie Reynolds, mais j’aime vraiment cet acteur également, et j’ai très envie de continuer à regarder ce qu’il a fait d’autre, car finalement je connais peu sa filmographie), j’étais tout à fait prête à soutenir le personnage, mais l’histoire d’I Love Melvin est en fait celle d’un type qui passe son temps à mentir à la femme qu’il aime et lui faire du chantage émotionnel (il la menace de se tuer si elle le quitte, par exemple), et qui en est récompensé à la fin sans qu’il ait eu à se racheter, ou même vraiment à se repentir. Non c’est juste que zop, tout s’arrange pour lui et Judy est tellement amoureuse de lui (pour une raison qui m’a échappé, je dois dire) qu’elle lui pardonne. J’espérais que j’allais finir par m’attacher vraiment au personnage, d’autant que je l’ai trouvé drôle dans plusieurs scènes, mais ça ne s’est pas passé. Et forcément, c’est un peu gênant, vu qu’on est dans une comédie romantique qui repose sur le fait qu’on ait envie de voir les deux leads surmonter l’adversité (adversité = le père de Judy qui n’aime pas Melvin parce qu’il a peur qu’il manipule sa fille… il a pas tort… j’aimais pas son insistance à marier sa fille, mais sur la question « Melvin », il a pas tort) et finir heureux ensemble. Non seulement je n’étais pas vraiment dans cet état d’esprit, mais en plus le titre du film indique quand même bien qu’on était censés aimer Melvin, et euh… non.

Et en général, je vous dirais que ce film n’est pas à regarder pour son histoire, mais plutôt vraiment juste pour la bonne humeur ambiante, les chorégraphies, et quelques bons dialogues. A voir si ça vous suffit. Pour ma part, je dois dire que j’ai passé un bon moment, parce que j’ai un gros faible pour ces comédies musicales qui respirent la couleur et l’optimisme, mais je ne reverrai sans doute pas le film, je me contenterai des clips sur youtube. Et de regarder les autres films de Donald O’Connor et Debbie Reynolds.

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma Occidental, #USA, #I love Melvin, #1950s, #1953, #Don Weis, #László Vadnay, #George Wells, #Ruth Brooks Flippen, #Donald O'Connor, #Debbie Reynolds, #Una Merkel, #Allyn Joslyn, #Noreen Corcoran, #Richrd Anderson, #Comédie, #Musical, #Romance, #Classics

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