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Sorti en 2002

Réalisé par Jeremy Wooding

Ecrit par Neil Spencer & Jeremy Wooding

D’après Roméo & Juliette de William Shakespeare

Dure 1h29

 

Avec :

Preeya Kalidas >>> Geena

James McAvoy >>> Jay

Et d’autres gens

 

 

Dontesque ?

Jay, un jeune homme écossais à peine sorti de sa campagne, fait la rencontre de Geena, une jeune femme indienne, et ils tombent rapidement amoureux. Malheureusement pour eux, ils appartiennent à deux camps opposés.

 

.oOo.

Dans ma tête, il allait sans dire qu’il fallait que James McAvoy ait droit à sa place dans cette petite Semaine Anniversaire. C’était important. Bon, malheureusement, il y a des tas d’autres gens que j’aurais voulu voir dans cette semaine, et que je n’ai pas pu inclure, mais McAvoy avait un avantage : il a joué dans un film s’intitulant Bollywood Queen. Et je n’en avais jamais entendu parler, mais pour ceux.elles qui ne le savent pas, j’aime vraiment beaucoup les Bollywood. Je n’en regarde pas beaucoup, essentiellement parce qu’ils sont souvent longs, si bien que je n’ai pas toujours le temps de me poser devant, mais j’aime beaucoup ça, donc si un film se proposait de combiner les Bollywood à James McAvoy, forcément, j’étais pour, et ainsi, je me suis retrouvée à acheter le dvd en pensant « yay ! » (oui bah on pas tous être Pascal, hein). Je dois dire néanmoins que je suis plutôt contente de ne pas l’avoir payé trop cher. Parce que c’était pas génial. Je ne dirais pas que je n’en ai absolument rien retiré, mais ce n’est pas un film que je reverrai, pas un film qui m’a beaucoup enthousiasmée, et donc un dvd que j’aurais regretté d’avoir acheté s’il ne m’avait pas coûté 3 euros. Mais là, du coup, ça va.

 

Non parce que James McAvoy vaut bien trois euros, tout de même (peut-être quatre, même). Je l’ai même beaucoup apprécié dans ce film. En vérité, tout le casting est agréable. Certains sont plus maladroits que d’autres, et pour les acteurs que je connaissais, je sais qu’ils sont capables de mieux, mais tout le monde était sympathique, mettons-le comme ça. Simplement, c’est vrai que je suis biaisée vis-à-vis de McAvoy, donc c’est forcément celui que j’ai le plus retenu. Ce n’est pas comme s’il livrait une performance renversante, ou comme si son personnage s’y prêtait nécessairement (le rôle n’est pas bien développé), mais il a du charme, et c’est essentiellement ce que le film lui demande. Je suis un petit peu déçue qu’il ait été doublé pendant les scènes de chanson par contre, j’aurais bien aimé entendre sa véritable voix, et le doublage est très très évident. Alors dans un sens, j’imagine que c’est fait pour, car le film se délecte de ce qu’il a de cheap, mais c’est juste ma déception personnelle, on va dire. Malgré tout, j’ai profité à mort de McAvoy dans ce film parce qu’il est jeune, adorable, amoureux, et je suis carrément prête à imaginer que c’est moi qu’il regarde quand ses yeux se posent sur la caméra. Mais bien entendu, c’est pas ça qui va nous faire un film. Néanmoins, histoire de rester positive encore un peu, si je devais citer un autre aspect du film qui m’a plu : j’ai vraiment aimé l’idée que les deux personnages principaux aient en tête de faire les choses bien, au moins un peu. Oui « un peu », parce que le film n’est pas bien sérieux non plus (c’est pas le but), mais il se base sur Romeo et Juliette, si bien que je ne m’attendais pas au traitement proposé par le film, et le fait que l’héroïne, en particulier, tienne à ne pas juste se lancer dans quelque chose sur un coup de tête, mais à faire les choses bien, afin d’avoir des fondations stables, c’était cool.

 

Après, je dois admettre avoir eu du mal, un peu à « avaler » l’intensité des sentiments du couple principal, et surtout du côté de Jay. A la limite, pour ce qui est de Geena, je comprends, parce qu’elle se sent clairement à l’étroit dans une vie qui lui est imposée, si bien qu’être avec Jay, pour elle, n’est pas juste « être avec Jay » mais se rebeller, et annoncer qu’elle a l’intention de vivre sa vie comme elle l’entend. C’est compréhensible qu’elle finisse par se lancer à fond dans cette histoire, parce que pour elle, les enjeux sont importants. Mais de son côté à lui ? Le film va très vite, nous parlant de destinée, de personnes qui sont faites l’un pour l’autre, mais j’ai eu du mal à vraiment y croire, tout passait trop en accéléré pour moi, et du côté de Jay, donc, son acharnement à être avec Geena sonnait un peu comme un caprice d’enfant qui veut d’autant plus quelque chose qu’on cherche à le lui retirer des mains. Effectivement, les Bollywood que j’ai vus aiment beaucoup le principe de destinée, et on y trouve des coups de foudre, mais malgré tout, la relation des personnages, ou en tout cas leur dynamique, y est généralement plus développée. Faut dire qu’ils font souvent trois heures, et que Bollywood Queen n’en fait qu’une et demie, ce qui signifie que forcément, y a moins de temps. Donc si j’apprécie certains aspects de la fin, et si je suis très faible face aux bons sentiments si bien que j’ai quand même ressenti la bonne humeur ambiante à de nombreux moments, sans compter que j’ai pas mal fangirlisé sur James McAvoy, je n’ai pas été très convaincue par le couple principal, ce qui, vous en conviendrez j’espère, la fout quand même plutôt mal dans une romance.

 

Néanmoins, ce n’est pas là que s’est située ma plus grande déception. En fait, il y a essentiellement deux choses qui ont fait que je n’ai pas trop apprécié le film. La première, je l’ai déjà un peu abordée, c’est son rythme. Le film est plutôt court, et n’arrive pas bien à gérer son contenu, si bien que tout semble précipité. Et fait sembler le film long. Je sais que cela paraît contradictoire, mais comme tout semble accéléré et résumé, il est difficile de réellement s’attacher aux personnages, de croire ou s’intéresser à l’histoire. Et une heure et demie à regarder une histoire dans laquelle on n’ « est » pas, en compagnie de personnages auxquels on ne s’intéresse pas, contrairement à deux heures en compagnie de personnages auxquels on est attachés, eh ben, c’est long. Tout me semblait un peu superficiel, un peu puéril, et donc pas fort prenant, j’ai fini par m’ennuyer. Je sentais que de temps en temps, le film voulait me faire rire, mais en comédie le rythme, le timing est particulièrement important, et du coup ça ne fonctionnait pas.

 

Et le second vrai souci que j’ai eu, ma grosse déception, a été le « look » du film. Si j’ai adoré les Bollywod que j’ai vus (je précise bien, car je ne veux pas résumer tout Bollywood au peu de films que j’ai vus), c’est en grande partie parce qu’ils ne jouent pas dans la demi-mesure. Ils sortent les grands moyens, il y a plein de couleurs, de danse, de chant, tout semble avoir une échelle de ouf, et ce film-là semblait tellement… petit. Cela ne me dérange pas, en fait, qu’il semble un peu cheap, un peu amateur, je trouve même que ça a quelque chose de charmant en quelque sorte, et le côté « cheesy », les fautes de raccord, ça non plus cela ne me dérange pas, parce qu’il est clair que ça relève de la parodie, ou en tout cas du clin d’œil affectueux, et moi aussi j’ai de l’affection pour tout ça. Mais le manque d’exubérance m’a fait de la peine, et ce particulièrement pendant les numéros musicaux. Ils sont nombreux, mais courts, et semblent tellement petits, tellement contraints, avec parfois des mises en scène assez minables : la première chanson consiste juste à regarder l’héroïne parler au téléphone, par exemple. Les chansons n’ont rien de bien extraordinaires, les chorégraphies non plus, et si on sent que deux-trois fois, les mises en scène se voulaient plus travaillées, le film ne semble jamais aller au bout malgré tout. Et au bout d’un moment, je soupirais quand une chanson commençait, alors qu’en général, je n’aurais attendu que ça !

 

Bref, je n’ai pas été convaincue. J’ai trouvé le film plat. J’aimais l’idée, il y a des éléments qui me plaisent, et j’ai clairement fangirlisé à mort sur James McAvoy en me fantasmant à la place de la caméra/l’héroïne, mais l’histoire va trop vite pour qu’on s’y implique, tout semble à la fois trop faussement dramatique et trop facile, et le film ne va pas au bout de ce qu’il aurait pu faire visuellement. Je réserverais donc ce film aux grands fans d’un membre du casting, mais sinon à mon avis, vous avez mieux à faire.

Tag(s) : #SA2017, #Cinéma, #Cinéma Occidental, #Angleterre, #Bollywood queen, #2000s, #Jeremy Wooding, #Neil Spencer, #William Shakespeare, #Adaptation, #Preeya Kalidas, #James McAvoy, #Romance, #Comédie, #Musical, #Famille

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