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Diffusée en 1979

Réalisée par Tobe Hooper (Poltergeist, Texas Chainsaw Massacre, etc)

Ecrit par Paul Monash

Basé sur le livre de Stephen King

 

Avec* :

David Soul >>> Ben Mears

James Mason (20 000 lieues sous les mers, North by Northwest, etc) >>> Richard Straker

Lance Kerwin >>> Mark Petrie

Bonnied Bedelia >>> Susan Norton

 

*je limite les titres entre parenthèses à ce que j’ai vu et recommande, ou ne recommande pas avec article à l’appui. Ce qui explique le peu de titres à l’intérieur de certaines parenthèses.

 

Dontesque ?

Ben Mears, un écrivain, se rend dans la ville de Salem’s Lot où il a passé une partie de son enfance, et trouve la ville proie à un mal grandissant.

 

~oOo~

Bien, après avoir parlé du roman, il est temps d’explorer un petit peu les adaptations. A la base, je voulais faire comme pour Carrie et rassembler toutes les adaptations dans un même article, mais pour Carrie il s’agissait en fait d’une vidéo, or les articles c’est un petit peu différent, d’autant que les adaptations de Salem durent trois heures, donc le temps que je les regarde toutes avec la tonne de trucs que j’ai à faire en ce moment… on n’est pas rendus. Donc à la place je vais y aller article par article, et ce sera très bien comme ça. Néanmoins une petite précision : cet article s’inscrit dans un marathon Stephen King (un long, long, looong marathon qui va durer des années parce que je n’aime pas me presser dans la vie, et que oui, j’ai l’intention de tenir ce blog dans cinq ans) dont l’idée est de lire les livres puis regarder les adaptations, ce qui signifie que, bien que je ne revienne en aucun cas sur ma position que la qualité d’une œuvre adaptée d’une autre doit être déterminée en séparant les deux, forcément, ici, je suis dans une démarche largement plus comparative que d’habitude. Voilà, vous êtes prévenus, et sur ce, donc cette mini-série : c’était comment ? Eh bien… plutôt pas mal, mais daté, on va le dire comme ça. En fait j’ai le sentiment que c’était sans doute meilleur à l’époque, mais qu’à regarder maintenant, ça a pris un petit coup de ride handicapant. Cela dit, c’était fun à regarder, je dois dire, et en tous les cas, il y a une très bonne raison de regarder cette mini-série, à savoir : James Mason.

Oui, James Mason (que je connais honnêtement mal en dehors de 20 000 lieues sous les mers, et clairement c’est un tort) est dans ce film, jouant M. Staker, le mystérieux antiquaire qui vient s’installer à Salem’s Lot et semble suivi par la mystérieuse malédiction tombant sur la ville. Et il est une joie à avoir à l’écran vraiment. Le personnage a un rôle bien plus important dans le film que dans le roman, on lui a donné beaucoup plus de temps d’écran, ET C’EST TRES BIEN. Il n’est pas vraiment effrayant, du moins je n’ai pas trouvé, mais il a beaucoup de charisme, de présence, et honnêtement, je n’avais qu’une envie : qu’il enregistre un audiobook pour que je puisse l’écouter me raconter des histoires. Il y a quelque chose chez ce type qui faisait que j’étais pendue à ses lèvres, et il ne m’a pas fait peur d’accord, mais j’ai été sous le charme de la performance tout le long. Puis de toute façon, honnêtement, cette mini-série ne m’a juste pas fait peur, en général. Cela dit, ça ne l’empêche pas de réussir quelques petits trucs, et notamment une bande originale avec ce qu’il faut de mystère, quelques plans qui réussissent à mettre un peu mal à l’aise, et surtout deux scènes qui, je dois bien le dire, m’ont fait un peu trembler. L’une d’entre elles nous propose un homme sur une chaise à bascule qui reste terriblement silencieux (dès qu’il se lève par contre, la scène devient largement moins effrayante à mes yeux, car c’est vraiment de se demander quand il va bouger que je trouvais inquiétant), et l’autre concerne un enfant voulant ouvrir une fenêtre (vague, je sais, mais les connaisseurs reconnaîtront, et je ne veux pas spoiler les autres). En soi, on voit bien que les effets ne sont pas parfaits, mais il y a quelque chose d’inquiétant à l’idée, et quelque chose dans la présentation est résolument… glauque. Ces scènes ne m’ont pas terrifiée, mais elles sont malgré tout tendues, et des moments marquants à mes yeux. Mais, c’est vrai, je n’ai juste pas trouvé le film bien effrayant.

[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)
[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)
[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)

Au-delà de ses jump scares (pas si nombreux que ça, et ce n’est pas un mal) qui m’ont souvent plus fait rire que sursauter, il y a surtout le fait que je me moquais un peu de ce qui arrivait aux personnages, parce que je ne ressentais pas grand-chose pour eux. Pourtant, par exemple, je trouve que le personnage principal est meilleur dans la mini-série que le roman. Je ne sais pas si c’est juste parce que le personnage est subitement en 3D, mais je lui ai trouvé plus de personnalité que dans le livre, le souci étant que sa personnalité était qu’il est plutôt antipathique, à mes yeux du moins. Et malheureusement, il est au cœur du film, des relations, et aucune relation ne m’a vraiment agrippée. Sa romance avec Susan était plutôt fade, et celle avec Mark Petrie, qui aurait dû être développée (vu qu’on commence et finit la mini-série, présentée en flash-back, avec eux) l’est étrangement peu, car Petrie lui-même a un rôle étonnamment réduit. Etant donné que son personnage m’avait agacée dans le livre, en principe, je n’avais pas de quoi me plaindre, mais le fait qu’il soit aussi banal et ne fasse finalement pas grand-chose fait qu’on se demande un peu ce qui lui vaut sa place dans le gang des personnages principaux, tandis que son absence de relation au héros rendait leur association finale assez étrange. Bref, je ne ressentais pas grand-chose pour les personnages, je ne tremblais ni pour moi, ni pour eux.

Et puis c’est vrai que le design de Barlow, notre grand antagoniste de la série, m’a un peu fait sourire. C’est-à-dire qu’en soi, l’idée du design est bonne, ayant clairement été inspirée par un certain film expressionniste allemand-devinez lequel- mais je pense que le temps a rendu le tout un peu kitsh, du coup maintenant ce n’est plus bien impressionnant, et je n’ai pu réprimer un sourire, d’autant que certaines de ses scènes (comme lorsqu’il tue deux personnages en leur « fracassant » le crâne) sont exécutées de façon un peu trop rapide pour être impressionnantes. Le fait qu’il soit bien plus animal dans la série que dans le roman (par exemple : il ne parle pas, là où il était très éloquent dans le livre) fonctionne très bien à mes yeux, en revanche, parce qu’on a déjà Straker pour jouer le rôle de l’antagoniste causant de toute façon, et parce que c’est intéressant de voir quelque chose de différent, tout simplement. Même si c’est un peu représentatif de la raison pour laquelle la mini-série n’a pas trop fonctionné pour moi : le mal est un peu plus dans la terreur bestiale que dans la corruption, et à côté de cela il y a des thèmes de l’histoire qui disparaissent un peu. Par exemple, le père Callahan est largement moins présent dans la mini-série, et il en va de même pour le médecin (dont le personnage a été « fondu » à celui du père de Susan, l’héroine, ce que j’ai trouvé pas con du tout), si bien que le désarmement de l’Eglise face un Mal qui a changé, et celui de la Science, nouvelle religion qui nous affaiblit parce qu’on ne conçoit plus qu’elle ne puisse pas tout expliquer et arranger, sont des thèmes disparus. De même, pour des raisons évidentes, la mini-série ne peut pas mette en scène autant de personnages que le livre, et en n’allant pas creuser du côté de chaque personnage secondaire pour nous en montrer la face sale (elle le fait pour un personnage, mais du coup comme c’est isolé, ça parait anecdotique, et même incongru), elle élimine un peu plus l’idée de la corruption de la communauté. La mini-série Salem’s Lot m’a semblé se concentrer sur un aspect de l’histoire, celui de l’horreur du monstre, et mettons que du coup, contrairement au roman, il y avait un peu moins à en tirer, à mes yeux, à côté de « ai-je peur ou pas ? ». Et justement, je n’ai pas eu peur.

Mais je me suis beaucoup amusée. Parfois un petit peu aux dépends de la mini-série et de certains acteurs pas très bons (tout le monde ne peut pas être James Mason), mais généralement avec affection malgré tout, et puis encore une fois, il y a des moments réussis, et un James Mason très charismatique. Honnêtement, je ne pense pas vraiment recommander cette mini-série à ceux d’entre vous qu’elle n’intéresse pas à la base, mais pour les curieux, ou les amateurs du livre, pourquoi pas (à noter qu’il existe une version abrégée, qui dure deux heures, mais j’ai regardé la version longue^^).

[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)
[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)[N'ouvre pas ta fenêtre] Salem’s Lot (mini-série)
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