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Diffusé en 2009

Sur Fuji TV

10 épisodes

Ecrit par Hayashi Koji (eps 1-6, 8, 10-11) & Nishihara Kota (eps 7, 9)

Réalisé par Mitsuno Michio (eps 1-2, 4, 8, 11), Ishii Yusuke (eps 3, 5, 10), Hoshino Kazunari (eps 6, 9) & Narita Takeshi (ep7)

 

Avec :

Amami Yuki >>> Osawa Eriko

Tamayama Tetsuji >>> Katagiri Shinjiro

Toda Erika >>> Kimoto Mami

Mizobata Junpei >>> Hanagata Ippei

Kendo Kobayashi >>> Iwai Zenji

Nukumizu Youichi >>> Onoda Tadashi

Takenouchi Yutaka >>> Nodate Shinjiro

Kichise Michiko >>> Narahashi Reiko

 

Dontesque ?

Fraichement revenue de cinq ans aux USA où elle a étudié le profiling suite à un scandale l’ayant exilée du Japon, Osawa Eriko est mise à la tête d’une équipe spéciale d’enquêteurs, et on ne peut pas dire qu’on lui ait assigné le top du top.

 

~oOo~

Commençons par un avertissement/aveu (qui ne surprendra personne vu qu'on ne vient pas tout juste de se rencontrer, après tout) : je ne suis clairement pas le public cible de ce drama. Pas pour des questions d’âge, classe sociale, sexe, ou quoi que ce soit dans ce goût-là (enfin peut-être que si, j’en sais rien, je sais pas comment ils étudient le marché) mais simplement parce que c’est un drama procédural, et que de base, ce type de drama, ce n’est pas mon truc. Mais vous savez quoi, des fois on a de très bonnes surprises, des fois on tombe sur le bon, et on m’avait beaucoup recommandé BOSS en m’en disant que cela se rapprochait un peu d’Unfair. Or j’aime beaucoup Unfair. Vraiment beaucoup. Unfair a une lead féminine bad-ass qui est autorisée à être un personnage imparfait, classe, et multifacettes. Regardez Unfair, les gens. Mais parlons de BOSS (à moins que vous vouliez qu'on parle d'Unfair, hein, parce que moi ça me va). Moi, forcément, si on me le vendait comme ça… d’autant que le casting était alléchant : je connais mal Amami Yuki (un tort, clairement), mais j’aime beaucoup Takenouchi Yutaka (Ruri no Shima, Nagareboshi, Long Vacation, etc) et Toda Erika (Keizoku 2 : SPEC, Nobuta Wo produce, Liar Game, Engine, etc), sans oublier, dans le casting plus secondaire, Kichise Michiko (Bloody Monday, Guilty, Hataraki Man, etc). Donc je voulais bien tenter le coup, et dans l’ensemble, je dirais que le drama était sympathique, encore que j’aie été un peu déçue, parce que l’ouverture avait été un petit coup de cœur, et que du coup je m’attendais à plus.

En effet, la scène d’ouverture voit notre héroïne, Osawa Eriko, se réveiller toute nue, après une nuit de cuite, dans le lit de Nodate Shinjiro (Takenouchi Yutaka), et cette scène établit rapidement qu’ils se connaissent depuis longtemps, qu’ils sont amis, qu’ils sont super à l’aise l’un avec l’autre, qu’Osawa Eriko est bien dans son corps, et que Nodate a obtenu son nouveau poste pour elle parce qu’il a confiance en son professionnalisme. C’était rafraichissant, honnêtement, de voir ces deux personnages dans une relation aussi confortable, et c’est ce qui m’a tout de suite me fait dire « oh, okay, laissons donc une chance à ce drama ». Et en général, je dirais que les personnages sont largement l’intérêt du drama, qui n’invite pas réellement son spectateur à enquêter avec lui. Certains dramas tels que la série des Kindaichi Shonen no Jikenbo, par exemple, vont exposer une affaire, nous présenter les suspects, puis nous faire suivre la découverte des indices, nous poussant à imaginer qui a pu faire le coup. Ce n’est pas le cas de BOSS, qui commence chaque épisode en nous montrant le crime commis, et le coupable. Du coup, il n’est jamais vraiment question de « qui ? » mais à la limite de « comment ? » et « pourquoi ? ». On peut bien sûr faire des suppositions, et le drama réserve quelques twists au sein de certains épisodes, mettant l’accent à la fois sur l’équipe et son processus, mais pour ma part c’est vrai que j’ai fait plus attention à l’équipe, vu que de base, les dramas policiers de ce genre, qui résolvent une affaire par épisode, ce n’est pas trop mon style. Et celui-là suit vraiment la formule de base : un épisode correspond à une enquête, les personnages principaux ont droit à une enquête plus personnelle se rattachant à leur passé ou leur présent, et à la fin on a l’inévitable « omg le squad est en danger d’être séparé ! Il faut sauver l'école le professeur infiltré le restaurant l'équipe sportive le département ! » avec une enquête qui s’étend sur deux épisodes au lieu d’un. C’est la base quoi. Et même au sein des épisodes, on peut déterminer un schéma récurrent, encore qu’il ne soit vraiment pas aussi dérangeant que chez d’autres séries. Si vous aimez les dramas policiers, je pense que BOSS a quelques bonnes histoires à proposer (et de très bons caméos en plus : on a quand même Yamada Takayuki et Shida Mirai qui viennent faire une apparition, on se fout pas de notre gueule là), elles n’étaient juste pas non plus spéciales au point que je sois à fond moi, dont ce n’est pas le truc. La question était donc : les personnages. A quel point me plaisaient-ils ? Lorsqu’à la fin ils risquent d’être séparés, est-ce que cela me faisait quoi que ce soit ? Eh bien… oui, et non.

[Who's the... non, en fait c'est assez clair que c'est Eriko] BOSS[Who's the... non, en fait c'est assez clair que c'est Eriko] BOSS
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En général, les personnages de BOSS sont plaisants. Le seul qui fait grimacer (et qui est le seul personnage principal, aussi, à ne pas avoir droit à une enquête qui lui soit émotionnellement rattachée… la coïncidence est grosse) c’est Iwai, le personnage homosexuel de la bande. Il y a une chose que j’aimais bien chez ce personnage : c’était son côté bourrin, parfois brute, qui honnêtement allait contre les stéréotypes généralement liés à son orientation sexuelle. Sauf que le personnage, s’il est drôle et sympathique quand le drama se calme, voit son homosexualité traitée comme une blague récurrente, et est doté d’une fâcheuse manie de mettre la main aux fesses des hommes qu’il trouve attirants, comme s’il était incapable de se retenir. Honnêtement, j’ai trouvé cela crispant. Et je dois dire qu’il y a quelques trucs dans le drama qui m’ont fait grimacer, de toute façon. Notamment la façon dont Nodate passait son temps à draguer ses collègues qui clairement auraient préféré qu’il arrête, ou encore l’épisode 3 de la série qui tourne autour d’une affaire viol et a une conclusion franchement triste ( [spoiler] pour ceux que ça intéresse et qui n’ont pas peur du spoil : à la fin on découvre que les deux types ayant violé et tabassé les victimes avaient été payés ou manipulés par une rivale jalouse, qui avait elle fait semblant d’avoir été violée et frappée… donc en gros on a une victime de viol qui simule, et une conclusion dans laquelle le viol des deux autres jeunes femmes était la faute de cette troisième femme… je sais que c'est juste un épisode de drama, bien entendu, et je dis pas que ça gâche la série, mais moi ça m'a fait grimacer, un peu [/spoiler] ).

Pour revenir à mon équipe underdogs d’enquêteurs, en général, tout de même, ils sont attachants. Parce que ce sont tous des underdogs pour différentes raisons (on a une victime de trauma, certains qui manquent simplement d’expérience, et notre héroïne est une femme, ce qui en soi constitue un obstacle dans un milieu qui aime bien lui rappeler sa dominance masculine) et puis parce qu’ils sont souvent drôles. Dans le tas, après, il y a bien entendu des MVPs, des personnages qui sortent du lot, tel que Katagiri, un des personnages se tenant le plus loin de l’équipe si bien que c’est d’autant plus satisfaisant de le voir petit à petit s’en rapprocher. Et puis le drama passe pas mal de temps dessus, donc forcément, il ressort (aussi, l’acteur, Tamayama Tetsuji est très joli à regarder dans ses costumes très classes, et je ne vais pas vous mentir, c’est un bonus). Mais personnellement, il y a surtout trois personnages que j’ai retenus : Osawa Eriko (forcément), Nodate et Kimoto Mami (interprétée par Erika Toda). Je ne dirais pas que notre héroïne m’a vraiment remuée, car je n’ai pas trouvé que le drama se penchait *tant* que ça sur ses émotions ou sa vie en dehors de chaque enquête, mais j’ai aimé la suivre, parce qu’elle est intelligente, professionnelle, et qu’à la fois elle a le sens de l’humour. Ce n’est donc pas un personnage que j’ai trouvé touchant, mais il est charismatique, et j’ai particulièrement apprécié la façon dont elle interagissait avec les deux autres cités. Nodate est très peu développé, c’est un personnage qui est finalement assez secondaire, et comme je vous le disais, il a un souci d’attitude vis-à-vis de ses collègues féminines (Takenouchi Yutaka, néanmoins, est vraiment sympa et plein de charme dans ce rôle, d’autant que je ne l’ai pas si souvent vu jouer des rôles se situant du côté plus énergique/léger de la Force, et ça aide), mais sa relation avec Osawa Eriko est vraiment agréable parce qu’honnêtement, c’est rare que je trouve dans un drama une amitié homme-femme dans laquelle il n’y a pas un seul soupçon de romance, et qui semble aussi naturelle, et confortable. Comme la première scène du drama l’établit, ils se connaissent depuis un bail, ils sont très familiers l’un avec l’autre, et c’était rafraichissant à regarder. Quant à Kimoto Mami, en plus de nous proposer une Erika Toda très en forme, j’ai aimé cette jeune femme extrêmement douée et un peu à l’ouest, qui prend un taxi pour faire dix mètres parce qu’elle est fatiguée, râle, et s’illumine quand elle parle de nombres premiers (son favori, c’est le onze, apparemment). A la base, elle n’est pas très enthousiaste à bosser dans cette nouvelle équipe, elle n’est pas certaine de vouloir devenir détective, mais il s’installe entre elle et Osawa Eriko une relation mentor-disciple qui m’a vraiment plu. Encore une fois, je crois que c’est juste agréable de voir deux personnages féminins intelligents et définis trouver une connexion que je n’ai pas vue si souvent à dramaland.

Maintenant, le souci c’est que si certains personnages sont bons, si le casting est impeccable et si certaines relations m’ont vraiment plu, j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à dépasser la réalisation et le montage de cette série. Parce que mon Dieu… qu’est-ce qu’ils craignent. Enfin, pas tout le temps (et j’aimais bien la musique, aussi). En fait c’est triste, en mais comparant mes notes à la fiche dramawiki, j’ai remarqué que tous les épisodes pour lesquels j’ai noté les plus gros soucis (les épisodes 1, 2, 4, 8 et 11) ont été réalisé par le même réalisateur : Mitsuno Michio. Les autres (qui ont été réalisés par trois autres réalisateurs) ont leur souci, mais ils sont un peu moindres, on va dire. Non, vraiment, y a des moments, cela devenait difficile à regarder. Et je dirais qu’il y avait trois types de problèmes :

=> ceux qui rendaient le drama brouillon. Des fois, c’était des souci de mise en scène (par exemple, à la fin de l’épisode 8, il y a apparemment un personnage qui a appris à se téléporter… et c’est flagrant, donc assez ridicule), et parfois une question de montage (le drama adore les écrans divisés, et je vous jure que de temps en temps, il en abusait TELLEMENT que ça devenait absolument impossible de suivre ce qui se passait à l’écran.

=> ceux qui le rendaient moche, je pense notamment à certaines transitions bien laides. Et quand je dis « laides », je veux dire de cet acabit :

Notez le niveau, quand même. Et encore, celle-là, au moins, elle est drôle.

=> ceux qui le rendaient fatiguant. Je ne sais pas pourquoi, mais le drama semblait terrifier à l’idée de nous montrer un plan non-interrompu, et du coup il y avait des cuts un peu tout le temps. Heureusement, des fois on avait du répit, mais vraiment pas assez. Apparemment le drama devait penser que ça donnait du rythme à l’ensemble, mais sérieusement ça servait à rien (le rythme était déjà dans les dialogues et l’interprétation des acteurs), et c’était plus saoulant qu’autre chose, d’autant que le procédé est même utilisé pendant certaines scènes censées nous émouvoir ! C’était ce genre de choses :

Et je vous assure qu’à la longue, c’est drôlement agaçant. Au bout d’un moment, j’étais tellement agacée, que j’ai même fini par passer à côté de dialogues qui, sinon, m’auraient amusée. Et c’est dommage.

Au final, donc, on ne peut pas dire que j’aie réellement été convaincue par BOSS. Si vous aimez les procéduraux japonais, je pense sincèrement qu’il y a moyen que ça vous plaise, parce que les personnages sont drôles, bien interprétés et pour la plupart engageants, parce qu’ils ont une bonne dynamique en tant qu’équipe, et que les enquêtes sont sympas, avec de bonnes guest-stars de temps en temps. Mais pour moi qui n’ai pas de penchant pour le genre, les moments qui font grimacer, la réalisation et le montage agaçants ont eu le dessus sur mon appréciation des autres éléments que je n’ai pas trouvés suffisamment mis en valeur par rapport à ce qui me plaisait, de base, moins. Je ne compte donc pas regarder la seconde saison, mais Takenouchi Yutaka et Erika Toda font du bien à mes yeux, toujours, et c’est déjà ça :D –et puis Amami Yuki et Tamayama Tetsuji aussi, en fait-

Aussi, regardez Unfair.

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