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Sorti en 1961

Réalisé par Clyde Geronimi, Wolfgang Reitherman & Hamilton LuskeEcrit par Bill Peet

D’après le roman de Dodie Smith

 

Pour le casting VF et VO, et autres infos, cf Wikipedia

 

 

Dontesque ?

Un couple de dalmatiens, pour leur plus grand bonheur, deviennent parents de 15 adorables chiots. Mais Cruella De Vil, une connaissance des maîtres des deux chiens, veut acheter les bébés, avec l’intention secrète de s’en faire un manteau de fourrure. Se voyant refuser les chiots, elle décide de les voler.

 

~oOo~

Les 101 dalmatiens n’a jamais fait partie de mes Disneys favoris. Parce qu’à mes yeux, à l’époque, ce film ne semblait tenir que sur une chose : les chiots c’est choupi. Et moi j’en avais rien à battre des bébés chiens honnêtement. Du coup, quand j’étais jeune, je le trouvais plutôt plat ce Disney, si bien que j’ai dû le voir seulement deux fois, il y a longtemps, et je ne m’en souvenais pas… ce qui fait que j’étais particulièrement curieuse de le revoir, me disant que peut-être, cette fois-ci, je l’aimerais mieux, un peu comme je me suis trouvé une toute nouvelle appréciation de Pinocchio. Pas de chance cela dit : je trouve toujours ce dessin-animé très plat. Parce qu’honnêtement, même s’il y a des petites choses que j’aime vraiment bien dans le film, je suis toujours arrêtée par la même chose : j’en ai rien à péter des dalmatiens. Pas parce que je suis quelqu’un d’horrible qui se fout du devenir de tous bébés animaux, mais parce que je ne trouve juste pas les personnages très intéressants, et que le « cute » ne m’atteint pas. Mais on va commencer par le positif.

Et bien entendu, le premier point positif de ce film, comme de beaucoup de Disneys, c’est simplement l’animation. Les personnages sont bien animés, l’action est toujours bien rythmée, et surtout, personnellement, j’ai un gros faible pour les décors de ce dessin-animé. Ils font très « décors », justement, parce qu’ils ne sont pas dessinés tout à fait de la même façon que les personnages, avec leurs traits crayonneux et les couleurs qui en dépassent. Les personnages sont plus nets, et semblent parfois évoluer sur des illustrations, ce qui ne plaira forcément pas à tout le monde, mais me plait beaucoup à moi. Je trouve que ce film a du charme sur le plan visuel, à défaut d’avoir une histoire très intéressante, et je me suis amusée à regarder les différents designs, qu’il s’agisse de l’agencement de l’appartement d’Anita et Roger, ou du look des chiens ressemblant à leurs maîtres (ou vice-versa). Oh et petit clin d’œil sympa : quelques personnages de La belle et le clochard semblent faire des caméos dans ce film. Faut dire que le contexte s’y prête. Après je ne sais pas si ce sont vraiment les mêmes personnages, mais en tout cas ce sont les mêmes chiens, et le clin d’œil est clairement là. Cependant, c’est sans doute le design de Cruella que je préfère. Cette femme cadavérique, dans ce manteau énorme, avec ses airs de diva… quand elle entre dans une pièce, il est clair qu’on ne voit plus qu’elle. Elle domine complètement le film, autant physiquement (avec ses grands gestes)  qu’au niveau de l’audio (elle coupe la parole, et n’écoute pas vraiment les autres la moitié du temps) et même l’odorat, vu qu’elle enfume les pièces. Et j’adore qu’elle soit over-the-top à ce point. A la fin, lorsqu’elle met sa vie en danger pour, en gros, un manteau de fourrure, même sa voiture commence à avoir l’air mauvais ! A aucun moment je trouve qu’elle fasse peur, mais elle est une joie à avoir à l’écran, et s’il y a un personnage à retenir de ce film, c’est bien elle. Honnêtement, sans soutenir le meurtre de chiots innocents (je vous jure, je ne déteste pas les animaux !), il y a une partie de moi qui ne pouvait s’empêcher de vouloir que Cruella obtienne ce qu’elle voulait, pas parce que je la trouvais sympathique, mais parce que j’aurais aimé voir à quoi ressemblerait un cri/rire machiavélique de la victoire pour ce personnage.

Et à côté de ça, j’ai aussi bien aimé le chien « colonel » et le chat « sergent » qui aident à retrouver les chiots, parce que je les trouve drôles, mais aussi parce que le chat, il est assez bad-ass en fait. Il se lance dans une situation dangereuse alors que rien ne l’y oblige, et jusqu’au bout, il protège les chiots de son corps quoi ! DONNEZ-LUI UNE MEDAILLE ET FAITES LE MONTER DE RANG (sergent-chef du coup ? Ou adjudant ? Non, je n’y connais rien du tout) ! Et… malheureusement, le reste des personnages est assez oubliable, en particulier les dalmatiens eux-mêmes. Parce qu’autant les minions de Cruella m’ont tiré un sourire ici ou là, autant je trouve Roger (le mari) amusant quand il casse du sucre sur le dos de Cruella (et oui, il compose une chanson plutôt cool sur la question, c’est vrai), autant les dalmatiens eux, me laissent de marbre. Pongo et Perdita (dont il a fallu que je google le nom alors que j’écris quelques semaines après avoir vu le film) sont très génériques, je ne pourrais pas vous citer un seul trait de caractère les concernant, au-delà de « ils aiment leurs enfants » (ce qui est fort cool de leur part, of course, mais ça va pas loin niveau caractère quoi). Et pour ce qui est des chiots, le film ne s’embarrasse même pas à vraiment leur donner de personnalité. Ou un nom. Bien sûr, c’était juste impossible de donner une personnalité à 99 chiots, mais le film n’en donne même pas aux chiots de base. Certains ont des noms mais pas tous, et même ceux qui ont un nom sont défini par des traits vraiment basiques et uniques : y en a qui aime regarder la télé (Patch), un qui a failli mourir quand il était petit (Lucky), et un qui est gros et donc, forcément, ne pense qu’à bouffer, est maladroit et fout tout le monde dans la merde quand il s’agit de s’enfuir. Du coup il n’y a plus qu’une chose qui, vraiment, peut donner envie de les regarder, et c’est qu’ils sont choupis. Sauf que leur choupisme me passe au dessus de la tête. Par principe, je veux qu’ils s’en sortent (oui, je sais que ça a l’air contradictoire, mais en vrai je veux à la fois voir triompher Cruella, ET éviter un massacre de chiots innocents) mais c’est vraiment par principe, et pas par attachement aux personnages.

Et puis, voilà, je trouve juste que l’histoire manque un peu de « plus ».  Les Disneys ont souvent des moments sombres, qui font frissonner, ou des moments tristes, le genre de choses à nous rappeler que la vie des fois, c’est dur, et j’apprécie ça dans ces films, mais là, le film ne propose pas vraiment ce genre de choses. Cruella est franchement plus amusante qu’autre chose, , et il y a bien un moment où un chiot a l’air mort-né, si bien que le film est triste et grave pendant deux secondes, mais au final il est ranimé en étant frotté sous une couverture donc… on y repassera quoi. Et je ne dis pas que tous les films se doivent absolument de me traumatiser (pour les Disney c’était quasiment une tradition cela dit, haha), mais les 101 Dalmatiens, du coup, c’est juste une aventure très simple, et y a rien de mal à ça, je suis tout à fait pro-simplicité, mais quand ça donne une aventure dans laquelle je ne ressens strictement rien pour les personnages principaux, ben forcément ça prend moins.

Donc voilà, les 101 Dalmatiens, c’était juste pas un film fait pour moi, je pense. Cela dit, je suis assez curieuse à l’idée de revoir le film live un de ces jours, parce que je me souviens que quand j’étais jeune, j’accrochais bien plus à la version live. Faut croire que je suis plus sensible au choupisme des chiots quand ils sont faits de chair et de sang. Ou c’était peut-être autre chose, on verra bien. En attendant, je suis toujours pas fan de ce film d’animation, donc c’était peut-être pas le meilleur article pour ce 24 décembre, mais… tant pis, voilà. Si vous voulez vous plaindre, adressez-vous à lui :

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma Occidental, #USA, #Disney, #101 Dalmatians, #1960s, #1961, #Clyde Geronimi, #Wolfgang Reitherman, #Hamilton Luske, #Bill Peet, #Dodie Smith, #Adaptation, #Animaux, #Aventure, #Famille, #Kid(s)

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