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Diffusé en 2004

Sur Fuji TV

11 épisodes

Ecrit par Sakamoto Yuji (Soredemo Ikite Yuku, Saikou no Rikon, etc)

Réalisé par Mizuta Naruhide (Long Love Letter, Lunch no Joou, etc) & Hayashi Toru (Gokuaku Ganbo, Nobunaga Concerto, etc)

 

Avec :

Fujiki Naohito (One litre of tears, Hotaru no Hikari, Nobunaga Concerto, etc) >>> Azumi Shunsuke

Kanno Miho (Guilty, Ai wo kudasai, Hataraki Man, etc) >>> Tomokawa Shiki

Yachigusa Kaoru (Byakuyakou, Saikou no Rikon, etc) >>> Azumi Yoshie

Moriyama Mirai (Water Boys, LIMIT, Shokuzai, etc) >>> Tomokawa Mitsuo

Izumiya Shigeru (Engine, Kurosagi, Voice, etc) >>> Tomokawa Tetuso

Ito Misaki (Tiger & Dragons, Sapuri, etc) >>> Asakura Ai

Tamaki Hiroshi (Love Shuffle, Guilty, Water Boys, etc) >>> Orihara Shingo

 

Dontesque ?

A l’enterrement de son petit-frère, Shunsuke, qui ne sait pas encore qu’il va bientôt perdre sa vue, rencontre une de ses amies, Shiki.

 

~oOo~

Après Watashi kekkon dekinai janakute, shinain desu, deux choses se sont imposées à moi : il me fallait plus de Fujiki Naohito, si possible dans un rôle qui me plaise (ou qui me déplaise *selon les intentions du drama*) ce coup-ci, et il me fallait un drama avec un titre moins à rallonge, parce que je suis une grosse flemmasse et que Watashi kekkon dekinai janakute, shinain desu c’est juste TROP LONG DRAMALAND WHY. Itoshi kimi e semblait parti pour remplir ces critères, et en plus il est écrit par Sakamoto Yuji, et un jour j’aurai vu tous les dramas de ce scénariste, je me le suis promis. En plus, en l’occurrence, j’avais une poignée d’amies sur twitter qui me chantaient les louanges d’Itoshi Kimi E, donc lui et moi semblions destinés dans les étouaaales. Et bien que je ne sois pas tombée aussi amoureuse que ma poignée d’amies, oui, j’ai beaucoup aimé Itoshi Kimi E, donc merci pour la recommandation, les gens ! D’autant que cette fois, ouf, j’ai aimé le personnage de Fujiki Naohito. Beaucoup même *poms poms et confettis dans vos faces*

Faut dire qu’il est vraiment agréable ce personnage. Au début, on ne le présente un peu comme un type antipathique, parce qu’on le découvre à l’enterrement de son petit-frère, du point de vue de l’héroïne qui ne comprend pas pourquoi il fait ce qu’il fait, mais même s’il semble brusque, je n’ai jamais vraiment douté que c’était quelqu’un de bien. Bien entendu, dans la plupart des dramas, on finit par apprécier les leads masculins qui au début craignaient (ou en tout cas on est censés finir par les apprécier), mais dans le cas de ce personnage, on sent tout de suite qu’on est pas dans un cas de figure « type craignos en quête de rédemption », mais plus que l’héroïne et nous manquons de contexte pour comprendre pourquoi il semble si détaché vis-à-vis de la mort de son frère. Et il s’avère qu’effectivement, il n’était pas détaché du tout, de même qu’il s’avère également que Shunsuke est quelqu’un de bien. Qui m’a serré le cœur avant même que commence toute cette histoire de perte devue, d’ailleurs, parce qu’à l’exception de sa mère, toute sa famille semble être déçue par ce qu’il est devenu (il prend des photos de femmes nues, vous comprenez !), et que l’entendre dire, sincèrement, à sa mère « je suis désolé, que ce soit le bon fils qui soit mort et pas moi », c’est dur, les gens. Shunsuke est quelqu’un de sûr de lui dans le sens où il n’a pas de mal à s'exprimer, mais il traine cette culpabilité tout le long du drama, et c’est une des nombreuses choses à son sujet que j’ai appréciées, pas parce que je pensais qu’il devait se sentir coupable et décevant, mais parce que je comprenais qu’il se sente comme ça. Au-delà du fait que le personnage est agréable parce que généralement gentil (en particulier avec les enfants), j’ai surtout apprécié le fait que je comprenais vraiment ses actions et la façon dont il gérait ses relations, le drama faisant du bon boulot avec son personnage et ses motivations. A un moment donné, Itoshi Kimi E rentre même dans un territoire similaire à la Noble Idiotie, sauf que dans ce cas-là, ce n’en est pas, ça fonctionne, parce que ça s’inscrit dans le personnage, dans sa relation avec l’héroïne, parce qu’il a de vraies justifications, et c’est là qu’on sent toute la différence entre un drama qui balancerait ça pour retarder une conclusion, et celui-ci qui écrit une situation qui s’inscrit dans la suite logique des personnages. Avec Shunsuke, le drama trouve un bon équilibre entre une honnêteté appréciable (par exemple, quand il se voit demandé, à propos de sa maladie, « est-ce que tu as peur », il répond « oui » sans hésiter) et une volonté de garder certaines choses pour soi, parce qu’il ne veut pas inquiéter les gens qu’il aime (principalement sa mère, qui a déjà perdu un fils, en plus), parce qu’il ne veut pas que le regard des autres sur lui change, parce qu’il ne veut pas devenir juste « un malade », et peut-être aussi parce que parler de la situation la rendrait trop réelle.

Donc, oui, j’ai aimé le personnage, seul mais également avec l’héroïne, Shiki, car je trouve que leur association a du sens. De son côté à elle, ce n’est pas difficile de voir ce qui lui a plu chez lui : il est charismatique, un peu mystérieux, ils s’entendent bien, et en plus il est agréable à regarder. Et de son côté à lui, dès le début, il a une facilité à se confier à elle, parce qu’elle a effectivement cette aura qui dit qu’on peut avoir confiance en elle, puis elle a plusieurs moments où elle dit des choses du genre « j’avais juste envie de te voir », « parce que je m’amuse avec toi », etc. Pour quelqu’un dans sa position qui a peur d’attirer la pitié, savoir qu’il apporte quelque chose de positif (et sans rapport avec ses yeux) à sa vie et que c’est pour ça qu’elle recherche sa compagnie, est forcément attirant. Leur couple avait du sens à mes yeux, et de même que j’ai aimé Shunsuke de son côté, Shiki est un personnage que j’ai apprécié parce qu’elle aussi m’a semblé très humaine. Une de mes scènes favorites du personnage, par exemple, est ce moment où elle admet ses propres doutes. Shunsuke a fui la capitale, refusant de se soigner les yeux, et elle décide d’aller le chercher, parce qu’elle ne peut pas juste baisser les bras. Elle se voit remerciée et complimentée d’avoir été courageuse, et bonne, et de ne pas avoir fait demi-tour en chemin, mais elle répond qu’elle a eu envie de faire demi-tour une bonne centaine de fois. Elle n’est pas juste une Choupette dramatesque qui ne pense pas à elle, et n’abandonnera jamais parce que omg l’amour c’est trop beau : elle a des doutes, elle s’interroge sur ses forces parce qu’elle sait qu’elle s’engage dans une voie qui ne sera pas facile tous les jours. Et tout en se posant ces questions à chaque pas du chemin, elle monte la côte quand même (littérale en plus la côte… Nagasaki c’est super beau, mais bordel qu’est-ce qu’il y a du dénivelé o.o). Le fait qu’elle se pose des questions est ce qui me fait m’identifier à elle, parce que je comprends ses doutes, et le fait qu’elle monte les milliards de marches de Nagasaki est ce qui me fait l’admirer. Les deux personnages principaux sont tous deux nuancés, attachants mais pas sans faiblesse, et c’est déjà une bonne chose, mais ce qu’il y a d’encore meilleur, c’est que le drama réserve le même traitement à la plupart des personnages secondaires (pas tous... les meilleurs amis de l'héroïne sont un peu trop plats).

[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ
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[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ
[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ

Ce que je trouve intéressant, c’est que les personnages secondaires du petit-frère de Shiki, de son père, de la fiancée de Shunsuke, de l’ami amoureux de Shiki, ont tous à un moment donné une attitude typique de drama, celle qu’on aurait pu prédire dans n’importe quel drama de ce genre, sauf que dans celui-là, ils ne m'ont pas fait l'impression d'être des lignes d'écriture, mais bel et bien des êtres humains. C’est un peu comme cette histoire de Noble Idiotie finalement : le drama prend des éléments qu’on croit connaître mais les agence et les explique de façon à ce que ça fonctionne, comme s’il cherchait à nous démontrer que le problème de certains clichés n’est pas leur nature mais leur utilisation. Par exemple, dans Itoshi Kimi E, on a deux pères qui s’opposent à l’union de leur fille avec Shunsuke, mais ce n’est pas parce que ce sont des parents infernaux sortis du moule « il faut ralentir l’intrigue » tout près de Dramaland,  et ni l’un ni l’autre ne déteste Shunsuke (au contraire), mais ils se posent des questions pour l’avenir de leurs enfants, et leurs questions sont légitimes, à défaut de toujours les pousser dans la bonne direction. C’est vraiment un drama où j’ai pu comprendre les motivations de tout le monde. Bien entendu, il y a des personnages que j’ai aimés moins que d’autres, et notamment j’ai eu du mal avec le père de Shiki qui, s’il m’a énormément touchée lors de certaines scènes, avait une attitude vis-à-vis de son fils et d’une des amies de Shiki qui m’a mise mal à l’aise, mais le fait que je n’ai pas aimé tous les personnages en tant que personnes ne me les a pas rendus moins intéressants. Certains sont moins développés que d’autres, forcément, mais ils ont tous une pierre à apporter à l’édifice, et à vrai dire, si j’ai beaucoup aimé le duo central, le personnage à m’avoir le plus remué est la mère de Shunsuke. Le drama a pour thème central les liens entre les gens, donc l’amitié, l’amour, le moment où on passe de l’un à l’autre, mais aussi les relations familiales dont il nous parle en nous montrant le père de Shiki élever ses enfants après la mort de sa femme, l’amie de Shiki élevant sa petite fille toute seule (au passage, si le drama est très réussi, l’axe autour du père de la gamine est un peu trop précipité à mon goût pour le coup), et la mère de Shunsuke gérer la mort de l’un de ses fils, puis la maladie de son autre fils. Une de mes scènes favorites de tout le drama est celle où elle et Shiki partagent la même chambre et se font des confessions nocturnes, la mère de Shunsuke étant terrassée par la culpabilité, comme si c’était de sa faute que tous ses enfants soient tombés malades, sans compter qu’ils ont tous deux cherché à lui cacher leur condition, la poussant à se demander si elle a été une mère sur laquelle on ne pouvait pas compter. Mais, probablement, le moment à m’avoir le plus serré le cœur est celui où elle fait la lecture à la tombe de son fils mort. Le petit-frère de Shunsuke était un grand fan de basketball, un monde auquel sa mère n’a jamais rien compris, mais depuis sa mort, elle a suivi les matchs, a essayé de comprendre, pour pouvoir lui relayer les nouvelles, et on ne nous présente pas ça de façon triste, mais c’est poignant de voir cette mère découvrir son fils après sa mort. Entre ça et Soredemo Ikite Yuku, j’ai le sentiment que ce scénariste sait parler de deuil avec beaucoup de justesse. Après, c’est possible aussi que ce soit juste ce qui résonne le plus chez moi en particulier, mais je trouve qu’il sait vraiment dépeindre toutes les émotions différentes qui vont avec la perte d’un être cher, même les moins reluisantes. Ici, il s’attarde surtout sur les regrets, le sentiment que les vivants ont de ne pas avoir dit ou fait ce qu’il fallait, mais aussi sur la difficulté de dire ou faire quoi que ce soit face à la tragédie quand on la voit venir.

Parce que si Shiki a failli faire demi-tour une centaine de fois alors qu’elle allait rejoindre Shunsuke dont la vie était sur le point de prendre un tour drastique et difficile (perdre la vue serait difficile pour n’importe qui, mais lui en plus est un photographe professionnel passionné, donc il a encore plus le sentiment qu’il ne sera rien du tout sans ses yeux… sans compter qu’il a déjà le sentiment de ne pas valoir grand-chose, alors forcément, si on lui retire ça aussi…), ce n’est pas juste parce que la « tâche » promettait d’être rude, c’est aussi parce qu’elle ne savait pas ce qu’était la « tâche » en question. On commence le drama par cette question : si quelqu’un était sur le point de mourir, qu’est-ce qu’on voudrait lui dire en dernier ? si on devait regarder un être aimé devenir aveugle, qu’est-ce qu’on voudrait lui montrer en dernier ? Et donc le drama parle à la fois de la difficulté à voir mourir/souffrir les gens qu’on aime, des regrets qu’on a après coup parce qu’on a pas su/pu dire/faire ce qu’on aurait aimé dire/faire, et de la difficulté à trouver quoi dire/faire. Itoshi Kimi E, pour autant, n’est pas un drama déprimant. Je sais que j’en donne l’impression un peu, parce que c’est vrai qu’il n’a pas un sujet joyeux à la base et fait passer ses personnages par beaucoup d’épreuves, mais finalement la série est optimiste, avec des personnages recevant beaucoup de soutien de leur entourage, et la mère de Shunsuke résumant assez bien l’idée : tant qu’on continue d’avancer, on trouve de nouveaux chemins. Toute l’idée du drama est qu’en acceptant où on est, on peut prendre un nouveau départ (en ça, je retrouve un peu de Soredemo Ikite Yuku… et oui, je répète le titre parce que je veux vraiment que vous regardiez Soredemo Ikite Yuku).

Ce qui a fait taire ma déception initiale, d’ailleurs. Parce que c’est vrai qu’à la base, j’étais un peu triste que le drama ne soit pas parti pour se pencher sur l’apprentissage de Shunsuke à vivre sans sa vision. C’est juste un truc que je n’ai jamais vu ! Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais autant j’ai vu des personnages aveugles en fiction, et des personnages gérant le fait de devenir aveugle, avec parfois la réponse émotionnelle après coup, autant je n’ai jamais vu de série sur l’apprentissage pratique (donc apprendre à traverser la rue, apprendre à se faire à manger, apprendre à utiliser une canne, par exemple) de la vie une fois aveugle, et ça m’intéresserait (donc si vous avez ça… je prends !). Mais dans le cadre du drama, c’est logique de s’intéresser à l’avant, vu que toute l’idée est d’accepter le présent pour envisager l’avenir. Et la nature de cet avenir n’est pas aussi importante que le fait d’en envisager un. Shunsuke pense que sa vie sera finie une fois qu’il aura perdu sa vision, et réalise petit à petit que non, il y a bien un après. Et en plus, la fin du drama est vraiment belle, donc finalement : pas de déception.

En revanche, oui, il y a des choses que j’ai moins appréciées dans le drama (l'OST aurait pu être meilleur par exemple), et surtout deux en particulier. La première concerne le début du drama, où je trouvais que chaque épisode faisait un peu « malentendu de la semaine » avec Shiki se faisant des idées puis découvrant la vérité à la fin de l’épisode, ce qui était un peu répétitif. Mais ça passe, donc ce n’est pas très dérangeant. Non, ce qui m’a plus dérangée c’est que le drama ne contient pas assez de moments intimes entre les deux personnages principaux. Comme je le disais un peu plus tôt dans l’article, leur couple avait du sens à mes yeux, je comprenais pourquoi ils étaient attirés l’un par l’autre, et croyais aussi le drama quand il me disait qu’ils se rendraient heureux, si bien que ça me donnait une raison de les vouloir ensemble, et de les soutenir… mais c'était plus intellectuel que ressenti, et quand ils sont effectivement ensemble, il me manquait des moments simples d’intimité, des rapprochements physiques, et ce manque se fait ressentir vers la fin du drama, parce qu’on a toujours le sentiment qu’ils sont au début de leur relation, et il devient difficile de juger où ils en sont exactement [spoiler] (notamment, à la fin, Shiki tombe enceinte, et j’étais super perdue, parce qu’on les avait vus s’embrasser une seule fois, et le drama donnait vraiment le sentiment qu’ils n’en étaient que là) [/spoiler]. Et c’est vrai que ça donne l’impression aussi qu’ils parlent plus de leur couple qu’ils ne le vivent, ce qui n’est pas l’idéal niveau immersion, et je pense même que c’est ça qui fait que je n’ai pas autant adoré que mes amies : j’avais le sentiment qu’on me parlait beaucoup de quelque chose que j’aurais aimé voir plus. On m’en parlait très bien, mais je pense qu’avoir le sujet de la conversation (autant dans le script que chez les acteurs, qui sont bons mais n'avaient pas toujours une grande alchimie ensemble) sous les yeux m’aurait permis de m’impliquer encore plus dans la conversation en question.

Néanmoins, j’ai beaucoup aimé Itoshi Kimi E. Les personnages sont écrits avec soin, je trouve les thèmes intéressants et bien abordés, il y a beaucoup d’émotion tout le long du drama, avec un bon casting impeccable, et j’ai pleuré d’émotion plusieurs fois, certes, mais aussi beaucoup souri. Et aussi plus je vois Nagasaki, plus je me dis que c’est là que je voudrais vivre s’il n’y avait pas autant d’escaliers partout. C’est trop beau les gens. Et le drama aussi, il est beau.  Regardez-le \O/ (fun fact, c’est le drama qui a suivi Pride sur Fuji TV… regardez Pride aussi)

[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ[Derniers clichés] Itoshi Kimi E  愛し君へ
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