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Sorti en 2016

Réalisé par Mike Mitchell & Walt Dohrn

Ecrit par Jonathan Aibel & Glenn Berger

 

Pour les infos (i.e. cast original et français) cf Wikipedia

 

Dontesque ?

Les trolls sont un peuple heureux, passant leur temps à chanter, danser et se faire des câlins, mais ils vivent sous la menace constante des Bergens, des êtres géants par rapport à eux qui sont constamment malheureux et n’ont trouvé comme seul moyen pour être temporairement heureux que de manger des trolls. Les trolls pensaient avoir échappé à la menace, mais certains des leurs sont enlevés, et la princesse Poppy embarque le réticent Branch dans une aventure pour leur venir en aide.

 

~oOo~

En vérité, je ne pensais pas aimer ce film. A sa sortie,  j’avais volontairement évité de le voir, parce que je trouve les jouets sur lesquels il est basé très laids, voire flippants, et que bien que the Lego movie m’ait beaucoup plu, je n’étais pas spécialement partante pour une autre publicité allongée. Mais j’ai fini par tomber sur la bande-annonce, qui m’a appris deux choses : 1/le film avait l’air moins laid que les jouets 2/ c’est une comédie musicale. Il y avait aussi des choses qui m’inquiétaient un peu, mais : dessin-animé musical > le reste. Et vous savez quoi, ça m’a plu finalement. Cela ne va pas se retrouver sur la liste de mes dix films d’animation favoris, même si je trichais à mort pour transformer le top10 en top50 (AND YOU KNOW I WOULD), mais Trolls était coloré, attachant, gai, et yep, j’ai kiffé les chansons aussi.

Une précision quand même (parce que moi je n’étais pas au courant) : les chansons ne sont pas toutes originales, Trolls étant plutôt ce qu’on appelle une jukebox musical, c’est-à-dire une comédie musicale reprenant des chansons connues, en les mettant à sa sauce (pensez Moulin Rouge, par exemple). Cela dit, il y a effectivement des chansons originales dans le film, et elles ne sont pas mauvaises. J’ai une faiblesse, notamment, pour Get back up again, parce qu’elle est entrainante, parce que je peux la hurler à pleins poumons pour me motiver (« HEY ! I’m not giving up today~ »), et parce que je trouve qu’elle souligne vraiment bien le trait de caractère le plus engageant de notre héroïne, à savoir son refus d’abandonner face à l’adversité. Poppy est naïve, c’est vrai, mais pas stupide, et j’ai beaucoup aimé sa résilience et sa positivité. Ce n’est pas toujours facile de créer un personnage aussi positif face à l’adversité sans le rendre agaçant, mais quand un film réussit, j’ai toujours un gros faible pour ce type de personnages, parce que soyons honnête, ils sont ce que j’aimerais être. Poppy est gentille, loyale, courageuse, et elle apprend vite. Peu à peu, elle prend conscience de sa situation, et même si à la fin il y a un petit coup de mou obligatoire avant de reprendre confiance, elle apprend à surmonter les épreuves, et je trouve que la séquence Get back up again fait un bon résumé de toutes ces bonnes choses à son propos.

Et j’aurais voulu plus de chansons originales afin de continuer à vraiment exprimer la personnalité spécifique des personnages du film (mon plus gros regret est que la méchante n’ait pas de chanson, je trouve ça vraiment dommage), mais d’un autre côté, j’avoue, j’ai vraiment aimé les chansons utilisées. Trolls ne prend pas beaucoup de risques, avec des morceaux populaires tels que True Colors de Cindy Lauper, Clint Eastwood de Gorillaz ou encore Hello de Lionel Richie, mais ce ne sont que des chansons que j’aime beaucoup, c’est sympa d’entendre de nouvelles versions de morceaux que j’aime et connais déjà (parce que du coup je peux chanter avec eux, aussi), et je trouve que le film les intègre bien à son histoire, modifiant parfois légèrement les paroles pour que ça colle. J’ai eu un faible pour la mise en scène d’Hello, mais je dois dire que niveau musical, mon moment favori a été Sound of Silence, la reprise de Simon et Garfunkel. C’est une mini-scène, on n’entend que le premier couplet, mais la version du film a quelque chose d’un peu magique, un peu « trippy », et j’adore le visuel qui va avec, sans compter cette araignée qui dit « hello ». Toutes les chansons devraient avoir cette araignée qui dit "hello". Sérieusement, me demandez pas pourquoi, mais je la surkiffe.

Bref, j’ai aimé la musique, et quitte à parler de forme, j’ai aimé l’animation aussi. Elle est colorée, dynamique, et pleine de jolies petites inventions, notamment dans le design des personnages et décors. Je ne parle même pas nécessairement des trolls eux-mêmes (en fait à la limite les trolls sont ce que j’ai trouvé le moins joliment design-é... les progrès par rapport aux jouets sont énormes cela dit o.o), mais plutôt du monde autour d’eux, des araignées (puisqu’on en parlait), des chenilles, des fleurs, etc. A la fois, il y a beaucoup de peps dans l’animation, et en même temps elle a quelque chose de vraiment doux, parce que tout semble sorti d’un livre pour enfant, et les décors et créatures ont une texture de peluche. Enfin, plus exactement, tout semble sorti d’un scrapbook, et c’est l’idée : l’héroïne est accroc au scrabooking et le film est censé être contenu dans un scrapbook également (image du livre qui s’ouvre et se ferme, c’est classique)… mais moi ça m’a surtout fait penser à un univers de peluches, et comme j’ai pas grandi dans ma tête, ça me parle. Les trolls, par ailleurs, sont un peuple heureux, c’est même leur définition, et cela se ressent vraiment dans le visuel. Et la bonne humeur générale, ainsi que la musique, sont les deux principales raisons pour lesquelles j’ai apprécié ce film. De temps en temps, il y a une blague qui passait moins que les autres, mais généralement, c’est bien allé, et je n’ai pas non plus été dérangée par toutes les références à la culture moderne (ce qui me dérange généralement) parce que tout le film est construit comme ça, donc il n’y a pas de rupture dans l’univers.

Après, par contre, c’est clair que l’histoire du film n’est pas son point de vente numéro 1. Elle est simple, directe, attendue, et son message de « soyez vous-mêmes et aimons-nous les uns les autres » est louable, mais pas traité de façon particulièrement originale, très intéressante ou inattendue. Clairement, je n’étais pas au bord de mon siège à me demander si notre troll rabat-joie de service qui ne voulait pas chanter (et est interprété par Justin Timberlake) finirait par chanter, ou si lui et Poppy tomberaient dans les bras l’un de l’autre alors que (OMG, dites-donc) ils ont des personnalités complètement opposées (or on sait que dans les fictions, les opposés ne s’attirent jamais, c’est bien connu).

Non, clairement, c’est pas le scénario qui fait l’intérêt de Trolls. Il faut vraiment prendre le film comme… mettons, une jolie sucette. C’est-à-dire que c’est coloré, c’est sucré, ça donne le sourire le temps que ça dure, et puis ça ne va vraiment pas plus loin. Mais y a des soirs et des humeurs où j’ai besoin de sourire, et ne boude pas ce genre de sucreries, donc j’ai passé un bon moment~ Après cela, je vais certainement oublier le film, mais je pense que Get Back Up Again me reviendra en tête de temps en temps, dans les moments de démotivation.

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