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Sorti en 1936

Réalisé par George Stevens

Ecrit par Howard Lindsay & Allan Scott

D’après « Portrait of John Garnett » d’Erwin S. Gelsey

 

Avec :

Fred Asataire >>> John ‘Lucky’ Garnett

Ginger Rogers >>> Penelope ‘Penny’ Carroll

Victor Moore >>> Edwin ‘Pop’ Cardetti

Helen Broderick >>>Mabel Anderson

 

Dontesque ?

Après avoir manqué son mariage, un jeune homme doit gagner une grosse somme d’argent pour pouvoir épouser sa fiancé, mais il tombe amoureux d’une instructrice de danse.

 

~oOo~

Il n’y a pas longtemps, on a parlé de Top Hat, et je vous disais que je n’étais pas tombée amoureuse du film, mais avais adoré Fred et Ginger, si bien que j’étais carrément partante pour plus ce duo. Du coup : Swing Time. C’était ça ou Shall we dance, et il se trouve qu’à la maison on a le DVD de Swing Time, donc c’est tombé sur celui-là. Et puis je vous avoue que j’avais une autre motivation : c’est le film qui contient la chanson The way you look tonight, que je connaissais déjà (notamment pour l’avoir entendue dans Friends car apparemment c’est une des chansons favorites de Monica), et j’avais envie de l’entendre dans le contexte, en gros. Bonne nouvelle : j’ai vraiment bien aimé le film. Plus que Top Hat d’ailleurs. Même si, à un moment donné, Swing Time m’a quand même mise mal à l’aise. Mais le reste du temps, j’ai vraiment aimé le film, et oui, encore une fois Fred Astaire et Ginger Rogers sont mon élément favori du film. Ce qui n’est pas bien étonnant en même temps, car le film appartient à une époque où les studios créaient des stars pour former des films autour, plutôt que mettre des stars dans des films. Fred et Ginger sont donc le centre de Swing Time, et ça fait un joli centre.

C’était rigolo, cela dit, car le casting de Swing Time a plusieurs éléments en commun avec Top Hat, même dans les acteurs secondaires. Et les scénarios se ressemblent aussi : comme dans Top Hat, Fred tombe amoureux en premier, puis il y a un gros qui pro quo, un personnage masculin secondaire avec lequel Ginger manque de se marier quand le qui pro quo est à son paroxysme (et je sais pas pourquoi mais le second lead est à chaque fois un homme européen avec un accent prononcé), puis évidemment une happy-end. Il y a vraiment des similarités, et je ne sais pas si c’est une coïncidence ou pas, mais du coup c’est clair que je n’ai pas été dépaysée … déjà que de base l’histoire ne réserve pas beaucoup de surprises. Et le scénario, ici aussi, parait forcé et un peu maigre, mais bizarrement, malgré que Swing Time soit plus long que Top Hat, pour le coup, je ne m’y suis pas ennuyée, parce que, je pense, j’ai bien plus accroché à l’humour de celui-ci. Les personnages secondaires m’ont plus amusée, il y avait plus de répliques qui ont fait mouche, des moments de comédie physique qui m’ont plu, certaines chansons amusantes, et donc je n’ai pas vu le temps passer. Après, c’est vrai quand même que le tout parait très anecdotique. Pas seulement parce que l’histoire ne tient pas sur grand-chose, mais aussi parce que tout est traité avec beaucoup de légèreté, que ce soit l’héroïne perdant ou retrouvant son travail, l’addiction aux paris, le fait de tromper sa fiancée, le divorce ou la décision de se marier. Tout est traité de façon cavalière, si bien que rien ne semble avoir d’importance, ce qui rend chaque retournement anecdotique, d’autant qu’on sait bien comment tout ça va finir de toute façon. Mais d’un autre côté, c’est l’idée, et c’est ce qui rend le film aussi gai et léger. Personnellement, je pense qu’un chouïa plus de gravité ici ou là auraient rendu les moments heureux encore plus efficaces, mais d’un autre côté, je ne sais pas si le film pouvait vraiment se prendre au sérieux avec un scénario pareil. Au final, le film est amusant, et met généralement de bonne humeur, donc c’est l’essentiel.

Et donc, au centre, nous avons l’attraction principale, Fred et Ginger, qui prennent réellement vie lorsqu’ils dansent ensemble. Enfin, le reste du temps ils respirent et tout (quand même o.o), mais c’est quand tout leur corps est en mouvement que vraiment ils nous font le plus ressentir les émotions de leurs personnages. Dans ce film, personnellement, j’ai une faiblesse pour Pick yourself up, et encore plus Never Gonna Dance, parce que j’aime la chanson, la progression dans la chorégraphie qui nous raconte vraiment ce qui se passe à l’intérieur des personnages, et aussi la robe de Ginger, parce que cette robe est trop belle et que Ginger aussi, elle est trop belle. Et bien entendu, The way you look tonight est très jolie. Après c’est vrai que ce ne sont pas tous des morceaux que je réécouterais sans le film. Il y a beaucoup de comédies musicales dont j’écoute la B.O. (Singing in the Rain, Om Shanti Om, Grease, The Rocky Horror Picture Show, Cry Baby, la plupart des Disneys, etc)  mais dans le cas de Swing Time, c’est vrai que sans les images, je n’aurais pas tendance à écouter la musique. Enfin, à l’exception de The way you look tonight, mais je l’écoutais déjà avant de toute façon. Enfin, bref, Fred et Ginger, encore une fois, sont exceptionnels quand on en vient à la danse (j’apprends rien à personne en même temps), et entre ça, et le fait que le film était amusant, tout se passait bien, quand soudain :

Boum, blackface. Swing Time, why ? T.T

Je pense que la plupart d’entre vous savent ce qu’est une blackface, et pourquoi ça pose problème (et sinon je vous invite à aller faire un tour, par exemple, du côté de wikipedia), mais à ce moment-là, ça a été le malaise. Apparemment, toute la séquence de Bojangels of Harlem est censée être un hommage à Bill Robinson, un danseur de claquettes afro-américain de l’époque, et moi je veux bien, mais bon y a certainement moyen de lui rendre hommage sans la blackface au cirage. Sauf qu’à l’époque, où les lois Jim Crow et la ségrégation étaient tout à fait d’actualité, c’était monnaie courante, et certes Fred Astaire n’est pas autant dans la parodie clownesque que d’autres, mais ça n’a pas enlevé grand-chose au malaise. D’autant que son maquillage à lui est moins clownesque, okay, mais ça commence comme ça :

… bref, malaise.

C’est con, parce qu’à côté de cela, la séquence est visuellement impressionnante, très joliment chorégraphiée, et a en plus sans doute la musique que je préfère de tout le film… mais… voilà, voilà, c’était la mauvaise surprise du film. En même temps, j’imagine qu’en remontant dans l’histoire d’Hollywood, je vais forcément tomber sur ce genre de choses…. Arf.

Enfin, cela mis de côté, le film m’a plu. Honnêtement, encore une fois, j’aurais plus tendance à regarder les extraits sur youtube qu’à regarder le film en entier, parce que l’histoire n’est pas extraordinaire, mais elle est plus divertissante et mieux rythmée que celle de Top Hat, je suis contente d’avoir vu le film une fois histoire d’avoir le contexte, et voir plus de Fred et Ginger m’encourage à regarder encore plus de Fred et Ginger~

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma Occidental, #USA, #Swing Time, #1930s, #1936, #George Stevens, #Howard Lindsay, #Allan Scott, #Erwin S. Gelsey, #Adaptation, #Fred Astaire, #Ginger Rogers, #Victor Moore, #Helen Broderick, #Romance, #Comédie, #Musical, #Classics

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