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Diffusé en 2016

Sur TBS

10 épisodes

Ecrit par Kaneko Arisa (Stand Up !, Sapuri, etc)

Réalisé par Tsukahara Ayuko (Alice no Toge, N no tame ni, Second Love, etc), Tsuboi Toshio (Tiger & Dragon, Love Shuffle, Utahime, etc) & Amami Akihiro

 

Avec :

Nakatani Miki (Harmonia, JIN, etc) >>> Tachibana Miyabi

Fujiki Naohito (Itoshi Kimi E, One litre of tears, Hotaru no Hikari, etc) >>> Tokura Seiji

Tokui Yoshimi (N no tame ni, etc) >>> Sakurai Yosuke

Oomasa Aya (Hana Yori Dango 2, Buzzer Beat, etc) >>> Nomura Rika

Seto Koji (Nemureru mori no jujuko, Lost Days, etc) >>> Hashimoto Ryotaro

 

Dontesque ?

A 39 ans, Miyabi n’est toujours pas mariée. Avec l’aide du propriétaire d’un restaurant désagréable, elle entreprend de conquérir son amour d’enfance.

 

~oOo~

Après Aishiteiru to itte kure, j’ai eu envie de regarder plus de Jdramas, et si possible des comédies romantiques, donc j’ai été voir ce qui s’était fait cette année, et comme dans ce drama-là il y a Fujiki Naohito, forcément, ça faisait un argument en sa faveur. Donc j’ai regardé le drama, et c’était… pas mal ? Je suis mitigée sur la question. Le drama n’était clairement pas excellent, et il lui arrive d’être même frustrant, mais il y aussi des choses dedans auxquelles je ne m’attendais pas, et qui m’ont vraiment bien plu. L’une d’entre elles étant une référence à Takenouchi Yutaka :D Bon, okay, c’est pas une vraie bonne raison, mais j’aime beaucoup que notre lead masculin ait pour argument pour ne pas juger quelqu’un trop rapidement « il pourrait connaître Takenouchi Yutaka ». Je trouve cela très valable. Mais bien sûr, j’ai d’autres raisons d’avoir apprécié le drama et l’avoir terminé.

Et la première, c’est déjà que le drama ne prend pas le chemin qui m’inquiétait. Voyez-vous, à cause du synopsis et des tendances de beaucoup de dramas, je craignais un peu que cette série, dont le titre approximativement traduit donne « Ce n’est pas que je n’arrive pas à me marier, c’est que je ne veux pas me marier », se conclue par hein « si si, c’était que tu n’arrivais pas à te marier, et ça te rendait amère, car au fond tu sais bien que le mariage et le couple sont les seuls chemins menant au bonheur, Ô célibataire égarée ». Et finalement, ce n’est pas ça du tout. Cette attitude, en fait, c’est celle de Tokura, le personnage de Fujiki Naohito, pendant une bonne partie du drama, et celle qu’il réussit à transmettre à une Tachibana (l’héroïne, Nakatani Miki) qui doute de plus en plus d’elle-même. Mais le drama n’a pas la même vision de choses, et finalement l’idée est qu’en effet, le titre disait vrai, ce n’est pas que Tachibana ne pouvait pas se marier, mais qu’elle ne voulait pas. Pas parce qu’elle rejette le mariage en général, mais parce qu’elle n’a pas rencontré un partenaire avec qui elle ait envie de passer sa vie, et ce que le drama critique c’est la course au mariage, avec ce mariage vu comme, justement, le but ultime imposé.  Quasiment dès qu’on rencontre notre héroïne, on nous la montre en réunion d’anciens élèves, répondre à ses ex-camarades que non, elle n’est pas encore mariée, et elle se retrouve alors noyée sous une pluie de « oh, c’est pas grave ». Et c’est fort gentil de la rassurer, mais ça sous-entend qu’à la base il y aurait un problème (un peu comme le fameux « mais non, tu es jolie » qu’on pourrait répondre à quelqu’un qui dit « je suis grosse » : grosse =/= moche ; pas mariée =/= problème). Tachibana est entourée de ce genre de choses, tout le temps, même son employée et amie lui rappelle sans arrêt qu’il serait temps qu’elle se marie. Bref, c’est pas une surprise, elle baigne dans une société qui mesure une femme au mariage qu’elle est « capable de faire », tombe sur un type qui personnifie quasiment cette idée, et parce que toute cette pression a forcément un effet, mais aussi parce qu’elle a sincèrement envie de compagnie, elle se retrouve à prendre des leçons auprès de Tokura et entre dans une véritable course au mariage, apprenant au final à la place qu’elle n’a pas besoin de courir, mais juste d’être heureuse comme elle l’entend, de se trouver quelqu’un avec qui elle se sent bien si elle en a envie, et de se marier si ça semble être la chose à faire.

Tokura lui donne des tas de conseils, et certains sont moins mauvais que d’autres, mais il y en a quand même beaucoup de très mauvais, et j’ai grincé des dents à non seulement la voir les suivre, mais également voir que ça marchait…  sauf que finalement on réalise que Tokura donnait effectivement de très très bonnes directions à Tachibana, mais juste pour un très mauvais endroit. J’ai vraiment bien aimé ce que le drama essayait de faire de ce côté-là. Et d’ailleurs, dans le même ordre d’idée, j’ai beaucoup aimé la mère de l’héroïne dans cette série. Au début, elle semble faire partie de ces personnages qui poussent également Tachibana à se marier, et a tout d’une mère habituelle de ce type de dramas, mais on réalise qu’elle ne pousse pas sa fille à se marier pour « lui donner de la valeur », ou parce que c’est comme ça que c’est « censé être », mais parce qu’elle pense sincèrement que c’est ce qui rendra sa fille heureuse. Et au fil du drama, lorsque Tachibana prend certaines directions que d’autres mères n’approuveraient pas, parce que ça ne fait pas « correct », la mère de Tachibana se montre encourageante, toujours prête à soutenir sa fille dans ce qui la rend heureuse, toujours là pour la consoler quand ça ne marche pas. Et dans les moments sérieux, lorsque sa fille s’excuse d’avoir 39 ans et de ne pas avoir fondé de famille, sa mère est là pour lui dire qu’elle peut être heureuse comme ça, et que sa fille lui suffit amplement. La relation mère/fille a en fait été une de mes favorites du drama.

J’en profite pour dire que j’ai aimé le personnage féminin principal. L’actrice est bonne, et je trouve qu’on sent vraiment toute la pression que le personnage a sur les épaules. Une de mes scènes favorites est celle où elle éclate en sanglots lorsque Sakurai-kun (son amour de jeunesse retrouvé) dit qu’il admire vraiment Tachibana, parce qu’elle a beaucoup bossé et qu’elle a réussi. En effet, Tachibana se voit sans cesse rappelé que son succès n’est pas quelque chose de bon, pas quelque chose de séduisant. Un homme médecin, c’est souhaitable, mais une femme médecin, ça fait peur. Dans les rendez-vous de groupe, être infirmière ça fait bien sur le CV, mais docteur, ça a du mal à passer : il faut réussir mais pas trop, afin d’attirer les hommes mais ne pas les faire se sentir inférieurs. Et Tachibana avec ses 39 ans et la réussite pour laquelle elle a durement bossé, eh ben, elle s’en prend quand même bien plein la gueule, si bien qu’il n’est pas difficile de comprendre pourquoi elle est crevée. Lorsque, exténuée, elle fond en larmes parce qu’un homme pour lequel elle a des sentiments la félicite et l’admire pour sa réussite, j’ai eu le cœur vraiment serré pour elle. C’est un personnage que j’ai trouvé agréable, avec sa touche de fantaisie, et une tendance à être à la fois confiante en ses compétences, mais souffrir d’un gros complexe d’infériorité, dans laquelle je me suis un peu retrouvée, pour tout vous dire. Et je trouve que le drama fait également du bon boulot avec la plupart de ses relations au fil de l’histoire, notamment avec les différents hommes de sa vie.

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Personnellement mon favori était Ryoutarou, le jeune serveur qui a un crush évident sur elle. Au-delà du fait que l’acteur (Seto Koji) est adorable, je crois que je l’aimais en grande partie parce que c’était celui qui regardait le plus Tachibana avec des étoiles dans les yeux. Notre héroïne est quelqu’un qui doute beaucoup d’elle-même, mais il la regardait comme si elle était la huitième merveille du monde, s’émerveillait de tout ce qu’elle disait, et il était à l’écoute, là pour la soutenir et la consoler, ce qui m’a bien entendu fait fondre, parce qu’en gros il était le puppy dramatesque typique, et moi je suis faible face aux puppies. Mais là où ça devient intéressant, c’est que le drama ne nous cache pas non plus qu’il y a une grosse différence de maturité entre les deux personnages, et que si la différence d’âge a ses avantages, elle pourrait aussi poser des problèmes. Pas au niveau du potentiel regard des autres, mais vraiment dans la dynamique entre les deux personnages, si bien que s’ils se mettaient ensemble, il y aurait de grandes chances pour que ça ne marche pas, car ils n’envisagent pas du tout l’avenir de la même façon. Et c’est à l’honneur du drama de m’avoir à la fois fait vouloir qu’ils fassent des mini-puppies ensemble, et comprendre que ce ne serait peut-être pas possible. De la même façon, bien que je n’ai personnellement pas trouvé beaucoup de charme à Sakurai-kun, dans le sens où il ne me faisait pas rêver (contrairement à Ryoutarou donc), je comprenais fort bien pourquoi Tachibana était aussi obsédée par le monsieur, car leur couple est une occasion manquée. Il était son premier amour, elle l’a idéalisé pendant des années, découvre que leur couple ne s’est pas formé pour une raison idiote, et comme sa vie sentimentale ne lui convient pas, elle vit dans le passé, elle veut saisir ce passé à nouveau et lui donner la fin qu’il aurait du avoir. Le long du drama, il y a beaucoup de flash-backs, et je les aimais beaucoup au début (la musique utilisée pendant ces scènes-là était particulièrement jolie) mais au bout d’un moment, j’ai commencé à trouver qu’il y en avait vraiment trop, et surtout qu’on retrouvait un peu trop souvent les mêmes… sauf qu’au final, je pense que c’était voulu, parce que justement c’est toute l’idée : Tachibana vit dans le passé, rumine les mêmes souvenirs, et elle doit apprendre à en sortir. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle doive tirer un trait sur Sakurai-kun, mais simplement qu’elle ne peut pas juste baser leur relation/mariage potentiel/le sur de la nostalgie, et qu’il est temps de se sortir de ce passé pour mieux observer le présent, et envisager l’avenir. J’ai vraiment trouvé que chacun de ces deux personnages apportait quelque chose à l’héroïne, parce que l’un la pousse à faire la paix avec son passé, et l’autre la force à réfléchir à l’avenir, ça allait plus loin que de savoir avec qui elle ferait des bisous toute sa vie (même si Ryoutarou FTW quand même).

Et puis à côté de ça, donc, on a Tokura, et comme je vous le disais, c’est certainement le personnage que j’ai le moins aimé du drama. Ce qui ne signifie pas que j’ai tout détesté de lui, et dans un souci de positivité, commençons par quelque chose que j’ai aimé à son sujet : Fujiki Naohito…  oui, bon, forcément… mais en plus d’être fort joli à regarder, il est bon, et donc les dialogues avec l’héroïne sont rapides, vifs, avec un bon tac au tac. Le contenu m’a parfois agacé, mais c’était bien rendu, parfois drôle, et on s’en rend vraiment compte lorsque les deux personnages se retrouvent à égalité. En effet, le gros souci de leur dynamique, c’est qu’ils ne sont pas d’égal à égal mais de professeur méprisant à élève briéme la majeure partie du drama, et que Tokura s’en donne à cœur joie pour écraser Tachibana. C’est assez « drôle » d’ailleurs, car de temps en temps il lui fait le reproche de trop se sous-estimer, lui disant de ne pas toujours se dénigrer, alors qu’il passe quasiment tout le drama à lui dire qu’elle n’arrive à rien, et à lui apprendre à dissimuler sa personnalité pour être attirante. « Aime-moi toi-même » et « dissimule qui tu es pour te faire aimer » sont des messages un peu contradictoire, quand même. Mais il arrive un moment du drama où c’est à elle de lui enseigner quelque chose, et là, elle se lâche, et on se retrouve avec deux personnages à la fois professeur et élève de l’autre. A mes yeux les deux personnages ne fonctionnent jamais aussi bien que pendant ces quelques épisodes, parce qu’ils peuvent jouer l’un avec l’autre plutôt qu’il n’y en ait qu’un qui tape sur l’autre en permanence. Mais c’est dommage : ça ne dure pas longtemps. Et le manque d’équilibre, c’est vraiment ce qui me dérange. Parce que, par exemple, le fait que Tokura soit très imbus de lui-même, ça, ça pourrait ne pas être un problème, c’est même drôle parfois, comme avec sa calligraphie. En effet, Tokura a un truc avec la calligraphie : il fait des bannières de ses leçons et principes de vie, et il en est très très fier. C’est un détail, mais le personnage s’appelle « ore-sama » et n’a pas une mince estime de lui-même, il est super narcissique, et la plupart du temps ça se traduit par une tendance à faire sentir sa supériorité ressentie, mais avec sa calligraphie, la moitié du temps il est comme un gosse qui veut montrer ses dessins, et pour le coup, ça je trouvais ça drôle. Son narcissisme ne le perdait pas d’avance donc, ça aurait même pu être comique, mais il passe son temps à enfoncer Tachibana sans qu’elle ait les moyens de se défendre, et c’est usant, ça empêche d’apprécier ce qui aurait pu l’être, comme la familiarité qui s’installe entre Tokura et Tachibana. Au début, elle vient dans son restaurant en tant que cliente en étant à peine la bienvenue, puis elle est un peu la bienvenue, et petit à petit elle se retrouve à venir en dehors des heures de business et aide tranquillement à éplucher les légumes. Les personnages se rapprochent naturellement mais le souci c’est que le drama manque de moments qui m’aient fait ressentir le rapprochement. Et le truc c’est que romantique ou pas romantique, la relation entre Tokura et Tachibana est vraiment le cœur du drama, et forcément quand on n’accroche pas du tout au cœur d’une série, c’est dur d’apprécier vraiment la série.

Alors, c’est vrai, il y a des choses que j’ai vraiment bien aimées dans ce drama, comme l’intention générale (à priori, sauf erreur d’interprétation), le casting, la gueule du drama, la musique, le personnage féminin principal et plusieurs de ses relations, mais au-delà du fait que la « colonne vertébrable » du drama, elle, m’a déplu, j’ajouterais que la fin est très frustrante, et que même dans ce qui me plait, le drama manque de… quelque chose. C’est difficile exactement de mettre le doigt dessus, mais… le drama n’est juste pas bien transcendant.

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