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1 épisode

Diffusé en 2015

Sur NHK BS Premium

Réalisé par ?

Ecrit par Isshiki Nobuyuki

D’après une histoire d’Oka Yasumichi

 

Avec :

Eita.

Essentiellement.

 

Dontesque ?

Lorsque sa vie prend un mauvais virage, Shuichi se met à la recherche du père l’ayant abandonné 22 ans plus tôt, en quête de réponses.

 

~oOo~

Battons le fer tant qu’il est encore chaud, et causons un peu plus d’Eita, avec ce mini-téléfilm, ou plutôt épisode unique de drama qui dure une heure. Je dois dire que le format m’arrangeait d’ailleurs plutôt bien, et que c’est pour ça que j’ai lancé ce téléfilm (on va appeler ça comme ça à partir de maintenant) plutôt qu’autre chose : par manque de temps. Parce que sinon, en vrai, je ne savais pas grand-chose de WaChiKi, étant donné qu’il n’a sa fiche ni sur Asian Wiki ni sur dramawiki, et que je ne suis pas exactement du genre à faire beaucoup d’efforts pour trouver les synopsis des choses que je compte regarder. Tout ce que je savais, donc, c’est qu’Eita était dedans (une motivation largement suffisante) et que le titre signifie « Je déteste mon père », si bien que je me doutais quand même qu’il y allait avoir une relation père/fils pas évidente au cœur de l’histoire. Et indeed, mes pouvoirs surpuissants de déduction ne m’avaient pas fait défaut, wouhou. Et j’ai bien aimé ce téléfilm… mais je ne peux pas parler d’amour fou non plus, parce que si le format « une heure » m’arrangeait bien, je ne pense pas qu’il arrange beaucoup les affaires du téléfilm lui-même, qui aurait certainement gagné à faire une petite demie-heure de plus, afin de vraiment plus se pencher sur la situation du personnage. Néanmoins, j’ai apprécié WaChiKi. Surtout à la fin, d’ailleurs, parce que j’ai mis un peu de temps à me faire à la façon dont c’était filmé…

Dans WaChiKi, la caméra est en mouvement permanent. Ce n’est pas qu’elle tremble, on est pas dans de la shaky cam, mais on dirait qu’elle flotte, et elle suit les personnages, les filmant sous des drôles d’angles parfois. Bref, elle bouge constamment, et moi à la base ça m’a un peu donné le mal de mer tout ça. Bien que je comprenne pourquoi cette technique a été choisie (enfin je pense, je suis pas dans la tête du réalisateur non plus). Les mouvements de la caméra font, déjà, qu’on n’oublie quasiment jamais sa présence. Je ne sais pas très bien comment l’exprimer (mes manques de connaissances se font sentir à nouveau, arf) mais on est toujours très conscients de notre rôle de spectateur. Et comme la caméra filme les personnages parfois de vraiment très près, et les suit comme les suivrait une personne, on a vraiment le sentiment que nous entrons dans leur intimité, les suivons dans leur maison, et observons des choses qu’on ne devrait pas voir. On se sent dans une position de voyeur, ce qui donne plus d’authenticité à ce qu’on regarde également. Par ailleurs, le personnage que nous suivons, Shuichi (Eita) est complètement perdu, en manque d’équilibre, et dans un malaise constant, si bien que finalement, la caméra flottante reflète sans doute bien la façon dont le monde lui semble tanguer autour de lui. Mais c’est vrai que même en comprenant l’idée, et en admettant d’ailleurs que ça fonctionne plutôt bien, vu que oui, j’ai eu cette impression de m’introduire dans l’intimité des personnages et de voir trembler le monda à l’instar de Shuichi, j’ai mis du temps à m’habituer, car j’avais du mal avec ce mouvant constant. En revanche, toujours niveau « présentation », j’ai tout de suite beaucoup aimé les couleurs et la lumière du téléfilm. Tout est rendu tellement… joli. En particulier Eita. Mais le reste aussi. Les noirs sont profonds, ce qui fait ressortir les couleurs, et WaChiKi a des contrastes prononcés qui me plaisaient, tout simplement. Oh, et j’ai aimé la musique aussi. Les chansons de Corinne Baily Rae sont très jolies (et ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu sa voix pour le coup), mais j’ai surtout aimé Train Train de Blue Hearts, chantée en karaoke à la fin, ainsi que lors de la scène où Shuichi course son père à vélo alors que celui-ci abandonne sa famille. Elle a quelque chose d’entrainant, comme si le chanteur voulait nous encourager, mais à la fois parce qu’il crie plus qu’il ne chante, il y a une petite note de désespoir dedans, ce qui, avec les paroles qui en gros veulent nous dire « le monde ne sera jamais parfait et toi non plus, mais fonce en avant et vis, parce que c’est ce que tu peux faire de mieux », s’accorde très bien avec WaChiKi et la quête de son personnage qui se cherche une direction dans laquelle aller de l’avant.

[Sur les rails] Watashi wa chichi ga kirai desu  私は父が嫌いです[Sur les rails] Watashi wa chichi ga kirai desu  私は父が嫌いです
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Le téléfilm commence sur ces mots : « Alors, je me suis mis à chercher ». Et se termine sur ces mots également. Et d’ailleurs ils sont aussi au milieu, parce qu’en fait le premier « Alors, je me suis mis à chercher » est suivi d’une série de flash-backs qui nous ramènent à cette première recherche. Et lorsque la recherche aboutit, le personnage se rend compte qu’il n’a pas fini de chercher, parce qu’il pensait être en quête de son père, mais une fois cette quête là « réglée », il est surtout en quête de lui-même. L’histoire est celle de Shuichi, donc, un enfant qui a été abandonné (lui et le reste de sa famille : sa mère et son petit-frère) par son père, et en a été traumatisé, au point d’avoir beaucoup de mal à créer des liens avec qui que ce soit. Il craint d’avoir été vraiment abîmé, et surtout d’être devenu son père (Eita joue à la fois Shuichi adulte, et son père quand Shuichi était enfant). Alors il se met en quête de son père, pour comprendre pourquoi il est parti, renouer un lien avec lui peut-être, voir ce qu’il est devenu des fois que ce soit son avenir à lui aussi, ou peut-être autre chose, mais je ne vous spoilerai pas la conclusion qu’il finit par atteindre. Le souci étant qu’en vérité, je ne peux pas dire grand-chose. L’histoire est plutôt « directe », et le téléfilm ne dure qu’une heure, donc si je ne veux pas vous spoiler les conclusions tirées par Shuichi, et la façon dont il trouve, ou ne trouve pas, une façon d’avancer, ben … je n’ai plus grand-chose à dire. Mais je dirai ceci : WaChiKi donne un peu l’impression d’être vraiment un échantillon très réduit de la vie de ce personnage. On ne vit qu’un tout petit bout de parcours avec lui, et comme on ne le voit pas beaucoup interagir avec sa famille, ses collègues, juste les gens autour de lui, c’est difficile de se rendre pleinement compte dans quel état est sa vie. Alors dans un sens, la présence limitée des autres dans ce téléfilm peut-être perçue comme l’illustration de la difficulté de Shuichi à créer des liens profonds avec son entourage, et à prendre les autres en considération, mais d’un autre côté, ça n’aurait quand même pas fait de mal de mieux voir comment ça l’affecte, parce que là on nous dit rapidement « oh, tu as été un enfoiré au travail, et notre vie de couple est un échec parce que tu ne communiques pas avec moi », mais on n’a rien vu de tout ça, donc c’est difficile de vraiment se faire une idée. Comme le point de vue emprunté est celui de Shuichi, on peut voir ça comme le personnage se prenant tout ça dans la figure sans avoir rien venu venir, et donc subissant un véritable wake-up call… mais je pense quand même que même une demie-heure supplémentaire n’aurait pas fait de mal au téléfilm, afin qu’on saisisse mieux la situation du personnage.

Au final, je conseillerais avant tout ce téléfilm aux amateurs.trices d’Eita comme moi. Je ne le trouve pas mauvais, mais je pense qu’on doit pouvoir trouver mieux développé sur des thèmes similaires … cela dit, j’ai bien aimé quand même, car je suis toujours ravie de regarder Eita évoluer dans de jolies couleurs. Et puis il était bon dans ce téléfilm (je sais, choquant), particulièrement lors de la grande scène de résolution karaokesque, j’ai trouvé. Donc yep, c’était pas une heure de perdue pour moi~

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