[Un happy end pour Cyrano] Watashi ni unmei no koi nante arienaitte omotteta わたしに運命の恋なんてありえないって思ってた

Publié le 28 Février 2017

 

Diffusé en 2016

 

Sur Fuji TV & KTV

1 épisode

Ecrit par Oshima Satomi

Réalisé par Hatano Takafumi (qui a notamment bossé sur BORDER, et BORDER c’est trop cool, en grande partie parce que c’est bien réalisé)

 

 

Avec :

Tabe Mikako  (Boku no Ita Jikan, Tokyo Bandwagon, etc) >>> Shirono Riko

Takahashi Issei (Dakara Koya, Nobunaga Concerto, W no Higeki, etc) >>> Kurokawa Soichiro

Et des gens moins importants

 

 

Dontesque ?

Riko est designeuse de jeux otome (des jeux de drague où on incarne une héroïne confrontée à plusieurs jolis jeunes hommes avec lesquels on peut vivre une romance) et est embauchée pour créer un jeu pour portable dans une entreprise dont Soichiro est le patron. Elle a tiré un trait sur l’amour, lui aimerait désespérément séduire la femme qu’il aime, mais n’a aucune idée de comment, et il demande à Riko de l’aider. OMG MAIS QUE VA-T-IL SE PASSER LE SUSPENSE EST INTENABLE.

 

~oOo~

Dans la grande tradition des dramas (ici, un SP, donc en gros un téléfilm d’une heure et demie) avec des noms à rallonge, aujourd’hui : Watashi ni unmei no koi nante arienaitte omotteta, ou "Je ne pensais vraiment pas vivre un jour un amour écrit dans les étouales", ou Watakoi, parce qu’il faut pas déconner non plus, nanmého. Un téléfilm que j’ai regardé parce qu’il a été traduit par Ara (et les sous-titres, relus par Maxqnz, sont ici), qui me l’a en plus recommandé pour le coup. Or elle et moi, on a des goûts en commun, et en l’occurrence, elle me l’a aussi conseillé parce que dedans, il y a un acteur que je kiffe, à savoir Takahashi Issei, sur lequel il va falloir que je me penche un de ces jours, parce que, bah, je l’aime bien, et parce qu’il a joué dans plusieurs trucs que je veux voir, et par ça je veux dire une floppée de drama scénarisés par Sakamoto Yuji (Mosaic Japan, Woman, Quartet, et bien sûr, Itsuka kono koi wo omoidashite kitto naite shimau ou KoiOmoNaShi, parce que… vous connaissez la chanson). Mais surtout Ara m’a dit « regarde, c’est adorable ». Alors j’ai regardé, et c’était adorable. Tellement adorable que je me sentirais franchement égoïste de ne pas partager ça avec vous. Parce que les bonbons (ou tasses de thé, ou doudous, ou ce que vous voulez) dramatesques, ça se partage (mais juste ceux dramatesques parce que sinon partager un bonbon c'est dégueulasse, et je démonte la face de quiconque s'approche de mes doudous :D).

Alors, clairement, Watakoi ne raconte rien de bien neuf ou de bien imprévisible. Faudrait vraiment faire un effort pour ne pas savoir tout de suite où le téléfilm veut en venir, et dès qu’il commence, on sait comment il va finir. La seule petite surprise qu’il m’a réservée est, à un moment donné, une décision du second rôle masculin, mais honnêtement c’est rapidement zappé (de façon limite cheloue d’ailleurs, mais peu importe… dans un autre drama, ou dans un autre film, j’aurais sans doute été dérangée par la façon dont c’est géré, mais dans Watakoi, je suis passée dessus rapidement… comme le téléfilm en fait). Donc nope, pas de surprises… mais je ne trouve pas que ce soit un problème. A un moment donné dans le téléfilm, notre héro accuse les histoires des jeux otome d’être trop répétitives, de n’être que des stéréotypes, et l’héroïne lui répond « Ce ne sont pas des stéréotypes, ce sont des ‘motifs’. Prenons le kabuki, par exemple. On y trouve de magnifiques éléments répétés, et améliorés au fil de longues périodes. Les pièces ont beau répéter les mêmes choses, est-ce que le public se moque ? Non, à la place, le public se réjouit, ravi d’en arriver à ces bons moments que tout le monde attendait ». Et sur le principe, je suis d’accord avec elle. C’est-à-dire que les clichés, ce qu’elle appelle des ‘motifs’, deviennent des clichés pour une raison : parce qu’ils plaisent au public. Et personnellement je ne vois aucun problème à utiliser des clichés (au premier, second ou trente sixième degré), pourvu qu’on s’en serve bien (il faut qu’ils soient adaptés à l’histoire, au public, et à l’époque, notamment). Parfois on peut s’en servir pour les retourner, pour commenter dessus (et si Watakoi ne fait pas de commentaire très poussé sur les clichés eux-mêmes, il parle en revanche un peu de leur utilisation), mais il est tout à fait possible de le faire sincèrement, parce qu’à mon sens, la nouveauté est une des choses que peut apporter une histoire, mais ce n’est pas la seule, et je ne la trouve pas obligatoire (même si généralement bienvenue, certes, car plutôt rare). Watakoi n’a rien de surprenant ou d’imprévisible, on connait l’histoire, mais ce n’est pas très important, parce qu’elle est racontée de façon engageante, et parce que le téléfilm a quelque chose à apporter à son public (enfin, à moi en tout cas, et bien sûr je ne représente pas le monde entier... juste sa meilleure partie :D) dans ce qu’il a de charmant, d’adorable, et de réconfortant.

Je ne sais plus où j’ai lu ça (parce que je suis une pauvre nulle qui n’a toujours pas pris l’habitude de garder les liens des trucs qu’elle dit sur internet T.T), mais dans un article sur « pourquoi revoit-on certains films cent fois ? », une personne dont je n’ai du coup le nom (again, I suck... et je sais que ça semble contredire ma parenthèse sur comment je représente le meilleur de l'humanité, mais whatever, humanity also sucks) avançait la théorie que revoir un film plusieurs fois, en finissant donc par en connaître les répliques, les dénouements, le rythme, etc par cœur, pouvait procurer au spectateur un sentiment de contrôle sur l’œuvre, et un contrôle rassurant, par rapport à une existence sur laquelle on n’a évidemment pas un contrôle parfait, parce que n’importe quoi peut nous tomber dessus n’importe quand. Et c’est pour cette raison (entre autres, certes), avançait cette personne, que beaucoup de gens ont tendance, lorsqu’ils sont déprimés, à revoir un film bien connu, où à se tourner vers des genres aux codes particulièrement arrêtés, plutôt que de se lancer dans l’inconnu total. Watakoi me fait un peu cet effet-là : c’est réconfortant parce que c’est familier, et ça marche parce que c’est bien foutu. Et on ajoutera à ça ce que dit l’héroïne à propos de ses jeux : les femmes (parce que c'est à elles que sont adressés les otome games créés) ne se tournent pas vers ses jeux stéréotypés parce qu’elles sont stupides (comme le héros crache au début), mais parce que souvent la réalité craint, et que l’espace d’un instant, c’est sympa de se réfugier dans quelque chose de plus agréable (et qui, dans le cas des otome games, tournent autour d’elles, en plus… encore qu’on pourrait se poser la question de la façon dont ils tournent autour d'elles…et qu’on pourrait aussi s’interroger sur à quel point l’abus de fantasie, selon les fantaisies en question, peut déformer les attentes de la réalité, mais on va se retenir, parce que c’est pas le sujet). Ben Watakoi, c’est ça aussi, une jolie petite fantaisie qui te donne la certitude que tout finira bien, avant d’effectivement se terminer bien (OMG LE SPOILER), et te laisser avec un sourire sur le visage, parce que l’espace d’une heure et demie, tu veux bien croire aux happy-ends, et aussi parce que l’amour c’est cool, et que c’est toujours agréable quand des gens sympas sont heureux (même si du coup, y a un personnage sympa qui est moins heureux que les autres, mais bon, le téléfilm nous montre qu’elle va quand même plutôt bien, alors ça va, j’ai la certitude qu’elle sera heureuse plus tard ).

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Bref, je m’exprime absolument comme un pied, et je m’en excuse, mais en gros, ce téléfilm m’a rendue toute heureuse à l’intérieur de moi-même, et j’apprécie. Puis j’aime bien le contexte de l’histoire, le coup des jeux otome. Déjà, moi, ça me fait rigoler parce que je traduis ce genre de jeux pour gagner ma vie, mais en plus c’est une bonne plateforme de jeu pour le téléfilm (qui du coup s’amuse, par exemple, à recréer des scènes, ou à faire endosser au héros le rôle de plusieurs stéréotypes de ce genre de jeux, dans le cadre d’une mission de reconnaissance) et puis ça lui permet aussi de s’auto-commenter en quelque sorte, et même d’annoncer en gros ses intentions, parce que l’héroïne dit qu’elle s’occupe de ces jeux pour rendre les gens heureux, et je pense que c’était aussi l’intention du téléfilm (enfin, ça et se faire de l’argent, of course, on vit pas non plus au pays des bisounours, faut pas déconner), ce qui est fort cool de sa part. Mais quand même, le plus cool dans tout ça, ce sont les personnages. Non parce que je vous parle de familiarité, de fantaisie, et tout, mais ça veut pas dire que je suis prête à kiffer n’importe quoi qui ait un happy-end et des clichés dedans, et si Watakoi m’a parlé, c’est déjà parce qu’il est écrit de façon amusante, ensuite à cause du contexte choisi, et puis aussi parce qu’il est visuellement chaleureux (j’aime beaucoup le café dans lequel les deux personnages se retrouvent la plupart du temps, c’est un endroit qui a l’air confortable et intimiste), mais surtout (genre à 80%) parce que les personnages sont écrits et joués tels qu’ils le sont, et que j’avais envie de regarder cette histoire leur arriver à eux.

Notre héros, Soichiro, est au début très brusque (faut dire qu’apparemment il n’a pas beaucoup socialisé dans sa vie), mais Riko, notre héroïne, a tôt fait de le remettre à sa place, et le drama rend rapidement Soichiro sympathique, faisant de lui quelqu’un de généralement maladroit et même naïf, mais ayant bon cœur, malgré quelques idées qui se devaient d’être corrigées (et le sont). Takahashi Issei est drôle et tout à fait adorable (mais sexy, aussi ! enfin en tout cas, perso, je trouve… l’ensemble noir lui va à merveille, et j’ai un faible pour sa voix, et aussi le reste de sa personne) dans ce rôle, et j’ai surtout aimé la rapidité avec laquelle le personnage remet son éducation sentimentale à Riko, et surtout l’appréciation qu’il a pour sa volonté de lui enseigner. Il y a des tas de scènes mignonnes dans ce téléfilm, mais si j’aime beaucoup, par exemple, la façon dont il lui dévoile tous les endroits secrets où il vient se réfugier dans sa solitude, ma favorite reste quand même le lendemain de nuit blanche où il a l’air absolument ravi de s’être fait sa première amie, la première personne avec qui il puisse vraiment partager (il parle de « première amie de sexe féminin », mais euh, vu ce qu’on voit et ce qu’on nous dit de sa vie sociale, ça a surtout l’air d’être sa première amie, tout court), un sentiment qui étonne Riko, mais qu’elle partage évidemment. Ils s’entendent en fait finalement très vite, très bien, et moi je trouve ça cool, parce que du coup ils se sont appréciés et je les ai appréciés en tant qu’amis même avant toute notion de romance entre eux. Bon, mais si j’ai kiffé Soichiro, et fangirlisé tout mon saoul parce que c’est dans ma nature et QUE J’Y PEUX RIEN BORDAYL (et c’est très bien, en fait), je crois que j’ai encore plus apprécié Riko. En grande partie parce que Take Mikako (que j'ai pas vue dans grand-chose, mais je l'ai aimé dans tout ce dans quoi je l'ai vue) est au moins aussi adorable que son partenaire, et surtout talentueuse, ce qui a fait qu’elle a quand même bien, bien réussi à me serrer le cœur, voire même à me faire verser une larme, parce que je suis une sale faible (mais ça aussi, c’est très bien) et qu’elle avait volé mon cœur, si bien que même si je savais que tout allait bien se terminer, ben ça me faisait mal de la voir avoir mal. Et puis à côté de ça, je trouve Riko sympathique, parce que j’apprécie surtout qu’elle s’affirme. Au début, quand Soichiro rabaisse les jeux qu’elle créé, elle s’insurge. Quand il vient lui demander de l’éduquer, elle critique son attitude sans détour, lui reprochant notamment la façon intrusive dont il s’est invité devant chez elle. Et il y aussi une scène assez improbable (mais osef, c’est une fantaisie, et ça passe) mais tout à fait satisfaisante (encore qu’elle aurait pu l’être plus sans l’intervention d’un personnage en particulier, mais ça enlève rien à la bad-assatitude de Riko) à une réunion d’ancien élèves, que je ne vous spoile pas, mais qui a été mon moment « fuck yeah » du téléfilm. Encore plus que la happy-end, en fait.

Non franchement, Watakoi, c’était cool (je sais que j’abuse de ce mot… et je vais continuer :D). Je vais pas vous le vendre comme un chef d’œuvre qui va révolutionner votre vie, parce que ce n’en est pas un, mais c’est un téléfilm adorable et mignon comme tout, qui finit bien, avec des personnages attachants et des acteurs tout choupis (et sexy, aussi).  Donc, yep, c’était cool (je vous avais prévenus), et ça m’a rendue toute happy de l’intérieur, alors je fais tourner, parce que quelque part, au fond, même si ça va contre tous mes instincts, je vous aime bien (un peu… )(non parce que vous êtes bien sympas, mais j'ai déjà une tonne de bishos à kiffer, et y a un moment donné, mon coeur c'est pas un TARDIS non plus).

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