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Sorti en 2012

Réalisé par Miki Takahiro

Ecrit par Yoshida Tomoko

D’après le manga d’Obata Yuki

 

Avec :

Ikuta Toma (Osozaki no Himawari, Ouroboros, Prophecy, etc) >>> Yano Motoharu

Yoshitaka Yuriko (Love Shuffle, Gravity’s Clowns, Tokyo Dogs, etc) >>> Takahashi Nanami

Takaoka Sousuke (Crows Zero I & II, Aoi Haru, Rookies, etc) >>> Takeuchi Masafumi

Motokariya Yuika (Wild 7,  Swing Girls, etc) >>> Yamamoto Yuki

 

 

Dontesque ?

Au lycée, Nanami fait la rencontre de Yano Motoharu, un jeune homme au passé douloureux, et en tombe amoureuse. Des années plus tard, alors qu’ils sont apparemment séparés, elle repense à leur histoire.

 

~oOo~

Okay donc je suis clairement dans une phase « Ikuta Toma », haha. Après ce film-là (et sa suite) promis, je m’arrête (même s’il va me manquer T.T). Mais en l’occurrence, j’étais également curieuse de voir ce que donnerait ce film, parce que je me souvenais avoir vu l’anime il y a longtemps, et que j’avais envie de voir ce que le film en ferait. Pour être franche, je n’avais pas vraiment aimé l’anime, il y a toutes ces années. Il me semble que je m’étais ennuyée devant. Mais j’avais le sentiment que j’apprécierais peut-être mieux cette histoire maintenant, parce que c’est une histoire très nostalgique (le titre signifie « Nous étions là », c’est une bonne indication) et que j’apprécie mieux ce genre d’ambiance à présent que, tout simplement, j’ai plus l’âge de comprendre ce qu’est la nostalgie (parce que c’est vrai qu’à 17 ans, c’est chaud d’être nostalgique de ton adolescence). Et d’ailleurs, en effet, j’ai vraiment bien aimé ce film, et c’est en majeure partie grâce à son ambiance. Parce qu’honnêtement, je n’ai pas trouvé l’histoire en soi si passionnante que ça. Mais voilà, j’aimais le ton du film, et sa présentation.

Ce film est tellement, tellement joli, c’est fou o.o Tout le long, on a le sentiment de regarder une version vraiment embellie de la réalité, et c’est bien évidemment l’idée, puisqu’on ne suit pas en direct l’histoire de Nanami, mais qu’elle la raconte des années plus tard, et embellit très certainement les choses en les voyant d’un œil nostalgique. Du coup, tout est plus joli, et ça fait plaisir à mes yeux. Et je ne sais pas si c’est que je me souviens inconsciemment d’images de l’anime, mais on a vraiment le sentiment, lors de certaines images en particulier, de voir un manga prendre vie. Par exemple :

Je peux tout à fait visualiser à quoi ressemblerait la case de manga. Et cela me plait beaucoup. Le réalisateur s’est occupé d’autres adaptations de manga, et je dois dire que j’ai bien envie de voir ce qu’il en a fait. En particulier, il a réalisé l’adaptation de Blue Spring Ride, dont j’avais beaucoup apprécié la version anime (oui, je suis cette personne qui regarde les animes plutôt que de lire les mangas :D Idgaf \O/) pour sa douceur visuelle, si bien que je serais curieuse de voir ce que Miki Takahiro en a fait, parce que Bokura ga ita, est d’une douceur visuelle incroyable, justement. J’aime énormément la mélancolie qui se dégage des images. Nanami regarde en arrière, et on sait dès le début que son couple avec Yano n’a pas fonctionné (les premières lignes du film étant adressées à Yano et lui demandant où il est, ce qu’il fait, s’il est amoureux de quelqu’un d’autre) si bien qu’il y a quelque chose de très doux-amer à tout le film, puisqu’on sait que l’histoire d’amour ne va pas durer. Mais j’ai justement adoré toute cette ambiance qui m’a rapidement embarquée, et m’a bercée jusqu’à la fin tandis que je me régalais les yeux. Même si, au début, j’ai eu un peu de mal avec la narration de Nanami. Enfin, c’est pas que la narration elle-même soit mauvaise, mais parfois, elle nous disait des choses qu’on aurait dû voir et ressentir plutôt. L’exemple le plus marquant, pour moi, c’est celui où elle rencontre Yano pour la première fois, et ressent aussitôt de la compassion pour lui, parce que, comme elle nous le dit en voix-off : « il avait l’air d’être sur le point de s’effondrer ». Sauf que… ben… non. Non, il n’en avait pas l’air, mais elle nous le dit, et je pense vraiment que ça aurait dû passer par le jeu des acteurs et la mise en scène, plutôt que par une narration nous racontant les sentiments des gens. D’autant que ce n’est pas comme si le casting et la mise en scène en étaient incapables ! J’ai déjà dit le bien que je pensais de la présentation du film, mais le casting est également bon. Encore que carrément trop vieux… L’actrice, ça passe (d’autant que je comprends qu’il fallait qu’elle soit plus vieille que 17 ans, vu qu’après ça on va la voir quelques années plus tard dans la vie active), mais Ikuta Toma a 28 ans, soit 11 ans de plus que son personnage, et ça se voit. En revanche, je dois dire que si le film avait été réalisé 6 ans plus tôt, c’est exactement lui que j’aurais imaginé dans ce rôle… et souci d’âge mis à part, il s’en sort bien, de même que Yoshitaka Yuriko est absolument adorable dans le rôle de Nanami. Et heureusement, la narration s’estompe assez rapidement, laissant le reste du film parler pour lui-même. Néanmoins, il n’en reste pas moins que le film emprunte le point de vue de Nanami, et ça pose un autre petit souci.

[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇
[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇
[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇
[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇

Nanami raconte l’histoire, ou plutôt, elle se perd dans ses souvenirs, et en l’occurrence, elle repense à Yano en particulier. Elle ne repense pas vraiment à une partie de sa vie, à une époque, mais à Yano, et cela signifie que tout le film tourne autour de lui. De ses problèmes, de sa vie, de ce qu’il aime, et n’aime pas, de son passé, de sa relation avec sa famille, etc. Nanami repense aussi un peu au second rôle masculin, Takeuchi, parce qu’il a à voir avec Yano et parce qu’il fait avancer leur relation (et au passage, j’ai bien aimé Takeuchi ! Là où Yano a un sérieux complexe du « nice guy », Takeuchi pense aussi qu’il serait meilleur pour Nanami parce qu’il la traiterait mieux, mais il a le bon goût de ne pas avoir le sentiment qu’on lui doit quoi que ce soit, et de faire confiance à Nanami pour déterminer ce qu’elle veut), mais au final, on se retrouve à ne savoir quasiment rien de Nanami. On en sait plus sur Takeuchi et sa famille que sur celle de Nanami ! On ne sait pas comment ça se passe entre la jeune fille et ses parents, on ne sait quasiment rien de ses ami.es à elle, on ne sait pas ce qu’elle aime faire dans la vie, on n’a aucun aperçu de sa vie avant ou en dehors de Yano, queudale. Je comprends pourquoi, parce que mettons que vous repensiez à un ami du lycée, vous repenseriez à lui, pas à votre situation familiale à l’époque, mais je pense que ça aurait été vraiment bien que le personnage de Nanami soit étoffé, parce qu’arrivée à la fin du film, je ne savais quasiment rien d’elle, sinon que c’est une fille choupie, pas forcément douée à l’école, qui aime Yano. Du coup, je suis contente qu’apparemment (d’après le teaser annonçant le second film à la fin du premier) le second volet soit parti pour nous parler d’une Nanami séparée de Yano, parce que j’aimerais bien apprendre à la connaître moi ! D’autant que pour l’aperçu qu’on en a, je l’ai trouvée attachante. Bon, il y a un ou deux moments où je l’ai trouvée peu raisonnable, mais elle était jeune et immature en même temps (c’est l’idée après tout), et dans l’ensemble, elle était mignonne, c’est juste qu’on n’en sait pas grand-chose de plus.

Le film est complètement centré sur Yano, donc. Ce qui signifie qu’il faut que le personnage soit quand même un minimum intéressant et/ou attachant. Et… il est attachant, okay. Mais… pas tout le temps ? Yano est un jeune homme très abîmé à l’intérieur, qui a une sérieuse peur de l’abandon, et aussi des problèmes de confiance, ce qu’il cache sous des plaisanteries, un sourire, et une nonchalance feinte. A première vue, c’est quelqu’un d’agréable, qui attire tout de suite la sympathie (et en même temps, il est interprété par Ikuta Toma, et c’est très dur de ne pas ressentir un minimum de sympathie pour Ikuta Toma) et semble respirer l’assurance et la joie, mais on se rend rapidement compte que le tout n’est qu’une carapace. Et mettons qu’il y a des passages un peu… alarmants. Dès sa première rencontre avec Nanami, par exemple, elle lui demande ce qu’il ferait si sa petite-amie le trompait, et il chope la gorge de Nanami avec un « je la tuerais ». Bien entendu, il balaye ça d’un revers de la main, disant qu’il plaisantait, mais même s’il plaisantait réellement, choper la gorge des inconnus en faisant semblant de les étrangler, c’est pas un truc à faire. Après ça, on a droit au classique « et que je t’attrape par le poignet », mais aussi à des petites lignes en passant, comme lorsqu’il lui demande de ne pas parler de Takeuchi quand ils sont ensemble. Je comprends le principe de jalousie, mais quand on assemble le tout, Yano a un comportement qui montre des premiers signes inquiétants, et si je me sentais désolée pour lui de tout ce qu’il avait sur les épaules (notamment vis-à-vis de sa mère), j’étais aussi un peu le cul entre deux chaises, parce que j’avais parfois très envie de le prendre dans mes bras, mais à d’autres, je me disais que ce serait sans doute pour le mieux que Nanami et lui finissent par se séparer. Et c’est peut-être exactement ce que voulait le film d’ailleurs : après tout, ils finissent effectivement par se séparer, on le sait depuis le début, et qui sait, peut-être que le propos de Bokura ga ita, partie 2,  sera que Yano était trop jeune et immature dans la partie 1, et avait besoin de régler ses soucis, de grandir et revoir son attitude (parce qu’il y a l’affaire « Nana » aussi… dans laquelle pas mal de choses m’ont dérangée, notamment dans la façon dont le film appuie un peu trop sur le statut de « victime » de Yano, mais je ne veux pas spoiler, et ce sont des révélations importantes), avant de pouvoir (ou non) retrouver Nanami et avoir une relation qui fonctionne avec elle, ou qui que ce soit d’autre. Après tout, il part effectivement avec l’idée de devenir un adulte !

Bref, j’ai mes soucis avec l’écriture et l’histoire. Pour le moment. Ca va un peu dépendre de ce que fait le second film, les deux ayant vraiment été conçus pour être regardés comme un tout (ils ne sont d’ailleurs sortis au cinéma qu’à un mois d’intervalle). En tout cas, le fait est que, malgré mes réserves vis-à-vis du fond, j’ai quand même bien aimé les personnages, et je n’ai pu m’empêcher d’adhérer à 100% à la forme, si bien que j’étais toute ravie devant mon écran, me suis impliquée dans le film, et ai ressenti les émotions avec les personnages, grâce au ton, à l’ambiance, et au casting qui est bon, à défaut d’avoir le bon âge. Et maintenant, je suis très impatiente de regarder le 2, et vous avoue avoir également très envie de m’enfiler plein d’adaptations de shoujo… (je vais bouffer du Yamazaki Kento comme c’est pas permis du coup o.o sérieusement, que ce soit Orange, Your Lie in April, One week friends, L-DK, No longer heroins, Love for beginners, Wolf girl and black prince… IL EST DANS TOUT o.o)

[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇
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[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇
[A nos moments ensemble] Bokura ga Ita Pt. 1 僕等がいた 前篇
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