Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Sorti en 2014

Réalisé par Hwan Dong Hyuk

Ecrit par Shin Dong Ik, Dong Hee Sun, Hong Yoon Jung & Hwang Dong Hyuk

 

Avec :

Shim Eun Kyung & Na Moon Hee >>> Oh Mal Soon / Oh Doo Ri

Jin Young >>> Ji Ha

Park In Hwan >>> M. Park

Lee Jin Wook >>> Seung Woo

Sung Dong Il >>> Hyun Chul

Hwang Jung Min >>> Ae Ja

Kim Seul Gi >>> Ha Na

 

Dontesque ?

 

Une grand-mère ayant récemment perdu les faveurs de sa famille retrouve le corps de ses vingt ans.

 

~oOo~

Cela faisait un petit temps que ce film était sur ma liste de choses à voir, ayant une très bonne réputation dans mon entourage en général. En particulier, les gens ne tarissaient pas d'éloges sur l’actrice principale, et ça ne pouvait que me rendre curieuse. D’ailleurs, maintenant que j’ai vu le film, je peux me joindre aux louanges : oui, Shim Eun Kyung est très bonne, en effet. Et le film est très agréable également, encore que j’aurais sans doute pu l’apprécier plus que ça n’a été le cas, et que je ne pense pas l’avoir aimé autant que tous les gens dont j’ai vu traîner l’opinion dans mon cercle social. Mais j’ai quand même aimé le film : j’ai été émue, j’ai pleuré un peu, j’ai rigolé, et je suis restée sur un sentiment de joie fort agréable ! Et puis en plus, si je savais que les gens avaient généralement beaucoup aimé ce film, je m’étais toujours tenue à des avis très « vagues », si bien que je n’avais pas de détails sur Miss Granny, et j’ai eu la bonne surprise de trouver des tas d’acteurs que j’aime bien au casting, dont un caméo fort sympathique à la fin que je ne vous spoilerai pas, et Jin Young (des B1A4) que j’aime d’amour, et que j’étais toute ravie de voir là-dedans (et oui, il est absolument adorable dans ce film, parce que Jin Young = love). Cela dit ma plus grande et meilleure surprise a été de découvrir que ce film avait un élément musical : Ji Ha, le personnage de Jin Young et petit-fils de l’héroïne, a un groupe de musique, pour lequel notre héroïne, chanteuse douée, va se retrouver à chanter, et Lee « Nyou » Jin Wook a  également un rôle principal, en tant que producteur d’émission musicalet. Donc yep, la musique joue un rôle essentiel dans ce film.

Et je trouve que c’est une bonne idée, d’ailleurs. Parce que Miss Granny, ça parle beaucoup de relations entre générations, et la musique c’est un très bon moyen d’aborder le sujet, vu qu’elle évolue, et qu’elle est parfois très représentative du fossé qu’il peut y avoir entre les jeunes et leurs ainés qui parlent de « la musique d’avant ». J’aimais donc beaucoup l’idée de voir l’héroïne, notre grand-mère rajeunie, chanter pour le groupe de son petit-fils, parce que pour elle, la musique du jeune homme, c’est juste du bruit, mais pour lui, les musiques d’avant, ce serait peut-être démodé, et réunir les deux musiques serait réunir les deux générations. Sauf que ça ne se passe pas tout à fait comme ça. Plutôt que de réunir les deux musiques, il s’agit plutôt de dire que la musique d’avant, c’était mieux. La musique moderne n’est représentée que par des idoles qui ont le look mais ni l’âme ni le talent, et par le groupe de Ji Ha, avec leur maquillage à la KISS, et dont la musique est présentée comme, justement, du bruit. Ils n’auront du succès qu’à partir du moment où Oh Doo Ri (notre héroïne sous son nouveau nom undercover) les rejoindra et leur fera jouer un autre style de musique, parce qu’elle leur fait reconnaître que leur musique à eux ne racontait rien et ne touchait personne. C’est pas que je sois contre une petite pique à l’égard de l’industrie des boys/girls bands, ou à l’égard de groupes qui « posent » la rébellion plus qu’ils ne la vivent, mais en gros le film nous montre que la musique et les artistes d’aujourd’hui = sans âme, la musique d’avant = mieux, et j’aurais bien aimé un peu de nuance quand même, parce que je refuse de croire que toute la musique d’aujourd’hui est vide de sens, de passion ou d’intérêt (parce que c’est faux, même au sein de l’industrie très commercialisée des boys/girls-bands).  C’est néanmoins le point de vue du film apparemment, et celui du personnage de Nyou, qui ironiquement, en cherchant à retrouver un peu de l’âme d’antan, la fait passer à la moulinette et la rend aussi fade que la musique qu’il déteste. Non, sérieusement, après qu’il ait pris le groupe de Ji Ha sous son aile, la chanson qu’il leur fait sortir à la fin est la plus impersonnelle, la plus vague, la plus fade, et la seule qui ne m’a rien fait ressentir du tout, alors même qu’elle était censée être le point culminant du film. Ce qui est fort dommage. Mais ça, à la limite, c’est quelque chose que je peux croire : que forcer quelqu'un à écrire quelque chose pour correspondre à autre chose que sa propre personnalité au lieu de le laisser écrire ce qu’il veut lui retire de son identité et de son intérêt. Ok. N’empêche que pour un film feel-good, dans lequel la musique est censée rassembler les gens et les faire triompher, je trouve la progression assez triste : la musique des jeunes d’aujourd’hui n’a pas d’âme et n’est que du bruit, donc on ramène la musique d’avant pour les faire taire et leur faire faire de la vraie musique, et au final tout le monde passe dans l’industrie et toute identité est perdue de toute façon… #latristesse

Cela dit, j’ai dit que l’élément musical avait été une excellente surprise, et ça en reste une. Parce que malgré tout, la famille s’est quand même réunie autour de la musique, et même si la dernière performance m’a déçue, parce que je m’attendais au moment culminant et que « bof », en gros, les autres scènes musicales m’ont toutes charmée, et ont été mes scènes favorites du film, parce qu’aucune ne m’a laissée indifférente. La première, la chanson « de la pluie » est celle où pour la première fois j’ai senti le charme du personnage principal, et je suis tombée amoureuse de sa voix avec le reste des personnages. La seconde, celle où elle chante une chanson toute gaie avec nos rockers en herbe m’a collé un sourire immense sur le visage (en fait j’ai même éclaté de rire en voyant nos rockers chanter les « doubidou ba ») et celle qui nous montre les flash-backs de son passé difficile et de la façon dont elle a élevé son fils, m’a foutu les larmes aux yeux. Il y a de très belles scènes de chanson dans ce film, elles sont pleines d’émotion, et je me les suis passées et repassées, parce que je les adore. C’est con que la progression et le point de vue soient ce qu’ils sont, parce que ces scènes sont toutes belles. Par contre c’est un peu triste, mais je dois avouer que si je les ai autant aimées, c’est aussi parce que dedans, l’héroïne se calmait.

[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀
[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀
[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀
[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀[Une deuxième chance de vivre] Miss Granny  수상한 그녀

Comme je l’écrivais dans l’introduction, je n’ai pas tout à fait aimé le film autant que j’aurais pu, et si je mets ça un petit peu sur le compte de ce dont je vous ai parlé jusqu’ici vis-à-vis de la musique, c’est aussi en grande partie parce que j’ai un peu bloqué sur l’héroïne, je n’ai pas réussi à l’aimer à fond, une des raisons étant qu’elle est super bruyante. Et moi, j’ai souvent du mal avec les personnages bruyants. Je ne blâme pas du tout l’actrice : Shim Eun Kyung fait exactement ce qu’on lui demande de faire, et elle le fait parfaitement. Elle arrive avec beaucoup de brio à reproduire l’attitude du personnage pré-rajeunissement, et je n’ai aucun reproche à lui faire, simplement, c’est une question de préférence personnelle, j’ai du mal avec les personnages qui gueulent, et elle gueule pas mal, comme beaucoup d’ahjummas et halmeonis (ce qui explique pourquoi j’ai souvent du mal à apprécier ces personnages, en particulier dans les dramas, d’ailleurs : j’ai un souci avec le niveau sonore, et le besoin qu’elles ont de crier tout le temps). Comme une grande partie de la comédie naissait du décalage entre son apparence jeune et son attitude bruyante d’halmeoni/de grand-mère, forcément, y a une partie de la comédie qui n’a pas fonctionné sur moi du tout. Et l’autre souci, mon autre blocage vis-à-vis de ce personnage, c’est qu’elle n’est pas juste bruyante, elle est aussi complètement sans-gêne.

Le fils de notre héroïne est un professeur d’université dont le sujet de prédilection est la condition des seniors dans son pays, et après une introduction nous expliquant, via une comparaison femmes/ballons, que plus les femmes vieillissent, plus on cherche à s’en tenir loin et les mettre à l’écart, on entre dans la salle de classe du fils qui parle de discrimination anti-seniors, ou ageism, en anglais. Il fait faire à ses élèves la liste de tous les stéréotypes qu’on associe aux vieilles personnes, et progressivement, ces stéréotypes se font de plus en plus négatifs : les vieux sont lents, ils sentent mauvais, ils sont sans-gêne… « Vous êtes cruels » leur dit leur professeur « vous pensez que vous ne vieillirez jamais ? ». Et le film, je pense, vise à nous montrer que si on ne s’arrêtait pas aux stéréotypes, les vieilles personnes auraient quelque chose à nous apporter si on les écoutait plus : c’est ce qui arrive pour Ji Ha dont la vie s’améliore nettement avec sa grand-mère activement dedans. Jusque-là, ça va. Mais je pense que le film veut nous dire que les personnes âgées sont super, via son héroïne qu’on est censé beaucoup apprécier, qu’on est censé trouver drôle et charmante, sauf que sur moi ça n’a pas tout à fait fonctionné. J’ai eu de la compassion pour elle à certains égards : son petit-fils la voit clairement en partie comme un porte-monnaie sans fond, et oui, elle a eu une vie très difficile, dans laquelle elle s’est sacrifiée à tous les tournants pour son fils. Non seulement elle s’est sacrifiée (et les flash-backs m’ont fait pleurer à l’intérieur de moi-même), mais en plus son amour est tellement immense qu’elle referait tous les sacrifices à nouveau si elle devait tout reprendre à zéro. Là, elle m’a vraiment touchée, et j’ai eu de la compassion pour elle, à sentir qu’elle était triste de se voir mise à l’écart par une famille pour laquelle elle a tant donné et donnerait encore sans hésiter. Et puis, oui, c’était touchant aussi de la voir avoir une seconde chance de vivre tout ce qu’elle n’avait pas pu vivre, parce qu’elle devait se battre pour élever son fils et survivre.

Mais, à côté de ça, il y a des tas de choses qui m’ont dérangée, notamment la façon dont elle traitait la femme de son fils, martyrisant la pauvre femme jusqu’à ce que celle-ci se retrouve à l’hôpital, craquant sous le stress et la fatigue. Quand tu harcèles quelqu’un au point que cette personne se retrouve à l’hosto, c’est qu’il y a clairement un souci (et même sans ça, y en avait un, mais dans le genre wake up call, ça devrait se poser là). Néanmoins, à aucun moment l’héroïne ne se remet réellement en question. A aucun moment elle ne s’excuse. Et je veux bien qu’elle se soit sacrifiée pour sa famille, mais ça ne lui donne pas vraiment le droit de harceler un autre être humain. Et pour moi le rajeunissement du personnage n’a fait que souligner à quel point son comportement est… de malpoli à simplement inacceptable. Nyou (et le film) a l’air de trouver très drôle le fait qu’elle commence à parler très fort à une inconnue dans le métro de l’allaitement de son bébé, de ce qu’elle devrait faire, et de la qualité de son lait maternel, mais non, je suis désolée, la dame était clairement gênée et l’héroïne aurait dû s’arrêter, de même que frapper son petit-fils à plusieurs reprises pour le corriger, quand c’est subitement une jeune femme qui le fait et pas la « grand-mère aimante corrigeant le gamin », on se rend vraiment compte que c’est pas normal (ou en tout cas, pour moi, ça passe pas). Je suis évidemment contre la discrimination dont les personnes âgées sont victimes, je compatis à la peine de l’héroïne qui se sent de plus en plus à l’écart, et qui voit sa vie approcher de sa fin en ne l’ayant pas vécue pour elle-même, … mais pour moi, ne pas discriminer contre les personnes âgées, c’est les aborder comme des personnes, pas comme des « vieux », les traiter avec le même égard que j’offrirais à n’importe quel être humain, mais ça veut pas dire tout excuser, et le comportement de l’héroïne est mal passé pour moi, à plusieurs reprises. C’est peut-être un truc culturel, mais voilà, j’ai été freinée dans mon appréciation du personnage, et donc du film, à cause de tout ça.

Mais j’ai malgré tout bien apprécié le film, parce que malgré qu’il ait sa facette mélancolique, et quelques trucs tristes sans doute pas voulus (la progression du groupe de Ji Ha), il est drôlement feel good, et moi j’aime bien me sentir bien. Miss Granny a une présentation très lumineuse, pleine de bonne humeur (et de jolies robes colorées, ainsi que d’une ombrelle que je veux… maintenant… tout de suite), et un casting très bon, drôlement sympathique, et c’est vrai que Jin Young illumine mon écran d’adorabilitude (oui), ce qui me collait un sourire sur le visage tout le temps. D’autant que la relation entre Ji Ha et sa grand-mère incognito était de toute façon choupie comme tout, même si c’était un peu chelou de se dire que le jeune homme avait un crush sur sa grand-mère (mais c’est pas fait de façon glauque du tout). Et puis il y a le vieux monsieur amoureux de l’héroïne qui la connait depuis toute jeune, et lui aussi, c’est un personnage vraiment sympathique, dont l’attachement loyal à notre personnage principal est très joli. Bien que la comédie n’ait pas toujours fonctionné sur moi, il y a quand même des scènes où j’ai ri, et beaucoup de scènes qui m’ont touchée, avec quelques mini-torrents de larmes à la fin, avant que je me remette à sourire, ouf.  Le film n’a pas été le coup de cœur de ma vie, donc, mais j’ai passé un moment agréable devant.

Toutes préférences personnelles mises de côté (autant que possible, c'est-à-dire), je pense que Miss Granny aurait pu être meilleur qu’il ne l’est, parce que certaines choses me semblent maladroites (la façon dont la musique moderne rencontre la musique plus vieille, et la façon dont est abordée le comportement de l’héroïne vis-à-vis de sa belle-fille en particulier) mais il y a des moments forts, un très bon casting, une jolie cinématographie, de la belle musique, de l’émotion, et le film donne le sourire. Après il y a la question du volume sonore de l’héroïne qui m’a dérangée, mais si vous, ça ne vous fait rien, alors vous aimerez sans doute le film plus que moi. Sur ce, je m’en vais revoir les scènes musicales. Enfin sauf une, quoi.

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma Asiatique, #Corée du Sud, #Miss Granny, #2010s, #2014, #Hwang Dong Hyuk, #Shin Dong Ik, #Dong Hee Sun, #Hong Yoon Jung, #Shim Eun Kyung, #Na Moon Hee, #Jin Young, #Park In Hwan, #Lee Jin Wook, #Sung Dong Il, #Hwang Jung Min, #Kim Seul Gi, #Comédie, #Drame, #Tranche de vie, #Famille, #Fantastique, #Musical, #Feel good

Partager cet article

Repost 0