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Diffusé en 2016

Sur NTV

9 épisodes

Réalisé par Nagumo Seiichi & Tsumakoto Renpei

Ecrit par Ozaki Masaya

D’après le manga de Tanaka Meka

 

Avec :

Fukushi Sota >>> Tsutsumi Madoka

Tsuchiya Tao >>> Aguma Sachi

Kadowaki Mugi >>> Ogawa Chisato

Suzuki Ryohei >>> Nabeshima

Kokone Hamada

 

Dontesque ?

Un jeune homme se retrouve subitement doté de la capacité de voir les fantômes, et il est engagé par une faucheuse en costume de lapin rose pour seconder Aguma Sachi, une jeune femme possédant le même pouvoir, et qui aide les âmes des morts à régler leurs affaires dans les 49 jours de deuil afin qu’elles puissent passer dans l’au-delà, au lieu de se transformer en esprits malfaisants.

 

~oOo~

Continuons sur la route des Jdramas. Après avoir regardé TRICK, j’ai eu envie de regarder un Jdrama que j’avais repéré l’année dernière, mais n’avais finalement pas pu regarder, parce que le ratio nombre de séries à regarder/temps disponible est beaucoup trop élevé. Si vous vous demandez ce qui m’attirait dans ce drama, il y avait essentiellement trois raisons, qui de la moins principale à la plus principale, donnent : 1/ Fukushi Sota (il n’est pas très bon acteur, mais il est mignon, et je suis superficielle) 2/ il y a plein de rose sur l’affiche, et le rose, c’est le bien 3/ le synopsis. Parce que le synopsis que j’avais lu commençait par « un étudiant croise un lapin rose géant se battant avec un vieil homme ». Honnêtement, je n’avais pas lu la suite. Lapin rose géant = instant win. D’ailleurs si j’ai bien un reproche à adresser à Donnie Darko, c’est que le film aurait été largement meilleur si son lapin annonciateur de fin du monde avait été rose. De façon générale, je pense que le rose devrait être la couleur officielle des lapins, ainsi que de tous les animaux, race humaine comprise. MOAR PINK. Même si après, c’est sûr que les textes d’Edith Piaf perdraient en impact. Bref. Quelle n’a pas été ma déception, en me rendant compte qu’en fait le gros lapin géant n’était pas vraiment un lapin, mais un mec dans un costume de lapin ! Je veux dire, oui, bien entendu, je voyais bien sur l’affiche que leur lapin n’était pas anatomiquement correct (parce qu’il n’a pas les dents qui dépassent, donc c’est flagrant) mais j’espérais que dans le drama, ce serait un vrai lapin rose géant. En fait non, c’est un shinigami (une faucheuse, pour résumer) dans un gros costume de lapin (parce que tout de suite, ça fait plus sérieux quand on va annoncer aux gens qu’ils vont mourir… mais il a pas le choix : ordre des supérieurs ! … prétend-t-il…) et non seulement ça, mais en plus (et là effectivement l’affiche est claire) il reste un personnage secondaire, donc s’il est là dans tous les épisodes, donne les cas de la semaine aux personnages principaux, et intervient dans les affaires, la série tourne véritablement autour de Madoka et Sachi, deux humains formant un duo mal assorti qui va apprendre à s’entendre (et peut-être même s’aimer ? :O) tandis qu’ils vont de cas en cas, jusqu’à la grande résolution du fil rouge qui les touche plus personnellement OMG TROP DE JAMAIS VU JE SUIS PERTURBEE DEDANS MOI.

 

… Non, je rigole, mais en vrai, j’ai bien aimé Omukae Death. Le format, c’est juste un format, un point de départ, et on peut faire des trucs super dedans (genre SPEC.. regardez SPEC ! Ou Unfair… regardez Unfair !), en en sortant progressivement ou pas. Cela dit, j’irais pas appeler Omukae Death super non plus. Mais c’était sympa.

Le drama entre effectivement dans la case « un épisode = une enquête + fil rouge on the side » et en conséquence, il a un peu de cet aspect formulaïque qui a tendance à me déranger dans la plupart des Jdramas de ce type, parce que ça peut rapidement devenir répétitif. Néanmoins, si Omukae Death a ses étapes récurrentes, eh bien, finalement, ça évolue quand même d’un épisode à un autre, et il y a moins d’étapes figées que le début ne le laisserait le croire. Au bout d’un moment, le seul vrai truc immuable c’est que Madoka, qui a cette capacité, laissera un fantôme posséder son corps pour communiquer avec le monde vivant un instant, avant de « monter au ciel », dans un grand moment sentimental. C’est léger comme nombre d’étapes obligatoires, et je n’ai donc, petit à petit, plus senti de pesanteur causée par la structure des épisodes. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai ressenti aucune pesanteur. Parce qu’à la place, il y en avait une au niveau du ton. Je crois que je m’étais attendue à un drama plus comique à cause du synopsis (enfin, de ma lecture partielle du synopsis, soyons honnête, ne mettons pas ça sur le dos de l’auteur du résumé) donc ça a peut-être joué, mais surtout, le drama parle de mort, donc oui, il a clairement des éléments comiques, mais il a également sa grosse part de mélancolie, de douce amertume, forcément. Sauf que c’est fait de façon pas toujours très fine, avec pas mal de sentimentalisme, les histoires des fantômes étant là plus pour nous tirer des larmes (parfois superficiellement) que pour nous parler d’eux (pas que faire les deux soient impossibles)… et je me suis longtemps demandée pourquoi ça me faisait cet effet. Pourquoi Omukae Death me semblait un peu lourd quand il voulait me tirer de l’émotion, et pas quelque chose comme Loss Time Life (que je vous conseille, au passage), par exemple. Et après y avoir pas mal réfléchi, je pense que c’est une question de hiérarchie dans les histoires.

Dans Loss Time Life, les « agents de la mort » sont les arbitres qui apparaissent aux morts et les accompagnent tandis qu’ils vivent les prolongations de leur vie. Les arbitres ressentent des choses par rapport à ce qui se passe, ils sont une présence importante dans les épisodes, mais ils ne parlent pas, et comme les morts ont du temps « rajouté », du temps en sursis, où ils sont à nouveau en vie, ils peuvent directement interagir avec le monde, et ce sont les arbitres qui sont invisibles à tous sauf à eux. Chaque épisode (dans un drama en plus sans fil rouge) est donc l’histoire du personnage, dans laquelle la mort est une invitée, une étape. Dans Omukae Death, c’est le contraire : les morts sont les invités de l’histoire des leads. Chaque épisode est un peu à propos des morts, mais surtout à propos des leads, qui sont les personnages qui interagissent avec le monde (vu qu’ici ce sont les morts qui sont invisibles), et progressent via ces rencontres. Et c’est bien qu’ils progressent, c’est ce qui évite que le drama sombre dans le répétitif (par exemple, au début, une des étapes était que Madoka refusait constamment d’aider, mais ça disparaît vite, vu qu’il apprend à vouloir aider), ça aide à s’attacher et à s’intéresser à eux aussi, mais ici, les fantômes sont donc des étapes dans leur vie, et je pense que c’est de là que vient l’impression d’utilisation, parce que oui, ils sont utilisés pour raconter l’histoire des personnages principaux (et parfois bien, hein : j’ai aimé, par exemple, qu’il y ait des échecs aussi pour les persos), ils sont des péripéties, pas les personnages centraux. La conséquence étant que le drama ne les reflétait pas eux, pas complètement.

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Encore une fois, pour bien expliquer, je vais comparer avec Loss time life (c’est pas pour dire que l’un aurait dû être l’autre, c’est juste pour que bien expliquer mon ressenti, la comparaison aide). Dans Loss Time Life, dans l’épisode 1, on suit la vie d’un photographe, donc on le regarde faire son boulot. Pareil pour le policier dans l’épisode 2. Dans L’épisode 3, on parle d’une mère au foyer, et on la voit faire ses courses, interagir avec sa famille, etc. On entre dans leurs vies, et avec un petit aperçu, on a une idée de qui ils sont, d’à quoi ressemble leur vie de tous les jours, de comment ils interagissent avec les gens. On ne peut certainement pas résumer la vie d’une personne en moins d’une heure, mais on peut en voir une tranche. Dans Omukae Death, on n’a pas autant cet aperçu, et tout ce qu’on apprend sur les personnages se fait dans le cadre d’une autre histoire, avec d’autres personnages pour commenter, intervenir, si bien qu’il y a moins d’intimité entre le spectateur et les morts, qu’on apprend donc moins à connaître. Ce qui signifie que parfois, oui, j’ai été touchée, mais parfois, en plus du sentiment d’utilisation de ces personnages, j’ai eu un sentiment d’artificialité, car je voyais les mécanismes employés pour m’émouvoir, mais comme rien ne m’accrochait aux personnages (que ce soit de l’affection, de l’identification, ou autre chose), ben… ça marchait pas, et ça devenait pesant.

Une chose que j’ai peut-être bien aimée vis-à-vis des fantômes, cela dit, c’est ce qu’ils ont en commun. Et je mets un « peut-être » parce que je ne suis pas encore certaine de savoir comment je me sens. Parce que cette chose qu’ils ont en commun, faisait partie des techniques pour m’émouvoir. Mais d’un autre côté… ça donne une jolie vision des gens, encore que peut-être pas très réaliste. En effet, ce que tous les fantômes ont en commun, c’est qu’ils errent encore dans le monde des vivants à cause d’une personne qu’ils aiment, pour qui ils s’inquiètent, auprès de qui ils veulent s’excuser, ou quelque chose du genre. Personne n’est resté en arrière parce qu’il déteste quelqu’un, ou parce qu’il a un désir n’incluant que lui-même. Et je comprends bien que le drama se sert de ça pour toucher son public, mais d’un autre côté, je trouve jolie (même si, encore une fois, peut-être pas très réaliste…) l’idée qu’à la fin d’une vie, il n’y a que l’amour qui retienne une personne. Le drama, en général, se construit énormément autour de l’idée d’amour, sous plusieurs de ses formes. Madoka, notre personnage masculin principal,  s’épanouit tout le long de la série en apprenant à mieux aimer les gens en général et à leur venir en aide, et un épisode (de façon que j’ai trouvée trop caricaturale, certes) se penche sur la question de ce qui constitue une famille, l’amour ou les liens du sang (pour schématiser), sa famille étant recomposée.  Et plusieurs fois dans le drama, on a des exemples de gens qui ont des « comportements négatifs » qui ne sont que le résultat d’un manque affectif : l’héroïne se met souvent en colère mais ça découle d’une profonde solitude et d’un besoin d’affection et reconnaissance, un fantôme commence à tourner « mauvais » lorsqu’il comprend qu’il ne pourra plus jamais être au côté de la personne qu’il aime, un autre vire complètement stalker après une vie entière à être ignoré (ce qui n’excuse rien, certes, et j’ai pas du tout aimé la façon dont était gérée son histoire, d’ailleurs), etc. Le drama semble vouloir nous dire que l’amour est ce qui rend les gens heureux, et bons, et qu’au bout de leur vie, c’est tout ce qui restera. Une vision des choses un peu simpliste et naïve, mais ça partait d’un bon sentiment, je pense, et selon les épisodes, parfois ça ne marchait pas, mais d’autre fois, ça m’a fait sourire.

[Dans le side-car du lapin rose] Omukae Death  お迎えデス。[Dans le side-car du lapin rose] Omukae Death  お迎えデス。[Dans le side-car du lapin rose] Omukae Death  お迎えデス。
[Dans le side-car du lapin rose] Omukae Death  お迎えデス。[Dans le side-car du lapin rose] Omukae Death  お迎えデス。

A côté de ça, l’histoire est donc celle de Madoka et Aguma, et j’ai bien aimé ce petit duo. Madoka est un personnage que j’ai trouvé agréable, et c’est vrai que j’ai un faible pour les personnages qui ont l’air d’avoir un peu deux de tension dans des situations loufoques, ou extraordinaires, parce qu’ils ont tendance à me faire rire. Maintenant, Fukushi Sota n’est en effet pas très bon. Il est rigide, surtout. Lorsqu’il joue simplement son personnage, ça va, parce que le personnage lui-même est assez renfermé, si bien que, même si un autre acteur aurait certainement pu être meilleur (car jouer quelqu’un de renfermé ne demande pas d’être inexpressif, mais plus subtil) ça passe, mais lorsqu’il est possédé par les fantômes et doit prendre leurs expressions, souvent plus exubérantes, je trouve que les limites de son expressivité et de sa versatilité se font vraiment ressentir. Cela ne m’a pas empêchée de trouver le personnage attachant, et je l’ai déjà dit, je suis superficielle, donc j’ai aussi largement profité du très joli visage de l’acteur, mais c’était pas la prestation du siècle, mettons le comme ça. Quant à Sachi, pour le coup je n’ai pas eu de souci avec l’interprétation de Tsuchiya Tao, et j’ai trouvé le personnage également plus attachant au fil du drama, tandis qu’on voit peu à peu ce qui se cache sous ses manières parfois brusques. Et puis, surtout, j’ai vraiment aimé sa relation avec Chisato, le fantôme de l’ancienne camarade de classe de Madoka. Je ne vais pas vous mentir, j’ai parfois fait des moues un peu grimaçantes vis-à-vis du traitement de quelques personnages féminins le long du drama, et je n’étais pas convaincue que le triangle amoureux entre Madoka, Chisato et Sachi était nécessaire, mais un truc que j’ai trouvé très sympa, c’est l’amitié entre Chisato et Sachi qui, justement, résiste à ce triangle amoureux, là où j’avais super peur que le drama prenne une direction vraiment différente. Parce qu’il aurait vraiment facilement pu le faire. Et en fait non. Même si ce foutu triangle amoureux donne lieu à un passage super chelou dans un festival à la fin, qui était aussi débile que très peu réglo vis-à-vis de Madoka. Non, vraiment, je m’en serais passée.

Pas du personnage de Chisato en revanche, et certainement pas de son amitié avec Sachi, mais j’aurais aimé qu’elle soit restée pour une autre raison, et/ou surtout que son histoire se termine autrement. Parce que, bien entendu, le drama a un fil rouge, et ce fil rouge, c’est Chisato, nous fait comprendre le drama. Le triangle amoureux qui fait partie de l’évolution des personnages, mais aussi ce que signifie l’existence de Chisato, parce qu’apparemment toutes les faucheuses sont à sa recherche en particulier, et il y a pas mal d’enjeux. Sauf que le drama fait quelque chose d’étrange, résolvant son histoire rapidement dans l’avant-dernier épisode, la rendant subitement plus anecdotique qu’elle ne semblait l’être, et consacrant ensuite son épisode final (d’une heure et demie) au passé du shinigami en costume de lapin rose, Nabeshima. Et j’aimais beaucoup Nabeshima, hein ! (le fait qu’il soit joué par Suzuki Ryohei était un bonus~) Mais on ne nous avait teasé le fait que son passé serait à l’ordre du jour que rapidement, et assez tardivement. A la place on nous avait préparé un grand final qui n’a jamais lieu, et on nous sort « en fait le grand final, c’était ce truc qu’on avait vite fait mentionné au milieu d’un épisode » . Drôle de conclusion. Cela dit, au moins, ça nous permet d’explorer un petit peu plus ce qui se passe après la mort, et ça je trouvais ça sympa, même si ce n’est qu’effleuré. Parce que ça aussi, ça a été un peu source de frustration : on a des factions de faucheuses qui se disputent, une organisation, une après-vie, des gens en costumes de lapin rose sur des motos qui viennent chercher les âmes humaines en side-cars, et on se concentre sur un triangle amoureux ? … wae ? :( Mais au moins, dans le dernier épisode, on a un petit aperçu de cette vie après la mort, donc c’est déjà ça. Et puis, j’avoue, j’ai trouvé le triangle amoureux inutile, je m’en serais largement passée, mais j’ai quand même un peu fondue face au rapprochement de Madoka et Sachi, parce que j’ai le cœur faible comme ça, et qu’ils étaient choupis, quand même.

Vous pouvez le constater, je ne trouve pas qu’Omukae Death soit un grand drama. Mais je me suis amusée dedans ! Il y a plusieurs occasions de sourire, les épisodes sont passés finalement plutôt vite, les personnages principaux étaient attachants, j’ai été touchée par quelques moments, j’ai beaucoup aimé l’amitié entre les deux personnages féminins principaux, ainsi que le visage de Fukushi Sota. Le drama a ses soucis (l’acteur principal pas excellent, la gestion de son fil rouge décevante et son sentimentalisme un peu superficiel et artificiel par moments, surtout) mais je l’ai trouvé sympa à suivre, ça a joué son rôle de divertissement… et aussi j’ai maintenant bon espoir qu’à ma mort, je sois accueillie dans l’après vie par un joli jeune homme en costume de lapin rose. Et ça, ça n’a pas de prix.

[Dans le side-car du lapin rose] Omukae Death  お迎えデス。
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