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Sorti en 2014

Réalisé par Yoon Je Kyun

Ecrit par Park Soo Jin & Yoon Je Kyun

 

Avec :

Hwang Jung Min >>> Yoon Deok Soo

Oh Dal Su >>> Dal Goo

Kim Yunjin >>> Oh Young Ja

Jang Young Nam >>> La mère de Deok Soo

Jung Jin Young >>> Le père de Deok Soo

Ra Mi Ran >>> La tante de Deok Soo

Hong Suk Youn >>> L’oncle de Deok Soo

Kim Seul Gi >>> Yoon Kkeut Soon (la sœur de Deok Soo)

 

Dontesque ?

Alors que sa famille lui rend visite, Yook Deok Soo se remémore sa vie, de sa fuite de la Corée du Nord, lors de la guerre de Corée, à maintenant.

 

~oOo~

Il n’y a pas trop longtemps, je vous parlais de Miss Granny, qui est un film qui avait eu pas mal de succès, et m’avait été beaucoup conseillé, et puisque j’étais dans les rattrapages, je me suis dit que j’allais aussi jeté un coup d’œil à Ode to my father qui a également eu beaucoup de succès. Surtout en Corée du Sud, à vrai dire. Mais quand même. Et puis ce film a Hwang Jung Min dans le rôle principal, alors ! … et aussi il partage un point commun avec Miss Granny : il fait partie de la liste de ces œuvres coupables de n’offrir qu'un tout petit rôle à Kim Seul Gi. Bon, dans Ode to my Father, elle est tout de même un peu plus présente, mais pas énormément quand même, et bordayl what’s a Mila got to do pour qu’on lui file un premier rôle dans un drama de plus de trois épisodes ? :( A ce stade, Dramaland a tellement à se rattraper, que je pense qu’il n’y a plus le choix, il va falloir sortir un drama de 24 épisodes intitulé « Kim Seul Gi », dans lequel elle jouerait tous les rôles. Je compte sur toi, Dramaland ! Mais pour revenir à Ode to my Father (quand même), comme pour Miss Granny, je n’en savais en fait pas grand-chose, sinon que c’est un film populaire. Et aussi qu’il était censé me briser le cœur. Et en effet, j’ai beaucoup pleuré à le regarder ! J’ai aussi trouvé le film intéressant, encore qu’à mon avis je ne le reverrai pas. Pas parce qu’il est triste, mais parce que je ne vois rien dedans que j’aimerais revoir, je ne pense pas que je gagnerais grand-chose à le revoir, ou que je serais divertie… ce qui, dit comme ça, paraît super négatif, mais laissez-moi m’expliquer.

Je trouve Ode to my Father intéressant dans la façon dont il nous fait suivre toute la vie (ou en tout cas une grosse partie de cette vie) de son personnage principal. Le film fait très évidemment penser à Forrest Gump, faisant lui aussi traverser des moments historiques importants à son personnage principal, et le faisant rencontrer des personnalités connues, telles que Chung Ju Yung (le fondateur de Hyundai) ou Nam Jin (un chanteur populaire qui a eu une grande influence sur l’industrie musicale coréenne, et qui est ici interprété par Yuhno, dans un caméo fort sympathique). Même la façon dont le film commence fait penser à Forrest Gump, avec ici un papillon blanc qui vole jusqu’au personnage principal, au lieu d’une plume. Et après ça, on a droit à une narration à la première personne. Et j’ai trouvé ça très intéressant. Parce que bien entendu, je sais que la séparation des deux Corées a eu lieu, je l’ai étudié à l’école, tout comme j’ai étudié vite fait la guerre du Vietnam, mais je ne savais pas, par exemple, que plusieurs coréens du Sud étaient allés travailler dans les mines allemandes pour nourrir leur famille, et même par rapport à ce que je savais, je n’ai pas tant que ça l’habitude de le voir à l’écran, pas du point de vue d’un coréen en tout cas. Et toutes les apparitions de personnages importants de l’histoire coréenne étaient intéressantes également, parce qu’à vrai dire, je ne les connaissais pas. Simplement, dans le film, il était toujours évident que « ah, ce personnage a l’air d’être important » (parce que, par exemple, le personnage de Nam Jin est souvent sujet de conversation, et le fait que Yunho ait été casté est également un indice) donc après avoir regardé le film, je suis allée chercher qui étaient ces gens, et ce faisant, j’ai appris des choses, même si je suis certaine que j’ai loupé des trucs. Et que, forcément, le public coréen, pour qui ces gens font partie de leur culture, a dû bien plus apprécier le film. Mais c’est pour ça, aussi, que je vous dis que je ne reverrai sans doute pas le film : il y a des choses qui se perdent pour moi. Oui, c’est intéressant d’apprendre qui sont ces gens, mais le côté « clin d’œil » de la chose ne fonctionne pas sur moi, pour la simple raison que l’identité de ces personnes ne fait pas partie de ma culture, de mon « quotidien », en quelque sorte. Et ce n’est absolument pas un défaut du film, simplement pour moi il y avait un caractère plus « informatif » que « divertissant » à certaines choses, ce qui explique en partie pourquoi je ne reverrai probablement pas ce film, maintenant que les infos sont passées, et vu que je ne serai jamais coréenne (ENCORE QUE… okay non).

[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장
[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장
[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장
[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장

Mais il n’y a pas que ça (quand même). Pour continuer sur mon idée Forrest Gump (pas qu’Ode to my Father doive y être comparé, mais la comparaison m’aide juste à exprimer la suite), il y a une grosse différence dans la façon dont le personnage principal aborde ce qui l’entoure. Forrest était bien plus détaché de ce qui l’entourait, en soulignant beaucoup l’absurdité ce faisant, alors que Deok Soo est bien plus conscient de la tragédie et la difficulté de ce qui se passe autour de lui… ce qui signifie que le film est souvent triste à mourir.  Il y a des moments de comédie dedans, évidemment ! Et certains fonctionnent très bien, mais ils ne constituent vraiment pas la majeure partie du film, et certains sont un peu… euh… limites. Notamment il y a un personnage masculin, à un moment donné, qui se fait violer (il était attiré par le personnage féminin qui le force à coucher avec lui, oui, mais il n’était clairement pas prêt à coucher avec, et n’en avait pas envie) et je crois que le film veut qu’on trouve ça drôle ? Et après ça, on a une image de lui, nu et replié sur lui-même, pleurant « maman », alors que le film lance une petite musique rigolote... #lemalaisetotal (et un joli double standard aussi, parce que je suis à peu près certaine que le film aurait utilisé un tout autre ton si c’était un personnage féminin qui s’était fait agressé)  Donc des fois, même l’humour du film est déprimant, et en général, Ode to my Father, c’est quand même pas supra gai. Je dirais pas que le film est pessimiste du tout, parce qu’au final le personnage survit à tout et fonde une famille (ce qui n’est pas un spoiler, vu qu’on ouvre sur ces informations et que le reste est un flash-back), mais lui et le peuple coréen en général, traversent quand même beaucoup de merdes entre temps. Alors, parfois, j’ai pleuré de joie un peu, mais la plupart du temps, c’était face à l’horreur de ce qu’il y avait à l’écran, et qui ne tarde pas à se montrer, vu qu’on commence direct avec une scène affreuse où toute une population réalise qu’ils ne pourront pas tous tenir sur les bateaux pouvant les sauver. Sens la gaieté dedans toi-même. Et après ça, on a encore la guerre du Vietnam et les mines allemandes par lesquelles passer, sans compter la douleur d’être arraché à son pays, et les discriminations subies là où les personnages se retrouvent réfugiés. Ca craint. Et même maintenant ça craint, parce qu’à l’époque moderne, on voit un couple d’immigrés se faire emmerder par des jeunes (l’avenir de la nation donc :D) racistes et personne ne réagit, sinon le type qui a vécu lui-même la discrimination. Donc yep, beaucoup de larmes, mais j’ai remarqué que je pleurais surtout parce que la vie était dure pour tout le monde, parce que les situations étaient tragiques, et pas tellement parce que j’étais spécialement attachée à ces personnages, et en particulier au personnage principal.

A un moment donné, la femme de Deok Soo lui demande « c’est ta vie, alors pourquoi y a-t-il si peu de toi dedans ? ». En l’occurrence, elle l’interroge parce qu’elle n’en peut plus de le voir de se sacrifier tout le temps pour les autres au lieu de construire sa vie pour lui-même, mais ça reflète aussi mes sentiments par rapport au film. On suit ce personnage tout le long, mais il m’a toujours paru un peu en retrait. Il n’a pas une « voix » très distincte, il subit les évènements sans avoir dessus un point de vue vraiment empli de personnalité, du moins à mes yeux. Alors, ça ne veut pas dire que je n’ai pas compati. De manière générale, j’ai eu énormément de peine pour lui, parce que personne ne devrait avoir à traverser ce qu’il a traversé, parce que c’est émouvant de le voir en faire autant pour sa famille, et parce que Hwang Jung Min est un excellent acteur. A la fin du film, lorsque devenu vieux, il craque et dit « mais ça a été si dur », ça m’a transpercé le cœur, mais je pense que c’était plus dû à tout ce qu’il a traversé plutôt que lui-même. J’ai du mal à l’exprimer, mais c’est vraiment tout son contexte et toutes les épreuves qui m’ont émue, plutôt que quelque chose de spécifique au personnage. 

Donc si je dis que je ne reverrai pas ce film, que je ne pense pas que j’y gagnerais grand-chose, c’est parce que :

- il y a toute une dimension culturelle qui ne peut pas me parler autant qu’au public coréen, si bien que tout le côté divertissant est un peu amoindri. Et aussi certaines blagues sont… bref.

- je ne suis pas particulièrement intéressée par/attachée aux personnages eux-mêmes

- d’un point de vue « technique », le film est joli, et bien fait, mais pas au point que l’esthétique me marque non plus plus que ça. A vrai dire, ce qui m’a le plus marquée, c’est la façon atroce qu’avait le film de foutre les têtes rajeunies des acteurs sur d’autres corps dans les flash-backs, ce qui donnait parfois un résultat cauchemardesque :

-ou c'est juste moi ?-

Au final, il reste le contexte, le fait de traverser toute une période, de parler (même rapidement) de tout un pan de l’histoire coréenne à laquelle je ne suis pas autant exposée que je le suis à l’histoire d’autres pays. Et ça valait bien le coup, et c’est pour ça que je vous dirais de regarder le film une fois s’il vous intéresse (même si la scène « comique » de l’agression sexuelle me pose souci), pour voir un point de vue coréen sur leur histoire, mais maintenant que c’est fait pour moi, il n’y a rien de spécial dans le film qui justifie que je me retape toute sa tristesse. Ode to my father m’a déjà apporté ce qu’il pouvait m’apporter, et j’apprécie, mais… voilà. Sur ce, je vais travailler sur le script de « Kim Seul Gi, saison 1 », merci bien.

[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장
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[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장
[Cours Deok Soo, cours] Ode to my father  국제시장
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