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Sorti en 2008

Réalisé par Aditya Chopra

Ecrit par Devika Bhagat, sur une histoire de Jaideep Sahni

 

Avec :

Ranbir Kapoor : Raj Sharma

Bipasha Basu : Radhika

Minnisha Lamba : Mahi

Deepika Padukone : Gayatri

Hiten Paintal : Sachin

Kunal Kapoor : Jodinger Sing Ahluwalia

 

Dontesque ?

Un playboy immature nous raconte les trois histoires d’amour de sa vie, et décide de se racheter pour ses erreurs passées après avoir eu le cœur brisé.

 

 

~oOo~

Avec un ami twitter (Max’s Opa @maxqnz, le monsieur qui a relu les sous-titres de Watakoi, ce qui est aussi une occasion pour moi de vous redire que Watakoi c’est cool, ça rend heureux, donc regardez le), nous discutions du club très fermé des messieurs sur lesquels il fanboyise parce qu’ils sont trop sexy pour qu’il résiste, et parmi lesquels se trouve Odagiri Joe. Ce qui prouve son bon goût. Du coup, quand il m’a cité le nom de Kunal Kapoor, dont je n’avais jamais entendu parler, il allait de soi qu’il fallait que je rectifie mon erreur et découvre qui est ce jeune homme. Max’s Opa (qui a un blog ici, btw…) m’a recommandé quelques films, j’ai commencé par en acheter deux en DVDs, dont celui-là, et je me suis lancée quelques jours plus tard, toute heureuse. Parce que j’avais envie de regarder un Bollywood en plus. Ils ont tendance à me mettre de bonne humeur. A vrai dire, quand j’ai lancé le DVD, le menu me rendait déjà happy, parce qu’il utilisait la musique d’ouverture du film, qui porte le titre du film, et que cette musique me fait du bien au moral. Quand j’ai commencé le film, j’étais toute joyeuse, le numéro d’ouverture est délicieusement kitsh, avec le numéro de trompette le plus fake de l’histoire du numéro de trompette (il est clair qu’il ne cherche pas à nous convaincre réellement qu’il joue, et honnêtement vu le niveau de non-conviction, je ne suis même pas vraiment persuadée qu’il cherche à nous faire croire qu’il fait semblant…) Après ça, malheureusement… j’ai un peu déchanté. Je suis bien obligée de l’admettre, je n’ai pas beaucoup aimé le film. Mais le numéro d’ouverture est quand même glorieux.

Et en général, j’ai bien aimé tous les passages musicaux. Même si j’ai trouvé qu’il n’y en avait pas assez, et que cela m’a rendue fort triste, parce que parfois le film semblait utiliser l’approche Tarzan plutôt que l’approche La Petite Sirène, c’est-à-dire qu’on avait une chanson (mais pas de Phil Collins) avec des paroles nous parlant des sentiments des personnages, par-dessus l’action, au lieu de faire chanter les personnages eux-mêmes. Et moi, je veux bien, mais en l’occurrence c’était moins rigolo. Donc je préférais vraiment quand les personnages chantaient eux-mêmes et que le film virait « clip ». Entre ces moments musicaux, je dois bien admettre que je me suis ennuyée la grande partie du temps, mais dans ces moments-là, je me réveillais gaiement, et il y a plusieurs scènes qui m’ont plu. Comme je l’ai dit, l’opening est glorieux, mais j’ai aussi bien aimé Lucky Boy (en grande partie parce que l’actrice est à tomber, d’accord, et ça tombe bien, c’est essentiellement le thème de la chanson :D), les chansons-clips qui donnaient le sentiment de regarder les films de vacance des personnages, Small Town Girl était amusante même si un peu Tarzanesque (mais plus clipesque quand même). Chaque fois que le film se mettait à chanter, j’étais dedans, surtout quand il y avait de la danse pour accompagner le chant, et très, très clairement, ma scène favorite de tout le film a été celle de Jogi Mahi. Elle avait tout le meilleur qu’il y avait à tirer de ce film :

. J’aime la chanson, c’est sans doute celle que je réécouterais le plus volontiers en dehors du film.

. J’aime la danse, les couleurs, toute la mise en scène, ça fait moins montage que les autres et plus spectacle.

. Il y a Kunal Kapoor dans cette scène ! Oui, parce qu’en fait Kunal Kapoor n’est en gros que dans trente minutes du film, il joue un personnage secondaire, à savoir le mari de la première femme dont le héros a brisé le cœur (dans sa jeunesse, avant qu’elle ne l’épouse). Il est également un des rares représentants de la gent masculine que je n’avais pas envie de frapper, au passage. Dans l’extrait que je m’en vais vous mettre dans l’article, il est le monsieur avec le turban rouge, et vous pourrez constater qu’il n’est vraiment pas désagréable à regarder ce qui… ben… c’était pas surprenant vu que c’est pour ça qu’il est dans le club fermé de Max’s Opa, mais c’est sympa pour les yeux quoi.

. Le personnage principal masculin (le monsieur avec l’habit noir) n’a jamais eu et n’aura jamais autant de charme, ou de charisme que dans cette scène. Et en plus ça fait partie des moments où il essaie de faire quelque chose de gentil, c’est un de ses premiers actes de rédemption, et donc le moment où j’ai commencé à le trouver un petit peu sympathique.

A vrai dire, c’est le clip que Max’s Opa m’a montré pour me décider à regarder le film (qu'au passage il ne trouve pas très bon non plus... je me sentirais arnaquée, mais il n'avait pas prétendu le contraire, donc...), c’est ce qui m’a fait acheter le DVD, j’adore cette scène… malheureusement, ça voulait dire que j’avais vu le meilleur moment du film avant de regarder le film. « Pourquoi » me direz-vous, perspicace que vous êtes, « nous montrer cette scène alors ? »… eh bien parce que personnellement je trouve que le film ne vaut pas bien le coup, mais que cette scène oui, donc j’essaie d’épargner 2h30 de votre temps, tout en vous montrant les quelques minutes qui ne pourront que rendre votre vie un peu meilleure. Je suis sympa comme ça.

Mon principal souci avec ce film, en fait, c’est que la première partie en est bieeeeen trop longue. En gros, le film est divisé en trois parties, je dirais. La première c’est celle où on nous présente les deux femmes dont le héros, Raj, a brisé le cœur. La seconde c’est celle où il tombe lui-même amoureux. Et la dernière, c’est celle où il décide de se racheter auprès des deux femmes précédentes. Et pour schématiser, sur les 2h30 de films, c’est divisé en 1h-30minutes-1h. Ce qui signifie qu’au lancement du film, on passe une heure à nous parler d’histoires dont on sait qu’elles sont vouées à l’échec (parce qu’on ne nous le cache pas dès le début) et dans lesquels le héros s’acharne à nous démontrer qu’il craint. Ben oui, forcément, vu que toute la dernière partie est l’histoire de sa rédemption, au début, il ne peut pas être parfait, hein. Et en même temps, tu m’étonnes qu’il craigne, vu son entourage. Son meilleur ami l’encourage à mentir sa petite-amie, à l’abandonner à son mariage sans rien lui dire, et lorsque Raj finit par trouver une jeune femme qu’il kiffe et apprécie en tant qu’amie et personne, son pote est là pour s’indigner et (littéralement) lui dire « N’oublie pas : les femmes sont des proies, pas des amies » (ou des personnes). Déjà que notre lead est un gros relou qui met en opposition les femmes en petites tenues qui s’éclatent en boite de nuit et les femmes intelligentes comme si les unes ne pouvaient pas être les autres, tu m’étonnes qu’il s’enfonce avec ce genre de fréquentations. Notez : le film ne lui donne pas raison, et il se fait jeter par une de ces femmes en petite tenue (c’est fou ça, c’est presque comme si son estime de soi n’était pas liée à la longueur de ses vêtements :O !). Non, le film lui donne raison sur d’autres choses, mais dans la première partie l’idée est de nous montrer qu’il est relou, qu’il est immature, qu’il se comporte mal avec les femmes, qu’il ne les respecte pas en tant que personnes… c’est même le sujet de la chanson d’ouverture, où le lead nous explique qu’il séduit les femmes mais qu’il faut faire gaffe, parce que dit-il (et je le cite) il va nous piéger avec de fausses promesses. Il est un admirateur de belles femmes, et leur ennemi, c’est lui qui le dit. Et le film fait plutôt du bon boulot quand il s’agit de nous en convaincre…

Ce qui signifie qu’on passe une heure à regarder des histoires dont on sait qu’elles vont foirer, en compagnie d’un type désagréable. J’ai rien contre l’idée de suivre un personnage antipathique, mais Raj n’est pas un personnage antipathique intéressant, ou vraiment charismatique (il a un torse agréable, cela dit), et il n’est pas dans un contexte renversant non plus, les histoires d'amour n'ayant rien de oufissimes. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des blagues qui fonctionnent, j’ai rigolé de temps en temps, mais le fait est quand même qu’on se tape une heure d’histoires d’amour pas folichonnes, foirées d’avance, et dans lesquelles le personnage principal se montre relou et antipathique la plupart du temps. Sincèrement, je pense que si cette première partie n’avait fait que quinze minutes, le film aurait déjà été largement meilleur, parce qu’il n’y avait aucun besoin réel des prolongations, on avait juste besoin de savoir l’essentiel, et à la limite, si le film y tenait vraiment, il pouvait nous donner les détails plus tard, dans la dernière partie, lorsqu’on a commencé à apprécier un peu plus le personnage.

Parce que oui, il arrive quand même un moment où le personnage se fait plus appréciable, même si je ne peux pas dire que je sois tombée amoureuse de lui du tout. En revanche, j’ai bien aimé l’acteur ! J’ai passé un long moment à vouloir lui envoyer un poing dans la figure, mais il sait se montrer charmant, et drôle, et même touchant. C’est avec plaisir que je le verrais dans un autre film, parce que lui, il m’a plu. C’est juste que Raj se rattrape trop tard, et trop peu à mes yeux. Enfin, néanmoins, la partie de la rédemption est meilleure que la première partie, parce qu’au moins on peut soutenir le personnage dans son entreprise de s’excuser auprès des femmes qu’il a flouées. Et bien sûr, Kunal Kapoor. Mais même si la dernière partie est meilleure que la première, elle n’est malgré tout pas palpitante, et on aboutit sur une conclusion qui ne m’a pas beaucoup plu, pour tout vous dire. Enfin, on a droit à un dialogue dans un taxi dont j’ai trouvé la comédie très réussie, et ça c’était bien, mais après coup, le film et le protagoniste dressent une équivalence entre la façon dont Raj a menti et manipulé une de ses copines précédentes, et la façon dont sa copine a été honnête avec lui tout le long de sa relation et ne lui a caché ni ses décisions ni ses raisons… wtf, film ? Je ne dis pas que la demoiselle a été super délicate, mais elle avait été honnête avec lui tout le temps, et je suis désolée mais l’équivalence m’est restée en travers de la gorge parce que ça montre qu’en fait, le héros n’a pas appris autant de choses qu’il le prétend... et c'est pour ça qu'il se fait plus appréciable mais que je n'ai pas adhéré à lui à fond: il apprend trop tard, et il apprend trop peu. Ce qui dans un autre film pourrait passer, mais vu qu'en l'occurence c'est tout l'enjeu de l'histoire, ben, ça passe pas.

Bon, en clair, c’est pas la joie, le crime principal du film étant qu’il est très plat, et ne devient plus fun que lors de quelques sursauts musicaux, ou quelques scènes réussies ici et là. Donc personnellement, j’aurais tendance à vous dire de passer votre chemin. De mon côté, je suis contente d’avoir été Kunal Kapoorisée et le DVD n’était pas cher, alors ça va. Et je m’en vais vous laisser avec l’opening, comme ça vous aurez le plus fun du film sans vous taper le reste :D

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