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Sorti en 2010

Réalisé par Andrew Lau

Ecrit par Cheung Chi Shing & Gordon Chan

 

Avec :

Donnie Yen >>> Chen Zhen

Shu Qi >>> Kiki

Anthony Wong >>> Liu Yutian

Huang Bo >>> Huang Haolong

Kohata Ryu >>> Chikaraishi Takeshi

 

Dontesque?

Pendant leur seconde guerre contre le Japon, une Chine occupée cherche à se soulever contre leur envahisseur. A la tête d’une petite troupe de résistants : Chen Zhen, survivant de la guerre 14-18 ayant emprunté l’identité d’un de ses camarades tombé au combat.

                                                                                                                                

 

~oOo~

 

En fait, vous le savez pas ( ?), mais je crains :D Donc laissez-moi vous raconter une petite histoire : l’année dernière, j’ai été prise d’un accès subit de Shu Qi-te aigue. J’avais envie de voir Shu Qi, voilà. Donc j’ai regardé Tai Chi 0, mais malheureusement :

Puis j’ai regardé Platinum Data, pour me consoler :

Et comme ça n’avait pas marché, je me suis lancée dans Legend of the Fist, après lequel est arrivé Journey to the West, qui a été le coup de cœur que vous savez (à nouveau : ?) :

Sauf qu’en fait, il y a quelques jours, j’ai remarqué que mon article sur Tai Chi 0 trainait dans mes articles pas encore publiés… j’ai vérifié et ne l’ai trouvé nulle part, alors que j’étais quand même pourtant bien certaine de l’avoir publié. Mais nope, nulle part. Je l’ai écrit, et j’ai zappé de le poster, parce que (et c’est là qu’on en revient à l’ouverture de l’article) je crains. Donc… ben écoutez, je vais le publier maintenant, avec du retard, en sachant qu’il s’inscrit dans le parcours Tai Chi 0 > Platinum Data > Legend of the fist > Journey to the West.

Anyway :

 

Personne ne se tiendra entre moi et Shu Qi, PERSONNE ! Comme vous le savez, Tai Chi 0 n’avait pas été super concluant, tuant Shu Qi dans son tout début, mais parce que je suis quand même du genre acharnée,  je me suis dit « m’en fous, je vais regarder tout le reste de sa filmographie ». Bon je ne vais peut-être pas *vraiment* regarder tout le reste de sa filmographie parce que la demoiselle en a une longue comme quinze de mes bras mais je vais quand même en regarder une partie et si j’ai choisi de commencer par ce film c’est parce que j’aime bien les films d’arts martiaux et parce que le type sur le poster me faisait penser à Kato de The Green Hornet et que j’aime bien Kato. Avant de commencer le film –dont je ne connaissais pas encore le titre complet, ne le connaissant que sous le titre « Legend of Fist »-, me demandant justement s’il avait un rapport avec The Green Hornet, je me suis renseignée vite fait et j’ai appris que c’était en fait une suite !  Mais d’après les commentaires lus vite fait à droite à gauche, c’était une suite décevante, trahissant le personnage de Chen Zhen. Comme elle semblait pouvoir se regarder très facilement sans avoir vu le premier, je me suis dit que c’était ce que j’allais faire afin de m’éviter la déception, quitte à regarder le premier plus tard. C’est con : j’ai été déçue quand même. Mais pas par rapport au premier film, j’ai juste été déçue en général parce que ce film était juste « pas mal » et que j’en voulais plus… pour une raison un peu inconnue d’ailleurs : je ne sais pas trop d’où me venaient mes attentes mais bon, elles étaient là et elles n’ont pas été entièrement comblées.

L’une d’entre elles l’a été quand même : Shu Qi a un vrai rôle dans ce film, wouhou ! Elle est un personnage principal et elle ne meurt pas dans sa seconde scène ce qui est une nette amélioration par rapport au dernier film que j’avais regardé pour elle. Et en bonus, elle est magnifique dans Legend of Fist. Alors c’est vrai que Shu Qi est TOUJOURS magnifique mais quand en plus on lui donne à porter de belles robes des années 40 et qu’on la looke en mode « vedette de cabaret », mes yeux commencent à fondre devant sa beauté encore plus que d’habitude. Et aussi un peu à pleurer parce que je veux porter les mêmes robes qu’elles sauf que je ne peux pas. Et l’œil fondu et les larmes se mélangent pour former un machin dégoulinant qui détruit mon clavier… Mmh, chassons cette image désagréable et revenons-en à une plus agréable : revenons à Shu Qi. Outre le fait qu’elle est sublime, Shu Qi est également une actrice qui se tient vraiment bien et elle a du charisme et beaucoup de charme dans le rôle d’une femme au cœur d’un conflit externe et interne. Le film nous révèle très rapidement qu’elle est une espionne à la solde des Japonais et j’ai beaucoup aimé le fait que ce ne soit pas un gros twist de fin ni pour nous, ni même réellement pour le personnage de Donnie Yen : on a le temps de le digérer et lui aussi –il en a moins mais il en a un peu-. De notre côté cela nous permet d’apprendre à la connaître pour qui elle est, cela évite de la ramener au statut d’effet de surprise, et c’est cool. Et bien entendu, parce qu’elle a développé de véritables sentiments pour son entourage –pas juste Chen Zhen, elle s’est également beaucoup attachée à l’une des filles avec qui elle travaille et c’est d’ailleurs, bizarrement, malgré qu’elle ait moins de temps d’écran, la relation qui m’a le plus émue- la pauvre est en conflit interne. Cela en fait donc un personnage en théorie intéressant. Sauf que son écriture parait un peu trop rapide, un peu trop compressée par le reste. Car malheureusement, et je ne m’y attendais pas vraiment, le film essaie de nous en raconter beaucoup trop et ne le fait pas suffisamment bien.

[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真
[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真
[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真

Je ne vais pas reprocher à Legend of Fist d’avoir un scénario, c’est plutôt une bonne chose et il y a de bons éléments dans le film, mais il y a trop d’éléments, trop de personnages, ils n’ont pas la place de respirer, tout parait comme résumé, condensé, et au final on n’a pas vraiment le temps de s’attacher et de ressentir comme il faut. J’ai apprécié la plupart des personnages : l’antagoniste en quête de vengeance, son petit frère interprété par Akira –de Exile… et oui, j’admets, je l’ai surtout repéré parce que le type est loin d’être désagréable à regarder-, le policier qui finit par l’ouvrir et remettre à sa place ce connard d’occidental raciste qui l’a pris de haut pendant tout le film, et bien entendu notre héro, Chen Zhen, courageux et menant sa révolte comme il peut avec l’aide de ses fidèles compagnons –dont les méthodes peuvent s’avérer discutables, comme c’est souvent le cas- et aussi tout seul quand il n’a pas le choix. Oui j’ai apprécié la plupart des personnages mais dans une semaine j’aurai oublié leurs noms à tous (edit : je confirme :D). Peut-être pas Chen Zhen parce qu’il est dans le titre mais les autres commencent déjà un peu à se fondre les uns dans les autres. Et en parlant de Chen Zhen, autre déception, il y a finalement très peu de baston dans ce film. Comme il y a beaucoup d’histoire à caser autant que possible, il y a forcément moins de temps pour les combats et c’est dommage parce que Donnie Yen, très agréable à suivre dans ce film quoi qu’il soit en train de faire –causer, distribuer des coups, prendre des coups, avoir l’air triste ou inspiré, etc-, il est drôlement bon dans les scènes de combats justement. En même temps le type ne sort pas de nulle part, il a tourné dans plein de films, il est super populaire, il maitrise tout un tas de techniques et il a été plusieurs fois champion du monde de wushu… donc en clair Donnie Yen c’est pas un bleu et dès que le film passe en mode « fight », il est passionnant. Notamment j’ai adoré le combat contre le petit frère du méchant –y a un mouvement drôlement sympa qui m’a marquée dans la chorégraphie- et le combat de fin qui, évidemment, est designé pour être le plus spectaculaire. Quand on voit ce qu’on manque, ça manque encore plus et je me suis sentie frustrée en gros.

Et tout cela se termine sur une conclusion drôlement abrupte. C’est pas tellement le contenu le souci mais j’ai eu le sentiment que la dernière scène se terminait vraiment dans son milieu et tout cela m’a laissée sur un sentiment général de « j’attendais plus ». Le film est agréable à regarder, les couleurs et les costumes sont beaux, l’action est bien chorégraphiée –mais j’ai parfois regretté qu’elle ne soit pas filmée d’un peu plus loin, il y a des combats contre plusieurs opposants que j’aurais aimés voir de façon plus « globale »-, les acteurs sont bons et Shu Qi est superbe mais le script est trop chargé, mal agencé, les personnages trop peu développés, l’action frustrante car gardée à un minimum et bref, j’ai surtout vu du potentiel un peu gâché, c’est dommage.

[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真
[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真
[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真
[Oubli et rectification] Legend of Fist : The Return of Chen Zhen 精武風雲-陳真
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