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Un sondage sur vos disponibilités pour fêter les dix ans du blog est en ligne :) Si vous voulez être là, ça se passe par ici.

 

Sorti en 2015

Réalisé par Lee suk Hoon

Ecrit par Min Ji Eun, SooOh, Lee Suk Hoon, Yoon Je Jyun, Park Soo Jin & Kang Dae Kyu

Dure 2h04

 

Avec :

Hwang Jung Min >>> Uhm Hong Kil

Jung Woo >>> Park Moo Taek

Cho Sung Ha >>> Lee Dong Gyoo

Kim In Kwon >>> Park Jung Bok

Ra Mi Ran >>> Jo Myung Ae

Kim Won Hae >>> Kim Moo Young

Lee Hae Young >>> Jang Chul Goo

Jeon Bae Su >>> Jun Bae Su

 

 

Dontesque ?

 

Une amitié particulière se créée entre Park Moo Taek et son mentor Uhm Hong Kil (un véritable alpiniste sud-coréen célèbre), qui lui a tout appris sur l’art de gravir des montagnes enneigées et difficiles. Mais leur passion peut s’avérer dangereuse.

 

Fiche Ecrans d'Asie : ICI

 

 

~oOo~

 

Après avoir regardé Miss Granny et Ode to My Father, je me suis dit que j’avais envie de voir plus de ces films ayant énormément marché en Corée du Sud. Je trouve ça intéressant en fait… de voir ce que les coréens (du sud) apprécient le plus dans leur propre cinéma.  Et c’est ainsi que je me suis souvenue de the Himalayas, parce que j’avais entendu dire que le film avait fait un gros opening, battant allègrement Star Wars VII : The Force Awakens, au passage. J’ai donc saisi l’occasion de le regarder. D’autant que je savais que ce n’était pas un film que je regarderais en dehors de ce cadre-là, alors j’ai profité de ma motivation, histoire de me confronter à cette œuvre qui ne m’attirerait pas en règle général. Pourquoi elle ne m’attirerait pas ? En fait… en fait, elle aurait eu des raisons de m’intéresser un peu : j’apprécie toujours un combat de l’homme contre les éléments. Mais c’est vrai que le côté « sommets enneigés » c’est pas un truc qui m’attire énormément (bien que, par exemple, j’aie beaucoup aimé Everest), parce que les persos se retrouvent planqués sous leurs costumes, parce que le blanc partout ne me parle pas… je dis pas que j’ai de bonnes raisons de ne pas être attirée, hein ! Mais je cours pas après ce genre de décors, on va dire. Et une autre raison, c’est que je ne comprends pas bien le principe de gravir les montagnes, si bien qu’il y a toujours un moment dans ces fictions où les personnages galèrent et où je me dis « mais aussi, qu’est-ce que tu as allé foutre là-haut ?! ;A; ». En théorie, je sais pourquoi ils y vont, parce qu’ils nous le disent, et aussi parce que j’ai tapé la question dans google et lu des gens expliquer la chose, mais en vrai, j’ai quand même du mal à cerner la motivation, le but ne me parait tellement pas en valoir le risque. Parce que déjà, tu sais jamais quand tu vas rentrer chez toi.

 

C’est même un des problèmes que rencontre le personnage principal du film, Hong Kil (Hwang Jung Min) : il réalise au milieu qu’il n’a pas vu grandir ses enfants. Il est toujours tellement parti, que sur tous les dessins qu’ils font de leur enfance, papa est absent ou dans le fond, c’est leur mère qui est au premier plan, et l’absence se fait vraiment ressentir. Et en attendant, sa femme, d’ailleurs, elle commence à être fatiguée aussi, parce qu’elle doit s’occuper seule de la maison et des enfants, mais en plus parce qu’elle se ronge les sangs quand il n’est pas là. Non parce que ne pas savoir quand tu vas rentrer chez toi, c’est une chose, mais en plus, ils savent pas s’ils vont rentrer chez soi, du tout. Ici, ils gravissent des sommets dangereux, il peut se passer n’importe quoi, ils peuvent mourir lors d’une expédition, sans même que leur corps puisse être ramené à leur famille. C’est pour cette raison que Moo Taek (Jung Woo) quitte sa copine Soo Young (Jung Yu Mi) lorsqu’il décide sérieusement de se lancer dans l’alpinisme : il a peur de s’engager dans une relation sérieuse, vu qu’il sera toujours absent, et pourrait même mourir sur une montagne. Je sais que gravir une montagne donne un sentiment de conquête, d’accomplissement, que les paysages sont beaux, que ça peut être une expérience mystique, que certaines personnes ressentent le besoin de gravir les montagnes juste parce qu’elles sont là et qu’il y a une attirance, etc. A vrai dire, je comprends tout ça, mais pas quand on commence à jouer vraiment sa vie, et je dois admettre que parfois, à les regarder lutter, et frôler la mort tout le temps, tout ça pour monter sur un tas de cailloux et en redescendre, je n’ai pas pu effectivement m’empêcher de penser parfois « argh, mais aussi, qu’est-ce que tu vas faire là-haut ;A; ». Bref, je sais, mais je saisis pas. Et c’est pas grave en soi, dans le sens où il y a des tas de trucs, de passions, que je ne saisis pas, et on s’en fout, parce que les gens qui ont cette passion n’ont certainement pas besoin de mon aval ou ma compréhension (encore heureux), mais quand il s’agit d’un film qui s’appuie vraiment sur cette passion et veut clairement m’émouvoir, c’est sûr que ça aide de ne pas être imperméables aux motivations des personnages.

[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야

Ca aide… mais ça veut pas dire non plus que c’est indispensable. Parce qu’au final, que je comprenne au fond de moi-même ce qui a poussé ces gens à monter sur ces montagnes ou pas, ce sont des êtres humains, donc quand ils galèrent, se découragent, ou ont des moments héroïques, l’empathie est là tout de même. Et en l’occurrence, dans ce film, j’ai souvent été émue d’ailleurs. Il faut bien que je le reconnaisse néanmoins (enfin, non, il faut pas, mais je vais le faire quand même), le film a tendance à pas être fin sur la façon dont il veut nous tirer des larmes, notamment sur la fin qui, même à moi, m’a parue longue, avec des ralentissements inutiles (je ne peux pas spoiler quoi, mais des fake-out qui veulent bien traire l’émotion). J’ai lu des critiques à droite et gauche qui semblent beaucoup s’accorder à dire que le film est lourd, et je peux pas exactement leur donner tort. Simplement, il se trouve que chez moi, l’émotion a pris, si bien que c’est passé. J’admets néanmoins que ce n’est pas un film que je reverrais, car je ne pense pas que l’émotion prendrait deux fois, et que je ne sais pas trop ce qui reste à côté de ça. Mais en l’occurrence ça a pris, donc j’ai gaiement (et parfois moins gaiement) regardé the Himalayas avec la larme à l’œil un peu tout le temps.

 

Déjà, parce que j’ai trouvé les personnages généralement sympathiques, et que comme je vous le disais, j’ai un faible pour les histoires d’êtres humains vs la nature, car ça fait souvent ressortir ce qu’ils ont au fond d’eux. Parfois ça fait ressortir ce qu’il y a de pire (exemple : Sa Majesté des Mouches), parfois ça fait ressortir n’importe quoi (exemple : Missing Nine… pardon Missing Nine… en vrai, je t’aime), et parfois ça fait ressortir le meilleur, comme c’est le cas ici, où on assiste à de beaux exemples de solidarité humaine, et d’amitié. Bon pas que ça, mais beaucoup de ça quand même, et j’étais d’humeur à apprécier de voir des êtres humains être héroïques pour venir en aide aux autres. Et puis il se trouve aussi que j’ai un faible pour le casting, ce qui ne fait pas de mal. Malheureusement, Jung Yu Mi est un personnage secondaire, puisqu’elle ne fait pas partie des alpinistes partant à la conquête des monts dangereux, mais dans les rôles principaux, on a Hwang Jung Min que j’apprécie beaucoup, et surtout Jung Woo, pour lequel j’ai beaucoup d’affection depuis (la portion que j’ai vue de) Reply 1994. A vrai dire, dès que je l’ai vu apparaître, avec son accent de Busan (j’ai aussi un faible pour l’accent de Busan) on m’a perdue, j’étais déjà toute disposée à l’aimer. Je ne vais pas vous mentir, je l’ai appelé « Trash-oppa » dans ma tête tout le long (en rapport avec son personnage de Reply 1994 donc), c’est vous dire à quel point j’étais « objective » (entre des guillemets becoz l’objectivité est un mythe vis-à-vis de ces choses-là) quant à mon appréciation du personnage et de la performance. Le fait est qu’en tout cas, je me suis attachée à lui, ainsi qu’à son pote qui rejoint les alpinistes en même temps que lui, et j’ai été attendrie de les voir passer, avec le temps, de rookies maladroits à mentors pour d’autres rookies maladroits. Donc oui, dans les grands élans sentimentaux, j’accompagnais les personnages.

 

Ensuite, s’il est clair que le film n’est pas avant tout un manuel de comment réussir sa montée de l’Everest, je dois dire que j’ai bien aimé voir ce qui était un peu plus « technique ». Voir comment tout le monde s’entrainait, par exemple, les randonnées, les salles d’escalades gelées pour s’habituer à grimper dans le froid, et puis j’ai bien aimé voir aussi les obstacles que pouvaient rencontrer les personnages. Je ne parle pas de choses extraordinaires, mais par exemple le fait que des grimpeurs non-expérimentés (et même expérimentés) puissent être rendus malade par l’altitude, si bien que parfois, il faut faire demi-tour. J’aime bien que le film ne soit pas juste « allez, on va sur la montagne », mais qu’on nous quand même un minimum la méthode. Je ne me suis pas retrouvée aussi embarquée dans les conditions techniques que je l’avais été dans Everest, parce que the Himalayas joue bien plus sur le sentimental que le pratique, mais quand même, j’ai apprécié cet aspect.

 

Ainsi que le film en général, à vrai dire. Il ne m’a pas impressionnée, et je ne pense pas le revoir dans le sens où, effectivement, je ne pense pas qu’il m’embarquerait autant la seconde fois, et que ça a été une expérience purement émotionnelle pour moi, mais j’ai apprécié l’expérience la première fois ~ Et sur ce, j’ai une liste dans laquelle piocher, et comme vous pouvez le constater :

 

 

Y a encore du boulot~

[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
[I'm on top of the world~] The Himalayas  히말라야
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