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Saison 1 (/2 + spin-off)

 

Diffusée en 2014-15

Sur GMM One TV et MCOT TV

12 épisodes

Réalisée par Rachit Kusolkhunsiri

Ecrite par ?

D’après le roman en ligne dINDRYTIMES

 

Avec :

Kongyingyong Chonlathorn >>> Noh

Phumphothingam Nawat >>> Phun

Luangsodsai Anupart >>> Earn

Nuchanart Veerakaarn >>> Pang

Chindavanich Primrose >>> Aim

Charnmanoon Pannin >>> Yuri

Nungita Hanwutinanon >>> Jeed

Ausavaterakul Ausavapat >>> Pop

Sirikiet Saejea >>> Shay

Nontapan Chuenwarin >>> Khom

Etc etc etc

 

Dontesque ?

Noh a besoin de convaincre son père de ne pas l’envoyer en rendez-vous arrangé avec la fille d’un de ses amis. Phun a besoin d’argent pour son club de musique, et Noh est secrétaire du conseil des étudiants. Pour rendre service à Noh en échange de son aide, Phun accepte donc de se faire passer pour le petit-ami de Noh, afin de convaincre la sœur de celui-ci (ultra fana de yaoi et boy’s love) de les aider auprès de leur père.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

.oOo.

 

1- Merci à Yuuki pour cette recommandation  N’hésitez pas à visiter son blog ! Des fois elle parle de pingouins dessus, ce qui est un gage reconnu de qualité :)

2- si j’utilise mal certains labels, n’hésitez pas à me le dire !

 

Ce drama a été une drôle d’expérience pour moi. Je l’ai beaucoup, beaucoup apprécié, et l’ai regardé en deux soirées (faut dire que c’est pas non plus super long, mais quand même, j’étais censée dormir, et à la place je me suis bien niqué les yeux, donc ça « compte ») et pourtant je ne sais si je peux dire que c’était… exactement… bon ? C’est pas tout à fait clair dans ma tête, mais puisque je sais au moins que ça m’a plu, je vais gaiement vous expliquer pourquoi. Encore que ça puisse être résumé assez facilement : je suis un gros marshmallow de la vie, j’ai un faible pour les romances choupies, et celle de Phun et Noh est résolument choupissime. Parce qu’ils ne savent absolument pas ce qu’ils font. Du coup ils galèrent. Et pas nécessairement pour les raisons qu’on pourrait penser !

 

Un des aspects de ce drama que j’ai bien apprécié, c’est que si Phun et Noh sont au début déstabilisés de se rendre compte qu’ils sont tombés amoureux tous deux d’un garçon alors qu’ils ne se pensaient pas homosexuels/bisexuels (Phun en tout cas semble à la fois attiré par filles et garçons), et si ça leur prend un peu de temps de reconnaître leurs sentiments, ce n’est finalement pas le gros souci qu’ils ont. En fait, le fait qu’ils soient tous deux amoureux d’une personne du même sexe a l’air d’être ce qu’ils ont le moins de mal à surmonter, et c’est cool, je trouve, parce que ça ne donne pas le sentiment, ainsi, que c’est une tragédie personnelle, comme ça peut être le cas dans d’autres fictions (et je dis pas qu’en vrai ça ne peut pas l’être, mais c’est bien de voir autre chose). En mettant (pour le moment) de côté tout regard extérieur, leur romance est traitée comme un crush adolescent maladroit auquel l’obstacle principal est que l’un d’entre eux a une petite amie, et une petit amie qu’il aime effectivement, ce qui rend sa position très délicate, parce qu’il n’a pas envie de lui faire de mal.

 

Et après, bien entendu, il y a effectivement le regard extérieur.

 

Parce que Phun et Noh vivent dans une société très discriminante, avec des gens qui interrogent en mode « tu es un de ‘ceux-là’ ? » (le ‘ceux-là’ dégoûté faisant référence aux homosexuels, donc), et lancent des « je te maudis à devenir gay » aux gens avec qui ils ne s’entendent pas. Même Noh, qui est présenté comme quelqu’un de sympathique, au début de la série, en pensant qu’un autre personnage puisse être gay, lui demande de ne pas toucher son scooter, comme s’il y avait un risque de « contamination » ou je ne sais quoi. Parce qu’il baigne dans un contexte d’homophobie. Et à ce propos-là, un de mes axes favoris de la série a été l’histoire des étudiants qui veulent devenir pom pom girls vers la fin, parce qu’on a, dans cet école pour garçons, ces élèves qui aiment se comporter (et s’habiller, autant que leur uniforme le leur permet) de façon ultra-féminine, et ça n’a l’air de gêner personne, jusqu’à ce qu’ils veuillent participer à un évènement qui les feraient en partie représenter l’école. Subitement, nope, c’est plus possible, et c’est également assez représentatif du fait que même les LGBT+ qui semblent en gros acceptés, ne sont en fait que tolérés et uniquement tant qu’ils ne se montrent pas trop. Bon, heureusement, on a quand même des personnages qui sont moins fermés, mais ceux qui prennent le plus la parole soit sont gays également, soit ont une vision « déformée » de l’homosexualité (cf. la petite sœur de Phun, qui est une méga fan de yaoi, au point de shipper de façon clairement trop extrême un couple qui se fait passer pour homosexuel afin de gagner de l’argent, en capitalisant justement sur ce genre de jeunes filles…  son fétichisme la rendant finalement problématique aussi, même si le personnage est sympathique).

[Elle court, elle court] Love Sick : The Series (S01)[Elle court, elle court] Love Sick : The Series (S01)
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Bref Phun et Noh ils ont l’air tout à fait prêts à s’aimer, mais il y a un monde dehors qui, lui, n’a pas l’air prêt du tout, et forcément, ça complique aussi une relation qu’ils seraient du coup obligés de garder secrète. Mais j’apprécie que le drama présente les choses dans ce sens-là : que le problème ne soit pas que les personnages soient homosexuels/bisexuels, mais qu’ils vivent au beau milieu d’un contexte homophobe (entre autres). Bon après, malgré ses intentions louables, la série est parfois un peu maladroite, confondant par exemple à un moment donné le genre et l’orientation sexuelle, mais au moins je pense que les intentions sont bonnes.

 

Par ailleurs, il y a quelque chose chez les personnages que j’apprécie, parce qu’ils ont quelque chose d’authentique. Et pourtant, c’est vrai, le casting n’est pas toujours très bon. Si j’en crois les bonus qu’il y avait à la fin du dernier épisode, les acteurs sont tous des débutants, parce que le réalisateur voulait de la spontanéité, une démarche que je respecte, mais en conséquence il y a des moments où on sent vraiment qu’ils débutent, justement (par exemple, lorsque les personnages doivent se mettre en colère violemment et utiliser leur corps, ils peinent à convaincre, ça ne passe pas côté « énergie physique » ; et il y a parfois des dialogues vraiment rigides, où les répliques ont du mal à se succéder naturellement, laissant trainer des blancs qui ne devraient pas être là).  Mais quelque part, parce que les personnages sont à une époque hésitante et maladroite de leur vie, ça passe. Je dis pas que ça passe *nickel* à chaque fois, mais j’ai laissé couler. Et les personnages sont écrits de façon que je trouve naturelle, avec des ados qui m’ont l’air de se comporter comme des ados.

 

Malheureusement, beaucoup de personnages n’ont pas droit à beaucoup de temps d’écran en dehors du couple principal, mais heureusement il existe une saison 2, dans laquelle j’espère entendre plus parler de Mo et son connard de copain (j’espère surtout qu’elle va le quitter en fait… ), Jeep le petit canard devenu cygne (qui n’est pas un personnage excessivement sympathique, mais j’ai quand même eu de la compassion pour elle lorsqu’elle rentre chez elle pour retrouver des parents qui l’étouffent constamment), Khom le sportif qui pense à arrêter, Pop (un des deux faux-homosexuels) et son crush qui risque d’être compliqué (vu qu’il kiffe une demoiselle qui le shippe à mort avec son faux-copain ^^’), Arm, Yu, Earn, etc (ils ont des noms faciles à retenir, j’apprécie ça aussi :D) Et tout en voyant plus de ceux-là, je veux quand même bien voir plus de Noh et Phun, aussi. Parce qu’ils sont tout choupis. Et que j’apprécie qu’eux aussi me semblent relativement « banals ». Les filles ont l’air de toutes kiffer Phun qui est censé être super beau, apparemment, donc c’est peut-être juste parce qu’ils sont tous les deux trop jeunes pour m’attirer, mais je trouve qu’ils sont chous, certes, mais pas spécialement « canons de beauté », ce qui me va très bien, parce que j’aime ce sentiment de gens ordinaires. Et je vous avoue que j’ai surtout beaucoup aimé Noh. Malgré une attitude à la con au début, il se reprend finalement plutôt vite, et je ne sais pas, j’aimais bien le voir essayer de s’occuper de tout le monde. Sa relation avec Phun nait d’ailleurs un peu de Noh n’arrêtant pas de s’occuper de son ami malade ^^’ (pas « malade » dans le sens « maladie incurable », hein ! Phun est juste, comme tous les leads de dramas pour le coup, super faible face à toute goutte d’eau, si bien qu’il chope la mort sur plusieurs épisodes après avoir joué avec un tuyau d’arrosage… jvous jure, dans les dramas je sais même pas pourquoi les persos sortent sans parapluie, ils risquent la mort à chaque fois) Ce qui ne signifie pas que le personnage est parfait, vu qu’encore une fois on a affaire à des êtres humains, et notamment il traite de façon assez triste la jeune fille qui lui court après, n’osant pas lui dire qu’il n’est juste pas intéressé. Mais je l’ai bien apprécié, et puis Phun aussi, et je me suis bien prise au jeu à les voir tomber amoureux, à tâtons. C’était beaucoup de choupitude dans un contexte difficile, cette affaire.

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Maintenant, on va quand même tempérer un peu, parce que souvent, la série est quand même drôlement forcée. Beaucoup de gens qui tombent malades, de prétextes pour que Phun retire sa chemise, et il y a des moments, beaucoup de moments, où tout ça semble assez ridicule, très « fanservice forcé », (certes le jeu maladroit des acteurs et la production médiocre n’aident pas : ça fait très « cheap » du coup), comme sorti d’un mauvais yaoi (fun fact : « yaoi » est l’acronyme de « yama nashi, ochi nashi, imi nashi », ce qui signifie « pas de point culminant, pas d’aboutissement, pas de signification »… du coup j’imagine ce que je qualifie de « mauvais yaoi », ce sont les bons yaoi, en fait :s). Si bien que je me suis demandé : mais pourquoi est-ce que ce drama ne m’agace pas ? Parce que je vous avoue que si j’aime le fanservice (carrément ! gimme abs !... bon peut-être pas ici) les dramas qui se basent trop sur le fanservice, ça a tendance à me saouler (je ne me remettrai jamais de la vacuité de Princess Princess D, JAMAIS *poing dramatique vers le ciel*, j’avancerais que Love in the moonlight était à 90% du fanservice, si bien que j’ai pas fini le drama, et je me suis même pas aventurée dans 7 first kisses), encore plus quand ils exploitent des sujets difficiles (genre un problème mental dans Aozora no Tamago, ou la violence conjugale dans Nail Shop Paris… et ici, potentiellement, la difficulté de deux amoureux à faire accepter d’une société homophobe). Mais à la différence de plusieurs dramas cités entre parenthèses, malgré ce qui ressemble à du fanservice ridiculement forcé (parce que c’en est)(ceci explique cela)(ITSALLLINKEDOMG), Love Sick ne traite pas ses sujets ou ses personnages à la légère, et a des choses intéressantes à proposer, dans son portrait du couple et de leur contexte. Ce qui n’empêche pas que, en effet, l’intrigue soit parfois faible.

 

Et la forme aussi. En fait, la forme, c’est vraiment ce qui pêche gravement. C’est assez catastrophique limite. L’épisode 1 était particulièrement atroce, balançant des insert-songs qui ne servaient à rien constamment, tout en n’allant strictement nulle part, et si après ça, ça s’arrange, ce n’est pas la joie non plus (mais heureusement l’histoire devient plus intéressante, là où elle stagnait dans le pilote). Le montage est assez chaotique, le drama abuse complètement des flash-backs supra répétitifs (et il flash-backe à pas mal de trucs inutiles en plus), il a aussi une tendance au ralenti à la con, il laisse de temps en temps traîner des scènes qui devraient être coupées jusqu’à ce qu’elles deviennent un peu… étranges, et bordel, ce SON. Le son était d’un foireux consommé, et c’est vraiment là que se faisait le plus ressentir le manque de moyens, parce qu’on entendait plein de bruits parasites, le volume variait selon le moment, bref ce n’était vraiment pas la joie. Niveau « production », cela faisait longtemps que j’étais pas tombée sur quoi que ce soit d’aussi… « amateur »… (encore que sur youtube on trouve des trucs d’amateurs carrément mieux produits, en vrai). 

 

Et tout est très bancal, c’est pour ça que j’ai du mal à trancher : le son est mauvais, le montage est moyen, l’intrigue s’égare pas mal, les flash-backs sont répétitifs, nombreux et inutiles, le fanservice et les moments forcés abondent, le casting est maladroit… mais je sais pas, ça a du charme, de bonnes intentions, je trouvais les personnages principaux adorables, j’ai aimé la position que prenait la série sur eux, donc ça m’a beaucoup plu quand même. Et je veux voir la saison 2.

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