[Hiddlen(ston) under all the covers] The night manager

Publié le 18 Août 2017

Diffusé en 2016

Sur BBC1

6 épisodes

Réalisé par Susanne Bier

Ecrit par David Farr

D’après le roman éponyme de John le Carré

 

Avec :

Tom Hiddleston >>> Jonathan Price

Hugh Laurie >>> Richard Onslow Roper

Olivia Colman >>> Angela Burr

Tom Hollander >>> Major “Corky” Lance Corkoran

Elizabeth Debicki >>> Jed Marshall

Etc

 

 

Dontesque ?

 

Gérant d’hôtel de nuit et ancien soldat de l’armée britannique, Jonathan Price se retrouve impliqué dans une affaire qui le dépasse et se voit chargé d’infiltrer l’entourage de Richard Onslow Roper, un dealer d’armes.

 

.oOo.

C’était une question de casting. J’avais très envie de voir Hugh Laurie et Tom Hiddleston se donner la réplique. Même pas spécialement parce que je suis une grande fan de l’un ou de l’autre, mais parce que ce sont deux acteurs que j’apprécie mais ne connais quasiment chacun que dans un seul rôle, si bien que j’étais curieuse de voir ce que donneraient Dr House et Loki dans des rôles qui ne soient pas Dr House ou Loki (en vrai si le Dr House et Loki essayaient de s’associer, ce serait probablement catastrophique, vu la taille de leur ego et leur tendance à doubler les gens… ce serait aussi très rigolo à regarder). Comme je regarde très peu de séries d’espionnage (pas par aversion particulière, c’est juste un état de fait), ça changerait aussi un peu de d’habitude, et j’avais entendu beaucoup de bonnes choses sur cette série, adaptée d’un roman de Le Carré, qui a généralement bonne réputation (j’en ai beaucoup vu traîner les romans à la maison, d’ailleurs, mon père en lisant pas mal). J’avais un bon feeling, donc. Et je dois bien admettre que je suis un petit peu déçue.

 

Cela dit, au moins, j’ai commencé la série en majeure partie pour le casting, et s’il y a quelque chose qui fonctionne vraiment bien : c’est le casting. Tom Hiddleston est charismatique dans le rôle principal (ça me fait toujours bizarre de le voir dans des habits normaux… le casque de Loki me manque, que voulez-vous), et je vous avoue que son charme n’a pas manqué de me faire fondre, à tel point que je comprenais pourquoi tout le monde dans la série semblait vouloir coucher avec lui. Enfin… Bon, honnêtement, j’ai trouvé que c’était un peu répétitif de voir qu’il finissait par coucher avec quasiment tous les rôles féminins, comme si c’était en gros impossible qu’une femme le côtoie sans finir dans son lit. Certes, j’admets que j’y aurais volontiers sauté moi aussi, mais n’empêche que c’était un peu facile, quelque chose qui caractérise trop le parcours du personnage à mes yeux… mais j’y reviendrai. Pour rester sur le casting, j’ai vraiment bien apprécié tout le monde, avec une appréciation particulière pour Olivia Colman dans le rôle d’Angelia Burr, l’agente qui recrute le lead pour jouer les espions, mais surtout pour Hugh Laurie, qui joue donc notre antagoniste, Richard Onslow Roper, et le rend assez fascinant.

 

De base, de toute façon c’est clairement le personnage que j’ai trouvé le plus intéressant, en particulier à partir du moment où on le voit avoir son repas entre amis, celui où son fils se fait kidnapper. Parce que ce repas-là, j’ai eu le même avec ma famille, et mes amis de famille. Bon, peut-être pas dans un décor aussi exotique, mais à ce moment-là, Roper semble être un être humain assez banal, qui rit avec ses amis, et aime énormément son fils, ce qui fait contraste avec son occupation : lorsque son fils est pris en otage, il flippe et est près à tout, aimant clairement le gamin, mais lorsqu’il voit des enfants morts, tués par une bombe, il y voit une opportunité commerciale. Bref la série ne fait pas de Roper un monstre coupé de toute humanité, ce qui rend le portrait plus réaliste, et donc plus glaçant. Après c’est vrai que j’ai quand même trouvé le personnage un petit peu affaibli par le fait que ses actions contredisaient un peu ce qu’on nous avait dit du personnage. Il était censé être ce type intelligent, se méfiant de tout le monde, et le voir tomber aussi facilement dans le piège, pourtant supra grossier, du lead, ben ça casse un peu tout. On se dit que le mec il est pas si fin, pas si intelligent, pas si méfiant pour un type dans sa position. C’était un cas classique de « on nous dit telle chose sur le personnage, mais on ne nous la montre pas, elle ne se vérifie pas », et c’est toujours dérangeant.

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Et le truc, c’est qu’en face, je n’ai pas trouvé que notre héros, Pine, soit très intéressant, ou même bien attachant. En fait, émotionnellement parlant, j’ai de toute façon été assez loin de la série. Le seul personnage à m’avoir un peu touchée, c’est Angela Burr, parce que l’actrice nous fait vraiment sentir ce que la mission qu’elle s’est donnée a de personnel pour elle. De l’autre côté, j’ai trouvé les motivations de Pine établies de façon vraiment très rapide, et pas super convaincantes non plus, ce qui fait que j’ai eu du mal à m’impliquer dans sa quête. D’autant que tout s’enchainait vraiment vite. Alors dans un sens, ça signifie que je ne me suis pas ennuyée, parce que la série a un rythme rapide, enchainant les situations, si bien que ça ne stagnait pas, mais d’un autre côté tout semble tomber en place vraiment trop facilement. Au début, Pine rencontre la femme qui va en gros l’impliquer dans tout ça et devenir sa motivation de départ, mais leur rencontre puis leur relation semble trop accélérée pour que ça prenne vraiment, et après ça, il infiltre le cercle de Roper bien trop facilement. De la même façon qu’il n’a apparemment qu’à claquer les doigts pour séduire les femmes, les choses ont l’air de vraiment trop s’arranger pour lui. Bien entendu, elles ne sont pas faciles, mais elles sont trop faciles, et le souci c’est qu’on s’implique toujours bien plus dans le parcours d’un personnage quand on en sent les difficultés.

 

Et puis je vous avoue que je n’ai pas bien compris pourquoi il fallait absolument que ce soit Jonathan Pine qui serve d’agent infiltré finalement… au contraire, vu qu’il a un passé avec Roper, ça me semblait plutôt plus risqué que nécessaire comme pari, mais en mettant ça de côté, comme je vous le disais, j’ai été déçue de ne jamais ressentir suffisamment de difficulté pour le protagoniste, et aussi, lorsqu’Angela Burr le recrute, elle lui sort qu’il va falloir qu’il s’infiltre au point de ne plus savoir à quel camp il appartient… et en fait, c’est toujours super clair. Il y a des moments où, parce que les communications sont un peu coupées, ses alliés se demandent si Pine n’a pas changé de côté, mais nous en tant que spectateurs, on ne se pose jamais la question, et franchement je trouve que Pine il ne s’est finalement pas trop compromis. Et c’est pas la conclusion accélérée et aussi grossière que le reste qui va y changer quoi que ce soit. Pour moi, c’était comme regarder une version light, les difficultés et le trouble en moins, de l’axe de ce personnage.

 

Je sais pas les gens. La série avait tellement enthousiasmé tout le monde que je pensais que ça allait être extra, mais le protagoniste est assez liste, l’antagoniste doit être abêti pour que le scénario fonctionne, et j’avais toujours une bonne idée d’où les choses allaient aller. La conclusion m’a un peu surprise car je l’ai trouvée précipitée, mais dans les grandes lignes, j’étais pas bien loin. Et vu qu’en plus le scénario semblait arranger les choses au héros, y avait pas un max de tension. Le casting est très bon, la réalisation est impeccable, on ne s’ennuie pas, et je ne peux pas dire que je regrette d’avoir regardé la série parce que c’était court et que j’étais contente de voir ces acteurs dans des rôles différents, mais pour moi ça a été « à peine terminée, à peine oubliée ». Donc… bof, quoi.

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