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Sorti en 2011

Réalisé par Lee Han

Ecrit par Kim Dong Woo & Lee Hae Je

D’après le roman de Kim Ryeo Ryeong

Dure 1h50

 

Avec :

Yoo Ah In >>> Doh Wan Deuk

Kim Yun Seok >>> Lee Dong Joo

Park Soo Young >>> Le père de Wan Deuk

Kim Young Hae >>> L’oncle de Wan Deuk

Park Hyo Joo >>> Ho Jung

Etc

 

 

Dontesque ?

Wan Deuk est un lycéen sans grand enthousiasme pour la vie, et qui n’a ni amis ni attentes pour l’avenir, se réveillant simplement lorsqu’il s’agit de remettre à leur place les gens se permettant d’insulter son père bossu. Un jour, son prof principal lui annonce que la mère qu’il croyait morte est en fait vivante. Par ailleurs, afin de canaliser la colère qui ne cesse de monter, Wan Deuk décide de se mettre à la boxe.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

 

.oOo.

Dans le cadre de ma semaine anniversaire 2017, je me suis retrouvée à regarder autant de projets de Yoo Ah In que possible, d’où : PUNCH. Et celui-là, je dois dire qu’il m’enthousiasmait plutôt bien, parce que j’ai un faible pour Yoo Ah In pré-Fashion King. Enfin, en vrai, j’ai aussi un faible pour Yoo Ah In post-Fashion King, et j’ai un pré-faible pour le Yoo Ah In-post cet instant, mais avant Fashion King, il avait des rôles souvent plus fun, ce qui a son charme aussi. Et puis je suis juste toujours contente de le voir, surtout dans ses films, parce qu’il a eu plus de chance au grand écran qu’au petit (même si Six Flying Dragons rattrape au moins 15 Fashion King). Or ce film-là… était bon ! Donc plein de yay dans ma tête. Quant à pourquoi j’ai aimé Punch, eh bien, pour le coup, c’est essentiellement grâce au personnage de Yoo Ah In, notre héros, Wan Deuk, pour lequel je me suis prise de beaucoup d’affection.

Et ce n’était pas juste dû à Yoo Ah In. Enfin, bien entendu, il aide, hein. Malgré qu’il soit plus vieux que son personnage, parce qu’il est bon, il a un charme très innocent dans ce film, une énergie juvénile qui convient très bien au rôle de Wan Deuk. Son sourire est super engageant, c’est facile de l’apprécier, et puis je vous avoue que j’ai aimé le naturel de la performance aussi. J’adore Yoo Ah In, mais dans ses derniers rôles, même les meilleurs, il y a souvent des moments où on peut voir les efforts qu’il fait pour jouer. Où on se dit « waah, il est à fond là ». Cela me fait la même chose pour Leonardo Di Caprio par exemple (un autre acteur que j’adore). Il n’y a pas ce genre de moment dans Punch, sans doute parce que le rôle est moins intense, et c’est sympa aussi, il semble très spontané. Par ailleurs, Wan Deuk est extrêmement sympathique, et là j’en reviens à « ce n’était pas juste Yoo Ah In » : le personnage sur le papier est très attachant. Parce que, même si l’expression paraît assez naze, c’est un « bon garçon ». Et c’est ce qui m’a accrochée à la base.

Le film est une tranche de vie, il a différents thèmes, et des personnages secondaires généralement plaisants, ainsi que de bonnes performances de tout le casting, mais Wan Deuk est au centre de tout. La preuve : en version originale, le film porte juste son nom. C’est essentiellement à lui qu’on regarde arriver « la vie », et donc, forcément, c’était important qu’on ait envie de voir cette vie arriver à ce personnage. Clairement, le jeune homme est égaré, et ne sent pas à l’aise là où il est : cela se ressent dans la façon dont il n’a pas d’amis, pas l’impression d’avoir un futur, la façon dont il est embarrassé par la situation de sa famille, et cela se ressent dans toute cette colère qui bout au fond de lui et ressort chaque fois que quelqu’un se moque de son père. Mais justement, cette colère ne se transforme en violence que lorsqu’on s’en prend aux siens. Parce qu’il est embarrassé par la pauvreté de sa famille, certes, mais pas par sa famille elle-même. Au contraire, on sent qu’il a l'impression d'avoir de la chance d'avoir cet entourage-là (comparé à son professeur qui, lui, aurait une situation bien plus facile s’il voulait, mais méprise son père), et qu’il aime profondément son père, et son oncle, son affection étant évidente quand il leur parle ou s’occupe d’eux. A aucun moment il ne reverse sa frustration sur eux, et même quand parfois il pourrait s’énerver, il est plus du genre à pardonner. C’est juste un personnage vraiment agréable, que voulez-vous… un jeune homme gentil, seul, et pas content de sa vie.

Et parce qu’il est tout ça, j’avais envie de le suivre et, si possible, de voir les choses s’arranger pour lui. Le long du film, il se met à sourire plus souvent, à se réconcilier avec sa situation, et moi ça me faisait chaud au cœur. Donc oui, il a été mon accroche à ce film, parce que c’était un personnage que j’avais envie de regarder, et si possible de regarder aller mieux. En clair, j’ai vécu exactement l’inverse de ce que j’ai vécu dans Veteran : dans Veteran, je détestais tellement le personnage de Yoo Ah In que je voulais voir le film pour que quelqu’un le tue, ou au moins le mette en prison pendant très très longtemps, et petit à petit je suis rentrée dans le reste du film, tandis que dans Punch j’aimais vraiment le personnage, j’ai continué, et j’ai commencé à réellement accrocher à tout le reste ensuite.

[La vie de Wan Deuk] Punch  완득이
[La vie de Wan Deuk] Punch  완득이
[La vie de Wan Deuk] Punch  완득이

Faut dire qu’il y a plein de bonnes choses dans cet « à côté », à commencer par le casting, et plus particulièrement Kim Yun Seok dans le rôle du professeur qui s’intéresse à Wan Deuk, sans qu’on sache trop pourquoi. Au début, le personnage n’est pas excessivement sympathique (genre le coup du chatiment corporel, je sais que c'est aussi une différence culturelle, mais j'adhère pas...), mais petit à petit sa relation avec Wan Deuk devient réellement touchante, quand on se rend compte que le prof n’a pas l’intention de lâcher son élève, même si celui prie pour que Dieu le foudroie tous les dimanches. En vérité, beaucoup des personnages qui gravitent autour de Wan Deuk, au-delà de ce professeur, ne sont pas très développés, et certains ne sont même pas spécialement agréables à la base, mais sans que le film se penche sur leur cas en détails, j’en suis quand même venue à me prendre d’affection pour eux, parce que tous les personnages se rassemblent, et en quelque sorte se rachètent les uns les autres en s’appréciant entre eux. Ce qui est le thème du film, de toute façon : se rapprocher des autres pour mieux vivre. Pendant tout le film, on assiste en fait à la formation d’une communauté, et c’est le thème prédominant du film (qui se termine sur la création d’un centre de communauté, histoire de bien enfoncer le clou)… qui d’ailleurs ne se limite pas à une communauté « à petite échelle ». Ce que j’essaie de dire par là, c’est que, bien que les personnages vivent pour la plupart dans le même quartier, aillent dans le même lycée ou fréquentent les mêmes endroits, le film ne se contente pas de « accepte les gens qui sont près de toi », il parle d’acceptation en général.

En effet, le long de Punch, on rencontre plusieurs immigrés, tous victimes de discrimination, et toute la famille de Wan Deuk, en fait, est victime d’exclusion : sa mère vient des Philippines, son père est un bossu ce qui lui vaut pas mal de quolibets, et son oncle (pas biologique, mais il fait partie de la famille quand même) a un handicap mental. Le film ne nous martèle pas du thème de l’exclusion, mais elle est toujours là, dans le fond, elle nourrit la colère des personnages, et je trouve que le film fait du bon travail avec, nous faisant ressentir les problèmes de cette société et leur effet sur ceux qui ne peuvent pas nécessairement se défendre. Punch reste toujours concentré sur Wan Deuk et son entourage, il garde toujours ses thèmes d’exclusion et d’écart entre les classes sociales à la hauteur de ses personnages, et en faisant ça il nous montre la façon dont ça les affecte.  Et il le fait avec tendresse, humour, et parfois un ton doux-amer, sans jamais trop sombrer d’un côté ou de l’autre. A part peut-être à la fin, mais soyons honnête, j’ai kiffé la fin comme ça, donc je ne retiens pas cela contre le film. J’avais peur qu’il vire dans le déprimant, mais pas du tout, et en fait j’en suis ressortie le cœur tout réchauffé. Bien entendu, les soucis dans la société qui nous sont présentés ne sont pas réglés à la fin du film, mais malgré tout, je suis restée sur de bons sentiments, de l’amour pour mon prochain, pour Wan Deuk, et pour Yoo Ah In. Et puis bien entendu, vous commencez à me connaître, vous savez que j’aime le calme, et donc forcément, j’ai aimé l’ambiance de ce film, qui prend son temps, et nous propose plein de beaux plans paisibles, le tout avec beaucoup de silence. Personnellement, j’ai un faible tout particulier pour ce plan-là :

Honnêtement, je ne sais même pas pourquoi, mais c’est le premier moment dans le film où j’ai vraiment eu envie de faire une capture d’écran… je le trouve paisible, et assez représentatif d’un Wan Deuk très seul qui observe le monde sans y participer. Il regarde une ville tout entière, mais il n’y a pas un bruit, et c’est un moment beau, mais aussi teinté d’une mélancolie inspirée à la fois par le silence et le soleil qui ne va pas tarder à se coucher. Arf, c’est dans ces moments-là que j’aimerais avoir plus l’esprit d’analyse, mais toujours est-il que c’est un joli moment, dans un joli film.

Au final, c’était donc un joli petit film tranche de vie. Il y a un petit moment au milieu où j’ai ressenti un léger ralentissement, mais cela n’a pas duré longtemps, et je me suis rapidement retrouvée dans le film à nouveau, parce que le destin de Wan Deuk me tenait à cœur. Je ne sais pas si c’est un film qui va me rester en tête pendant les dix prochaines années, mais il tapait exactement dans le genre de fictions que j’aime, et le fait avec délicatesse, une jolie esthétique et un bon casting… donc c’est clair que je vais pas trop me plaindre.

[La vie de Wan Deuk] Punch  완득이
[La vie de Wan Deuk] Punch  완득이
[La vie de Wan Deuk] Punch  완득이
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