[Vos conseils (2)] Definitely Maybe / Miss Congeniality / The Lake House / Shakespeare in Love / Leap Year (films)

Publié le 16 Novembre 2017

Cernes sur grand écran

Vos conseils, pt. 2/beaucoup

 

 

La partie 1: ici

Coucou les gens !!!

 

On se retrouve gaiement (un heads up quand même : l’article et un chouïa moins yay que le précédent), avec plus de films que vous m’avez conseillés, que j’ai regardés, et dont je vous parle à présent :D

 

Aujourd’hui, on va causer de :

 

Definitely Maybe

Miss Congeniality

The Lake House

Shakespeare in love

Leap Year

 

J’étais censée vous parler aussi de the Apartment et The Shop Around the Corner, mais finalement je pense que j‘ai plutôt envie de les revoir et de leur consacrer soit un article, soit une vidéo (dans l'idéal, j'aimerais en parler pour Noël et le Nouvel An^^). On verra bien, mais j’ai surtout très envie de les revoir avant d’en parler, et d’en parler plus. Enfin si vous voulez le résumé : c’était super, regardez les.

 

Et en attendant, parlons des autres films !

 

Un rappel néanmoins : ce sont des impressions rapides, je ne pars pas dans les détails. Prenez ça comme un petit journal :)

 

2008 / Réalisé & écrit par Adam Brooks / Avec Ryan Reynolds, Elizabeth Banks, Rachel Weisz, Isla Fisher, etc / 1h52

 

En pleine procédure de divorce, un père raconte à sa fille comment il a rencontré sa mère, mais y ajoute une petite touche de mystère, revenant sur sa relation avec trois femmes dont il a changé le nom, et laissant à l’enfant le soin de deviner laquelle est sa mère.

 

Ces derniers temps, je suis d’humeur à regarder des comédies romantiques. C’est périodique chez moi ces dernières années, et donc j’ai repris la liste que SALT m’avait faite, or dedans il y avait ce film, dont, du reste, je ne me rappelais pas du tout du synopsis. Elle m’avait expliqué de quoi ça parlait, mais c’était il y a un an, et tout ce que j’avais retenu c’était que Ryan Reynolds + gosse = yay (dans le sens où c’est le père de la gosse, hein). Après l’avoir vu, je confirme que c’était assez charmant comme film, et que j’ai beaucoup aimé le duo Will/sa fille Maya (jouée par Abigail Breslin). Après, il y a quand même quelques petites choses qui m’ont dérangée dans le film.

 

La première, mais pas la plus importante, c’est que j’ai parfois trouvé que le film tirait un peu sur son format. C’est-à-dire que, déjà, c’était bizarre que ce père raconte certaines choses à sa fille. Et lors d’une certaine occasion, il est apparemment également capable de décrire en entier une discussion qu’à priori, il n’aurait pas dû pouvoir entendre. Je veux bien admettre qu’il ait pu combler les trous, ou qu’une des deux personnes impliquées lui ait raconté par la suite, donc ça, mettons. Mais tout de même, il y a des passages de l’histoire que je trouve chelou de raconter à une enfant, et mettons que j’ai parfois eu le sentiment que le film tenait vraiment à son format, quitte à ce qu’il semble  forcé. Et en parlant de forcé, quand le film voulait que je ressente quelque chose, j’avais un peu trop tendance à voir les ficelles. Bon, ça veut pas dire que ça marchait pas, et j’ai été plus d’une fois émue par Definitely Maybe, mais j’ai surtout eu un souci avec la fin, que pour le coup j’ai trouvée franchement trop étrange, et le résultat d’une écriture de la petite fille trop peu naturelle. C’est vraiment une enfant de cinéma, quoi (et je suppose que c’est pour ça que le lead peut lui raconter son histoire de cette façon-là). [spoiler] Le « you are the happy ending » était parfait et m’est allé droit au cœur, et je me dis que ça aurait fait une très bonne conclusion à cette histoire, racontée de cette façon. Parce que je trouve ça quand même supra étrange qu’une enfant si jeune et espérant voir son papa et sa maman se remettre ensemble,  joue les entremetteuses pour son papa et une inconnue. April était ma favorite des trois femmes de la vie de notre lead, mais le happy-end final était trop « pièce mal rapportée » à mes yeux. [/spoiler]

 

Ensuite, pour être honnête, j’ai parfois trouvé que notre personnage principal méritait des baffes (de façon imagée, okay). Au-delà des situations de tromperie dans lesquelles il se met, il y a des choses qu’il fait et dit, notamment à April ([spoiler] ne pas lui rendre son livre, le «you should go to life rehab or something »,… [/spoiler]), que j’ai trouvées plus que limite. Parfois je comprenais, sans approuver, mais oui, il y a des moments où notre héros n’était pas au top niveau sympathie. Et je comprends bien que c’était l’idée, qu’il se plante et soit imparfait, mais ça ne se soldait pas toujours par une rédemption assez solide pour que je l’aime complètement. Maintenant, bon, il donne de l’argent aux gens de la rue pour qu’ils réparent leurs vaisseaux spatiaux, et c’est vrai que j’aime bien Ryan Reynolds, donc dans l’ensemble, ça s’est quand même bien passé.

 

Et j’ai aussi aimé la façon dont le film avait cette ambiance de « temps qui passe ». Cela serait peut-être mieux passé si les acteurs avaient eu l’air de vieillir un peu, mais malgré tout, je l’ai senti (notamment lorsque notre lead croise Clinton, qui a été une telle partie de sa vie à une époque) et ça avait quelque chose de doux-amer. J’ai aussi beaucoup aimé le casting. Ryan Reynolds, bien entendu, mais également les trois actrices, à savoir (dans l’ordre d’apparition dans l’histoire): Elizabeth Banks (dans le rôle d’Emily), Rachel Weisz (dans le rôle de Summer) et Isla Fisher (dans le rôle d’April). Je n’ai pas aimé les personnages de façon égale, j’avais mes favorites (okay, April était ma favorite, Isla Fisher était adorable dans ce rôle), mais j’ai beaucoup aimé les trois actrices, et j’ai aimé le jeu de piste pour savoir qui serait la mère de Maya, qui serait l’amour de la vie de Will… et j’étais pas loin d’avoir deviné, mais j’y étais pas complètement. Donc oui, j’ai trouvé la forme un peu forcée, mais honnêtement je me suis prise au jeu. Malgré mes quelques soucis avec, c’était une comédie romantique agréable, au casting charmant, je suis contente de l’avoir vue, et il y a quelques scènes franchement adorables. Généralement avec Isla Fisher.

 

2000 / Réalisé par Donald Petrie / Ecrit par Marc Lawrence / Avec Sandra Bullock, Benjamin Bratt, Michael Caine, Candice Bergen, Heather Burns, etc / 1h49

 

Lorsqu’un terroriste menace de faire exploser une bombe pendant le concours de Miss Univers, une agente du FBI doit infiltrer le concours. Le souci ? Elle a deux jours pour se préparer, et est très loin de l’idée qu’on se fait d’une miss.

 

Sandra Bullock + Marc Lawrence + SALT (♥) avait dit que c’était rigolo = go.

 

Oui, au passage : j’ai dit que je suivais vos recommandations, et non, je ne vouvoie pas SALT, mais simplement, dans ma liste de recommandations il y a une grosse majorité de conseils par SALT parce qu’elle m’en donne plein (et c’est cool !) donc forcément, ça se ressent dans ces articles. Par ailleurs, c’est vrai aussi que j’ai décidé de commencer par les trucs un peu funs de la liste, parce que j’ai envie de légèreté. C’est sans doute un mauvais calcul, car une fois tous ces films légers écoulés, il me restera le plus pesant, mais que voulez-vous, je n’ai jamais été quelqu’un de très réfléchi. Il se trouve que SALT m’a conseillé beaucoup de romcoms, ou juste romances, donc… voilà~

 

Miss Congeniality, donc. Que j’ai plutôt bien aimé… Bon, il y a des passages qui m’ont fait un chouïa grimacer, j’admets. Par exemple, voir les collègues du FBI qui s’en donnent à cœur joie sur les commentaires déplacés, mais aussi l’utilisation de certains stéréotypes (ou le mot « fruitcake » pour se moquer d’un personnage gay, dans la bouche du lead ^^’). En fait, le film joue sur des stéréotypes, et mettons que quand on fait ça, c’est parfois chaud de trouver le bon équilibre, d’autant qu’ici ça porte sur une histoire de make-over où l’héroïne découvre que sa vie s’améliore quand même pas mal quand elle apprend à se comporter/ressembler un peu plus « à une fille ». Donc oui, y a des moments où, bon, j’ai un peu levé les yeux au ciel. Mais dans le même ordre d’idées, y a des choses que j’ai bien aimées aussi, surtout du côté des miss, toutes les madames (enfin, mademoiselles, du coup) s'avérant très attachantes (ma favorite étant Heather Burns dans le rôle de Miss Rhode Island, parce qu’elle est absolument adorable, et qu’elle m’a touchée, il y a quelque chose de triste dans ce personnage). Notre héroïne se moque d’elles, au début, les jugeant superficielles, et écervelées, mais quand on les côtoient, en fait, il y a une vraie solidarité entre toutes ces femmes, et à la fin, alors que tous les types censés soutenir l’héroïne et qui auraient de bonnes raisons de le faire, la désertent, ce sont toutes les miss qui sont en compétition avec elle qui se regroupent autour d’elle et lui viennent en aide. La vérité, néanmoins, c’est surtout que j’ai pas beaucoup réfléchi à Miss Congeniality… Pardon.

 

Mais du coup, c’était sympa à regarder. Sandra Bullock a du charme, j’ai bien aimé l’héroïne qui est intelligente, efficace, décidée, même si elle ne suit pas toujours les règles. J’ai aussi apprécié le personnage masculin principal, mais pour des raisons plus superficielles. En fait, le personnage lui-même est plutôt fade, mais apparemment, je me suis découvert un faible pour Benjamin Bratt. (si vous avez une romcom avec Benjamin Bratt, je prends) du coup chaque fois qu’il était à l’écran, j’étais contente même si le rôle lui-même ne m’inspirait rien de particulier.

 

Ecoutez, voilà : j’ai la crève ces derniers temps (NdM: j'ai écrit ce paragraphe après avoir vu le film... je vais mieux maintenant). Je suis au fin fond de mon lit, à deux doigts de la mort (okay, je dramatise peut-être un chouïa), et Miss Congeniality, dans ces circonstances, c’était amusant, et je me suis pas posé beaucoup plus de questions. Si j’étais plus alerte et moins fatiguée ? Je sais pas. Je tenterai l’expérience et je vous dirai, mais en attendant, c’était pas grandiose, mais c’était sympa.

 

Oh, et y avait une version de Mustang Sally fort cool, aussi :

 

2006 / Réalisé par Alejandro Agresti / Ecrit par David Auburn / Avec Keanu Reeves, Sandra Bullock, etc / 1h47

 

Un homme en 2004 et une femme en 2006, ayant tous deux habité dans la même maison, communique via courrier, en utilisant une boite aux lettres leur permettant de dépasser le décalage temporel.

 

Après Miss Congeniality, j’ai eu envie de voir plus de Sandra Bullock, j’étais d’humeur. Quant à Keanu Reeves… je suis TOUJOURS d’humeur à regarder plus de Kinyou. Il n’y a pas de mauvais timing pour plus de Kinyou. Donc j’étais enthousiaste, d’autant que je savais avoir bien aimé Il Mare, le film original coréen. Je ne m'en souvenais pas du tout, du reste, mais il me semblait avoir apprécié donc Bullock + KINYOU + idée qui me parlait = let’s go *O* Et.. okay, je pense que c’est une bonne chose que Sandra Bullock et Kinyou soient au casting, surtout Kinyou, parce que je ne suis pas persuadée que j’aurais aimé le film si j’avais moins d’affection pour eux.

 

Alors, il y a des choses que j’aime bien, hein. J’aime le concept, déjà, tout le contexte en fait. J’aime l’idée de deux époques qui se croisent d’une drôle de façon, l’idée des lettres, et aussi celle de la maison sur le lac (même si les murs transparents, c’est un truc droit sorti d’un cauchemar pour moi). J’aime aussi bien la musique d’ailleurs ! Je ne sais pas si ce sont des chansons que j’écouterais nécessairement tous les jours en dehors du film, mais dans le contexte, elles m’ont plu, avec une préférence de ma part pour I can’t seem to make you mine qui ouvre le film, et This never happened before qui le conclut, et joue également lors d’une de mes scènes favorite pendant le film. Oh, on entend même un peu de français avec un titre de Carla Bruni dans le tas, tenez. Mais oui, ma favorite c’est This never happened before car je l’associe à une scène où nos deux personnages principaux se tiennent au même endroit au même moment. Et vu que mon appréciation de ce film était entièrement due aux acteurs, forcément…

 

Mes soucis avec the Lake House sont dus à son écriture. Bien sûr, c’est une histoire qui parle de voyage dans le temps, en quelque sorte (les personnages ne voyagent pas dans le temps mais leur courrier oui) et forcément, on va se retrouver avec des questions à la fin, les miennes tournant principalement autour du chien dont les deux personnages s’occupent à différents moments de leur vie. Mais le principal souci c’est que les personnages se retrouvent séparés pendant la majeure partie du film, et que je n’ai pas trouvé que le film arrive à réellement vendre leur rapprochement. En partie, j’ai été déçue par les lettres. Je ne demandais pas du Jane Austen (puisqu’il est question de Jane Austen dans le film… elle me poursuit, apparemment o.o), mais je n’ai pas été très impressionnée par la prose de nos leads, et n’ai pas réussi à y voir ce qui pourrait les pousser à développer des sentiments l’un pour l’autre aussi rapidement. Car oui, j’ai trouvé que ça évoluait un peu trop vite cette affaire. Le film essayait bien de créer une dynamique entre les personnages, en manipulant l’image pour les faire sembler l’un à côté de l’autre, ou bien en éditant leurs lettres pour donner l’impression de conversations, mais ça n’a jamais bien pris pour moi, et le film ne fonctionnait réellement que quand les deux personnages étaient réellement réunis, d’une façon ou d’une autre. Ce qui n’arrive pas beaucoup, forcément. Et le truc c’est que dans un film qui est une pure romance (dans le sens où il n’y a pas grand-chose d’autre à côté, ce qui n’est pas un souci du tout en soi), ne pas croire aux sentiments des personnages principaux, c’est handicapant.

 

Maintenant, le fait est que… argh, j’avais besoin que Kinyou soit heureux, vous comprenez. Il a « construit » un arbre pour l’héroïne T.T Et il avait l’air tellement heureux de réserver un restaurant pour dans deux ans T.T Il a le visage et la voix de Kinyou (forcément) T.T Si le personnage était plus intéressant, j’utiliserais son nom (Alex), mais honnêtement, je ne l’ai pas trouvé passionnant, donc pour moi, c’était juste Kinyou, et des fois que vous ne l’auriez pas compris (à tout ce qui a précédé, ou juste au surnom un peu niais), j’ai un vague, hum, faible, pour cet acteur. J’ai aussi aimé Sandra Bullock, et à vrai dire, elle est meilleure actrice qu’il est acteur, mais le cœur a ses raisons que la raison ignore et mon cœur il fait « Ki nyou ki nyou » au lieu de « ba doum ba doum » (… essayez d’oublier que j’ai écrit ça).

 

En somme, je trouve pas que the Lake House soit un film très solide, et interprété par n’importe qui d’autre, je ne sais pas si j’y aurais accroché, mais en l’occurrence, j’admets que je me suis investie dans l’affaire, et que j’ai été touchée par plusieurs scènes, de même qu’à la fin je priais franchement pour que tout se termine bien.

 

1998 / Réalisé par John Madden / Ecrit par Marc Norman & Tom Stoppard / Avec Joseph Fiennes, Gwyneth Paltrow, Geoffrey Rush, Colin Firth, Judi Dench, etc / 2h03

 

En panne d’inspiration, William Shakespeare, poète sans le sou, tombe amoureux d’une dame de la haute société, promise à un autre contre son gré.

 

Je vous le dis, moi : Jane Austen me poursuit. J’en parle pas dans cet article, mais après avoir regardé That Shop Around the Corner, j’ai revu You’ve got mail (grosse erreur : il ne tient pas la comparaison, malgré les peluches Babar dans le fond) dans lequel il est plusieurs fois question d’Orgueil et Préjugés. Dans Shakespeare in Love, bien entendu, il n’est nullement question de Jane Austen (ce serait assez chelou qu’il en soit autrement, vous en conviendrez), mais on a quand même Colin Firth au casting, donc ça compte un peu (mais eh, quitte à être poursuivie par quelqu’un, je veux bien que ce soit Jane Austen). Bon, cela dit, ici, il n’est Darcy qu’à 50% : il parait bien être un connard au début, sauf qu’on découvre jamais que c’en est pas un ^^’. Parce que c’en est un. Il n’a pas exactement le rôle du prince charmant, il joue le type que le père de l’héroïne veut la forcer à ‘épouser, discutant avec son futur gendre en des termes délicats du genre « elle saura mettre bas », « si vous la montez comme une mule »… Poésie, respect et décence, je crie vos noms :’) J’espérais vraiment, vraiment qu’elle allait réussir à lui échapper, c’était un des quelques trucs qui m’intéressaient. Parce que… okay, il y a des aspects de ce film qui m’ont intéressée, dans lesquels je me suis investie, mais s’il y a un truc qui m’a laissée indifférente, c’est… William Shakespeare. Ce qui est gênant.

 

Et étonnant, en plus.

 

Cela m’a prise de court, parce qu’à une époque, j’avais un gros, gros crush sur cet acteur dans ce rôle, j’avais des photos de lui dans mon agenda. Bon, ça n’a pas pris l’ampleur que ça a prise avec d’autres, en partie, je suppose, parce que j’ai moins revu le film, mais tout de même, ça en avait suffisamment pour que mes amies soient au courant de mon béguin, et pour qu’elles se moquent gentiment de moi. Mais à la revoyure : nothing, nada, queudale, je n’ai rien ressenti du tout à son égard, sinon une vague forme d’agacement par moments. Alors, bien entendu, je n’ai certainement pas besoin d’avoir un crush sur le personnage principal d’un film pour apprécier le-dit film. Simplement, généralement, quand j’en ai eu un par le passé, j’ai toujours une réaction à revoir le personnage en question, et là absolument pas, ce qui n’a fait que souligner encore plus l’indifférence totale qu’il m’inspirait.

 

En fait  « Shakespeare » m’intéressait. Ou plutôt, m’amusait. C’était amusant de voir d’où aurait pu venir l’inspiration, de repérer toutes les scènes liées à ses pièces, et j’étais contente de voir son contexte. Mais justement, c’était lié au contexte, à des moments amusants ou intéressants faisant référence à un auteur que j’ai lu, que j’apprécie, des références qui me sont familières. Ca n’a rien à voir avec le Will du film, et tout à voir avec juste Shakespeare en général. Will, lui-même… j’ai parfois ressenti un vague agacement à son égard, mais rien de plus. Et je pense que c’est aussi en partie parce que, justement, il était dans l’ombre de Shakespeare. Le personnage est bien défini, et je me dis que dans un autre film, sous un autre nom, je ne l’aurais peut-être pas trouvé attachant (parce qu’il déconne pas mal), mais il aurait peut-être piqué mon intérêt, sauf que là, il est noyé sous tous les clins d’œil et toutes les références, qui retenaient plus mon attention que lui en tant que personnage. Et là où ça devient handicapant c’est que le titre c’est « Shakespeare amoureux » et que 1/ je n’étais pas intéressée par le personnage de Shakespeare et 2/ je n’étais pas plus impliquée dans notre romance principale (pour le côté « amoureux »). Je voulais qu’ELLE échappe à son fiancé, mais je ne ressentais rien de particulier pour sa romance avec Will. Tout ce qui m’intriguait c’était la façon dont ça se rattachait à l’écriture de Roméo et Juliette, mais vu que le film n’est pas un documentaire, je ne peux pas dire que je m’éduquais, et je sais pas, il m’a manqué quelque chose.

 

Après, il y a d’autres personnages qui ont plus retenu mon attention, et qui ont fait de Shakespeare in love une expérience pas complètement « froide » (ce serait triste, quand même, un film sur Shakespeare n’inspirant aucun sentiment). Je voulais que la pièce ait lieu, et soit un succès, parce que je voulais que l’héroïne réussisse, et parce que j’étais même investie dans le parcours du producteur commençant à apprécier le théâtre, de même que j’espérais voir le monsieur bégayant arriver à dire ses lignes.  A vrai dire, j’ai apprécié la galerie de personnages secondaires en général. La reine, par exemple, est un personnage que j’apprécie énormément, elle est complètement bad-ass.

 

Mais dans l’ensemble, c’est vrai que le film, à présent, me fait surtout sourire à toutes ses références, et que ça ne va pas beaucoup plus loin. Ca ne signifie pas que c’est un mauvais film, et j’aime notamment beaucoup toute la recréation de l’époque. Je ne sais pas si c’est fidèle, n’étant pas historienne du tout, mais je trouve que le film ne glamorise pas trop les choses, j’ai eu le sentiment d’un univers dans lequel des gens vivaient. Les acteurs sont également bons, et je trouve toujours Gwyneth Paltrow rayonnante, mais voilà, j’ai juste pas trop accroché. J’ai pas trouvé ça mauvais, je ne suis simplement pas rentrée tout à fait dedans.

 

2010 / Réalisé par Anand Tucker / Ecrit par Harry Elfont & Deborah Kaplan / Avec Amy Adams, Matthew Goode, Adam Scott, etc / 1h40

 

Après quatre ans de relation, Anna s’attendait à une demande en mariage, mais quand elle essuie une déception, elle décide de rejoindre son petit-ami en Irlande, et, comme c’est la tradition, de le demander en mariage un 29 février. Mais son voyage n’est qu’une succession de catastrophes, et elle engage Declan, un jeune homme local, pour la mener à destination.

 

L’année dernière, Daisuke <3 m’a recommandé ce film, mais ma période « romcom » s’était terminée avant que je m’y mette. Cette année, je ne voulais pas passer à côté, et donc cette semaine, je me suis lancée. Et j’ai apprécié ? OK, à moitié seulement. Pfiou, je suis désolée, je suis un peu tiédasse dans cet article, hein ? Mais que voulez-vous. C’est juste que pour chaque chose que j’ai appréciée dans ce film, il y avait une chose qui me dérangeait pour aller avec. Par exemple : j’ai aimé que le film se déroule en Irlande. Les décors étaient superbes, j’ai un gros faible pour la musique irlandaise, donc mes oreilles et mes yeux étaient ravis, mais d’un autre côté, si je n’avais pas su que l’équipe avait filmé en Irlande, je n’aurais pu que me demander s’ils y avaient jamais foutu les pieds. Parce que les décors étaient si jolis, j’ai été chercher sur Google map, et j’ai bien dû me rendre compte que le trajet des personnages principaux n’a aucun sens (et autant moi j'ai cherché, autant je suppose qu'un public irlandais n'en aurait pas eu besoin). Par ailleurs, ils présentent vraiment l’Irlande comme le trou du cul du monde, parce que toute l’idée est de « briser les manières de citadine hautaine » de l’héroïne, mais ce faisant, on tombe quand même dans les gros stéréotypes, et le film ne m’a pas agacée ou révoltée, c’était juste… gênant. Vous savez, quand quelqu’un fait quelque chose de très embarrassant, et que vous grimacez pour lui ? Ben, c’était un peu ça avec ce film, je grimaçais de gêne pour lui. Bon, pas pour le trajet, car ça, je n’ai réalisé que c’était n’importe quoi qu’après, mais pour le reste.

 

Ensuite, nous avons les deux personnages principaux, et j’ai beaucoup aimé les deux acteurs. A vrai dire, j’aime bien tout le cast de ce film, même Adam Scott et Kaitlin Olson qui apparaissent peu (mais mon appréciation de Parks and Recreation et It’s always sunny in Philadelphia fait que…), mais Mathew Goode et Amy Adams sont particulièrement charmants. Une comédie romantique est censée nous donner envie de voir deux personnages ensemble, et il y a des moments où je ne souhaitais que ça, je voulais qu’ils se sautent dessus. Mais j’avais deux soucis. Le premier c’est que, certes, dans ma tête, je scandais « le bisou ! le bisou ! », mais j’avais aussi toujours à l’esprit que tout l’objet du voyage de l’héroïne était de faire sa demande en mariage à son petit-ami, avec qui elle est depuis 4 ans. Et c’est pas comme si c’était un connard le type. C’était pas comme dans Shakespeare in Love où, indépendamment de sa nouvelle romance, j’espérais que l’héroïne se sortirait des griffes de son « autre relation ». Son petit-ami actuel n’est pas exactement un prince charmant et romantique, et il appartient à une existence de consommation, dont elle est censée apprendre à se débarrasser, mais c’est pas quelqu’un de mauvais, pas un type dont il faut fuir, ils ont une véritable relation, et des sentiments l'un pour l'autre.  Du coup dans un coin de mon esprit, il y avait toujours ce « oui, mais. »

 

Par ailleurs… argh, les personnages tapent parfois sur les nerfs. Elle, elle commence par se mettre dans la merde un peu toute seule en fonçant tête baissée, et puis après c’est juste qu’elle peut se montrer agaçante, mais c’est surtout lui qui m’a saoulée, à se montrer aussi désagréable par moments, comme quand il se moque d’elle quand elle explique qu’elle va demander son petit-ami en mariage. Il a son passé compliqué, okay, mais c’est pas une raison, et bien souvent….bref. Toute l’idée est en fait que le périple est censé faire voir à l'héroïne le droit chemin, et la vacuité de son ancienne vie, mais c’est fait en forçant le trait sur le pay dans lequel elle se retrouve, et le monsieur avec lequel elle est bloquée, et avec lequel elle n’arrête pas de s’engueuler. Il y a des moments entre eux qui ont fait palpiter mon cœur, mais aussi beaucoup où l’un ou l’autre m’a fait lever les yeux.

 

Au final, j’ai donc été très 50-50 sur ce film-là. Il y a des passages que j’ai appréciés, mais aussi beaucoup de faiblesses, à mes yeux. En revanche, je ne suis pas 50-50 sur Amy Adams ou Matthew Goode, que j’aime tous deux énormément. Et si j’avais déjà vu jouer Matthew Goode (dans Downtown Abbey, que j’ai beaucoup aimé, et Watchmen, dont je me souviens mal), je n’y avais jamais trop fait attention, et n’avais certainement pas fait le rapprochement. Ca a donc été une découverte, et une bonne, merci Daisuke :D Je vais retenir son nom à présent !

Et sur ce, c’est tout :D

 

Je vous retrouve une prochaine fois, pour plus de vos recommandations !