[Survival game, niveau: lycée] 35 sai no koukousei 35歳の高校生

Publié le 29 Décembre 2017

 

Diffusé en 2013

Sur NTV

11 épisodes

 

Réalisé par Sakuma Noriyoshi, Nagumo Seiichi & Nishino Maki

Ecrit par Yamaura Masahiro & Takahashi Yuya

 

 

Avec :

Yonekura Ryoko >>> Baba Ayako

Mizobata Junpei >>> Koizumi Junichi

Katase Nana >>> Nagamine Akiri

Masu Takeshi >>> Ninagawa Makio

Katoono Taiou >>> Otake Ryota

Kitayama Shiori >>> Izumi Yuna

Suda Masaki >>> Tsuchiya Masamitsu

Yamazaki Kento >>> Akutsu Ryo

Etc

 

 

Dontesque ?

 

Dans les lycées japonais, les étudiants comme les enseignants, et même les parents, souffrent de plus en plus. Baba Ayako, une jeune femme de 35 ans, est envoyée dans une classe de lycée, en tant qu’élève.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

.oOo.

C’est beau ce dont on arrive à se persuader. Et aussi, triste, un peu, parce que je pourrais essayer de me persuader d’avoir de la self-estime, mais non, à la place, je me suis juste persuadée que ce drama était adapté d’un roman de Minato Kanae (qui a également écrit les romans à la base de N no Tame Ni, REVERSE et Shokuzai, que je vous invite fortement à découvrir, même si j’attendrais de pas avoir le moral fragile pour regarder Shokuzai). MUCH MORE LIFE-CHANGING. Vous l’avez deviné, Minato Kanae n’avait bien entendu absolument rien à voir dans l’équation (a priori j’avais confondu ce drama avec Koukou Nyushi). Mais même en ayant réalisé mon erreur dans l’épisode 1 (je suis persipace dans ma nullitude, quand même), j’ai décidé de continuer à regarder ce drama, parce que l’héroïne me plaisait. Plus exactement : son entrée dans l’école m’avait plu. Tout le monde est dans le gymnase à écouter les profs parler de la rentrée, et boum, elle entre avec fracas, l’air très sûre d’elle, sans se préoccuper de tous les regards sur elle. Cette madame avait la classe, et je voulais donc en voir plus. Ce que je suis plutôt contente d’avoir fait, car l’un dans l’autre, j’ai apprécié l’expérience. Enfin… En partie.

 

Dans un opening qui intervient à des moments très variables selon les épisodes (un truc plutôt commun dans les jdramas), le drama (qui commence sur le suicide d’un enseignant) nous rappelle semaine après semaine que le lycée, c’est l’enfer pour tout le monde, étudiants comme enseignants. Histoire de vous retranscrire la chose, quand même, l’opening nous dit que les lycées sont des « déserts infinis », où ont cours « le harcèlement, la truanderie, la dépression », que tout le monde ne fait qu’ « essayer de respirer sous l’eau ». Les mots « obscurité sans fin » sont utilisés aussi. JOIE. TELLEMENT DE JOIE. Enfin, effectivement, dans le lycée dépeint par le drama (en s’inspirant de la réalité, je n’en doute pas), les relations semblent bien superficielles, les élèves sont sous pression constante, et il y a beaucoup, beaucoup… beaucoup… de harcèlement scolaire, de persécution. De l’ « ijime » pour reprendre le terme japonais.

 

L’ijime est un thème récurrent dans beaucoup de school dramas. A vrai dire, même quand ce n’est pas le thème principal, il est difficile de trouver un jdrama se déroulant dans une école et dans lequel il n’y ait pas un soupçon d’ijime quelque part, même si c’est juste abordé le temps d’un épisode. Parmi les exemples notables vous allez trouver, par exemple, le populaire LIFE, le moins connu Ningen Shikkaku, l’excellent Nobuta wo produce, mais également Great Teacher Onizuka, et même Hana Yori Dango (et ses déclinaisons, du coup) bien que le traitement de la chose y soit questionnable. Et bien entendu, il n’y a pas qu’au Japon que ça revient partout, cf School 2013, Monstar, Angry Mom, ou les films Pluto et Thread of Lies. Si vous voulez une fiction sur l’ijime, vous avez vraiment l’embarras du choix, mais j’ai trouvé une mini originalité à 35 sai no koukousei. Bon, il révolutionne pas le genre du school-drama, hein, mais il soulève aussi certaines questions que je n’avais pas forcément vues traitées jusque là (bien sûr, j’ai peut-être juste pas vu les bonnes choses). En premier lieu, il y a celle de « qui persécute qui ». On retrouve l’habituel « des élèves persécutent des élèves », l’habituel aussi « les profs sont complices parce qu’ils ne font rien », le peut-être-moins-habituel-mais-déjà-vu-quand-même « des élèves persécutent des profs », mais aussi quelque chose que j’ai vraiment bien moins vu à l’écran : des profs qui persécutent des profs. Il y a des œuvres qui abordent le thème d’adultes persécutant d’autres adultes, mais dans les school dramas, la plupart du temps, le focus est gardé sur les élèves, si bien qu’ils ont généralement un rôle à jouer dans toutes les « relations de persécution », qu’ils soient victimes ou bourreaux. Ici, ils font toujours partie de l’équation, mais le prof victime de harcèlement est très sérieusement malmené par ses collègues aussi, et lorsque ceux-ci veulent mettre toute la responsabilité sur le dos des gosses (qui, c’est vrai, ont également poussé la victime dans ses retranchements) notre héroïne est là pour remettre les points sur les i : les professeurs ont abusé de leur collègue, faisant pression sur lui, lui refilant tout leur boulot, le rabaissant sans arrêt, bref, le harcelant… et annoncer au monde que tout ça, c’est la faute des élèves, c’est juste une autre forme d’abus. J’ai aimé que, même si le drama reste majoritairement centré sur les gosses, il montre que les adultes (pas seulement les profs, on a également au moins un cas de père abusif) ne sont pas que des spectateurs, des complices passifs, mais aussi des participants à l’atmosphère d’abus général, et qu’ils montrent l’exemple à la génération d’après, et pas le bon.

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Mais oui, évidemment, les élèves restent le centre du drama, et la classe que nous suivons est divisée en un système de castes. Qui est d’ailleurs pris au sérieux à un point où c’était presque ridicule. Enfin… en fait, je parle pas vraiment des castes elles-mêmes, plutôt de la façon dont elles sont « gérées ». Voyez-vous, elles sont décidées via un site où tout le monde est noté, classé, mis dans des catégories, et autant le site est parfois descriptif, retranscrivant simplement les mouvements dans la classe, autant parfois il semble décider du sort de gens, sauf que… personne ne sait qui gère le site, en fait. Du coup, j’ai passé une partie du drama à me demander ce qui se passerait si l’héroïne trouvait le moyen de hacker le truc et d’aller bidouiller les données, voir si ça sèmerait la confusion (même si on est bien d’accord que ça n’aurait pas résolu le souci). Enfin, donc, on a trois castes.

 

Le groupe 1, c’est celui des leaders, les élèves populaires qui mènent la danse, et bien entendu les plus grands coupables de persécution parmi les gosses ; le groupe 2 c’est le « troupeau », la masse silencieuse qui, justement, garde le silence (voire participe un peu parfois aux persécutions quand on les y pousse) par peur des conséquences, et se rend donc complice ; le groupe 3 enfin ce sont les victimes des persécutions, les élèves mis à part, trop faibles pour se défendre. Et je vais pas vous mentir, dans le groupe 1 surtout, y a des personnages que j’ai franchement détestés par moments… certains acteurs sont meilleurs que d’autres, mais le casting est généralement plutôt bon (oh et on y retrouve Suda Masaki, et je voudrais pas passer pour une parano, mais j’ai l’impression qu’il me poursuit en ce moment) donc y a des moments où j’ai ressenti pas mal de colère. Je suis contre la violence de façon générale, d’adulte sur adulte, d’enfant sur enfant, et encore plus d’adulte sur enfant, mais je vous avoue qu’il y a des scènes où j’atteignais un tel degré d’énervement que j’espérais à motiié que Baba (notre héroïne) vire Yankumi et foute des baffes à quelques uns des personnages.

 

Enfin pour revenir à mes histoires de castes, le système un peu gros était, je pense, juste une façon de faire rendre le subtil évident et de mettre les dynamiques sous les yeux des spectateurs. Ca pouvait devenir un peu ridicule, mais ça faisait son boulot, on va dire. Un truc qui n’a pas fonctionné du tout pour moi, par contre, c’est le format « un épisode = une histoire ».

 

Bien entendu, nous avons des fils rouges. Le harcèlement scolaire ne va pas juste disparaître en un épisode, la classe évolue le long du drama, progressivement, et il y a aussi la grande question de « mais en fait, c’est qui Baba au fond ? »… parce qu’on n'en sait pas grand-chose. Donc oui, il y a des choses qui se font sur la durée, mais le drama suit une formule classique : dans chaque épisode, il met un élève à l’honneur, se penche sur son problème, le résout et ça devient une raison pour que cet élève se prenne d’affection pour Baba, ou au moins commence à l’écouter, ce qui finit par changer toute la classe petit à petit. C’est le même système que dans GTO ou Gokusen, en fait. Le souci, c’est que ce format « un épisode = un problème à résoudre », ça devient rapidement chaud quand on touche à des thèmes complexes et difficiles, en voulant le faire sur un ton sérieux. J’ai ressenti un certain malaise devant l’épisode 1 par exemple. Dans cet épisode-là, l’élève à l’honneur se sent seule, et persécutée, et coupable pour des raisons que je ne spoilerai pas. Elle est tellement au fond du gouffre, qu’elle a commencé à se faire du mal, c’est son seul soulagement. Et à la fin de l’épisode, l’héroïne… résout le problème. Alors, ça se fait pas sans efforts de sa part, mais ça parait quand même bien trop facile, ça m’a laissé un goût amer dans la bouche. La jeune fille ne disparait pas, elle rejoint la troupe des personnages principaux, mais le drama semble considérer que c’est bon, son problème est réglé, et non, je suis désolée, ça marche pas, et ça minimalise le problème. J’ai l’impression que le drama tenait parfois trop à respecter son format pas adapté, et qu’il voulait nous laisser toujours sur de l’espoir, et de l’optimisme, si bien qu’il forçait parfois trop les « happy-ends ». Pour moi, de toute façon, il n’allait pas au bout de ses idées en général.

 

Une question soulevée que j’aime bien dans ce drama est celle d’à quel point le système scolaire favorise le harcèlement. Certains personnages de la série suggèrent que peut-être les persécutions sont en partie une conséquence du fait que les classes soient « figées » et que les élèves doivent passer une année entière avec le même groupe. Comme solution, ils proposent donc un système plus proche de celui de la fac où chaque élève suivrait plusieurs cours, mais se retrouverait à chaque fois avec des gens différents. Je trouve ça très sensé. Je ne dis pas que calquer le système de la fac règlerait le problème du harcèlement (parce que non, probablement pas), mais j’aurais bien aimé voir l’expérience réalisée dans le drama, parce qu’en effet, forcer un groupe de gens à passer autant de temps ensemble (avec en plus une sacrée pression sur eux), ça doit forcément favoriser la solidification de dynamiques difficiles à faire changer (je l'ai vécu first hand, pendant mes années scolaires, d'ailleurs).

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Les opposants à cette idée dans le drama, eux, avancent que ce système du lycée favorise la création de relations, encourage à tisser des liens (ce qui me parait vrai aussi), et que c’est important pour apprendre aux élèves à socialiser. Je trouvais que c’était intéressant de se demander si oui ou non il fallait changer le système et à quel point, mais j’ai été déçue parce qu’au final il m’a semblé que le drama voulait surtout glorifier le système en place en me disant « maaaaiiisss regaaaarddeee ils sont copains maintenant, écoute la musique sur-inspirationnelle sur cette fin beaucoup trop guimauve et qui s’étire à l’infini… » (si vous vous posez la question, oui, la fin m’a fait pleurer… c’était abusé, mais je suis faible, j’y peux rien). A mes yeux, le drama a manqué d’ambition.

 

Pour revenir au format, une autre conséquence fâcheuse du « un épisode = un cas » a été que le drama a fini par se sentir obliger de faire les choses progressivement de plus en plus « impressionnantes ». Le thème général est l’ijime, et toutes les histoires tournent autour de ça, ce qui signifie que le drama doit trouver une dizaine d’histoires à raconter, sur le même thème, dans le même décor, mais sans trop se répéter. Sans compter qu’il y va fort dès l’épisode 1. Conséquence : il se sent obligé d’en faire un peu plus à chaque fois, de peur d’ennuyer les spectateurs, je suppose. Sauf qu’il arrive un stade où il ne peut pas faire plus sans faire trop gros, et malheureusement, il ne s’arrête pas avant. Enfin… « malheureusement »… Je suis mitigée sur la question, en vrai.

 

Pour être franche avec vous, j’ai eu tendance à préférer la fin, notamment avec l’épisode complètement absurde du jeu de survival, ou avec le procès fait à Baba… et la raison, je pense, est déjà que l’exagération pouvait devenir amusante (surtout pour le survival, d’autant que j’ai un faible pour le survival en général) mais surtout que ça rendait le format du drama et ses résolutions forcées moins dérangeants pour moi. Le drama semblait de moins en moins ancré dans la réalité, donc je grimaçais moins de la façon dont il gérait ses sujets, en quelque sorte ? Alors que quand il se prenait au sérieux, et semblait vouloir nous dire quelque chose d’important, semblait vouloir vraiment qu’on l’écoute, je ne pouvais que me questionner sur ce qu’il nous disait exactement, pace que non, je suis désolée, deux amis qui, pour résoudre une dispute, se frappent l’un l’autre jusqu’à s’en faire saigner, je trouve pas ça sain, j’appelle ça un gros souci de gestion de la colère. Je n’ai pas cessé de me poser des questions à la fin, hein, et je vais pas prétendre que le drama était 100% « sérieux » au début non plus, mais il y a clairement un changement de ton d’un début plus sombre à une fin plus grotesque. L’avantage c’est que si le drama cesse de faire sérieux, on peut commencer à le prendre avec plus de second degré. Le désavantage c’est que du coup, effectivement, les questions soulevées le sont de moins en moins avec le soin et la profondeur que j’aurai voulus. Mais ce sera à vous de voir (si vous regardez le drama) ce que vous pensez de la progression du ton de la série.

 

Moi, pour tout ce que j’ai pu lever les yeux au ciel, je dois bien admettre que j’ai quand même bien aimé regarder la série, et surtout bien aimé suivre Baba.

 

A la base, je suis restée pour elle, comme précédemment établi. Puis je suis restée un peu pour le reste aussi, mais c’est quand même surtout elle que j’ai apprécié. Elle a fait son entrée dans le lycée tel un agent secret, ou une super héroïne bad-ass et j’adorais à quel point elle n’en avait rien à battre du regard moqueur des autres, portant fièrement le nom de « Baba » malgré qu’il fasse rire (« baba » ça veut en gros dire « sale vieille », et clairement son âge est un sujet de discussion et de moqueries dans le drama). Elle est entourée d’un certain mystère, et dans chaque épisode, on nous la montre en mode émo dans sa chambre, le drama semblant indiquer qu’elle est peut-être une sorte d’agente spéciale, spécialise de l’infiltration de classes difficiles. Ce mystère ne m’a pas beaucoup intéressée, je voyais surtout ça comme une façon d’avoir un fil rouge, et d’offrir un cadre aux épisodes avec des scènes « répétées » (notamment celle où baba regarde dans son carnet secret et lit des mots qui deviendront le thème de l’épisode), mais je n’étais pas ennuyée non plus, et j’ai trouvé Baba charismatique. Je pensais qu’elle aurait peut-être des aptitudes spéciales, mais en fait non, elle n’est pas spécialement un génie en quoi que ce soit, elle a juste plus l’expérience de la vie, et une expérience particulière, qui lui offre la perspective qu’il faut pour avoir des choses à apprendre aux gosses. Gosses avec lesquelles elle a une dynamique sympathique d’ailleurs. Bref, je l’ai bien aimée, elle et les amis qu’elle se fait. Je n’ai pas été autant emballé par le prof, notre personnage masculin principal, qui intègre le lycée en même temps qu’elle. J’aime bien l’acteur (sans en être gaga non plus) mais le personnage m’a parfois agacée. Il sert surtout, en tant que nouveau, à expliquer comment les choses fonctionnent dans le lycée, parce qu’il faut tout lui expliquer, mais je pense qu’on aurait pu s’en passer. Il est parfois amusant, et il évolue le long du drama, mais il n’a pas un impact de ouf non plus.

 

Au final, j’ai quand même bien aimé 35 sai no koukousei. Je ne le recommanderais pas particulièrement, cela dit. Si vous voulez un drama parlant d’ijime, il y en a de bien meilleurs que celui-ci, qui pourrait faire sérieusement grimacer certaines personnes, ou en ennuyer d’autres. Certaines choses dedans sont apprécialbes, comme l’héroïne, la plupart du cast, et certaines questions soulevées (bien qu’elles ne soient pas suffisamment explorées à mon goût, donc) mais quand même… je le trouve oubliable ce drama, et je ne pense pas que vous passeriez à côté de grand-chose en faisant l’impasse dessus.

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