[Vos conseils (3)] Practical Magic / Bluebeard's Eighth Wife / Oh My Venus / The Dark Tower / Mune (films & drama)

Publié le 20 Janvier 2018

Cernes sur petit et grand écrans

Vos conseils, pt. 3/beaucoup

 

Retrouvez les autres articles de la série "vos conseils": ici

 

Hey les gens !

 

On se retrouve pour parler de quatre films et un drama, que j’ai regardés en suivant (plus ou moins) vos conseils. A la base, je voulais garder ces articles récaps centrés sur les films plutôt, car en général, quand je regarde un drama, j’écris un article détaillé dessus, mais finalement, j’ai changé d’avis. Ce qui s’est passé, en fait, c’est que j’ai lancé Oh My Venus dans mon coin, et je n’avais pas l’intention d’écrire dessus du tout, parce que j’ai vraiment regardé le drama en partant avec l’idée de ne pas trop l’analyser, et que je savais que je n’aurais donc pas de quoi rédiger un article complet (pas si je voulais qu’il soit un peu intéressant, en tout cas). Mais en remettant à jour la liste de vos conseils, j’ai réalisé qu’il en faisait partie, et je me suis dit que quand même, si vous me l’aviez recommandé, il fallait que je vous en touche au moins un paragraphe ! Alors cette série de « Vos conseils pt. n/beaucoup » inclura désormais tous types de contenus : livres, films, séries de tous horizons, j’y parlerai de tout ce que vous m’avez recommandé, que j’ai regardé/lu/vu sans que j’aie la matière, ou (plus souvent) le temps de vous en parler en long et en large.

 

Voilà :D

 

Et donc, cette fois-ci, le programme est le suivant (cliquez sur le titre de l’œuvre qui vous intéresse si le reste ne vous parle pas) :

 

 

Let’s go !

 

 

1998 / Réalisé par Griffin Dunne / Ecrit par Robin Swicord, Akiva Goldsman & Adam Brooks / D’après le livre d’Alice Hoffman / Avec Sandra Bullock, Nicole Kidman, Goran Visnic, Dianne West, Stockard Channing, etc / 1h44

 

Dans la famille Owens, on est sorcières de mère en fille, et malheureusement on n’hérite pas que de pouvoirs magiques, mais également d’une malédiction vouant toute histoire d’amour à se terminer sur la mort rapide de l’être aimé. Sally et Gillian ont été élevées par leurs deux tantes, et ont grandi pour devenir des jeunes femmes très différentes, l’une quittant la maison pour croquer la vie et l’amour à pleines dents, tandis que l’autre refuse d’utiliser ses pouvoirs et redoute de tomber amoureuse.

 

Ce film-là m’a été recommandé par SALT, becoz Sandra Bullock, que j’aime vraiment bien. Elle tient un des deux premiers rôles, l’autre revenant à Nicole Kidman, et après Miss Congeniality, the Lake House et un revisionnage de SPEED, j’étais d’humeur à voir Sandra Bullock, donc je me suis lancée, et dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé Practical Magic, même s’il y a des éléments qui m'ont semblé plus faibles que d’autre. En fait, j’ai surtout aimé les deux sœurs. Je les ai trouvées attachantes, et j’ai trouvé que les deux vendaient vraiment bien leur relation, elles semblaient à l’aise l’une avec l’autre, et proches. Mon souci, ça a vraiment plus été ce qu’il y avait autour. Par exemple, le personnage principal masculin de la seconde moitié (le policier qui vient s’intéresser de près aux affaires des deux sœurs), que j’ai trouvé anti-charismatique au possible, si bien que toutes ses scènes me semblaient très longues, et que son axe est tombé à l’eau pour moi, alors qu’il était quand même important pour le personnage de Sally. J’ai aussi passé tout le film à me demander pourquoi personne ne déménageait… Parce que toutes ces sorcières vivaient dans une ville affreuse, où elles étaient victimes de persécution, isolation, moqueries, etc, et j’étais vraiment étonnée que Gillian (Nicole Kidman) soit la seule à s’enfuir, honnêtement. J’ai eu du mal à cerner la ville, de toute façon, notamment, à la fin [spoiler], où même si j’étais ravie de voir un élan de solidarité féminine pour se débarrasser de l’agresseur de Gillian, j’ai trouvé le revirement franchement subit [/spoiler].

 

Il y a eu des moments longs, pour moi, mais heureusement, j’aimais beaucoup les deux personnages principaux, que j’ai trouvés émouvants dans leurs différences mais leur forte affection mutuelle. Elles volent continuellement au secours et soutien de l’autre, et je dois dire que j’ai été touchée par plus d’une scène, notamment celle où Gillian conduit toute la nuit pour retrouver une Sally effondrée par une tragédie familiale (la musique, lors de cette scène, était particulièrement jolie, du reste, et je pense que ça a joué). Enfin, un autre aspect du film qui m’a plu, c’est que, comme vous le savez, j’ai un faible pour ce qui donne des frissons dans le dos, et pour les fictions qui utilisent le fantastique pour parler de la réalité, or j’ai trouvé que Practical Magic pouvait se faire très inquiétant, car certes, on nage dans le surnaturel, et on finit avec une historie de hantise, mais les maux auxquels doivent faire face nos héroïnes (le deuil, la violence, l’exclusion,…) sont très réels. Et autant le thème de l'exclusion ne m'a pas paru bien développé, autant le petit-ami violent de Gillian m’a donné des frissons dans le dos. Son obsession était terrifiante, j’ai eu mal de voir les bleus qu’il avait laissés à Gillian, et il y a tout une sorte de road-trip que j’ai trouvé franchement stressant. [spoiler] Et bien entendu, à la fin, la possession de Gillian relève du surnaturel, et n’est pas impressionnante en soi (niveau effet, je veux dire), mais j’y ai vu une métaphore pour le syndrome post-traumatique dont souffre la jeune femme après ce qu’elle a traversé, et du coup j’ai pris toute l’affaire très à cœur. [/spoiler]

 

Je pense vraiment que le film aurait pu être meilleur, il me semblait toujours à deux doigts d’une amélioration (par exemple, je pense que ç’aurait été vraiment bien de plus explorer la ville et la relation aux sorcières), mais son cœur (donc les deux personnages principaux) était réussi, et bien interprété. Donc, au final, mon ressenti tend quand même vers le positif~ Et en plus, ça m’a donné envie de voir plus de Nicole Kidman, parce que j’aime bien Nicole Kidman, que je l’ai finalement très peu vu jouer, et qu’elle a une filmographie énorme et diverse qui mériterait d’être visitée. Donc, déjà, je reverrais bien the Others, et ensuite, je verrais bien Dogville, The Family Fang, the Hours et Killing of a sacred deer, entre autres.

 

 

 

1938 / Réalisé par Ernst Lubitsch / Ecrit par Charles Brackett & Billy Wilder / Avec Claudette Colbert, Gary Cooper / 1h25

 

Aristocrate à la famille fauchée, Nicole de Loiselle accepte d’épouser Michael Brandon, millionnaire ayant eu sept femmes avant elle, mais elle n’a pas l’intention de lui mener la vie facile, en attendant (peut-être ?) le divorce sur lequel elle compte.

 

Ernst Lubitsh, Billy Wilder, une comédie romantique, Gary Cooper… ça sonnait bien, tout ça :D J’étais enthousiaste à l’idée de découvrir ce film ! Malheureusement, mon enthousiasme a laissé place à de la déception, assez rapidement. J’ai eu du mal à accrocher à ce film, au début, et plus les minutes passaient… plus j’avais du mal. Enfin non, il y a eu une mini-amélioration à un moment donné, mais c’est retombé. Au début, mon souci, était un pur manque d’engagement vis-à-vis de ce qui se passait à l’écran. Les situations, en soi, étaient amusantes (le lead qui veut acheter un haut de pyjama sans le bas et créé un problème qui remonte jusqu’aux plus hautes sphères, par exemple), et les dialogues bien écrits, mais ça se prolongeait, il ne semblait pas y avoir vraiment d’histoire, et je ne me sentais pas engagée par les personnages, si bien que ça causait, ça causait... et ça causait bien, mais ça causait de choses qui ne me touchaient/intéressaient pas, si bien que finalement, ça devenait presque du bruit, aussi bien choisis les mots soient-ils. Lorsque nos personnages principaux se rencontrent la seconde fois, cela dit, et qu’un rapport s’établit réellement entre eux, j’ai commencé à me sentir plus intéressée, mais rapidement, le film m’a re-perdue, et j’ai trouvé les 1h25 longues (et on va revenir sur le pourquoi dans un moment). Tout de même, il y avait de bonnes choses : le casting était très bon, les dialogues sont bien écrits, les répliques cinglent, les robes m’ont fait rêver (ça compte okay ><), et je ne sais pas si je devrais le mettre dans cette liste, mais il y a une scène à la plage avec un effet fond vert assez mal foutu qui m’a fait sourire, avec affection. Mais surtout, j’ai beaucoup aimé l’héroïne.

 

Je la trouve extra cette héroïne. Elle a toujours la réplique parfaite (« I’ll fight you with every vegetable at my disposal » / « Je vous combattrai avec tous les légumes à ma disposition » = win… bien entendu avec le contexte ça va mieux, mais <3), elle sait toujours comment remettre le lead masculin à sa place, et dans un autre film, je pense que son plan (qui est un peu flou, du reste) m’aurait fait grimacer, mais en l’occurrence, je détestais tellement le personnage principal masculin, que pour être honnête… Je ne dis pas qu’elle avait raison, mais j’avais du mal à compatir avec lui, disons-le comme ça.

 

Le personnage masculin, (bien) interprété par Gary Cooper a été mon gros frein à l’appréciation de ce film. J’étais ravie que l’héroïne lui rende ses claques, mais justement, elle les rendait. Le monsieur qu’on me demandait d’apprécier était du genre, parce qu’il voulait « apprivoiser » sa femme, à entrer dans une pièce, la gifler sans explication, et sortir (pas que la gifler en d’autres circonstances aurait été meilleur). Moui. Bon, je dis qu’on me demandait de l’apprécier : c’est pas vrai tout le long. Le titre le qualifiant quand même de Barbebleue, et le trajet de l’héroïne consistant en « mâter son mari », il n’est clairement pas présenté comme un héros parfait, on est censé le trouver arrogant, et en besoin d’éducation sentimentale aussi. Et bien entendu, le film date, donc je suis bien consciente que les mentalités de l’époque étaient différentes. Je suis également tout à fait capable d’apprécier un film même quand il a des éléments qui me font grimacer, à la Pillow Talk (qui, pareil, a un male lead que je trouve plus que limite), My Fair Lady ou Grease (pour taper dans du plus « récent »). Cela va dépendre de tas de choses. Ici, néanmoins, le niveau de grimace était très fort, si bien que je n’avais AUCUNE envie de voir les deux personnages continuer à se côtoyer (ce qui est fort con dans une comédie romantique quand même), encore moins de les voir sauver leur mariage, et je n’avais vraiment pas envie de suivre le lead masculin du tout.

 

Non seulement il la gifle, mais elle a droit également à une fessée pour la punir, il fait mine de l’étrangler (okay, il le fait pas, bien entendu, mais en pleine dispute, son réflexe, c’est de porter les mains à sa gorge… dans le genre « signal d’alarme », elle est pas mal, celle-là, quand même), et j’ai quand même surtout un faible pour la menace de viol. Littéralement. C’est pas ««« juste »»» qu’elle dit « non » et qu’il pense qu’elle dit « oui » (il y a aussi un « You say no, but don’t mean it » / « Tu dis non, mais tu ne le penses pas » dans le film), il lui sort : « Why don’t I take you right here, and crush you like a matchbox ? These walls are pretty thick » / « Et si je te prenais là, tout de suite, et t’écrasais comme une boite d’allumettes ? Les murs sont épais. » Il peut pas faire genre « je savais pas » : c’est littéralement un « Et si je te violais ? Personne ne t’entendra crier. »

 

Alors, heureusement, non, ça n’arrive pas, mas c’était dur pour moi d’apprécier le personnage, et de ressentir quoi que ce soit d’autres à l’égard de ce couple que « cours, Nicole, cours très très loin ». C’est même pas une question de « je décortique la ‘morale’ du film, et y trouve des problèmes », c’était purement instinctif, je détestais ce type, bien plus que ce que voulait le film, et ça m’a rendu l’expérience longue et désagréable, au-delà de quelques moments de brillance qui ont fait mouche.

 

Je suis un peu désolée vis-à-vis de la personne qui m’a fait la recommandation (et dont j’ai eu le nom, je crois, mais je l’ai perdu, pardon !), mais je n’ai pas accroché :’(

 

 

2015-16 / Réalisé par Kim Eun Ji / Ecrit par Kim Hyung Suk & Lee Na Jung / Avec Shin Min Ah, So Ji Sub, Sung Hoon, Henry, Kim Jung Tae, Jo Eun Ji, Jung Gyu Woon, Yu In Young, etc / 16 épisodes

 

Lorsqu’elle était jeune, Kang Joo Eun était si belle qu’on la surnommait la « Vénus » de sa fille, charmant tous les hommes. Des années plus tard, la jeune femme, intelligente, motivée et confiante en elle, a atteint son objectif de devenir une avocate, mais a perdu les fossettes qui faisaient sa renommée, et a pris bon nombre de kilos ayant changé le regard que le monde porte sur elle, son petit-ami de toujours inclus. Larguée par celui-ci, triste et surtout en colère, Joo Eun, qui n’a rien perdu de sa confiance en elle, saute sur l’occasion lorsqu’elle rencontre Kim Young Ho, spécialisé dans la remise en forme.

 

Pour être honnête, je ne sentais pas beaucoup ce drama… J’avais super envie de voir Shin Min Ah, et aussi un peu So Ji Sub, mais le thème de la perte de poids, dans un Kdrama, ça s’annonçait casse-gueule (et le « fat-suit » était de mauvais présage)(et j'ai regardé les bande-annonces après coup, et elles sont horribles en fait o.o). Quand j’ai évoqué mes appréhensions sur twitter (avant que je réalise que ça faisait partie de vos recommandations, donc), plusieurs personnes ont néanmoins réagi en me disant « non, c’est mieux traité que tu pourrais croire » et « c’est comme Weightlifting Kim Bok Joo : y a des choses qui vont te faire grimacer, mais le drama va te faire du bien au cœur, parce que l’OTP est adorable ». Bon. Puisque mes amis de twitter semblaient me pousser vers le drama, je me suis dit que j’allais lui lasser une chance, et pour commencer, laissez-moi confirmer que, oui, l’OTP est en effet adorable. Shin Min Ah a autant de charme que toujours, et il me semble que je n’avais jamais trouvé So Ji Sub aussi séduisant (mais il est possible que je me dise ça à chacun de ses dramas/films, donc me prenez pas trop au mot). Surtout, ils ont une très bonne dynamique ensemble, et j’ai aimé la plupart de leurs interactions.

 

Par ailleurs, ce ne sont pas les seuls personnages que j’ai appréciés, car notre héroïne ne fait pas que se mettre à côtoyer notre héros, elle intègre en fait sa mini-famille (et finit même par vivre avec un moment, et j’aime bien les histoires de cohabitation), qui comprend un coach très extraverti qui s’est pris d’affection pour elle à la demi-seconde où il l’a vue, et un sportif de haut niveau du genre plus renfermé, mais au fond parfaitement adorable (my bb ;A; il a été classé « poupinette » direct), et qu’elle ne tarde pas à se mettre dans la poche non plus. J’aimais beaucoup la dynamique du trio, et l’affection évidente entre tous. Par ailleurs, j’ai aussi beaucoup apprécié la meilleure amie de l’héroïne et leur amitié de longue date, loyale, et profonde, et j’ai eu de l’affection pour le « secrétaire » du lead masculin. En fait les deux seuls personnages avec lesquels j’avais beaucoup de mal étaient l’ex de l’héroïne et la madame avec qui il l’avait trompée. Surtout lui. Mais sinon, la grande majorité des personnages principaux me plaisaient, en particulier l’héroïne et sa confiance absolue en sa capacité à tout accomplir, et donc j’étais contente de les suivre.

 

J’ai également été ravie de constater que certains écueils étaient évités, avec un OTP qui reste quand même généralement soudé le long du drama. Et à la décharge du drama, au début, les personnages principaux, dans un effort pour se débarrasser de l’héroïne en gros, la font s’affamer et faire beaucoup trop d’exercice, avant de réaliser qu’ils ont bien, bien merdé, de s’excuser platement, puis d’insister sur le fait que perdre du poids c’est cool, mais que la santé c’est important (le héros répètera plusieurs fois que pour lui « en bonne santé », c’est ce qu’il y a plus sexy, vu que lui-même a connu la maladie). Bon.  Sauf que dans les faits, on voit quand même passer des conneries, et j’ai grimacé méchamment chaque fois que le type faisait faire un truc qu’elle ne voulait pas faire à l’héroïne en lui sortant « (vu que je suis ton coach maintenant) ton corps m’appartient ». URGH. J’ai pas pris en note tous les moments qui m’ont fait grincer des dents, et où j’avais envie de prendre le drama en aparté pour lui dire « non, petit, là tu déconnes », mais il y en a eu plusieurs. Et selon les gens, il y en a que ça gênera plus que d’autres, et je peux vraiment pas leur donner tort. Pour ma part, néanmoins, j’ai quand même bien aimé le regarder, malgré des longueurs ici et là, des moments de creux, particulièrement dans le dernier tiers, comm c'est généralement le cas dans les Kdramas.

 

 

2017 / Réalisé par Nikolaj Arcel / Ecrit par Nikolaj Arcel, Anders-Thomas Jensen, Akiva Goldsman é Jeff Pinkner / D’après la série de romans de Stephen King/ Avec Tom Taylor, Idris Elba, Matthew McConaughey, etc / 1h35

 

Jake n’a pas la vie simple. Non seulement il ne s’entend pas du tout avec le nouveau petit-ami de sa mère, mais en plus on le croit perturbé parce qu’il ne cesse de rêver d’un monde parallèle, dans lequel s’affrontent un pistolero et un homme en noir. Sauf que Jake sait que ce ne sont pas des rêves, et que ce monde existe bel et bien, malgré que les adultes ne veuillent pas le croire.

 

Histoire de préciser, je disais au début que ce film m’avait été « plus ou moins » recommandé par SALT, ce que j’entends c’est qu’elle ne m’a jamais dit que c’était très bon, simplement que c’était moins mauvais que le prétendaient la plupart des gens, si bien qu’elle m’a encouragée à le voir, en tant qu’amatrice de Stephen King et de ses adaptations (bonnes ou mauvaises, du reste). D’autant que je n’ai pas lu les romans de la Tour Sombre de toute façon, donc je ne risquais pas d’avoir des soucis au niveau de l’adaptation de l’œuvre originale. Et donc… est-ce que j’ai aimé ? …Mmh.

 

Alors, en effet, c’était pas aussi mauvais que ce que j’en avais entendu. Je ne me suis pas ennuyée, j’aime beaucoup regarder Idris Elba faire des choses (et Matthew McConaughey généralement aussi, mais là, je l’ai trouvé moins intéressant que d’habitude), il y a quelques scènes d’action dont j’ai aimé les idées… et d’ailleurs en général, j’ai aimé plusieurs des idées de ce film, notamment celle d’une relation un peu père-fils entre Jake qui a besoin d’un père, et le Gunslinger qui devient rapidement un mentor pour lui, et un héros. J’avoue, j’ai parfois pensé à Last Action Hero, surtout à les voir se promener dans les rues de notre monde, et pour moi, penser à Last Action Hero, c’est toujours un plus.

 

Mon gros souci avec the Dark Tower, cela dit, c’est que j’ai eu l’impression de regarder une longue bande-annonce d’une heure et demie. J’avais à peine le temps de me dire « oh, c’est cool comme idée, ça » que zop, c’était fini, on n’irait pas plus loin, et c’était comme si on me disait « haha, tu voudrais en savoir plus ? Eh bien va voir le film ! » sauf que C’ETAIT le film. Par exemple, la relation entre l’homme en noir et le gunslinger avait l’air intéressante, mais elle est juste effleurée. On nous expose rapidement la situation familiale de Jake, mais ça va pas très loin non plus si bien que [spoiler] quand sa mère est tuée, je n’ai rien ressenti du tout (faut dire aussi qu’une partie de moi n’était pas convaincue qu’elle était morte) [/spoiler], et à vrai dire la relation entre le gunslinger et Jake va un peu vite pour moi aussi, [spoiler] et je n’avale pas que Jake décide de complètement larguer son univers comme ça [/spoiler]. Il y a un personnage de meilleur ami quelque part qui est complètement transparent, si bien que lorsqu’on le retrouve, j’ai eu un moment de « oh, c’est vrai, ce personnage existe ». Le gosse tombe dans un univers complètement nouveau, et on n’en voit quasiment rien. L’homme en noir est apparemment capable d’entrer dans le cœur/l’esprit des hommes et de leur souffler des choses, ce que je trouve super intéressant aussi, mais le potentiel est très peu exploité. J’avais sincèrement l’impression d’être en train de regarder un brouillon de film. Avec Idris Elba et la voix de Matthew McConaughey, certes, donc tout n’allait pas si mal, d’autant que le brouillon me mettait une sacré hype pour le vrai film à venir… mais cf. mon « sauf que c’ETAIT le film »….

 

Si je devais résumer ce film, ce serait par ce mot : FRUSTRATION. Ecrit en gros le mot, parce que c’était TRES frustrant comme film. J’ai pas détesté, je me suis amusée même par moments, mais plus les jours passent, plus je me dis que c’est peut-être l’adaptation de King la plus fade que j’aie vue, et ça me parait tellement pas naturel. Généralement, quand quelqu’un adapte un de ses bouquins, même quand c’est mauvais, c’est au moins mauvais de façon fun ou vraiment intéressante, mais ici… bah… c’est pas si mauvais, mais du coup, ça joue presque en défaveur du film, parce que du coup, c’est vraiment pas marquant.

Je suis contente de l’avoir vu, je n’ai pas trouvé que c’était l’immonde bouse qu’on m’avait décrite, et ça m’a donné envie de lire les livres… mais c’était pas très bon, et c’était surtout très très oubliable.

 

 

 

2014 / Réalisé par Benoit Philippon & Alexandre Heboyan / Ecrit par Benoit Philippon & Jérôme Fansten / Avec Michaeël Gregorio, Izia Higelin, Omar Sy, etc / 1h26

 

Dans le monde de Mune, la lune et le soleil tournent autour du monde, tirés par des êtres géants guidés par deux gardiens. Justement, il est temps de choisir de nouveau gardiens, et Mune, petit être de la nuit sans grandes aspirations et sans confiance en lui, est choisi, contre toute attente, pour devenir gardien de la lune. Malheureusement, il n’a aucune idée de ce qu’il est censé faire, et la situation ne tarde pas à déraper.

 

A vrai dire, j’avais déjà vu ce film, à sa sortie au cinéma, et je l’avais même bien aimé. J’avais quelques reproches à lui faire, mais l’animation était tellement magnifique que j’étais quand même sortie de la salle ravie d’y être entrée. Du coup, quand Luthien m’a conseillé le film, j’étais enthousiaste à l’idée de le revoir, et j’ai volontiers gardé la suggestion. Et je suis reconnaissante à Luthien car je ne sais pas si j’aurais nécessairement revu le film sans elle. Or, j’ai bien plus apprécié Mune cette fois-ci, et suis en désaccord avec mon moi-passé sur de nombreux points. Pas TOUS (par exemple, je regrette toujours certains choix de vocabulaire trop modernes qui viennent casser l’intemporalité de l’histoire à mes yeux, et un certain retournement à la fin me laisse assez 50/50), mais plusieurs d’entre eux tout de même, et même si à l’époque la balance avait déjà penché côté positif, ne serait-ce que pour la beauté de l’animation, elle penche encore plus à présent. Parce que les personnages m’ont vraiment séduite, plus que la première fois, et parce que j’aime bien le thème général du film.

 

On a trois personnages principaux : Mune, Cire, et Sohone. Et tous ont quelque chose à prouver. Sohone semble hyper sûr de lui, il est adulé de tous, mais une phrase en passant laisse quand même ben suggérer que sous ses airs de fanfaron (qui semblent surtout être de la compensation, du coup), il y a des complexes, et donc l’aventure lui permet de s’assurer en prouvant ses capacités sur le terrain. Mune, choisi pour être gardien de la lune de façon imprévue, ne sait absolument pas comment s’y prendre et doit donc prouver au monde et à lui-même qu’il est capable de faire le boulot et que ses dons personnels valent quelque chose. Cire, elle, a été enfermée toute sa vie par son père, particulièrement après la mort de sa mère, parce que celui-ci craint qu’elle ne meure dans le monde extérieur (parce qu’elle se « statufie » au froid et fond au chaud), et via l’aventure dans laquelle elle s’embarque, elle prouve son esprit, et son courage, et qu'elle a une place dans ce monde extérieur. [spoiler] La fin, continue de me frustrer la concernant, cela dit… Mais pas pour les mêmes raisons. Au-delà du fait que revenir sur sa mort à la dernière minute me fait me sentir, certes, heureuse, mais également manipulée, c’est surtout que du coup on lui avait dit « si tu sors, ça va te tuer », et c’est bien ce qui se passe, finalement…  Bref, je suis toujours 50/50 sur la fin [/spoiler] J’ai trouvé les personnages principaux attachants, j’avais envie de les revoir réussir. Et en général, j’ai aimé les personnages, de toute façon.

 

En fait, ce que je trouve sympa, dans ce film, c’est l’idée que personne n’est réellement prédestiné, infaillible, ou incapable de rédemption. L’Enfer est pavé de bonnes intentions, qui quand elles sont corrompues, peuvent empoisonner un cœur. On voit ça très bien avec celui qui devait être nommé gardien de la Lune à la base, avant que ça tombe sur Mune, et qui voulait sincèrement faire du bon boulot, et être un bon Gardien, mais à qui on a tellement monté le chou qu’il a un peu fini par perdre de vue ses motivations. Par ailleurs, l’espèce ne définit pas la nature dans ce film, et ainsi, les deux sidekicks du méchant sont des diablotins, mais autant l’un s’amuse énormément à faire le mal, autant l’autre n’aime pas du tout ça, et préfèrerait pouvoir cultiver des fleurs en toute tranquillité. Ce sont de petites touches, mais j’apprécie, même si parfois les deux sidekicks m’ont fait le même effet que des mots tels que « balèze » ou « loser » : il y avait un feeling trop moderne à mon goût. Mais ce n’était pas trop dérangeant. Et j’ai aimé l’idée que quelqu’un d’ « insignifiant » peut être un héros, et qu’à l'inverse, un grand héros peut se planter.

 

Et bien entendu, l’animation était magnifique. J’ai beaucoup aimé (à nouveau) les différents styles utilisés, et l’univers du film, qui a de très très jolis designs, que ce soit au niveau des personnages (j’adore l’idée de Cire, en particulier) ou des décors. J’aime les idées, la façon dont marche ce monde, l’ambiance magique. Le début, en particulier, quand on découvre comment tout fonctionne, qu’on voit le monde pour la première fois, était un vrai ravissement pour mes yeux. Mais le reste du film aussi.

 

Bref, Mune, c’était cool, encore plus la seconde fois, alors je vous le conseille~

 

 

 

Et sur ce, c’est tout, donc see you next time ^-^

 

 

(Je vous laisse avec les bande-annonces, mais je trouve que la plupart en disent trop sur les films... Donc c'est à vous de voir~)