[Vos conseils (4)] Baby Face / Grave / Je peux très bien me passer de toi (films & livre)

Publié le 21 Février 2018

Cernes sur petit et grand écrans

Vos conseils, pt. 4/beaucoup

 

Retrouvez les autres articles de la série "vos conseils": ici

 

Coucou les gens ! On se retrouve pour un nouvel article, où je m’en vais, une fois de plus, vous parler de différentes choses que j’ai regardées en suivant des conseils que vous m’avez donnés. Et si la dernière fois la sélection ne m’avait pas sur-enthousiasmée, cette fois-ci, j’ai un bilan général bien plus nettement positif, donc… c’est cool.

 

Avant de commencer, j’aimerais néanmoins citer un film : Grand Froid, recommandé par Ilumys. Je l’ai regardé, mais je ne vais pas trop en parler dans cet article, parce que je pense plutôt le revoir à l’avenir. J’ai eu une mauvaise expérience le concernant, et une mauvaise expérience qui n’a rien à voir avec la qualité du film lui-même. En fait, j’ai voulu le voir sur le site de ma médiathèque, qui propose un service streaming depuis peu de temps, sauf que vers un quart du film, ça a cessé de marcher, alors je me suis dirigée vers Itunes, qui généralement marche bien, j’ai loué le film, et le ciel devait être contre moi, parce que ça n’a marché qu’un quart de plus avant de se remettre à déconner. En désespoir de cause, je me suis tournée vers plusieurs sites de streaming moins légaux, mais clairement, c’était ma connexion qui déconnait, parce qu’à chaque fois ça n’arrêtait pas de bloquer, et pendant ce temps, ma frustration, montait, montait, jusqu’à ce que je finisse agacée au point de ne pas profiter du film du tout. C’est con, parce que j’aimais bien l’humour noir du film, son sujet, Jean-Pierre Bacri, et Arthur Dupont (dont le personnage est adorable dans ce film, je trouve). Je soupçonne que j’aurais bien plus aimé ce film dans de meilleures circonstances, donc je réserve mon opinion « définitive »pour le moment, remercie Ilu (♥), et le reverrai plus tard à un meilleur moment ^-^

 

Donc, cette fois-ci, on va parler de :

 

(aujourd’hui, je ne parle que de trois trucs, parce que je me suis un peu étendue ^.^)

 

Une note de rappel : j’écris un à quelques paragraphes sur chaque titre, mais par rapport à un article normal, c’est forcément moins développé : c’est le principe ^-^ Let’s go !

 

 

1933 / Réalisé par Alfred E. Green / Ecrit par Gene Markey & Kathryn Scola / D’après une histoire de Mark Canfield / Avec Barbara Stanwyck, Theresa Harris, George Brent, Donald Cook, etc/ 1h15

 

Une jeune femme ayant été objectifiée par les hommes toute sa vie décide de retourner la situation et de se servir d’eux pour s’élever socialement.

 

Si j’ai appris une chose de Ball of Fire, c’est que Barbara Stanwyck c’est le Bien, donc en lisant la description de Fleya de Baby Face dans son top films de 2017 (Jodie lui ayant conseillé le film, et ayant ensuite confirmé son conseil via commentaires), j’ai été rapidement intéressée. Au passage, ça m’a fait sourire que dans le film, le personnage se qualifie elle-même (avec sarcasme, certes) de « ball of fire ». Certes, c’était pas réellement une référence au film d’Howard Hawks (qui est sorti après) mais ça m’a amusée quand même. Aussi, je vous confirme que Barbara Stanwyck, c’est le Bien, que j’ai kiffé le film, et surtout elle.

 

C’est un personnage très fort, décidé, intelligent, j’aime comme elle prend en main sa personne et son avenir, et j’ai un gros faible pour les personnages ambitieux, féminins surtout. Dans une société sexiste où elle a été objectifiée dès sa plus tendre enfance, elle inverse les rôles, et décide de se servir des hommes pour s’élever professionnellement, et donc socialement. Une chose que j’ai appréciée dans le film, c’est qu’il ne juge pas son héroïne, présentant son choix de méthode comme une nécessité. Son ascension également, du reste : c’est une question de survie, parce que la vie qu’elle mène chez son père (qui la prostitue depuis son enfance) n’est simplement pas une vie. Ce n’est pas juste qu’elle a un potentiel à exploiter, c’est que rester là où elle est pourrait bien la détruire. Donc partir est une question de survie, s’élever une question de revanche et de potentiel à exploiter, et séduire des hommes pour y arriver une nécessité, ce qui est bien souligné par le succès qu’elle a dans chacun de ses postes. Car le fait est que notre « baby face » est intelligente, et apprend vite. A chaque poste, son travail est complimenté, et dans une société plus égalitaire, j’ai eu le sentiment qu’elle aurait pu s’élever par ses compétences et son intelligence seules. Sauf qu’elle ne vit pas dans ce genre de société. Le film trouve en fait le bon équilibre entre ne pas la déposséder de ses choix, donc la laisser maitresse de son destin, et montrer qu’elle a été victime de son contexte. C’est ce qui m’a permis à la fois de la plaindre, de la comprendre, et de l’admirer même, alors que dans un autre contexte, j’aurais jugé son entreprise de séduire un homme fiancé (pas pour le type qui reste le principal fautif, mais pour la fiancée), par exemple.

 

Barbara Stanwyck a beaucoup de présence et de charisme dans ce rôle, et j’ai adoré voir son ascension. En revanche, je suis mitigée au niveau de la conclusion. Mettons que j’aime bien l’idée que j’y vois, mais que son exécution ne m’a pas convaincue.

 

(Note : il y a plusieurs fins. Le film a été conçu avant le code Hayes qui, à partir de 1934 (et jusqu’en 1966) entendait contrôler le contenu des films afin d’y préserver la morale. Baby Face a été victime de censure à sa sortie en salles : plusieurs plans trop « sexuels » ont été retirés, le discours du mentor de l’héroïne a été modifié, les scènes de sexe (suggéré), l’histoire de prostituion, tout ça a été retiré, et donc la fin a également été changée pour que la morale soit plus sauve. Personellement, j’ai vu la version non-censurée, et sans spoiler, la fin dont je parle dans cet article se situe dans une ambulance.) 

 

La conclusion, donc, m’a laissée mitigée, en partie je pense parce que le film est si court. Il fait à peine plus d’une heure ! Alors, dans un sens, c’est une bonne chose, parce que son milieu est plutôt répétitif. Et je ne dis pas ça de façon négative : notre lead monte l’échelle sociale en usant toujours des mêmes méthodes et le caractère répétitif de la chose est essentiel, parce que le film nous montre que tous les hommes se font avoir de la même façon, signifiant donc bien que le souci est général: il n'y a pas quelques hommes qui posent problème, mais un problème sociétal. Et on n’a pas besoin des détails, on saisit l’idée, donc dans un sens, la durée courte du film s’explique par une bonne décision de zapper certaines choses inutiles, évitant la lassitude tout en préservant le message. Le souci, c’est qu’à mon avis, le manque de développement à la fin fait du mal à la conclusion.

 

Pour résumer sans spoiler : je pense que la fin aurait pu être une victoire pour le personnage, si l' « objet » de cette victoire avait été mieux amené. Mais en l’occurrence, on a du mal à ressentir la victoire, et sans dire que le personnage perd forcément quelque chose, on peut avoir un goût amer dans la bouche.

 

[spoiler] Maintenant, en développant et spoilant : lorsque Lily décide de ne pas aider son mari ruiné, elle lui dit qu’à ce stade son cœur est à sec. Plus précisément, elle lui dit : « Il faut que je pense d’abord à moi. J’ai traversé beaucoup d’épreuves pour amasser toutes ces choses. Ma vie a été rude, et amère. Je ne suis pas comme les autres femmes. Ce qu’il y avait de bon et de doux en moi est mort. Je n’ai plus que mes possessions. Sans elle, je ne serais rien. » Et puis, finalement, à la fin, elle réalise qu’elle aime son mari, et qu’elle peut bien se séparer de ses biens pour le sauver de la faillite. Alors, c’est vrai, du coup, elle « abandonne » ce qu’elle a dûrement acquis, mais... d’un autre côté, je trouve que c’est aussi une grande victoire. Après TOUT ce qu’elle a vécu, toutes les épreuves, et les trahisons, et son enfance, on pourrait se dire que oui, en effet, elle aurait le cœur « tari ». Nous, bien entendu, on savait déjà que non, parce que je pense que ça se sent dans sa relation avec Chico qu’elle n’abandonne jamais (et qui est intéressante, d’ailleurs, et si je revoyais le film pour en parler plus longuement, je pense qu’il faudrait que j’y prête plus attention), mais elle aurait pu fermer son cœur à tout le reste, et personne ne lui en aurait voulu, ç’aurait été compréhensible. Mais non, même après tout ça, la vie n’a pas réussi à la rendre aussi amère qu’elle le pensait, et non, elle ne se définit par que par ses possessions, elle n’est pas rien sans elles. Le long du film, on la voit prouver ses capacités professionnelles, son intelligence, et sa volonté. Elle est capable d’atteindre le sommet, je n’ai aucun doute qu’elle y arrivera à nouveau (car si elle a bien prouvé un truc le long du film, c’est qu’elle est drôlement résiliente), et en plus de ça, sa vie difficile ne lui a pas asséché un cœur qu’elle peut encore avoir aimant et généreux. Cette fin aurait pu être la victoire ultime, en fait. Pas parce qu’elle s’est trouvé un homme (dont elle n’a clairement pas besoin), mais parce que son cœur, tel le roseau moyen, a plié sans casser. Et je ne pense pas que le film essayait de nous dire qu’elle s’était trompée jusque là, je n’ai pas ressenti de « elle faisait n’importe quoi, mais la revoilà dans le droit chemin. » Honnêtement, je ne me formalise même pas de ses « Tout ce que j’ai est à toi. Je ferais n’importe quoi pour toi. […] (Mon argent, mes possessions, etc) n’ont plus d’importance maintenant. » parce que quand elle sort tout ça, elle essaie de ramener à la vie son mari qui a tenté de se suicider, et dans ce genre de circonstances, je pense qu’on a tendance à être un peu émotionnel (notamment, si si, son argent a de l’importance vu qu’elle en a besoin pour sauver le mari en question, justement).

 

Mon souci avec cette fin n’est pas tellement la dernière scène elle-même, donc, mais plus la construction préalable de sa relation avec son mari Courtland Trenholm (c’est quoi ce prénom bordayl ><), simplement parce que… ben… y en a pas beaucoup en fait. Le film, qui on l’a déjà déterminé, est très court, passe vite sur la naissance de leur relation et de leurs sentiments. Ce qui fait que Trenholm  se fond pas mal dans la masse. Intellectuellement, je comprends ce qu’il a de différent : il est au courant du passé de Lily et il s’en moque, il l’a bien cernée et l’aime malgré ses manipulations, et il l’a épousée, donc il prend leur relation au sérieux, elle est légitime à ses yeux. Il a aussi accepté d’attendre pour coucher avec elle, n’est pas tombé sous son charme au premier regard, et on peut y voir une appréciation de sa part pour plus que le corps de la jeune femme. Mais émotionnellement… Trenholm existe à peine, et quand l’héroïne voit son cœur s’ouvrir à la romance, je n’ai pu m’empêcher de ressentir « mais quelle romance >< ?! ». Quand arrive la fin, donc, on a droit à la scène culminante d’une romance que je n’ai jamais ressentie, on glorifie des sentiments que je n’avais vus nulle part, et je pense que c’est ce qui m’a laissée vraiment frustrée. Je voulais sentir que la romance en valait la peine, en quelque sorte ? [/spoiler]

 

Bref, voilà pourquoi je suis mitigée. J’aime mon interprétation de la conclusion, mais son exécution me laisse émotionnellement frustrée. Néanmoins, le film dans son ensemble, je l’ai vraiment beaucoup aimée. Barbara Stanwyck est très charismatique, de même que son personnage Lily, et je suis toujours un peu fascinéepar la façon dont la sexualité est exprimée dans les films pré-code Hayes puis soumis au code Hayes.

 

Voilà, je m’étends pas plus, parce que je suis censée être brève sur ce type d’articles (je me suis un chouïa plantée déjà) mais en tout cas, je vous recommande ce film~ merci Jodie et Fleya^-^

 

D'autres films classiques avec des personnages féminins forts face à l'adversité:

 

 

 

 

2016 / Réalisé et écrit par Julia Ducournau / Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella, etc / 1h38

 

Une jeune fille quitte sa famille pour la première fois, pour intégrer une grande école vétérinaire, mais elle est victime du bizutage des premières années, et se voit forcée de manger de la viandre crue, alors qu’elle a été élevée de façon strictement végétarienne. Cette nouvelle expérience va enclencher une véritable transformation chez elle.

 

J’avais entendu parler de ce film à sa sortie. Mais tout ce que j’en avais entendu était que c’était dur à encaisser, que des gens avaient vomi devant le sang, ou je ne sais quoi. Du coup, je m’étais imaginé que ce serait une gorefest (or en France, on sait qu’on est capable de trucs vraiment tordus, cf. Martyrs ou A l’intérieur...) et j’ai rien contre le gore, mais on ne m’avait parlé que de ça, et par contre, c’est vrai que s’il n’y avait que ça, j’étais pas spécialement attirée. Mais daisuke me l’a conseillé… et là, subitement, ça a éveillé mon intérêt. Déjà parce que j’étais ravie à l’idée que quelqu’un me recommande un film d’horreur, ça n’arrive quasiment JAMAIS sur ce blog, donc quand ça arrive, je suis sur-enthousiaste. Et ensuite parce que je doutais franchement que daisuke me recommande du « gore-porn » donc c’est bien qu’il devait y avoir autre chose dans ce film ! Je me suis donc lancée, et rapidement, je me suis senti très intriguée par la première scène, avec son silence, et sa caméra éloignée d’une action dont on veut comprendre les motivations (j’avais une bonne théorie, mais quand même !).  J’ai beaucoup aimé ce film. Et je pense qu’il faudra que je le revoie, histoire de creuser un peu plus.

 

Bon, déjà, c’est pas une totale gorefest. Mais tout de même, oui, il y a des passages sanglants, et des passages perturbants (qui ne sont pas forcément les mêmes) donc sachez le avant de commencer, même si j’ai tendance à penser que les tabous brisés sont ce qui dérange, plus que véritablement la chair et le sang. Encore que personnellement la scène à m’avoir le plus perturbée est une scène où un cheval se fait anesthésié pour pouvoir être traité… je sais pas pourquoi, j'ai juste trouvé ça vraiment violent, et donc j’en conclus que clairement je suis pas faite pour l’école vétérinaire, d’autant que si j’en crois Grave, ces écoles sont peuplées de tarés. Je n’ai jamais été dans une grande école, alors je ne sais pas comment ça se passe, mais le bizutage dépeint par le film est effrayant, et complètement déshumanisant pour les nouveaux arrivants. On a d’ailleurs droit (dans un film tès joliment filmé en général) à une scène hypnotisante en slow-motion où les nouveaux élèves se voient contraints de marcher à quatre pattes, et où ils finissent par ressembler à des animaux, se trainant au sol, se tordant et rampant dans une sorte d’Enfer (l’éclairage et le décor de sous-sol donnent cette impression, je trouve). Je ne sais pas si le bizutage est dépeint de façon réaliste, ou poussé à l’extrême pour en faire ressentir l’horreur et le caractère traumatisant, mais c’est assez terrible, oui.

 

Par ailleurs, je trouve que le film cerne vraiment bien son personnage principal. L’héroïne, Justine, n’est pas toujours attachante… A vrai dire, elle peut même se monter rebutante, parce qu’elle a tendance à rembarrer les gens, mais je trouve qu’il y a quelque chose de très réel dans son personnage, et naturel dans la performance Garance Marillier, et son mal-être est palpable. C’était intéressant de la voir évoluer peu à peu. Justine a vécu une vie très protégée/étouffée. Ses parents l’ont vraiment encadrée, lui imposant notamment un végétarisme très strict, et le film explore en grande partie ce que la répression peut faire à une personne. Lors d’une scène onirique, l’héroïne nous est représentée par un cheval, au galop sur un tapis roulant, retenu par des sangles. L’image est claire : Justine court, mais elle ne va nulle part, constamment retenue, sa nature réprimée. Et le truc c’est qu’elle ne va nulle part, certes, mais sur son tapis roulant, elle prend de l’élan, et à la seconde où le harnais casse, elle va partir en avant, très vite, et risque fortement de se crasher quelque part. Sa libération peut mener à une prise d’indépendance, donc, mais également sa destruction (et c’est pourquoi nous suivons également sa sœur ainée, afin de voir comment le « départ » peut affecter des personnes différentes).

 

J’aime beaucoup le titre anglais de ce film : Raw. Je trouve que c’est franchement un bon film. Ca peut vouloir dire « cru » (comme la viande que finit par ingérer l’héroïne), mais aussi « brut », ce qui est une bonne description de la façon dont la violence est abordée, je trouve. Selon le contexte, le mot peut également être traduit par « pur », ou être utilisé pour qualifier une personne novice, qui n’a pas beaucoup d’expérience, ce qui est le cas de Justine qui découvre quelque chose sur elle-même, fait de nouvelles expériences, et change, au prix d’un parcours douloureux, mentalement et physiquement.

 

Je pense qu’il y aurait beaucoup à dire sur ce film, en fait. J’ai l’intention de le revoir un de ces jours, pour bien tout explorer, parce que je trouve intéressant la façon dont Julia Ducourneau (la réalisatrice) se sert du cannibalisme pour parler de l’appêtit général d’un personnage principal affamé toute sa vie. Bref, un jour, je reverrai Grave, et en attendant je suis bien contente de l’avoir finalement regardé, merci daisuke :D !

 

D'autres oeuvres parlant (entre autre) de cannibalisme:

 

 

 

 

Chloé, 28 ans et parisienne jusqu'au bout des ongles, enchaîne les histoires d'amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s'exiler en pleine campagne avec l'interdiction d’approcher un homme pendant six mois et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s'engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu... Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

- Quatrième de couverture

 

Morgana a beau s’en défendre, je pense qu’en m’offrant ce livre, elle essayait de me faire passer un message. Et c’est cool pour elle qu’elle puisse se passer de moi, mais ce n’est pas réciproque, donc tant pis pour elle.

 

Anyway.

 

En Janvier, Morgana, La Luciole, SALT et moi avons fait un petit SWAP (on s’envoyait chacune un livre + quelques petites choses, en gros) et j’ai donc reçu ce livre de Marie Vareille, de la part de Morgana. Je le compte donc en conseil, vu qu’elle me l’a envoyé parce qu’il lui avait plu^^ (si elle me l’avait envoyé parce qu’elle avait détesté, je l’aurais mal pris, je pense) Et c’était une expérience assez nouvelle pour moi, parce que je pense que ce roman entre dans la catégorie « chick-lit », et que je n’en avais quasiment jamais lu. Pas par répulsion pour le genre, mais simplement parce que ce n’est pas ce vers quoi je me tourne en premier. J’étais donc curieuse, et j’ai rapidement commencé le livre. Et pour vous donner une idée : j’en ai lu cinquante pages un soir, puis je l’ai repris deux jours plus tard, un matin, et j’ai lu les 250 pages restantes d’une traite. Parce que c’était incroyablement facile à lire en fait, et que je m’étais prise au jeu. Si je devais résumer mon avis sur ce livre, je l’ai trouvé avant tout fun.

 

Je ne peux pas dire qu’il m’ait *touchée*, la raison principale étant que je ne me suis pas vraiment attachée aux deux personnages féminins principaux. Je les ai suivis avec plaisir, mais je crois que l’ironie constante des deux (qui rendait le livre amusant) mettait de la distance entre elles et moi, si bien qu’il ne s’est rien passé d’émotionnel entre moi et le roman. Sauf dans les passages entre Chloé et sa Mamie Rose, parce que je l’y trouvais peut-être plus vulnérable. Enfin, la vérité c’est que Chloé comme Constance ont leur vulnérabilité, mais dans les passages avec Mamie Rose, je sentais Chloé plus désarmée et plus « nue », pas planquée derrière du sarcasme ou de l’ironie, et donc je me sentais plus proche d’elle. Notez, je n’ai pas ressenti d’intimité avec les personnages, mais ça ne veut pas dire que je ne les ai pas appréciés, elles avaient toutes les deux quelque chose d’engageant à leur façon, malgré les choix très discutables qu’elles pouvaient faire parfois (surtout Chloé, en fait). J’aimais bien leur narration, je me suis pas mal retrouvée chez certains éléments de la vie de Constance, et le fait que le livre alterne entre leurs deux points de vue donnait du rythme à l’ensemble, on n’avait pas le temps de se lasser ni de l’une ni de l’autre (même si je ne pense pas que je me serais lassée de toute façon).

 

Aussi, j’ai été surprise de constater que finalement la romance passait au second plan. Comme le pacte des deux héroïnces concerne leur vie amoureuse, je me disais qu’on suivrait deux histoires d’amour (ce qui, du reste, m’aurait certainement enthousiasmée aussi, hein), mais en fait il s’agit surtout, pour toutes les deux, de travailler sur elles-mêmes et de se reconstruire, parce qu’elles souffrent toutes les deux d’une mauvaise estime de soi. J’ai bien aimé cet aspect du roman. Après, c’est vrai que du coup, la grande romance du livre m’a laissée de marbre, je l’ai trouvée assez prévisible dès l’apparition du personnage masculin, et le roman passait trop rapidement dessus pour me faire vibrer le cœur. Mais c’est pas très grave, ça ne m’a pas empêchée de bien apprécier ma lecture, qui m’a fait passer une matinée fort sympathique.

 

Ca a été une lecture assez superficielle (pour moi… ce ne sera pas nécessairement le cas pour tout le monde), mais très divertissante, et légère, quelque chose dont j’avais besoin à ce moment-là, donc j’étais ravie, merci Morgana ^-^

 

D'autres livres contemporains recommandés par Morgana:

 

 

 

 

 

Et voilà, c’est tout pour cette fois :)

 

La fois prochaine je vous cause au moins de deux films : un qui chante beaucoup, et un avec the Rock qui chante moins. A plus tard ! ^^

 

 

 

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