[Premières Impressions] Live 라이브 (épisodes 1 & 2)

Publié le 27 Mars 2018

 

(épisodes 1 & 2)

 

Diffusé en 2018

Sur tvN

Parti pour faire 16 épisodes ( ?)

Réalisé par Kim Kyu Tae

Ecrit par No Hee Kyung

 

Avec :

Jung Yu Mi : Han Jung Oh

Lee Kwang Soo : Yeom Sang Soo

Bae Sung Woo : Oh Yang Chon

Bae Jong Ok : An Jang Mi

Etc

 

 

Dontesque ?

Le drama suit l’entrée de plusieurs nouvelles recrues dans la police, et nous montre leur parcours, jonché de différentes difficultés.

 

.oOo.

Tout à propos de cette série me hurlait « regarde-moi, tu vas m’adorer ». No Hee Kyung et Kim Kyu Tae ont déjà colaboré sur Padam Padam, That Winter the Wind Blows et It’s Okay it’s Love, et j’adore les deux derniers, Jung Yu Mi est une actrice que j’aime beaucoup, et j’ai un gros faible pour Lee Kwang Soo, que j’étais enthousiaste à l’idée de voir dans un premier rôle, puisque je ne l’avais vu jouer que des seconds rôles et caméos jusque là. Du coup, j’étais un peu triste, parce que j’ai lancé le drama en sachant que je ne le suivrais pas semaine après semaine. Parce que physiquement, c’est pas possible, en fait. J’ai déjà trop de dramas en cours, et les Cernes prennent des plombes, alors, non, ce n’est pas possible. Au passage : c’est pour ça qu’à partir de maintenant, je vais écrire tous mes articles Premières Impressions sur la première semaine de diffusion plutôt que sur deux semaines de diffusion (c’est con en plus parce que j’avais pas prévu ça comme ça et j’avais délibérément attendu que Live ait quatre épisodes de traduits, tss). Sinon au bout de deux semaines, c’est foutu, je peux plus faire demi-tour, surtout quand, comme pour Live, j’accroche vraiment. Car oui, sans surprise, j’ai beaucoup accroché à Live.

 

Faut dire qu’il m’a prise par les sentiments, ce drama, en commençant de façon très calme, avec une scène d’intro sans dialogues. Y a bien des gens qui parlent dans le fond, mais on rencontre les deux personnages principaux sans un mot, et je pense que vous commencez à le savoir : le silence et les personnages qui ne parlent pas, ça a tendance à me parler. J’aime le calme. Et Live n’est clairement pas exubérant. Il y plane une impression de silence parce que la bande-son du drama est composée de chansons très calmes, si bien que même lorsque lors des scènes où il y a de la musique, elle n’est vraiment pas envahissante. Cela fait du bien. A mes oreilles, en tout cas. Mon cœur, euh, c’est une autre question. Parce que oui, ça peut être apaisant tout ce calme, mais la plupart du temps ça renforce juste les coups durs, et parfois, c’est même carrément flippant. Notamment, dans l’épisode 2, il y a une scène sur une plage de nuit où on n’entend que le bruit des vagues, et où l’absence de musique est véritablement angoissante. Parce qu’on se sent abandonnés en quelque sorte. Un personnage en perd un autre de vue, et on n’a pas de musique pour nous prendre la main, et nous dire ce qu’on est censés ressentir. On est comme les personnages : on n’a aucun indice sur ce qui se passe. On est livrés à nous-mêmes, obligés de deviner ce qu’on ne voit pas, et c’est assez terrible. Par contre, j’avoue, il y a aussi une partie de moi qui rigolait doucement : [spoiler] c’est triste que le sunbae soit mort, mais le drama fait tout un foin de son départ à la retraite, et le coup du policier qui meurt à deux doigts de la retraite est un tel cliché, que je n’ai pas pu m’empêcher de sourire… et penser à Last Action Hero, qui parodiait la chose en 93. [/spoiler].

 

Pour revenir à ce que je disais, néanmoins, j’aime la tranquilité du drama qui s’exprime non seulement dans son ambiance sonore, mais aussi dans son rythme (l’histoire avance vite, mais le drama ne manque pas de se poser sur certaines scènes, et de nous laisser souffler), et dans son esthétique jolie et travaillée, mais pas flashy (à défaut de trouver un meilleur mot). Tout ça ne laisse que plus de place au drama pour me faire du mal au cœur, et coyez-moi, il ne se prive pas. Au contraire, j’ai eu très souvent le coeur serré, parce que Live propose tout de suite des personnages pour lesquels il est vraiment facile de ressentir beaucoup d’empathie, parce qu’ils sonnent très humains. En plus, moi, je m’identifie parce qu’ils appartiennent à un genre de personnages qui me parlent toujours : des jeunes gens qui ont à peu près mon âge (à 5-6 ans près, quoi) et sont complètement paumés dans la vie. Yay, let’s be friends, on sera paumés ensemble \O/ On pourra se serrer les coudes autant que vous m’avez serré le palpitant tout mou. Car il y a tant de petits moments où j’ai senti ma gorge s’étrangler.

[Premières Impressions] Live  라이브 (épisodes 1 & 2)[Premières Impressions] Live  라이브 (épisodes 1 & 2)
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Hang Jung Oh et Yeo Sang Soo, nos deux personnages principaux, font tous deux de leur mieux pour s’en sortir dans la vie, mais se heurtent à la réalité, à la société. Han Jung Oh est intelligente, et vive d’esprit, mais elle n’a ni connexions, ni argent, ni une éducation prestigieuse et en plus elle est une femme, ce qui est une sacrée tare qund on se retrouve face à des recruteurs sexistes, comme c’est le cas lors de la scène d’entretien qu’on nous montre (mais à la décharge du recruteur, il discrimine aussi contre son background social, alors tout va bien... :D). A la maison, on ne peut pas dire que sa mère soit exactement une source de soutien (même si la scène où Jung Oh lui annone qu’elle a passé l’examen pour entrer dans la police était absolument adorable), et Jung Oh essaie de s’en sortir comme elle peut, jonglant avec des tas de choses, sauf que forcément, à trop s’étaler, c’est difficile de tout gérer, comme c’est illustré dans la scène où elle essaie à la fois de s’assurer que sa mère prenne ses médicaments, de se faire à manger, et de repasser sa chemise, faisant crâmer à la fois le repas et la chemise, parce qu’elle ne peut pas accorder toute son attention à quoi que ce soit.

 

Yeo Sang Soo, interprété par un Kwang Soo qui me touche énormément (Jung Yu Mi aussi, notez bien, mais cela fait bien plus longtemps que je n’ai pas vu Kwang Soo), a des airs de « loser ». Il bosse très dur (au point d’en avoir le nez qui saigne, tellement il est crevé), mais pour une boite qui l’exploite (cela dit, ça a l’air d’être le cas pour tout le monde), il s’est fait larguer par sa copine et drague dans les boites de nuit mais abandonne ses conquêtes au bar quand il s’agit de payer l’addition parce qu'il est fauché, il supplie quasiment ses amis d’investir dans sa compagnie… Mais c’est qu’il essaie juste de s’en sortir, et le moment où j’ai vraiment accroché au personnage est celui où (son copain bourré sur le dos) il va chercher sa mère à son travail. Il y a un long moment où il la regarde et réalise qu’il est une déception, qu’il ne peut pas s’occuper d’elle comme il voudrait et comme les fils des autres peuvent s’occuper de leurs mères. Il y a beaucoup de pression sur lui, d’autant plus que son père est absent (tout comme celui de Jung Oh, qui est née d’une relation adultère et ne sait même pas à quoi ressemble son paternel) et que son grand-frère quitte le pays dès ce début de drama, se sentant abandonné et trahi par son pays.

 

Faut dire que la Corée du Sud, d’après Live, ça n’a l’air fun pour persone, décidément. Le travail définit les gens mais est bien souvent ingrat (Hyung, justement, bossait plus de 20h par jour, tout ça sans vraie récompense, et pour se faire larguer par sa petite-amie qui lui préfère un type bossant dans une compagnie plus grande). Si on est un homme, on doit se taper le service militaire, décrit comme du temps volé où les hommes sont utilisés contre leur gré, et si on est une femme, on se heurte à une société sexiste, où les hommes au pouvoir, fiers de leur expérience à eux, et ne comprenant pas du tout celle des femmes, se permettent des les juger n’importe comment. Et il n’y a pas l’air d’avoir de refuges pour le moment. Les deux personnages décident d’entrer dans la police pour leurs propres raisons (pour Jung Oh, l’intérêt est que pour y entrer, seul le résultat de l’examen compte, pas l’éducation ou le sexe ; pour Sang Soo c’est l’opportunité d’avoir enfin un travail stable et bien considéré qui lui permettra de s’occuper de sa mère et de la rendre fière ; et bien entendu, pour les deux, c’est aussi une façon de se nourrir et de survivre), et on est ravis quand ils passent l’examen, on se dit que, pfiou, ils ont réussi quelque chose, qu’ils ont pas bossé si dur pour rien, et que ça va mieux se passer maintenant… sauf que le drama entre alors dans une phase de « yay, on a réussi… argh, c’est l’enfer ». Ils ont passé l’examen ? On va les torturer pendant la formation. Ils ont réussi la formation ? Du coup, c’est bon non ? LOL non. Maintenant ils sont des policiers newbies et c’est pas plus fun, clairement.

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Certaines scènes sont difficiles à regarder, vraiment. Les personnages sont complètement formatés pendant leur entraînement. Beaucoup de leur préparation, en plus de celle physique, consiste à entendre les mêmes mots encore et encore, à répéter ce qu’on leur dit jusqu’à ce que ça rentre aussi, et à apprendre à agir contre leur conscience. Les scènes où ils doivent s’occuper de manifestants étaient particulièrement dures, qu’ils doivent agir ou rester parfaitement passifs. Parce qu’ils doivent se laisser frapper sans réagir, sans aider leurs camarades, ou bien parce qu’ils doivent déloger des étudiants et qu’à chaque instant, ça va contre leurs instincts et contre leurs convictions. Individuellement ils détestent ce qu’ils font, mais ils obéissent aux ordres, et ils serrent aussi les dents en se disant que ça va passer, sauf que moi je serre les dents avec eux, et j’espère que ça ira mieux, mais pour le moment, tout ce que je vois c’est que chaque oasis est un nid de ronces. Du coup, je flippe un peu. Néanmoins, je vous rassure quand même, c’est pas fait à grand renforts de violons, et on est loin de l’illustration lourdingue des problèmes de société qu’on pouvait trouver dans My Husband Oh Jak Doo par exemple. Et dans un sens, c’est mieux, parce que ça parait plus réaliste, mais d’un autre côté, c’est pire, exactement pour la même raison. Au moins, les personnages peuvent se serrer les coudes, c’est déjà ça, et j’aime que le drama instaure, entre nos personnages jeunes, de la camaraderie plutôt qu’une rivalité. A vrai dire, c’est le cas un peu dès le début du drama, lors de tous les entretiens d’embauche au début, et encore plus parmi nos nouvelles recrues qui affrontent les épreuves ensemble. On va sans doute avoir droit à une jolie histoire d’amitié avec ce drama, et j’ai hâte de voir ça se développer.

 

Pour le moment j’admets moins accrocher aux autres personnages. Enfn… Il y en a certains qui me sont sympathiques. Notamment, j’apprécie déjà Myung Ho, pour son sens de la droiture, et aussi parce qu’il est interprété par Shin Dong Wook et qu’à chaque fois que je vois ce type, j’ai la même réaction de « omg, c’est le monsieur de Soulmate ! ». J’ai aussi beaucoup de sympathie pour An Jang Mi, la policière sur le point de prendre sa retraite, parce qu’on peut vraiment sentir à quel point elle est crevée, dans son rôle d’épouse délaissée et mère prise pour acquise. Son mari n’est jamais à la maison, ne lui offre aucun soutien, et ses gamins n’ont pas l’air d’avoir beaucoup de considération pour elle (quand son fils sort de sa chambre et lui ordonne de lui faire à manger, sans s’il te plait ni merci, j’ai tellement eu envie de le baffer o.o mais j’ai adoré sa réponse « - non, fais toi à manger tout seul. » « - mais je suis en pleine puberté ! » « - et moi en pleine ménopause (sous-entendu : va chier petit con :D) ») Elle a l’air d’en avoir par-dessus la tête et je la comprends, donc je lui souhaite de rapidement trouver une vie plus épanouie D’autant que c’est vrai que son mari, Oh Yang Chon, le policier qui a formé nos petits jeunes et s’est amusé à bien les torturer tout le long, m’est tellement antipathique que forcément, je ne peux pas m’empêcher de compatir encore plus.  Malgré tout, j’ai quand même envie de voir Yang Chon interagir à nouveau avec les nouvelles recrues, parce que j’espère bien que celles-ci prendront leur revanche, en quelque sorte.

 

Pour résumer, j’aime beaucoup le début de Live. La sobriété sonore, la quiétude visuelle, et les personnages imparfaits et très humains me parlent énormément, et j’ai envie de suivre nos personnages principaux à travers les épreuves qui ne manqueront sans doute pas de me torturer le cœur. Et puis c’est intéressant de voir la police sous un autre angle aussi. Donc même si je ne continue pas le drama tout de suite, faute de temps, il va clairement dans la catégorie « regarder dès que mon emploi du temps le permettra. »

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