[Synonyme de Shu Qi en huit lettres] Gorgeous 玻璃樽

Publié le 12 Avril 2018

 

Sorti en 1999

Réalisé par Vincent Kok

Ecrit par Jackie Chan, Vincent Kok & Yiu Fai Lo

Dure 2h

 

Avec :

Shu Qi : Bu

Jackie Chan : C.N. Chan

Tony Leung : Albert

Emil Chau : Howie Lo

Richie Jen : Long Yi

Bradley James Allan : Alan

 

 

Dontesque ?

Une jeune femme trouve une bouteille jetée à la mer et décide de se rendre à la capitale, persuadée que l’auteur du message est son âme sœur. Elle fera alors la rencontre d’un patron d’entreprise, expert du combat, que ses rivaux veulent faire couler.

 

.oOo.

Shu Qi + Semaine Anniversaire = of course, must watch. Et de tous les projets que je devais regarder, celui-là me paraissait avoir particulièrement du sens parce que… bien sûr que Shu Qi est superbe/gorgeous. Titre très approprié donc. Et à vrai dire, je m’étais un peu contentée de ce titre, justement, parce que je n’avais même pas réellement enregistré le fait que Jackie Chan était dedans, et j’ai donc eu la (bonne) surprise de le trouver là, non seulement lui, mais aussi Tony Leung Chiu Wai. Malgré tout, au début, je n’ai pas trop accroché. Puis, je suis rentrée dans le film, je me suis mise à l’apprécier de plus en plus, et au final j’ai bien aimé, mais ce qu’il y a de triste c’est que j’ai en gros accroché au film lorsque le héros (Jackie Chan) est entré en jeu, parce que l’héroïne (Shu Qi) m’agaçait pas mal… et elle a continué à m’agacer tout le long… pardon Shu Qi. Enfin c’est pas sa faute à elle, elle ne joue pas mal ou quoi que ce soit, c’est le personnage que je trouvais agaçant.

 

Je n’ai pas détesté notre héroïne, c’est vraiment plus qu’elle m’irritait, à force d’immaturité. Imaginez-vous quand même : au début du film, elle trouve une bouteille jetée à la mer et décide que, oui, c’est tout à fait rationnel de quitter tout ce qu’elle connait pour aller retrouver l’émetteur, qu’elle ne connait pas, parce qu’elle a décidé que c’était son âme-soeur. Ou plutôt, non, elle n’est pas sûre que ce soit bien rationnel, mais elle demande son avis à un dauphin, et parce que le dauphin a l’air de lui suggérer que oui, c’est une bonne idée, elle y va. Sans vouloir manquer de respect à nos amis les cétacés, pour lesquels j’ai beaucoup d’affection, ils ne sont pas nécessairement les meilleurs coachs de vie pour ce genre de décision. Mais bon, d’un autre côté, je me disais que le film se voulait peut-être volontairement un petit peu absurde, ou un peu magique, afin de se donner des airs de conte de fées. Donc ok. Sauf qu’après ça, le personnage n’a pas cessé de me taper sur les nerfs. Par exemple : elle arrive chez le type qui a lancé la bouteille à la mer, et découvre (c’est au tout début, donc ça ne spoile pas le film) qu’il est gay, et pensait à son ex quand il a écrit son message. Il lui demande gentiment de s’en aller, et elle, qui a quand même débarqué chez lui comme ça, sans prévenir, a le culot de penser qu’il DOIT l’héberger et la recueillir, parce qu’après tout, elle connait personne, n’a pas d’argent, et est venue pour lui. Euh. Comment te dire ? >o<

 

Et je ne trouve pas qu’elle évolue beaucoup le long du film (à la fin notamment, elle m’a fait rouler des yeux, un truc de ouf). Elle est très immature, infantile même souvent, et le souci c’est que c’est ce que le film veut faire passer pour son charme. Parce qu’elle est libre, et romantique, etc. Sauf que si je n’ai rien contre les personnages libres dans leur tête, et ayant réussi à conserver leur âme d’enfant, pour moi, là, le film est allé trop loin, et ça m’a empêchée d’entrer dans la romance, qui est malheureusement le cœur de Gorgeous.

 

Gorgeous tombe dans la catégorie de ces films où un homme qui n’est pas heureux dans la vie va se retrouver libéré par l’arrivée dans son existence d’une femme un peu fantasque, très enjouée, qui va l’ouvrir aux bonnes choses et le rendre heureux, le faire vivre un peu (ici c’est symbolisé par le fait que lorsque l’héroïne arrive chez lui, il a des poissons rouges électroniques, et à la fin, ils sont remplacés par de vrais poissons vivants). Mais là ils en font trop sur le côté gamine. Elle le dit elle-même, elle n’a pas envie de grandir, et la moitié du temps elle se comporte en tant que telle (ne serait-ce que quand elle mange n’importe comment), ce qui rend l’histoire d’amour difficile à apprécier pour moi. Le film essaie bien de nous dire que son héros est un peu comme un petit garçon aussi (parce qu’il est têtu et veut toujours passer à son nouveau « jouet »… c’est-à-dire sa nouvelle copine, ici) mais lui est quand même à la tête d’une compagnie, il a des responsabilités. C’est un adulte avec des défauts, mais un adulte quand même. Et ça n’aide pas qu’il y ait une grosse différence d’âge entre Shu Qi et Jackie Chan : elle a 23 ans, il en a 45 ans, ça fait un fossé de 22 ans. Et en soi, ça me dérange pas une différence d’âge, mais ici, le comportement de gamine de l’héroïne est très, très accentué, et le héros la regarde d’un œil attendri et amusé du haut de ses responsabilités d’adulte, si bien que j’ai eu du mal à ressentir la romance.

 

Enfin… Shu Qi est effectivement superbe. Donc c’est déjà ça.

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Les seuls moments de romance que j’ai vraiment appréciés, du coup, sont ceux qui m’ont fait rire, parfois peut-être pas forcément parce que le film l’entendait comme ça. Par exemple, j’adore la déclaration de fin parce que le type faisait son grand geste romantique, et tout ce que j’arrivais à penser c’était « bonjour la pollution » et « ça va être drôlement chiant à nettoyer ». Ou bien il y a ce super montage sur ballade romantique où on nous montre à la fois des moments du couple et… des passages de Jackie Chan faisant son entraînement tout seul. C’est comme si quelqu’un avait intercalé un montage de comédie romantique avec un montage d’entraînement de film de sport, c’était… étrange… mais drôle, du coup. Par contre, dans la comédie volontaire du film, je n’ai pas trouvé que Gorgeous s‘en sortait toujours très bien. C’est-à-dire qu’il y a plusieurs scènes comiques  (celle de l’ascenseur, celle du frigo, etc) qui ont tendance à trainer en longueur, ou bien ne servent pas à grand-chose. Après, bien entendu, je sais que l’humour c’est super subjectif, mais comme à la base je ne trouvais pas les situations particulièrement drôles (en dehors des scènes d’action), le fait qu’elles durent n’a pas aidé. Et en général, j’ai juste le sentiment que le film aurait pu faire une demi-heure de moins. La fin, par exemple, m’a semblée trop longue (bon, mais c’est peut-être aussi parce que la romance ne m’intéressait pas), et il y a tout un petit axe du drama consacré au type amoureux de l’héroïne qu’elle a laissé sur son île, et ça n’apporte strictement rien au film. Et maintenant, vous vous dites « Mais Mila, wtf, tu as dit que tu avais bien aimé le film ! Nous aurais-tu menti ?!! » Alors déjà, vous vous calmez tout de suite, et ensuite, non, chers gens, je ne vous ai pas menti, bien que ce soit tout à fait mon genre.

 

Ce que j’ai apprécié dans Gorgeous, c’est tout ce qui relevait de l’action et ce qui tournait autour. Je vous ai parlé du mash-up romance/action dans le montage au milieu du film, et l’entraînement du héros n’a pas été ajouté là juste « parce que » : il s’entrainait pour une raison. Et c’est parce que notre lead masculin est un as de la boxe (mais pas que, clairement) et qu’il y a tout un axe de l’histoire consacré à comment, sur un plan professionnel, il est en compétition avec son ex-meilleur ami, et comment celui-ci veut l’humilier en engageant un boxeur pour lui foutre une raclée. On a droit, tout le long du film (avant l’entrée en jeu du boxeur et après) à plusieurs scènes de bagarre, et je pense que je ne vous apprendrai rien en vous disant que l’action, c’est un peu la spécialité de de Jackie Chan… quand même. J’imagine qu’il a fait meilleur (parce que je vois rarement Gorgeous mentionné dans ses meilleurs films ?) mais n’empêche qu’il y a plusieurs scènes mémorables qui sont à la fois chorégraphiées de façon impressionnante (avec une utilisation de l’environnement inventive et agréable) et drôles, ce qui les rend vraiment divertissantes.

 

Par ailleurs, j’ai apprécié les personnages impliqués dans cette partie de l’histoire. L’ex meilleur-ami, par exemple, qui précise bien qu’il veut un match de boxe, pas un passage à tabac (« je ne suis pas dans le business de tabasser les gens » dit-il). Et il regarde le match en question en jouant les commentateurs sportifs avec clairement un enthousiasme pour la performance, celle de son rival comprise. Et le type qu’il a engagé apprécie également le sport, et respecte son adversaire, contre lequel il n’est certainement pas question de tricher. En fait tous les personnages de cette partie de l’histoire avaient l’air d’avoir autant d’appréciation que moi pour l’action à l’écran, et c’était agréable. Ca voulait dire qu’il n’y avait pas une tension énorme aux combats, car personne ne jouait sa vie, mais j’aime bien quand les gens ont l’air d’aimer ce qu’ils font, surtout quand j’aime aussi ce qu’ils font.

 

Et si vous aimez l’action, alors ce film peut être sympa à regarder. Sinon… c’est peut-être pas la peine. J’ai apprécié l’apport esthétique de Shu Qi  ainsi que tout ce qui touchait à l’action, mais je n’ai pas accroché à la romance, et la comédie a été très inégale pour moi. Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ce film, mais ça n’a pas été un coup de cœur non plus, et je ne vais pas spécialement vous pousser à le regarder, mais pas non plus vous le déconseiller. Faites ce que vous voulez, oh, me saoulez pas là ! ON SE CALME ON A DIT !

 

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