[Cernes sur petit écran] Du vrac : février 2018

Publié le 1 Juin 2018

 

En ce moment, je vais pas vous mentir, c’est pas la grande forme. Et entre autres, j’avais des tas de plans d’articles à écrire, mais aucun ne me tente pour le moment, alors à la place j’ai décidé d’opter pour une formule un peu plus libre, et de revenir un peu sur ce que j’ai vu cette année, et ce sur quoi je n’ai pas l’intention (en tous cas pas pour le moment) d’écrire d’article complet. Et plutôt que de faire ça par ordre alphabétique, ou par appréciation, ou que sais-je, je me suis dit que j’allais y aller mois par mois, en excluant simplement le mois de janvier, parce que je suis déjà revenue sur la plupart des trucs que j’ai vus en janvier.

 

 

~Les films~

 

Février a été un gros mois d’horreur pour moi. Notez, c’est pas exactement rare chez moi, car je pars souvent dans des marathons de films d’horreur, et ce mois-ci, entre autre, j’ai revu Délivrance. C’est-à-dire que, surtout, d’abord, j’ai lu le livre.

 

Délivrance : En vérité, je dis « j’ai revu Délivrance », mais j’en ai en fait revu le début, et cette fois-ci, j’ai terminé le film. Parce que la première fois, j’étais arrivée à une scène particulièrement dure (et probablement une des deux scènes les plus connues du film, avec celle du banjo) et que ça m’avait retourné l’estomac, si bien que je n’avais pas pu aller au bout.

 

Dans Délivrance, quatre amis (et pour une fois pas des jeunes inconscients qui veulent faire la fête, mais des adultes, maris et pères pour certains) décident de partir en excursion en kayak, sauf que ça tourne mal, et ils se retrouvent aux prises avec des locaux pas supra-supra accueillants.

 

Je ne sais plus pourquoi, je trainais sur imdb, sur la page de ce film, et c’est ainsi que j’ai appris qu’il s’agissait d’une adaptation de livre (je suis en retard sur certaines choses). Du coup, curieuse, j’ai décidé de lire le livre, et à ma grande surprise, malgré quelques passages que j’ai trouvés un peu longuets (il y a de très belles descriptions de paysage, car le personnage principal se trouve un lien avec la nature, et c’est joliment écrit, mais j’admets que parfois, j’ai trouvé ça long), j’ai bien apprécié ma lecture. Le roman est écrit à la première personne du singulier et entre dans la tête d’un personnage qui se sent piégé dans une vie médiocre et par la société. L’expérience terrible qu’il s’apprête à vivre va à la fois le traumatiser et le « délivrer », parce qu’elle va le ramener à quelque chose de primitif : l’instinct de survie. Les personnages sont testés, et le masque levé sur des tas de choses. Je voulais écrire sur ce livre, mais malheureusement, je n’ai pas pensé à prendre de notes, et en quelques mois, mes souvenirs sont un peu trop flous. Toujours est-il que j’avais aimé, donc après ça, je me suis relancée dans le film, mais malheureusement, je crains qu’il ne soit pas trop fait pour moi, car je n’ai pas été convaincue. Il y a des choses dedans que j’apprécie : les paysages, le fait que le film ne cherche pas à rendre ses personnages sympathiques (on espère qu’ils vont s’en sortir, car on ne souhaiterait ce qui leur arrive à personne, mais le film souligne leur hypocrisie et leur mépris), son efficacité dans le malaise (je l’ai fini cette fois, mais je vais pas mentir, j’ai regardé « la » scène entre mes doigts, un peu), mais je crois que le revoir juste après avoir lu le livre était une erreur (j’aime mieux le livre, car on a plus de contexte pour les personnages, et que, forcément, on rentre plus dans leur tête), et je ne sais pas où est le frein, mais je n’ai pas réussi à rentrer dans ce film du tout. Honnêtement, j’ai trouvé plus intéressant de regarder/écouter/lire les gens en parler, finalement.

 

Après Délivrance, j’ai décidé d’enfin voir Green Room, qu’on m’avait beaucoup conseillé.

 

Green Room : Dans ce film-là, un groupe de rock punk va faire un concert dans un bar (pour un public qui s’avère néo-nazi), mais alors qu’ils s’apprêtaient à partir après leur show, ils repassent par la green room (la salle de pause, en gros) et manque de pot, il y a un cadavre au milieu. A partir de là, ils s’enferment, avec d’autres personnages, dans la salle, parce que les gens du bar ne sont pas ravis qu’il y ait eus des témoins. Les tensions montent, et bref, la situation craint.

 

Le film avait pas mal fait parler de lui à sa sortie, du moins chez les gens que je suis, et j’avais noté le titre dans un coin, parce qu’on m’en avait dit du bien, et que les mots « simili huis clos » étaient apparus dans la conversation. Et si j’y ai pensé après Deliverance, c’est que les films ont quelque chose de similaire, dans le sens où ils rendent leur violence très efficace en la gardant réaliste. Green Room est claustrophobe, lugubre, et quand quelque chose de violent se produit, c’est explicite, mais le film ne donne pas dans des gicles de sang bien rouge, mais plutôt dans du soudain, rapide, brutal, et elle sonne vraie. Un peu comme les personnages en fait, je trouve, qui prennent de mauvaises décisions, mais dont les mauvaises décisions ne sont pas frustrantes, à mes yeux, parce qu’elles ne m’ont pas fait l’effet d’être forcées par l’écriture pour que le film puisse nous faire bouh. Au lieu de ça, elles semblent voulues parce que nos protagonistes sont des adolescents absolument pas préparés qui se retrouvent dans une spirale de violence les dépassant complètement, si bien qu’ils paniquent. J’ai beaucoup aimé Green Room. La tension était palpable et montait de minute en minute, j’ai trouvé le film vraiment prenant.

 

Ensuite, j’ai enchainé sur des films d’horreur conseillés par Netflix (depuis un bail pour certains) : The Ritual, Final Girl, et Starry Eyes.

 

 

The Ritual : un groupe d’amis part faire la randonnée qu’ils étaient censés faire avec un ami récemment décédé, mais une entité malveillante semble les prendre en proies.

Final Girl : un groupe de jeunes hommes a pour passe-temps d’emmener des jeunes femmes au fond des bois et d’y organiser des chasses humaines, mais ce qu’ils ne savent pas c’est que leur nouvelle proie a été entrainée spécialement pour les éliminer tous.

Starry Eyes : une jeune femme voulant percer à Hollywood fait de plus en plus de concessions pour réussir, et ça finit par aller vraiment trop loin.

 

J’ai apprécié de regarder les droits. Je pensais sincèrement que the Ritual se planterait, et j’anticipais un sous-Blair Witch Project, mais, si le film n’est pas parfait, je l’ai trouvé visuellement intéressant, très joli, et j’ai aimé voir la façon dont l’entité malveillante était utilisée comme façon de forcer le personnage principal à faire face à sa culpabilité. J’ai en revanche trouvé dommage que les autres personnages ne soient pas très développés et manquent énormément d’intérêt, alors que leurs relations à tous auraient pu rendre le film encore plus solide. Néanmoins, the Ritual a été une bonne surprise. Final Girl, je ne sais pas trop quoi en penser. Visuellement, je l’ai trouvé fort joli, encore que parfois over-the-top de façon un peu ridicule (la forêt où se passe le film est incroyablement éclairée, c’est fou tous ces spots lumineux partout :D), un peu comme le jeu du personnage apparemment très branché old-school, qui en fait des caisses. Néanmoins, c’était joli, et je dois aussi admettre qu’il y avait une certaine satisfaction à voir notre héroïne faire semblant de se laisser piéger pour mieux retourner la situation contre les quatre antagonistes (même si certaines éliminations m’ont un peu laissée sur ma faim, car j’aurais voulu qu’ils réalisent un peu plus la merde dans laquelle ils se trouvaient). Je ne dirais pas que c’était un grand film, et je ne pense pas que je le reverrai, mais j’ai apprécié de le regarder néanmoins. Enfin, Starry Eyes m’a également bien plu. Franchement, j’ai fait bonne pioche ce mois-ci ! En général quand je pars en binge d’horreur, il y a toujours un bide ou deux, mais en l’occurrence, tout était au moins très regardable. Starry Eyes explore la lente transformation de l’héroïne, j’ai trouvé l’actrice bonne, et le film était à la fois dérangeant et tragique. Ajoutez à ça une bonne utilisation de body horror, et yep, j’étais contente.

 

Ma seule déception, en fait, au-delà de Deliverance (que je ne trouve pas mauvais, mais j’arrive juste pas à m’y intéresser) a été Haute Tension d’Alexandre Aja (dont j’ai bien aimé le remake de la Colline a des yeux, ainsi que Horns, adapté d’un roman de Joe Hill). Enfin… En vrai, j’avais déjà vu le film, et n’avais pas trop aimé la première fois. Mais ce mois-ci, je ne sais pas pourquoi, j’ai repensé au mouvement du « nouvel extrémisme français » (New French Extremism ou Extremity, comme il est appelé chez nos amis anglophones, en tous cas), dans lequel on va trouver des films du genre Intimité, Frontières, Martyrs (que j’avais bien aimé), Sheitan (que j’avais aussi apprécié), ou encore A l’intérieur (que j’ai revu en Avril, suite à un retweet de SALT… on en reparlera donc plus tard, mais histoire de tuer le suspense qui vous étouffe certainement, non, je ne suis pas très fan de ce film). Bref je repensais à ce mouvement, et je me suis dit que je reverrais bien Haute Tension, que peut-être mon appréciation du film aurait changé… mais en fait non.

 

Haute Tension : une jeune femme va passer des vacances chez la famille de son amie, quelque part à la campagne, mais en pleine nuit, quelqu’un s’introduit dans la maison, massacre la famille, et enlève l’amie en question.

 

Je ne suis pas très fan de ce film. Sa violence ne m’impressionne pas plus que cela (le film est très violent, mais j’ai été petit à petit largement désensibilisée par les années) et surtout je n’ai jamais trouvé les personnages particulièrement engageants ou intéressants, ce qui fait que la tension (qui était censée être haute et tout) n’a jamais vraiment pris avec moi. En plus je ne suis pas fana de la fin, et la connaître a teinté l’expérience. Bref, j’espérais que j’allais mieux aimer cette fois, mais en fait non, d’où la déception.

 

Enfin, en février, j’ai également regardé ou reregardé

 

- des films sur lesquels j’ai écrit ou fait une vidéo : Water Boys, Om Shanti Om, Old Yeller, House of Wax, Betelnut Beauty.

- des films dont je compte vous parler, un jour, après les avoir éventuellement revus :  Les parapluies de Cherbourg, Children of Men, C’est arrivé près de chez vous, Australia, Fast & Furious 1&2, Bill & Ted’s Bogus Journey, Jean de la Lune, Silence of the Lambs, Monsters

- des films dont je n’ai pas l’intention de parler ou reparler pour le moment, par manque d’inspiration, ou d’intérêt : the Cloverfield Paradox, Locked Out, Insidious

- 10 000 BC dont je n’ai pas spécialement envie de parler, ni en longueur ni rapidement, mais dont je dirais juste que je pensais qu’il y aurait plus de mammouths dedans, et que finalement il n’y avait pas beaucoup de mammouths, donc j’ai été déçue

 

Et puis Angel-A, que j’avais vu à sa sortie au cinéma, et que j’avais eu envie de revoir en février.

 

Angela-A : dans ce film-là, un jeune homme paumé dans la vie est sur le point de se jeter dans la Seine, mais à la place sauve une jeune femme qui allait faire de même. Il s’avère que la jeune femme est un ange, venu pour « réparer » la vie du jeune homme.

 

A sa sortie, j’avais beaucoup aimé le film. A présent, je suis plus mitigée. Visuellement, je le trouve vraiment beau, et il y a des choses dedans qui me plaisent (notamment Jamel Debbouze que je trouve hyper émouvant dans ce rôle dramatique), mais il y en a aussi d’autres qui me dérangent plus, et que j’apprécie moins. Je ne vais pas trop développer néanmoins, parce que ça demanderait de vraiment entrer dans les détails et que je les ai un peu zappés (c'était il y a quatre mois, okay ;A;=, donc la raison pour laquelle je l’évoque est uniquement qu’il y a une scène, une, que j’aime véritablement d’amour. Elle me fait pleurer chaque fois que je la regarde tellement je la trouve jolie et donc c’est essentiellement pour la partager que j’ai écrit tout ça (et je la trouve très jolie même sans contexte).

 

/!\ Une note  : le film a été réalisé par Luc Besson, qui a récemment été accusé de viol par une actrice ayant travaillé sur plusieurs de ses productions. L’enquête est toujours en cours (google est votre ami), mais voilà, vous avez l’information, et vous en faites ce que vous voulez.

 

La scène:

 

 

 

 

 

~ Les séries ~

 

De ce côté-là aussi, il a eu de l’horreur, avec la saison 2 de Slasher. La saison 1 ne m’avait pas convaincue, et je crois bien que je ne l’avais même pas terminée, mais c’est une série qui, comme American Horror Story, propose une histoire différente dans chaque saison (avec un cast qui change aussi, pour le coup) donc j’avais bien envie de lui laisser une chance, parce que bah… c’est de l’horreur quoi.

 

Donc, Slasher, saison 2 : (ne lisez PAS le résumé sur wikipedia, en tout cas en anglais, parce qu’il spoile allègrement toute la saison) des jeunes gens reviennent dans le camp de vacances dans lequel ils ont travaillé à une époque, parce qu’ils doivent effacer des preuves d’un meurtre qu’ils ont commis. Sur place, il y a de nouveaux habitants, et bientôt tout le monde se retrouve coincé, avec un tueur dans les parages qui ne fait de cadeaux à personne.

 

Je ne vais pas m’étendre sur cette série-là. Ca passait le temps, et j’ai bien aimé le principe des deux mystères en parallèle avec cette affaire de tueur dans le présent, tandis que les flash-backs nous expliquent petit à petit ce qui s’est passé dans le passé des protagonistes… mais c’était pas une série supra mémorable, et la preuve : j’en ai oublié une bonne grosse partie. Je me souviens que par moments, j’ai trouvé le temps un peu long, d’autant que dans la bonne tradition des slashers, beaucoup des personnages sont assez antipathiques, donc je ne me rongeais pas les ongles quant à leur survie. Dans l’ensemble ça se tenait quand même bien, et j’ai tout regardé en deux soirées ou trois, parce que j’avais envie de savoir la fin. Si vous aimez les slashers, ça vaut sans doute au moins la peine d’y jeter un coup d’œil. Mais clairement ça ne va pas entrer au panthéon de mes séries favorites. En grande partie parce que dans un an, j’aurai oublié jusqu’à son existence.

 

En revanche, une série qui a été un gros coup de cœur, et que j’ai d’illeurs revue en mai (donc ce mois-ci), ça a été the Good Place. Recommandée par mon amie Sonyan. Elle m’a dit « regarde », j’ai commencé la série dans la seconde, et en un épisode, j’étais conquise. Le créateur, Michael Schur, a également travaillé sur The Office, Parks and Recreations, et Brooklyn Nine-Nine, qui ne sont que des séries que j’aime énormément. Il aussi écrit un épisode de Black Mirror, même si je n’ai pas encore vu cet épisode-là. Bref, je vais garder un œil dessus. Oh, et le rôle principal de The Good Place est tenu par Kristen Bell, et c’est TOUJOURS une bonne nouvelle.

 

The Good Place : Eleanor est morte, et se réveille dans un endroit accueillant. On lui apprend qu’elle est dans « the good place », donc, en gros, le paradis. Sauf qu’il y a erreur sur la personne et qu’Eleanor ne tarde pas à réaliser qu’elle n’est pas au bon endroit, mais qu’il va falloir qu’elle se fasse aussi discrète que possible, et peut-être apprendre à mériter sa place, si elle ne veut pas être envoyée directement dans un endroit bien moins présent.

 

Il  a des tas de choses que j’aime beaucoup dans the Good Place : la série me fait rire, déjà, et puis elle est lumineuse, donc elle me rend de bonne humeur, sans compter qu’elle a des personnages colorés et très engageants. Ils ont tous leurs failles, leurs défauts, mais the Good Place arrive aisément à les rendre très attachants, à commencer par l’héroïne, qui est pourtant un monstre d’égoïsme au début de la série. Néanmoins, la série trouve le bon équilibre, et il ne faut pas non plus sous-estimer le charme de Kristen Bell, qui fait qu’on a envie de la voir se racheter et gagner sa place dans the good place. Autour d’elle, va se former un petit groupe de personnages, incluant entre autres Chidi, professeur d’éthiques qui était censé être son âme-sœur et se retrouve à lui apprendre à être une meilleure personne. Les voir devenir amis petit à petit a été un grand plaisir pour moi, et à vrai dire, ça vaut pour tous les éléments de la petite troupe. The Good Place reste généralement enjouée, en tous cas pour le spectateur (les personnages essuient des situations tendues), mais par moments, elle est capable de provoquer l’émotion, parce qu’on en vient à réellement s’en faire pour ces gens. Par ailleurs, la raison pour laquelle je me suis retrouvée gluée à mon écran est aussi que j’avais envie de savoir ce qui allait se passer ensuite. La différence avec les autres séries comiques que j’ai citées dans mon premier paragraphe est que the Good Place manie vraiment le suspense. Elle a un concept inventif et j’avais envie de découvrir plus de facettes de son univers, mais elle a aussi le chic pour terminer ses épisodes sur des cliffhangers et pour retourner les situations. Du coup, ça devenait difficile d’en décrocher. Bref, pour moi, the Good Place a vraiment fonctionné du tonnerre, et c’est pourquoi je l’ai revu entièrement juste deux mois plus tard (avec mon père, qui a également beaucoup aimé) et ne peux que vous recommander de tenter le coup ! (en plus on a droit à Adam Scott dans un petit rôle, ce qui fait toujours plaisir, sans oublier Marc Evan Jackson que j’ai été ravie de retrouver dans Brooklyn Nine Nine également)

 

Malheureusement, j’ai été bien moins enthousiasmée par Shadowhunters, que j’ai fini par regarder, parce que sur twitter, les gens que je suis en parlaient beaucoup. Et en bien. Ce n’est pas une série qui m’attirait plus que ça à la base, mais c’était aussi le cas pour the 100, qui avait été un gros coup de cœur, alors why not. Tristement, l’histoire ne s’est pas terminée de la même façon, et si j’ai regardé la saison 1 en entier malgré le jeu franchement bancal de la plupart des acteurs, et l’écriture pas exactement impressionante, je ne suis pas allée plus loin… Enfin… J’ai regardé des bouts de la saison 2. En fait, après ça, j’ai regardé toutes les scènes avec Magnus (un personnage qui ne pouvait que me plaire parce que j'ai un faible pour les personnages à l'écart du groupe, qui agissent par intérêt au début et font semblant de ne pas être touchés personnellement, mais ont le coeur plus mou qu'ils veulent bien l'admettre), parce que j’aimais bien ce personnage, et parce que j’avais envie de savoir ce qui allait advenir de lui et Alec (qui malheureusement est joué par l’acteur que j’ai trouvé le plus maladroit du tas). Mais je me suis contentée de ça car la plupart des autres personnages ne me plaisaient pas, et que le jeu des acteurs ados me faisait grincer des dents (les plus âgés, ça passait bien mieux). Je ne m’étends pas sur la question : j’ai essayé, ça n’a pas pris, tant pis.

 

Enfin, la dernière série que j’ai réellement regardée ce mois-là a été Dark, une série allemande que Netflix tenait apparemment beaucoup à me montrer. Et, eh, je ne peux que les en remercier parce que j’ai beaucoup aimé la série, malgré ma petite déception d’avoir trouvé certaines choses présivibles, alors que la série voulait apparemment en faire des révélations. A vrai dire dire, il y en a surtout une, quand la série l’a annoncée, j’ai été particulièrement surprise parce que c’était traité comme un retournement, et moi j’étais sincèrement persuadée qu’on était déjà au courant… voilà voilà.

 

Dark : dans une petite ville d’Allemagne, des enfants commencent à disparaître, et des secrets, des tensions ressortent tandis que nous suivons une intrigue sur trois générations. Ah, et TW : la série commence par un suicide par pendaison, donc si c’est difficile à voir pour vous (car je sais que ça a amoché certaines personnes), vers 1 minute 45, sautez à 2 minutes 37, comme ça vous avez quand même le monologue d’intro, et vous n’avez pas la partie potentiellement blessante. Ou bien sautez à 2 minutes 37 directement et lisez une récap. Bref. Prenez soin de vous.

 

Au début, je vais pas vous mentir, ça m’a pris un peu de temps de gérer les différentes époques et de lier les différentes versions des personnages ensemble…. Mais une fois ce petit souci réglé, j’ai vraiment apprécié mon visionnage. Faut dire aussi que ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu d’allemand et une partie de moi était juste contente d’entendre des gens dire « hallo » et « wie gehts ». C’est con, hein, mais je crois que ça m’a inspiré un sentiment de nostalgie. En ce moment la nostalgie est un peu à l’honneur partout, mais là la série ne m’a pas ramenée en arrière à grand renfort de références, c’est plutôt qu’entendre de l’allemand a tendance à me ramener au collège et lycée, à l’époque où je l’étudiais (en vrai mes années scolaires n’ont pas été très fun, mais bref on va pas rentrer là-dedans).

 

Par ailleurs, Dark avait quelque chose de très hypnotisant pour moi. Comme son nom l’indique, c’est une série assez sombre, et elle a des personnages complexes, coupables de choses plus ou moins reluisantes, que l’on découvre petit à petit. Ou qu’on découvre d’un coup du reste, vu qu’on commence directement sur l’image d’un de nos personnages principaux ayant une relation adultère avec la mère d’un autre de nos personnages principaux. Notre mari infidèle, après ça, devient un père éploré cherchant désespérément à retrouver son enfant, et bref tout ce que j’essaie de dire, c’est qu’on suit des gens complexes, qui ne sont clairement ni tout noir ni tout blanc, la série tout entière baignant dans le trouble. Personnellement j’ai vraiment été intéressée de voir tout ce que cachaient les apparences, de voir qui savait quoi, etc, d’autant que j’ai vraiment apprécié le casting, je les trouvais tous généralement très bons. Et puis visuellement, la série m’a embarquée, jusque dans le générique qui illustre bien l’aspect menaçant, sombre, et à la fois hypnotique de la série :

Au passage, j’aime vraiment bien la chanson utilisée, et en général, j’ai apprécié les musiques de Dark. J’en connaissais certaines (notamment Me and the Devil de Soap, I ran d’A Flock of Seagulls ou encore  Keep the streets empty for me, de Fever Ray, que j’aime d’amour) et puis d’autres non, ce qui m’a permis de découvrir des trucs, et notamment Teho Teardo & Blixa Bargeld, que j’aime bien (la voix super grave = ). Bon, à petite dose, parce que c’est pas léger comme musique, mais j’étais contente de découvrir, d’autant que je connais pas non plus énormément de musique allemande (mais heureusement j’ai l’essentiel, car je connais Tokio Hotel).

 

Bref j’ai vraiment bien aimé Dark et si ça vous tente,  je ne peux que vous encourager.

 

Et ce mois-là, j’ai aussi regardé :

 

- Go Princess Go, qui était moyen mais étonnament addictif pour moi, en tous cas à ce moment-là. Mais je n’avais pas spécialement envie d’en parler, et la série m’est pas mal sortie de l’esprit à présent.

- Un épisode de Manhunt : Unabomber, que j’ai commencé essentiellement parce que 1/ Netflix 2/ Paul Bettany 3/ Paul Bettanny , sauf que sur le moment je n’étais pas d’humeur, et en plus le personnage principal est interprété par Sam Worthington, et j’ai beau avoir une certaine sympathie pour lui, je le trouve très peu charismatique, ce qui n’aidait pas.

- Veronica Mars, saisons 1 et 2… J’ai déjà vu toute la série, mais j’étais d’humeur à la revoir. Kristen Bell est toujours un plaisir à regarder, particulièrement dans ce rôle.

- Kill me heal me, sur lequel j’ai des taaaaas de notes, et j’essaie d’écrire dessus depuis 3 mois, mais j’arrive pas à me lancer T.T

 

Et sur ce, c’est tout les gens~

On parlera de Mars dans pas trop longtemps !

 

 

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