[Back to 98] Charmed - Saison 1

Publié le 12 Juin 2018

 

22 épisodes

 

Diffusés sur la WB

En 1998-99

Série crée par Constance M. Burge

 

Avec :

Shannen Doherty : Prue Halliwell

Holly Marie Combs : Piper Halliwell

Alyssa Milano : Phoebe Halliwell

T. W. King : Andy Trudeau

Dorian Gregory : Daryl Morris

Brian Krause: Leo Wyatt

etc

 

 

Dontesque ?

 

Après le décès de leur grand-mère maternelle, trois sœurs se retrouvent à vivre ensemble à nouveau, et apprennent également qu’elles sont des sorcières puissantes, dont la mission sur Terre est de protéger les innocents.

 

.oOo.

Ces derniers temps, je n’ai pas envie de regarder des dramas, et ne suis pas motivée à regarder des films non plus, donc je me suis dit que j’allais faire quelque chose que je promettais de faire depuis un sacré bail : jeter un œil à ces séries dont on me parlait dans la cour de récré, mais que je n’ai jamais vraiment vues, parce que dans la famille, on était plus branchés cinéma que télévision. La seule série que j’ai réellement suivie jusqu’au bout, à la télévision, ça a été Buffy. Plus tard, il y a eu aussi Prison Break, et Desperate Housewives pendant un temps, mais c’était après, clairement pas de façon aussi religieuse que Buffy, et je n'ai fini ni l'une ni l'autre. Et pendant que moi je regardais Buffy, beaucoup de mes amies regardaient Charmed (ou les deux, notez), et c'était un peu la gurre dans la cour de récré pour savoir quelle était la meilleures deux séries. Personnellement, je n’avais jamais accroché à Charmed, mais il faut dire que je n’en avais vu que quelques extraits ici et là, pas de quoi se faire une idée réelle (la preuve : je savais même pas quels étaient les pouvoirs des trois sœurs, je ne connaissais que la capacité à figer le temps de Piper…) donc : opération « idée réelle » enclenchée, j’ai regardé toute la saison 1.

 

Et waouh, le coup de nostalgie. Entre le générique, les habits, et le fait que les héroïnes sortent les pages jaunes (version papier) dans un épisode, la série sent vraiment les années 90 à plein nez. Sans compter que post-opening, chaque épisode nous donne droit à une chanson qui, elle aussi, ramène pas mal en arrière (mention spéciale à Torn de Natalie Imbruglia). J’étais partagée sur la question de ces chansons, d’ailleurs, parce que la plupart du temps, elles accompagnent des images de la ville qui m'ont semblé inutiles, ou bien des actions moins « extraordinaires » que la musique voudrait nous le faire croire, mais d’un autre côté, elles font partie de l’identité de la série, et ce d’autant plus avec le recul, parce qu’elles participent énormément au trip nostalgie « années 90 »… or j’ai bien apprécié le trip nostalgie, pour ma part. C’est même probablement une des choses qui m’ont le plus fait apprécier mon visionnage de cette saison 1, même si ce n’est pas la principale. Non, la principale ça reste quand même le fait simple et bienvenu que j’ai apprécié les trois sœurs Halliwell (sinon ç’aurait été chaud de tout regarder, quand même).

 

Histoire de s’en débarasser tout de suite, excusez ce moment de superficialité passager, mais… qu’est-ce qu’elles sont belles o.o J’ai passé une bonne partie de la saison à m’émerveiller de tous les gros plans, en particulier sur Shannen Doherty et le sourire d’Alyssa Milano, mais sur Holly Marie Combs aussi, parce qu’elles sont toutes les trois superbes. Et leur mère est aussi superbe dans l’épisode où on la voit. Clairement, y a de sacrés gênes dans la famille. Mais passons, et revenons à ce que je disais : je les ai appréciées toutes les trois. Et ce n’est pas parce qu’elles étaient magnifiques, mais parce qu’elles sont simplement toutes attachantes, à leur façon.

 

Au début, j’ai clairement surtout apprécié Prue, l’ainée. Pour aider à élever ses sœurs, elle a dû grandir plus vite que les autres, devenant comme une mère pour les deux autres, et c’est sans doute pour ça que Piper, dans l’épisode 14, est surprise d’entendre Prue dire « je ne ferais pas une bonne mère », Prue ayant déjà prouvé le contraire aux yeux de Piper (même si bien entendu, avoir un enfant serait encore une situation différente, et reste la question d’en avoir envie).  Les pouvoirs des sœurs Halliwell, comme elles le disent elles-mêmes, semblent combler quelque chose dans leur vie. Phoebe a tendance à être impulsive et ne pas penser trop à l’avenir, donc elle se retrouve à avoir des visions de l’avenir, tandis que Piper, qui est toujours en retard (et semble aussi prendre plus de temps à s’adapter/réagir à certaines situations) obtient le pouvoir de figer le temps (un pouvoir qui a des règles un peu mal définies dans cette saison 1, du reste, mais ce n’est pas trop dérangeant). Prue, elle, se voit offerte le don de télékinésie : elle bouge les objets avec l’esprit, et au début de la série, son pouvoir intervient généralement quand elle a un pic d’émotion, or Prue a tendance à refouler, ayant dû prendre sur elle pendant longtemps. L’arrivée de ses pouvoirs, et la réunion de sa famille, correspondent au moment de sa libération, où elle décide enfin de mettre derrière elle un travail ingrat et un ex-fiancé franchement détestable (on n’apprend jamais ce qui advient de lui après la démission de Prue, mais j’espère sincèrement que sa carrière s’en est prise un coup). Si j’ai autant apprécié Prue, je suppose, c’est parce qu’une partie de moi devait s’identifier à elle, même si pour ma part, refouler et ressentir un sens de devoir vis-à-vis de ma petite sœur ne m’a menée ni à des pouvoirs magiques, ni à devenir une adulte responsable/fonctionnelle (joie :D).

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Phoebe, la plus jeune sœur, est impulsive, elle a un sourire adorable, et un cœur d’or. Contrairement aux deux autres, elle ressent beaucoup d’enthousiasme pour ses pouvoirs dès le début, et est plus prompte à essayer de les utiliser pour son propre profit (soyons honnête, si j’avais le pouvoir de voir l’avenir, moi aussi, je jouerais sans doute au loto). Elle peut aussi se montrer égoïste, mais elle a très bon cœur, comme on ne tardera pas à s’en rendre compte tout le long de la série, et si son attitude, bien souvent jugée irresponsable par Prue, créé des conflits avec sa grande sœur, elle est aussi un vent de libération pour ses deux sœurs, qu’elle encourage régulièrement à profiter plus de la vie. La série semble présager que Phoebe pourrait se laisser tenter par le côté obscur (étant née sur ce que la série appelle un « nexus », elle pourrait virer du bon côté comme du mauvais, apparemment), mais pour le moment, je la trouve surtout très attachante, et je dois dire que j’apprécie que sa libération sexuelle ne soit pas diabolisée par la série du tout (du moins, je n’ai pas eu ce sentiment). Moi, pendant ce temps, dans Buffy, j’apprenais que le sexe, la plupart du temps, incluait un bain de sang, des mantes religieuses géantes, du vol d’énergie vitale, etc :D

 

Enfin, Piper semble être la plus anxieuse des trois, la moins sûre d’elle, et on va pas se mentir, ses difficultés à parfois s’imposer, et sa façon de douter d’elle-même, sont en partie ce pourquoi je l’apprécie, même si un autre grand facteur est sa gentillesse. Les trois sœurs sont toutes écrites avec quelques défauts, mais elles sont présentées comeme des personnes très décentes, de « bonnes sorcières », et lorsque, dans l’épisode 2, Piper doute d’elle-même, se demandant si ses pouvoirs signifient qu’elle est un créature maléfique, Phoeobe a largement moins de doutes qu’elle. « Tu [Piper] es la personne la plus adorable et la plus gentille que j’aie jamais connue. […] Quand quelqu’un a besoin d’aide, même si c’est un inconnu, tu es toujours là. Tu es comme ça depuis toujours » lui dit-elle. Puis elle ajoute que si quelqu’un devrait s’inquiéter de virer du côté obscur, ce serait plutôt elle, donc plus de présage, mais en vérité, les trois sœurs me semblent correspondre à la description. Les pouvoirs avec lesquels se retrouvent les jeunes femmes, suite à la formule lue par Phoebe (à haute voix… parce qu’en fiction, quand les gens tombent sur des incantations, ils peuvent pas s’empêcher de les lire à haute voix, et là les sœurs Halliwell ont eu de la chance, parce que Ash, lui, il a pris plus cher), viennent avec une mission, qui est de protéger les innocents, et de même que les pouvoirs semblent « combler » quelque chose chez les jeunes femmes ([spoiler] et quelque part, c’est pas étonnant dans le sens où elles avaient ces pouvoirs dans leur enfance, avant de les perdre, donc c’est pas juste qu’on leur « ajoute » quelque chose, ou qu’on les « complète », mais qu’on leur rend quelque chose qui faisait partie d’elles [/spoiler]), leur mission est une continuation de leur personnalité.

 

Par ailleurs, si les sœurs Halliwell sont attachantes chacune de leur côté, leur pouvoirs ne font pas que les « compléter », ils les rapprochent aussi en tant que sœurs, comme c’est exprimé de façon hypra pas subtile lorsque le sort transforme leur photo de famille :

Yes. Subtilitay. Mais je pardonne à la série, parce que j’apprécie que si les jeunes femmes sont puissantes chacune de leur côté, Charmed fait la part belle à l’entraide. Séparées, elles sont puissantes, mais ensemble elles sont imbattables, et yay pour l’entraide féminine ! Sisterhood FTW !

 

Charmed, clairement, est à fond dans le girl power. Nos trois personnages principaux sont des femmes mais non seulement ça, elles ont aussi été élevées par des femmes. On est en pleine matriarchie. On entend parler de leur père, et on le rencontre brièvement, mais il a été absent la majeure partie de leur enfance, et les sœurs Halliwells tiennent leur pouvoir d’une longue lignée de femmes. A vrai dire, si les bonnes sorcières ne sont pas nécessairement des femmes (on rencontre un petit garçon-sorcière, notamment), c’est quand même surtout cela qu’on voit, et ce n’est pas bien étonnant, dans le sens où nos sorcières sont pourchassées et que la chasse aux sorcières fait partie des grands exemples de persécution des femmes dans l'histoire. Et dans la série, je ne pense pas que ce soit complètement le fruit du hasard que la plupart des antagonistes soient masculins. J’ai compté : 19 épisodes sur 22 (donc plus de 86% de la saison) contiennent un méchant, et leurs objectifs ne sont pas tout à fait anodins non plus. Parfois on reconnait des situations familières (par exemple celle du photographe qui fait de fausses promesses à des jeunes femmes et abuse d’elles, ou celle du type éconduit qui se venge de façon violente sur l’objet de son « affection »), mais de façon générale, le gros souci récurrent des Halliwells sont les sorciers (warlocks en anglais, et pour le moment ce sont majoritairement des hommes) qui les chassent, et ils ne veulent pas juste les tuer : ils veulent aussi les rendre impuissantes, absorber leur pouvoir. Donc ce n’est juste une question de tuer, mais aussi d’exploiter, de voler quelque chose.

 

Cela dit, je note le tout, parce que ce n’est pas voilé, et j’apprécie l’entraide féminine, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. Parce que je n’ai pas l’impression que la série aille très loin, ou bien peut-être qu’elle ne m’inspire simplement pas l’envie d’aller plus loin, moi. Je ne sais pas trop, mais en gros les choses sont là, je reconnais qu’elles sont là, mais ça ne me fait pas grand-chose. Pardon, c’est pas supra inspirant comme constat, mais… voilà.

 

Et à présent, puisqu’on parle d’inspiration, j’en viens à mon vrai gros problème avec cette saison 1 de Charmed : elle ne m’a inspiré aucune grande émotion. Rien de bien profond en tous cas. Parfois, la série est amusante, et elle est nostalgique, et attachante grâce aux trois personnages principaux, de même qu’elle a parfois un côté kitsh sympathique, mais elle n’a rien remué chez moi. Il y a un clair manque d’émotion, et ça me pose souci, parce que je crois que je suis censée ressentir quelque chose (oui c’est là qu’est le problème, hein ! Je ne demande pas à toutes les séries de m’émouvoir aux larmes, mais s’il est clair qu’elles essaient de me tirer une réponse émotionnelle et que ça ne marche pas, alors y a un lézard). J’ai commencé à m’en rendre compte dès l’épisode 3, où il est question du père des Halliwells, mais c’est véritablement dans l’épisode où on rencontre leur mère décédée que j’ai pris conscience du souci, qui s’est confirmé tout le long de la série, jusqu’à un final qui aurait clairement dû m’inspirer quelque chose, mais m’a laissée indifférence. J’apprécie les personnages, mais je ne ressens rien pour eux. Et donc la grande question c’est : pourquoi ?

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La principale raison, je pense, est que les choses vont trop vite. Dans le sens où la série y parfois vient trop vite, mais surtout les gère trop rapidement, et les limite au lieu de véritablement les exploiter sur la durée. Quelques exemples :

 

dans l’épisode 1, les sœurs Halliwell rencontrent et tuent leur premier sorcier, et s’il est mentionné deux fois dans la suite de la saison, la chose ne semble pas les avoir affectées plus que ça, ce que je trouve étrange. J’avancerais presque que même l’obtention de leurs pouvoirs est gérée un peu trop facilement, mais au moins ça se fait sur plusieurs épisodes, et les sœurs se posent des questions, il y a quand même l’idée de digérer et « apprivoiser » la chose. Pour ce qui est du sorcier, les retombées de la rencontre et de l’avoir fait exploser sont quasi inexistantes, et c’est bizarre. Même si elles l’ont tué pour se défendre, tuer quelqu’un, ce n’est pas rien. Et même en mettant ça de côté, l’identité du sorcier, et la situation dans laquelle elle est dévoilée, ont de quoi être un traumatisme en soi.

dans l’épisode 13, on nous fait remarquer que Prue n’arrive pas à dire les mots « je t’aime », rapport à un traumatisme lié à la mort de sa mère. La série aurait pu introduire son blocage quelques épisodes plus tôt, histoire de nous laisser vraiment le temps d’en mesurer l’ampleur, mais à la place elle introduit et résout le problème dans le même épisode.

l’épisode 3 aborde la question du père des sœurs Halliwells, et on le rencontre pour la première fois. En premier lieu, c’est très tôt : on n’a pas encore appris à vraiment cerner les Halliwells. Elles commencent à peine à reconstruire leurs relations entre elles, et on n’a pas bien mesuré ce que l’absence de leur père pendant leur enfance leur a fait. Certes, son retour pourrait justement être l’occasion de faire tout ça, mais son arrivée créé/fait ressortir des tensions qui sont réglées à la fin de l’épisode, et tout semble trop facile, trop rapide.

 

La série, de façon répétée, prend des conflits (externes et internes aux personnages) qui pourraient aisément être amenés puis développés sur la saison entière (pas forcément au premier plan, mais…), et les bazarde de façon bien trop contenue dans un seul épisode, ne les exploitant pas à fond et minimisant leur importance, jusqu’à perdre leur potentielle portée émotionnelle à mes yeux. Et malheureusement, le potentiel non-exploité, c’est très récurrent dans cette saison 1, et j’en viens donc à une autre de mes frustrations : le personnage d’Andy, ex-petit-ami de Prue, puis petit-ami à nouveau, et flic de son état.

 

On ne peut pas dire que je sois hypra fan d’Andy, dans le sens où je le trouve généralement agaçant, mais je lui trouvais du potentiel. Bien qu’il ne me soit pas particulièrement attachant, il y a une chose que je comprenais parfaitement, et c’était sa frustration vis-à-vis de Prue, et de tout ce qu’elle lui cachait, tous ces secrets empoisonnant leur relation, et laissant des trous dans ses dossiers professionnels. Si je comprenais sa frustration, c’est surtout parce que j’étais frustrée avec lui. Leur romance me passait au dessus de la tête, mais lui cacher la vérité devenait de plus en plus étrange et forcé. J’ai vraiment trouvé que la série faisait trainer ce « Andy ne sait pas ce qui se passe » jusqu’à ce que ça devienne agaçant et ridicule, sans compter que ça empêchait la relation d’Andy et des Halliwells de progresser. Et je ne parle vraiment pas que d’Andy et Prue, mais bien d’Andy et des trois sœurs, parce qu’après tout ils ont grandi ensemble, et comme le dit Andy (bien que la série ne le fasse pas beaucoup ressentir), Piper et Phoebe sont quasiment ses petites sœurs à lui aussi. C’est quelqu’un de proche de la famille d’Halliwell, sans compter qu’avoir un contact dans la police ne pourrait pas faire de mal aux trois sorcières, ni à la série d’ailleurs, parce qu’avoir un complice au bon endroit éviterait à Charmed d’avoir à faire certaines acrobaties pour que ses héroïnes ne soient pas inquiétées. Mais Andy, à mon sens, est bien mal utilisé.

 

[spoiler] Par ailleurs, sa mort m’a laissée sur ma faim également. Elle m’a semblé prématurée, et encore une fois, ne m’a rien inspiré. L’adieu entre Andy et Prue ne m’a pas émue du tout, parce que je n’ai pas trouvé que les acteurs semblaient particulièrement déchirés, et parce que quasiment tout ce qu’on avait vu de leur relation étaient des tensions, des mensonges, et des promesses non-tenues, donc je ne ressentais pas bien l’importance de la perte. A cause de ça, si l’idée est de faire de la perte d’Andy un moment tragique et important pour la suite, et plus particulièrement le personnage de Prue, l’effet est râté sur moi. Et du coup ne m’est restée que l’impression de gâchis : Andy était enfin au courant de tout. Après des épisodes de frustraton et de « MAIS POURQUOI TU LUI DIS PAS BORDAYL », on allait enfin partir sur de bonnes bases, et donner quelque chose à faire à Andy et… pouf (<= c’est le bruit du pétard mouillé). [/spoiler]

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Bref, ça va nulle part, que ce soit niveau romance ou autre. Et en parlant de romance, je vais rapidement mentionner le fait que celle de Piper et Léo m’a laissée également peu engagée. J’ai juste envie de citer Léo parce qu’à sa première apparition, dès que j’ai entendu son nom, j’ai eu un gros moment de « OMG !!!! LEO !!!!! ». En effet, je ne l’avais jamais vu (je crois), mais j’ai entendu des tas de copines se disputer pour savoir qui était le plus séduisant de « Cole ou Léo », et j’ai eu droit aux grands débats, tout en n’ayant aucun idée de qui étaient ces gens, donc c’était sympa d’associer un visage au nom (malheureusement Cole n’est pas dans la saison 1… donc je suppose que je suis #teamLéo par défaut). Une fois ce moment de satisfaction passé néanmoins, la relation est très dans le fond, donc je ne m’y suis pas énormément investie. Passons.

 

Dans d’autres circonstances, j’aurais accepté de patienter. Ce n’est pas si rare qu’une série ne prenne vraiment son essort qu’après sa première saison, et j’aurais pu me dire que les émotions viendraient après que j’aie passé plus de temps avec les personnages, ou bien après que la mythologie soit fermement établie et que la série introduise des axes de saisons plus filés, plus nombreux, au lieu d’être épisodiques. Ou même, j’aurais pu m’accomoder du format très épisodique, et tant pis pour le reste. Mais cela aurait supposé que les épisodes, en tant qu’histoires indiviudelles et séparées, me captivent plus, et malheureusement je ne peux pas dire que ç’ait été le cas. J’ai passé un bon moment devant plusieurs des épisodes (notamment l’épisode Terminator, le 8), mais pas un grand moment, rien qui justifie que je mette mes autres soucis de côté. Donc : qu’est-ce qui a fait que je n’ai pas été sur-enthousiasmée par les épisodes de Charmed ?

 

Le premier souci est encore celui de ce foutu potentiel non-exploité. Il y a plusieurs épisodes où je me suis dit « oh, le concept est intéressant » mais dont je suis ressortie frustrée, parce qu’il me semblait qu’il y avait tellement plus à faire avec les idées proposées, que ce soit dans l’épisode 9, par exemple, où une ancêtre des Halliwells est amenée dans le monde moderne, ou bien dans l’épisode 13 où un démon joue avec les peurs les plus profondes des personnages principaux mais où tout reste trop superficiel à mes yeux, alors que c’était une occasion en or de vraiment plus entrer dans la tête des trois personnages (aussi, le démon est fort stupide, un truc réccurent chez les antagonistes de cette saison de Charmed), ou encore dans l’épisode 5, où l’antagoniste est capable de manipuler les rêves, une opportunité de se montrer créative que la série ne saisit pas du tout. L’épisode 18 nous propose aussi la possibilité d’un bon sorcier, ce qui aurait pu permettre à la série de s’interroger un peu sur son concept de « certaines personnes naissent mauvaises, d’autres bonnes », et il y a un peu de ça, mais la série fait de lui un demi-humain, histoire d’expliquer qu’il ait la possibilité de devenir bon (contrairement à ses frères qui sont 100% sorciers et donc n’ont apparemment aucune chance de rédemption), ce qui à mon sens affaiblit le propos.

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Par ailleurs, comme je le mentionnais dans une parenthèse, plusieurs des antagonistes de cette saison ne m’ont vraiment pas semblé impressionants, car pas bien fûtés. Les maquillages et effets ne sont pas toujours au top non plus, mais ça, je peux passer par-dessus, d’autant que la série date un peu. Mais les antagonistes ne m’ont jamais semblé bien impressionants. Plusieurs d’entre eux sont mal joués, à commencer par l’antagoniste du premier épisode qui a fini par me faire rire tant le portrait semblait forcé (ses « bitch »  avaient quelque chose de ridicule, limite parodique, et auraient eu leur place dans Drag me to hell ou les dernières suites de Nightmare on Elm Street). Ceux de l’épisode 3 sont infoutus de monter un plan correct, celui de l’épisode 13 s’acharne dans un plan voué à l’échec et dont il ne tire rien ce qui le fait sembler bien stupide, et les méchantes de l’épisode 6 se contentent la plupart du temps de regarder les sœurs Halliwells en grognant sans rien faire, dans des scènes gênantes pour elles, mais du coup très drôles pour moi. La plupart des antagonistes m’ont laissée peu impresionnée, si bien que tous les épisodes manquaient pas mal de tension, ma plus grosse déception ayant sans doute été l’épisode 12, parce que c’est l’épisode du wendigo, et que je l’ai trouvé franchement peu inquiétant (après, apparemment il a fait peur à plusieurs jeunes personnes, donc peut-être que je suis juste trop vieille), sans compter qu’il n’a de wendigo que le nom, et le fait qu’il mange des bouts de gens. Sinon, il ne correspond à aucun mythe du wendigo. L’épisode est loin d’être le moins réussi de la série, mais j’avais sans doute trop d’attentes… donc je n’en veux pas trop à la série. En revanche, je lui en veux d’avoir foiré Rex et Hannah. Rex et Hannah sont les seuls antagonistes qui reviennent d’épisode en épisode. Je les appréciais bien, en plus ! Parce que ce sont des personnages récurrents, ils ont une personnalité, et l’aversion d’Hannah pour Prue était notamment amusante. Mais lorsque vient leur grand moment d’agir, après quelques scènes amusantes, et malgré un pouvoir de manipulation intéressant de Rex, je suis restée méchamment sur ma faim, et tout le build-up n’amenait pas à grand-chose.

 

En conclusion, j’ai trouvé la saison 1 de Charmed sympathique, mais franchement pas renversante. J’ai apprécié le casting principal, et les personnages centraux, ainsi que la solidarité féminine présente à l’écran. J’aime bien ce que la série a de daté, d’un peu kitch parfois, et d’amusant. Ah, et aussi, dans l’épisode 4, il y a John Cho. Je ne savais pas trop où caser ça, mais c’était important pour moi de le mentionner, parce que j’aime beaucoup John Cho, donc j’étais ravie de le voir, d’autant qu’il était déjà adorable et charmant à l’époque. Donc yay pour John Cho. Mais la saison est pleine de potentiel gâché, et je n’ai pas eu le sentiment qu’elle m’offrait grand-chose d’extraordinaire à me mettre sous la dent, intellectuellement, émotionnellement, ou en termes de divertissement. Je n’ai certainement pas détesté la saison 1, mais je n’ai pas non plus l’intention de regarder la saison 2. Néanmoins, je suis contente, à présent, d’avoir une petite idée de ce qu’est Charmed, et d’avoir mis des visages et identités sur les noms que je connaissais.

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Sur ce, des films avec des sorcières:

 

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