[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington

Publié le 24 Juillet 2018

 

Sorti en 2014

Réalisé par Paul King

Ecrit par Paul King

D’après le personnage de Michael Bond

Dure 1h35

 

Avec :

Ben Whishaw : Paddington

Hugh Bonneville : Mr. Brown

Sally Hawkins : Mrs. Brown

Madeleine Harris : Judy Brown

Samuel Joslin: Jonathan Brown

Julie Walters: Mrs Bird

Nicole Kidman: Millicent Clyde

Peter Capaldi: Mr. Curry

Jim Broadbent : Samuel Gruber

Et des tas de gens

 

 

Dontesque ?

Lorsque sa maison est détruite, un petit ours vivant avec sa tante et son oncle au Pérou est envoyé à Londres, dans l’espoir de s’y trouver une nouvelle maison. Après tout, l’explorateur ayant découvert la famille d’ours, et les ayant introduits à la marmelade, les sandwichs et l’anglais, leur avait bien promis qu’ils seraient toujours les bienvenus !

 

.oOo.

A la sortie de ce film, j’étais persuadée que ce serait un désastre. Je me souviens avoir vu la bande-annonce au cinéma, et m’être dit que clairement, je ne me déplacerais pas (en la revoyant, je ne sais plus trop pourquoi, par contre). Puis les critiques ont commencé à sortir, et elles étaient positives. Mais je n’étais pas convaincue. Alors, le second film est sorti, et les critiques étaient très bonnes pour ce film-là aussi. Mais je n’étais toujours pas convaincue (je suis une vraie tête de mule quand je m’y mets). Puis, sur youtube, j’ai vu une vidéo de Hugh Grant faisant un numéro musical dans le 2. J’étais convaincue. J’ai donc regardé le premier (pas encore le second), et je m’en vais ajouter ma voix à celle de la majorité : c’était un très bon film. Paddington était absolument charmant, et j’en ai aimé chaque seconde. Aussi, omg, ce casting était incroyable. Hugh Bonneville, Sally Hawkins, Ben Whishaw, Nicole Kidman, Peter Capaldi… il y a même Michael Gambon, Jim Broadbent et Matt King dans de petits rôles ! C’est un vrai casting de compétition (et le 2 va continuer dans ce sens, avec Brendan Gleeson, et bien entendu, Hugh Grant), et ils sont tous très bons, comme on pourrait s’y attendre. J’ai particulièrement apprécié Hugh Bonneville, dans le rôle du père de famille, mais tout le monde est impeccable et c’est impossible de ne pas succomber au charme de tout ce beau monde. Ils sont une des raisons qui font de ce film un succès, non seulement parce qu’ils sont bons, mais aussi parce qu’ils ont tous l’air absolument ravis d’être dans ce film (ce que je ne peux que comprendre), et que leur enthousiasme est communicatif. A vrai dire, tout dans le film crie l’enthousiasme. On a le sentiment que Paddington a été créé avec beaucoup d’amour. Et je lui ai rendu cet amour.

 

Nous vivons dans un monde en colère, les gens. Bon… okay, peut-être pas tout le monde, peut-être pas partout, peut-être pas tout le temps, mais le monde n’est quand même pas dans le meilleur des états, et personnellement, je passe beaucoup de temps en ligne, si bien que le monde semble plein de gens en colère (parfois pour de bonnes raisons, parfois non) qui se crient les uns sur les autres. Paddington est une bonne pause dans tout ça. Paddington est adorable, chaleureux, et généreux. Et… poli. Je ne sais pas si on peut dire d’un film qu’il est « poli », mais le personnage est très poli, et ça se reflète vraiment dans le film. Le film est plein de bons sentiments, sans être trop moralisateur, et j’ai adoré son ambiance. Et puis en plus, il est drôle. J’ai rigolé à plusieurs scènes, il y a des tas de petites blagues. Plusieurs à propos des anglais (apparemment ils ont BEAUCOUP de différentes façons de dire qu’il pleut, et certains d’entre eux déterminent si quelqu’un est anglais ou pas selon si la personne boit du thé et fait des mots croisés), certaines orales, d’autres visuelles, il y a aussi pas mal de gag se basant sur les difficultés de Paddington à s’adapter à son nouvel environnement, bien sûr… mais les moments qui m’ont le plus fait rire sont ceux où le monde semble complètement blasé à l’idée de voir se balader un ours dans la ville. Par exemple, lorsque Mr. Brown et sa famille croisent Paddington sur le quai de la gare, Mr. Brown presse sa famille d’avance plus viter « Baissez les yeux » dit-il « On dirait un ours, là-bas... Il doit vendre quelque chose ». Ou bien, à un moment donné, Mrs Brown est à la recherche de Paddington et s’adresse à un policier. Elle décrit Paddington, puis ajoute « Et c’est un ours », ce à quoi le policier répond « Ca ne m’avance pas beaucoup ». Il y a des tas de moments comme ça (que je ne vous retranscris évidemment pas tous), et à chaque fois, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, voire rire de bon cœur (en même temps, je ne vois pas pourquoi j’aurais voulu m’en empêcher). Le film est même amusant lors de ses moments un peu tristes, et ainsi nous avons droit à une rencontre avec un garde royal qui est à la fois drôle, touchante, et un peu mélancolique.

[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington

J’ai trouvé le film joliment écrit. J’ai aimé que toutes les petites choses (du moins la plupart) finissent par payer, que ce soit une rencontre avec un pigeon, un sandwich sous un chapeau, le nom d’un personnage, ou les talents/particularités de chaque membre de la famille Brown, lors du grand final. Le thème principal de Paddington est la famille, le foyer. Paddington se trouve une maison, et sa présence chez les Brown redonne un peu de vie à la famille, les réunit, ce qui s’exprime dans la résolution du film où, pour arriver à surmonter les obstacles, les personnages ont besoin des forces de tout le monde. Ce n’est pas du tout révolutionnaire, et le film obéit simplement à la règle du « set up/pay off » ou « planté/récolé », mais c’est bien fait, de façon satisfaisante, qui offre à chaque personnage un petit moment de gloire. Et c’était d’autant plus sympa que j’aimais vraiment bien tous ces personnages. Aucun des Brown n’est antipathique. Mrs Brown est immédiatement pleine de compassion pour Paddington et l’accueille chaleureusement, Jonathan Brown (le fils) s’attache tout de suite à lui et veut l’inclure dans la famille et ses jeux, Judy Brown (la fille) est réticente au début parce qu’elle est en pleine crise d’adolescence et que tout l’embarasse, mais elle devient rapidement plus gentlle avec Paddington lorsqu’elle et lui se découvrent une angoise en commun, et Mr Brown met plus de temps que les autres, mais même lorqu’il n’accepte pas encore Paddington dans son foyer, je trouve que Mr Brown a toujours quelque chose de sympathique. En grande partie grâce à Hugh Bonneville, sans doute, mais aussi parce que c’est facile de comprendre son point de vue, qui n’est pas insensé du tout. Paddington, lorsqu’il arrive à Londres, est confronté à l’indifférence et la froideur de certaines personnes, pressées ou juste pas intéressées, mais il découvre aussi de la bonté à des endroits où on ne l’attendrait pas forcément, et c’est quelque chose qui m’a plu, même si j’ai aussi pris beaucoup de plaisir à suivre notre méchante très cartoonesque (interprétée par une Nicole Kidman qui a clairement l’air de s’amuser).

 

Le film est également une réussite visuelle, très colorée, et inventive. Paddington trouve des moyens amusants et esthétiques de nous ravir les yeux, se servant par exemple d’une maison de poupées pour nous montrer comment fonctionne la maison des Browns, et nous illustrer la personnalité de chacun. Le film n’hésite également pas à user d’un peu de fantaisie. Par exemple, Paddington ne cesse de croiser un groupe de musique qui semble se produire un peu partout dans Londres, avec toujours *la* musique qu’il faut. Ou bien, dans l’entrée des Brown, sur le mur, il y a un dessin d’arbre, et il fleurit ou dépérit selon l’humeur générale.

[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington

Le film communique beaucoup avec ses couleurs. Par exemple, lorsque Paddington semble être parti pour de bon, on enchaine avec un plan dans la cuisine des Brown particulièrement, eh bien, marron, et terne, pour signifier l’absence des couleurs que Paddington mettait dans leur vie. Et les fantaisies que se permet le film lui confèrent beaucoup de magie. Bien entendu, de base, on a un ours qui parle, porte un chapeau, et vient chercher un foyer à Londres, donc on nage dans le fantastique, mais en plus, le film respire vraiment une magie douce et flottante, qui fait du bien aux yeux et au cœur.

 

Et Paddington, de façon générale, ça fait du bien aux yeux et au cœur. Et ça fait rire, et ça m’a fait me sentir toute attendrie et heureuse. C’était charmant, et drôle, et ça me voulait du bien. C’était plein de bons acteurs que j’aime, et je n’ai pas vu le temps passer. Maintenant, j’ai vraiment envie de (rerererererererererererererererere…re)voir Hugh Grant chanter Rain on the Roof en costume rose (becoz pink rocks, people !) Et en conclusion, vous devriez tous regarder Paddington, parce que votre vie ne s'en portera que mieux ♥

[TOUJOURS avoir un sandwich sous son chapeau] Paddington
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