[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James

Publié le 1 Août 2018

 

Sorti en 2017

Ecrit et réalisé par James C. Strouse

Dure 1h23

 

Avec :

Jessica Williams : Jessica James

Chris O’Dowd : Boone

Noël Wells: Tasha

Lakeith Stanfield: Damon

Etc

 

Dontesque ?

Jessica rêve d’écrire des pièces de théâtre à succès, mais pour le moment, la gloire n’est pas au rendez-vous. Après une rupture difficile, elle accepte d’aller à un rendez-vous arrangé par une amie, et rencontre Boone, un récent divorcé.

 

.oOo.

Commençons avec la question traditionnelle : « pourquoi ce film ? » . Et vous allez pas en revenir, c’est une histoire de ouf : j’ai vu le titre de ce film dans Netflix et j’ai cliqué dessus…

 

 

Je sais, c’est au moins aussi incroyable que Jessica James.

 

Plus sérieusement, j’ai effectivement regardé le film simplement parce qu’il était là, et après coup, je m’en suis gaiment félicitée. Déjà parce qu’il y a Chris O’Dowd dans le film, et que je suis toujours contente de voir cet acteur (je l’ai toujours vu jouer un peu dans le même registre, et je serais curieuse de le voir faire autre chose, mais j’aime bien son registre donc je ne me plains pas non plus), mais aussi parce que grâce à ce film j’ai découvert Lakeith Stanfield (que j’avais déjà vu dans Get Out, à vrai dire, mais sans noter son nom, ou le reconnaître dans JJ) et surtout Jessica Williams, qui est magnifique, lumineuse, bourrée de charme, et fait en grande, grande partie le succès de ce film. J’ai hâte de voir sa comédie horrifique à sortir en 2019 (Corporate Animals), et après avoir jeté un œil à sa filmographie, je suis particulièrement intéressée par le film People, places, things, qui a la particularité d’avoir été écrit et réalisé par l’auteur et réalisateur de the Incredible Jessica James. Or, ce monsieur, James C. Strouse, a été ma troisième bonne découverte. J’ai bien aimé son travail sur ce film, et lui aussi je découvrirais bien sa filmographie (en particulier Grace is gone dont le synopsis m’intrigue, car il explore le deuil d’un père de famille dont la femme est morte en Iraq, où elle servait comme soldat… on a tendance à voir le contraire : la femme à la maison, l’homme sur le champ de bataille, et je suis donc intéressée).

 

The Incredible Jessica James est un film très coloré, très vif, et dont la fraicheur a vraiment été la bienvenue en cette période de grosse châleur. J’ai aimé les teintes des décors, la luminosité des images, et même la garde-robe de l’héroïne, parfaite pour l’été. Et puis tant qu’à faire, le film nous offre aussi une bonne bande-son, avec des chansons qui bougent et que je ne connaissais pas, mais ai pris plaisir à découvrir (notamment Drinkee de Sofi Tukker). Tout dans le film transpire l’énergie, et vu qu’en ce moment j’ai plutôt tendance à fondre au soleil et fusionner avec ma chaise de bureau, un peu de peps ne fait pas de mal. Car comme ça je fusionne avec ma chaise de bureau avec peps et plus de bonne humeur :D ! Par ailleurs, James C. Strouse a également écrit le film, et j’aime bien ce qu’il en a fait.

 

C’est un petit film, et j’entends ça de façon positive. Il n’y a pas de grande histoire, à une échelle énorme, et on se concentre sur Jessica Jones et ses objectifs : écrire des pièces qui aient du succès, inspirer ses élèves, découvrir qui elle est, et se remettre de sa rupture avec son ex. Ce ne sont pas des choses triviales, mais ce ne sont pas non plus des objectifs dont dépendent le sort du monde. Et le chemin vers ses objectifs (atteints ou pas à la fin du film) n’est pas bourré d’aventures et de rebondissements de fou. Essentiellement, le temps passe, Jessica James continue de vivre et d’apprendre, et à la fin du film elle a fait plus de chemin qu’au début grâce à ses rencontres avec les autres,  à pas mal d’instropection, à des remises en question, et aussi simplement parce que jour après jour, certaines choses se sont atténuées naturellement. On peut trouver que le film est un peu plat parce qu’il manque de gros retournements, mais j’aime bien cette tranquilité, personnellement (d'autant que le manque de "spectaculaire" dans l'intrigue, ne remet pas en question l'énergie de l'ensemble, donc il n'est jamais question d'ennui).

 

Jessica, lors d’un stage avec ses élèves, rencontre son idole, une autrice de théâtre ayant, d'après elle, réussi, et lui demande quand elle a su que c’était bon, qu'elle avait réussi, justement. Mais son idole lui répond que n’est toujours pas le cas. Elle en a l’air aux yeux des autres, mais finalement, sa vie n’a pas changé. Jessica se demande alors s’il est possible de réussir en théâtre : même si elle gagne la plus grande des récompenses, elle n’aura peut-être pas réussi pour autant, alors ? Et la madame lui répond que si elle fait du théâtre et qu’elle aime ça, eh bien, elle a déjà l’essentiel, finalement. Ca ne va pas plus loin. Je pense que c’est la philosophie du film : qu’il y a pas vraiment de point d’arrivée, de grosse victoire, mais qu’en avançant simplement on gagne déjà la partie. Et bien sûr, il y a de petites et plus grandes victoires le long du chemin, hein ! Et je m’en suis réjouie pour les personnages. Mais à la fin du film, Jessica James n’est pas radicalement différente du début, elle n’a pas eu droit à un make-over intérieur de l’extrême, et elle n’a pas atteint un stade stable de sa vie, ni découvert exactement qui elle est : elle est encore en pleine découverte, sera probalement toujours en découverte, et c’est très bien comme ça. C’est ce que me semble vouloir dire le film.

[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James
[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James
[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James

Film qui, dénué de gros retournements et action de ouf et vraiment centré sur le bout de chemin de son héroïne, ne peut fonctionner que si son héroïne fonctionne. Et ça tombe bien, parce que Jessica James est un personnage principal qui m’a beaucoup plu. Le film ne fonctionnerait pas sans ça, mais je suis tombée tout à fait sous le charme de Jessica. James, et Williams. Parce que Jessica Williams porte réellement le film sur ses épaules, et est non seulement superbe, mais également charismatique et pleine d’énergie. Au début, je n’ai pas tout de suite apprécié Jessica James. Lorsqu’on la rencontre, elle est occupée à se montrer très abrupte avec un jeune homme rencontré via Tinder, et si l’honnêteté est une qualité (et un principe de vie chez Jessica), elle donne quelques coups vraiment pas nécessaires au type, si bien que mon premier réflexe a été de grimacer en me disant qu’elle confondait honnêteté et méchanceté gratuite. Heureusement, ça s’est vite arrangé. Jessica n’est pas un personnage parfait, elle a des défauts (qu’elle est parfois la première à reconnaître), mais elle est attachante, par sa vitalité, sa répartie, sa franchise et aussi son assurance. Ce n’est pas qu’elle n’a pas de complexes ou faiblesses (elle est par exemple visiblement complexée par son manque de succès en tant qu’autrice, et est blessée à plusieurs reprises dans le film), et on peut d’ailleurs facielement s’identifier à certaines de ses faiblesses (sa difficulté à communiquer avec sa famille, par exemple), de ses questionnements, et même de ses défauts. Mais elle a aussi une dose saine d’appréciation de soi, qui lui permet de continuer à avancer, ou répondre à un « Tu me plais » par « Evidemment. Tout le monde m’aime bien. Je suis extra, bordel ! » (tout le monde = moi). Elle ne sait pas exactement qui elle est, elle sait aussi qu’elle a des choses à améliorer, mais elle s’aime bien quand même, et ça en fait un personnage principal que j’ai beaucoup apprécié de suivre.

 

Et puis, j’ai aimé sa relation avec le personnage de Chris O’Dowd, aussi. Lui, dans un rôle qui ne le sort pas beaucoup de ses habitudes, est attachant, et les deux personnages fonctionnent bien ensemble, parce qu’ils ont des franchises similaires et une capacité à accepter celle de l’autre qui leur permet de bien communiquer. Du coup, j’avais envie de voir les choses fonctionner entre eux. Ce n’était pas *vital* parce que dans l’optique « pas de grande réussite finale et absolue », il ne me semblait pas y avoir d’objectif précis à atteindre ABSOLUMENT dont Boone (le personnage de Chris O’Dowd) ferait partie, mais j’espérais quand même les voir faire fonctionner leur relation, simplement parce que ça me faisait plaisir des les avoir ensemble à l’écran.

 

Dans l’ensemble, je ne pense pas que the Incredible Jessica James soit renversant, mais j’aime bien la philosophie que j’y trouve, la fraicheur de son ambiance, et surtout, surtout, le film tient sur son interprète principale qui méritrait tout à fait qu’on renomme le film « the Incredible Jessica Williams ». J’ai passé un très bon moment, et je ne regrette rien :)  

[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James
[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James
[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James
[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James[L'incroyable Jessica... Williams] The Incredible Jessica James

Sur ce, d'autres histoires de gens qui se cherchent:

 

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :