[A chaque choix on parie contre le sort] Prison Break - Saison 1

Publié le 12 Septembre 2018

 

Saison 1

 

Crée par Paul Scheuring

Diffusée en 2005

Sur la Fox

22 épisodes

 

Avec :

Wentworth Miller : Michael Scofield

Dominic Purcell : Linconl Burrows

Sarah Wayne Callies: Sara Tancredi

Amaury Nolasco: Fernando Sucre

Peter Stormare: John Abruzzi

Robert Knepper: Theodore Bagwell (T-Bag)

Rockmond Dunbar: Benjamin Miles Franklin (C-Note)

Robin Tunney: Veronica Donovan

Marshall Allman: L.J. Burrows

Wade Williams: Brad Bellick

etc

 

Dontesque ?

Condamné à la peine de mort pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Lincoln Burrows n’a plus longtemps à vivre, et sa situation semble désespérée jusqu’à ce que son frère, Michael Scoffield, se fasse incarcérer dans la même prison que lui. Véritable génie, Michael a monté un plan élaboré et compte bien s’évader avec son ainé.

 

 

.oOo.

Yep, je suis toujours dans mon enfance/adolescence téléphagique, celle que j’ai vécue, et celle que j’ai « manquée » : les séries que je regardais quand j’étais jeune, et celles dont mes copines me parlaient toutes mais que je n’ai jamais vues. J’ai récemment commencé Le Caméléon (jamais vu), mais les dvds ont dû attendre un petit moment, parce que je me suis d’abord laissée tenter par Prison Break, une série que j’ai effectivement regardée pendant sa première diffusion en France, avec ma petite sœur et mon père. J’étais à fond chaque semaine ! Et en la trouvant sur Netflix, j’ai craqué, malgré ma déception de ne pas avoir le générique de Faf la Rage (V.O. oblige) pour accompagner mon revisionnage. Parce que cette chanson de Faf La Rage, c’est une institution chez moi ! Il y a une loi dans notre maison qui dit que tu ne peux pas prononcer les mots « j’ai pas le temps » sans ajouter que ton esprit glisse ailleurs. Et comme, moi, je ne suis pas aussi cruelle que Netflix, enjoy :

Malgré l’absence de Faf la Rage, j’étais enthousiaste à l’idée de me replonger dans la série, et j’ai été surprise de constater qu’à peu de choses près, ma redécouverte s’est passée exactement comme ma découverte. Bien sûr, certaines choses étaient moins des surprises, mais ça n’a pas entamé mon enthousiasme, et à côté de ça la majeure différence est qu’à la fin de la saison 1, j’ai eu le « plaisir » d’apprendre que Robert Knepper, qui joue T-Bag dans la série (qui, malgré qu’il soit un être humain repoussant, était mon personnage favori de la série, parce que cf. ma fascination des personnages en mode « survie », et T-Bag est en mode « survie » à donf, encore plus dans les saisons suivantes,) a été accusé de plusieurs agressions sexuelles (google est votre ami pour plus de détails).

 

Enfin, comme j’ai appris ça à la fin (même si j’ai eu une impression déjà-vu, si bien que je me demande si je n’avais pas déjà vu passer l’info… ?), mon expérience de la saison a été en gros la même : je me suis impliquée dans les mêmes choses que la première fois, n’ai pas été plus intéressée par ce qui m’avait déjà ennuyée la premièe fois, et bordayl, j’étais supra tendue. C’est con, parce que j’avais déjà vu la saison, et je savais comment le tout allait se terminer, mais pour tout vous dire, il y a une ou deux fois où j’ai hésité à faire « avance rapide » parce que j’étais tellement en stress que j’en pouvais plus d’attendre. C’était chelou.

 

Le truc c’est que je ne me souvenais pas des détails. Je savais qui s’échapperait ou pas, je me souvenais de l’issu finale, oui, mais ni de ce qui tournerait mal en attendant, ni de pour qui ça tournerait mal, ni d’à quel point ça tournerait mal. Or Prison Break c’est la série par excellence ou si quelque chose peut tourner mal, l’Univers (les scénaristes, okay) ne se prive pas. Je savais, par exemple, que certains personnages ne mourraient pas, mais ça les empêche pas de recevoir des coups. Les choses sont souvent brutales, les pires épisodes (mais qui font aussi partie des meilleurs, non seulement de la saison 1, mais aussi de la série en général) étant sans doute Riot, Drills and the Devil, parties 1&2, ceux du lock-down où, suite à une émeute, les prisonniers (et certains gardes) sont enfermés mais hors de leurs cellules, et où la pression monte, monte, si bien que je me suis retrouvé en apnée pendant deux épisodes. Bref, j’étais en stress (mais d’une façon positive…).

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Et par ailleurs, il y avait aussi du suspense pour moi, parce que, okay, je me souvenais de qui s’échappait, mais pas du plan, ni de ses modifications. Michael arrive à lire ses tatouages, mais pas moi, donc j’étais toujours curieuse de voir la prochaine étape, si ça allait marcher, s’il allait falloir improviser. J’ai un faible pour les histoires où des (ou un) personnages sont bloqués à un endroit et doivent se creuser la tête pour en sortir, et j’ai aussi un faible pour les histoires de « cass » (cf. les Ocean’s Eleven, Inception, ou même Fast Five), donc Prison Break ça tombe pile dans mes intérêts (les autres saisons beaucoup moins, ce qui explique en partie qu’elles me plaisent moins). J’étais simplement curieuse des étapes, et j’ai donc tout regardé avec intérêt, parfois entre mes doigts.

 

Car : une autre chose à savoir sur moi (petit fun fact), je gère souvent mal les scènes où quelqu’un doit faire quelque chose très vite ou bien il risque de se faire choper. Par exemple (scène classique), si un personnage doit aller chercher un document dans un bureau sans se faire choper, et que le propriétaire du bureau est en route et se rapproche de plus en plus, y a fort à parier que je suis derrière l’écran, à stresser. Même quand le personnage n’aurait qu’une grosse gêne comme conséquence. Je ne sais pas pourquoi je réagis quasiment à coup sûr à ces scènes, mais vous vous doutez bien que dans une série pareille, il y a des tas de moments de ce genre, et à chaque fois, ouaip, j’avais la gorge un chouïa étranglée. Mais j’ai apprécié ! C’était amusant de me sentir impliquée, et accrochée au siège.

 

Je pense que la série fait du bon boulot côté supense. Du moins, pour moi, ça a pris. Cela dit, je pense que la série aurait pu être un peu plus courte, et y aurait sans doute gagné. Je ne dirais pas que je me suis ennuyée, et il n’y a pas d’épisodes en particulier que j’ai trouvés foncièrement inutiles, mais il y a quand même des passages où l’intérêt et la tension retombent, car c’est dur de maintenir le niveau sur autant d’épisode, et je me dis que Prison Break aurait été particulièrement bien adapté à un format minisérie de, mettons, 15 épisodes. Histoire de garder ça plus égal, et plus « coup de poing ». Bon, et puis c’est vrai aussi que tout ce qui se passait hors de la prison ne m’intéressait pas vraiment.

 

J’avais oublié 100% de ce qui se déroule en dehors de Fox River, à vrai dire. J’avais oublié les proportions que ça prend, j’avais même carrément oublié que Lincoln a un gosse, c’est vous dire ! Or les gens ayant vu la série et s’en souvenant, savent que c’est important, quand même ! Parce que c’est une des motivations principales de Lincoln à s’échapper, surtout. Mais j’avais complètement zappé LJ, et tout ce qui se passe en dehors des murs de la prison. J’ai plusieurs explications à mon amnésie partielle :

 

1. En matière de pure adrénaline tout ce qui se passe à l’extérieur de la prison, n’est juste pas à la hauteur de ce qui passe à l’intérieur. Ca met du temps à démarrer, et après ça, cela ne frappe juste jamais autant que ce qui se passe dans Fox River. Et là, je dis ça sans jugement de valeur (pour le moment), mais simplement, ces passages avaient moins d’impact sur moi sur le moment (les 5 paraissent plus proches du zéro quand tous les 10 sont des 11)(ça n’a aucun sens)(I don’t care). En conséquence, ils ont également eu moins d’impact sur ma mémoire sur le long terme.

 

2. Les proportions que prend l’affaire Lincoln en dehors de la prison sont tellement énormes que ça finit par être un peu ridicule. Je comprends qu’il fallait bien inventer quelque chose, et je suppose que la série voulait se préparer une saison 2, mais Prison Break ne marche jamais aussi bien (à mon avis) que quand elle est contenue, concentrée. C’est pour ça que les épisodes du lockdown fonctionnent aussi bien. Et le ridicule de la conspiration extérieure fait que cette partie de l’histoire ne m’a pas accrochée, et m’est donc sortie de l’esprit. C’est moins vrai dans les saisons suivantes, qui placent l’affaire plus au centre de l’histoire, mais comme je disais : les saisons suivantes sont moins bonnes, et c’est peut-être pas tout à fait sans rapport. A mon sens, dans la saison 1, « ouvrir » autant l’intrigue était une erreur (et là j’en reviens à mon sentiment que Prison Break aurait été meilleure en mini-série d’une seule saison, plus concentrée et directe)

 

3. Il y a moins de personnages mémorables à l’extérieur. Je me souviens déjà à peine de Nick (l’avocat qui va aider Vanessa, ex-de Lincoln et avocate elle-même), Vanessa ne m’a jamais interpelée (ça n’aide pas que je trouve l’actrice particulièrement fade)… Quant à LJ (le fils de Lincoln, donc), j’ai eu un pic d’intérêt pour lui quand il doit s’enfuir pour sa vie, mais honnêtement c’est parce que j’apprécie une histoire de fugitif, et ça n’avait pas grand-chose à voir avec LJ en tant que personnage, pour lequel je ne ressentais pas beaucoup d’intérêt. Je n’étais pas plus investie dans sa relation avec son père, dont l’évolution m’a parue un peu brusque de toute façon. Bien sûr, avoir un paternel à deux doigts de la peine de mort est une situation particulière, mais même avec ça, je n’ai pas été convaincue.

 

4. Tout ce qui se passe à l’extérieur de la prison tourne majoritairement autour de Lincoln, et je vais être honnête : Lincoln ne m’a jamais intéressée. Il ne m’intéressait pas il y a 13 ans, il ne m’intéresse toujours pas des masses, et il ne m’inspire pas beaucoup d’émotion. J’y vois plusieurs explications. La première c’est que, malgré toute l’affection que j’ai pour Dominic Purcell depuis the Flash, je le trouve médiocre dans Prison Break. La seconde, c’est qu’au début, il est très isolé des autres personnages (parce qu’il n’est pas dans la même secton de la prison) et qu’ensuite il n’interagit juste pas beaucoup avec. Il n’est pas passionant en soi (il est plutôt passif tant que Michael ne lui donne rien à faire… c’est pas sa faute, il a pas le choix, mais c’est comme ça) et il n’a pas d’interactions intéressantes avec les autres pour lui donner un peu d’épaisseur. Enfin, sa relation avec Michael est longtemps gardée « sous-traitée ». Il faut quelques épisodes pour avoir droit à un flash-back, et ils n’interagissent pas tant que ça dans le présent. On finit par avoir plus d’éléments (avec un épisode dédié entièrement au passé, notamment), et plus de scènes ensemble, mais le temps que ça arrive, le mal était un peu fait. Honnêtement, j’étais plus impliquée dans les relations Michael/Sarah (doctoresse de la prison), Michael/Pope (le directeur de la prison), et bien sûr Michael/Sucre (avec qui il partage sa cellule, et Sucre = ♥) que dans celle entre les deux frères Scoffield, ce qui est quand même dommage. J’ai été plus touchée par Haywire, un personnage qui apparait trois épisodes dans cette saison 1, que par Lincoln, c’est vous dire ! (faut dire que Michael est drôlement cruel avec Haywire… j’ai toujours trouvé ça un peu injuste)

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Evidemment, je plains Lincoln : c’est un innocent en prison, sur le point d’être exécuté. Bien sûr que ça craint (histoire de faire des euphémismes), et bien sûr aussi que c’est triste de le voir se qualifier « d’ancre », parce qu’il a le sentiment d’immobiliser et tirer vers le fond tous les gens qu’il aime. Mais ça veut pas dire que je ressentais quelque chose pour lui en tant que personnage, et si j’avais envie que Michael arrive à le faire s’évader, c’était à 45% par amour du scénario d’évasion et à 45% parce que ça avait l’air de tenir à cœur à Michael, et que je voulais voir un happy-end pour Michael. Et chaque fois qu’une scène entre les deux frères me touchait (comme lorsqu’ils se retrouvent pendant le lockdown et que Michael a les larmes aux yeux, parce qu’il flippait sans doute autant que moi), ça venait toujours de Michael.

 

Parlons donc de Michael Scoffield.

 

Et je vais me débarasser tout de suite d’une évidence : Wentworth Miller est très, très joli à regarder. Genre… beaucoup o.o Quand on regardait la série à la télé, ma sœur était folle amoureuse, elle dessinait des petits cœurs sur ses photos, et moi je ne voyais pas pourquoi (elle a aussi kiffé Keanu bien avant moi, ce qui prouve ce qui n’était plus à prouver et que je ne cesse de vous répéter, à savoir que ma sœur est la meilleure), mais okay, j’ai changé de position grâce à the Flash, et c’était limite distrayant par moment, parce que j’étais scotchée au combo voix/yeux/sourires. Bref. Il est très joli à regarder. En revanche, c’est pas le meilleur acteur au monde. Ca ne m’a pas trop dérangée dans cette saison 1 car il me vendait suffisamment le personnage ainsi que ses connexions aux autres, mais en revanche, à partir de la saison 2 (où il doit exprimer bien plus d’émotions, et ne peut plus trop se reposer sur « génie insondable »), c’est devenu un problème pour moi, et ce de plus en plus. J’aimais toujours bien le personnage, mais beaucoup de scènes devenaient frustrantes. Néanmoins, puisqu’on parle de la saison 1, je n’irais certes pas lui décerner un prix, mais tout s’est bien passé pour moi.

 

J’ai suivi le personnage avec plaisir (et stress)(beaucoup de stress)(mais plaisant, le stress) tandis qu’il fait avancer (ou essaie en tous cas) son plan et se pose de plus en plus de questions, parce que… son frère est innocent, certes, et les innocents ne devraient ni être en prison ni être exécutés (pour les coupables les gens débattent, mais pour les innocents je pense qu’on est tous plutôt d’accord, quand même), mais pour le faire sortir, Michael doit jouer serré et, surtout, moralement très très… gris (et j'aime bien les zones grises). Parce qu’il doit s’allier à des gens plus que répréhensibles, et forcément, ça pèse sur la conscience, au point de se demander si le résultat en vaut le coût. « Mieux vaut dix coupables en liberté qu’un innocent en prison », dit-on, mais être directement confronté à la situation, de façon personnelle, c’est pas simple, surtout quand un des dix coupables en question est T-Bag… Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas libérer Lincol, mais  s’il y avait onze commandements, « ne pas libérer T-Bag » serait probablement le onzième. Michael est un personnage qu’on a envie de voir réussir car sa cause est juste, et que le personnage lui-même est attachant (du coup, on a encore moins envie que lui reste trop longtemps dans Fox River). On sait aussi qu’il n’a pas beaucoup le choix, et encore moins de temps (son eeesprit gliiissee aaailleurs). Mais petit à petit, on se pose quand même des questions avec lui, sans compter que Michael ne risque pas juste de remettre des coupables en liberté, mais use aussi de moyens discutables qui risquent de blesser des innocents, tels que le directeur de Fox River, ou Sarah, doctoresse de la prison, dont la manipulation devient de plus en plus compliquée.

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Parce que comme (presque) tous les personnages principaux qui feignent l’amour pour obtenir ce qu’ils veulent, Michael se prend à son propre jeu. Tss. Faut dire, c’est vrai, que même s’il devrait sans doute se concentrer sur son objectif, il n’était sans doute pas préparé à l’enfer de son incarcération, et les visites à l’infirmerie, au début utilitaires, deviennent rapidement des moments de tranquilité, et de contact humain bienvenu, autant moralement que physiquement (genre une main posée sur un bras pour réconforter), loin des cellules. Bon puis moi, je suis un être faible (genre : très), alors on va pas se mentir, j’ai marché à fond. C’est à 80% la faute des yeux à Wentworth Miller, d’abord >o<. J’ai fondu tel le marshmallow dans le jacuzzi du Diable, et il est possible qu’il y ait eu des instances de scènes répétées, et de couinements. Mais je ne peux rien nier ni confirmer. Au-delà des yeux de Wentworth Miller, et de ma faiblesse (générale et aussi spécifique à cette trope de « fake it until you’re notfakingitanymorelolidiot »), je pense que j’ai ressenti un peu la même chose que Michael : ces moments étaient des pauses. Des moments où la tension retombait, et mes nerfs en avaient besoin, donc je me suis mise à apprécier. Et à la fois, ça reste complètement lié à l’évasion. Ce n’est pas comme toutes les affaires hors de Fox River qui s’éloignent de l’intrigue principale : le personnage principal est impliqué, ça se passe dans la prison, et ça fait partie du plan (c’est même au cœur du plan…).

 

Mais on va pas se leurrer, la relation qui m’émeut vraiment, dans cette saison et dans les suivantes, c’est celle de Michael, et de mon nouveau personnage favori : Sucre. Haywire m’a bien remuée également, et même Tweener (le jeune détenu qui me faisait grimacer de gêne dans la saison 1) a fini par m’attendrir dans la saison 2, mais Sucre était ma constante. J’aime ce personnage, et vous savez que j’ai un gros faible pour les bromances, donc… Sucre est le premier détenu à rejoindre l’entreprise de Michael (en même temps c’est son compagnon de cellulle, donc y a aussi des raisons pratiques), il prend soin de dire à Michael qu’il ne lui en veut pas lors d’un échec, et dans l’épisode 15, lorsque Sarah demande à Michael qui l’a blessé, et suggère Sucre, Michael a un sourire en coin, en mode « Sucre ? Me faire du mal ? Même pas envisageable » ET MOI JE FONDS OKAY LAISSEZ MOI FONDRE EN PAIX. Eh, je vous avais dit que j’étais faible. T-Bag, c’est vrai, est sans doute le personnage le plus mémorable de la série (ne serait-ce que parce qu’il fait super peur… j’avais oublié à quel point, mais il est terrifiant), mais Sucre nous apporte un peu d’amitié, de loyauté (même si ce n’est pas le seul, certes, vu que toute la série repose sur la notion de loyauté fraternelle) et un des quelques personnages que je voulais réellement voir sortir de la prison.

 

Pardon, ça s’est un peu fini en cri du cœur, mais ça fait du bien un peu d’amour dans tout ce bordayl.

 

Pour résumer : Prison Break est une série tendue, qui en fait parfois trop, mais arrive à garder une certaine authenticité (et donc à être efficace) en faisant sentir la douleur, réelle, des coups, qui sont nombreux. Les enjeux sont toujours élevés, et (même si ça sembler aller de soi) je mettrais pas vos enfants en bas âge devant, parce qu’à de nombreuses reprises, les prisonniers sont victimes de la violence (physique et psychologique) à la fois des autres détenus et des gardes de la prison (j’ai détesté Bellick, le chef des gardes, comme c’est pas permis). Pour vous prévenir aussi : des viols sont suggérés (mais pas montrés), et un suicide montré. En général, c’est une série violente, avec quasiment une mort (jamais paisible) et/ou des attaques dans chaque épisode, donc soyez prévenus, si vous êtes sensibles à ce genre de choses.

 

Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié de revoir cette saison 1. C’était tout aussi prenant que la première fois, et j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dedans (le suspense, la joie de voir un plan élaboré prendre forme, les personnages et relations qui m’ont accrochée), plus un faible nouveau pour Wentworth Miller. J’ai aussi retrouvé tout ce qui m’avait gonflée/laissée indifférente la première fois (tout ce qui se passait en dehors de la prison, essentiellement), mais comme ça restait minoritaire et entrecoupé du reste, il reste que j’ai regardé les 22 épisodes accrochée à mon fauteuil (ou mon oreiller des fois), gluée à l’écran, et voulant toujours enchainer avec l’épisode suivant. Parfois, je n’en demande pas plus à une série, donc yep, le bilan est positif pour ma part. Moins pour les saisons suivantes, en revanche, mais je ne compte a priori pas en parler sur ce blog. De toute façon, comme je l’ai décidé à la fin de la première saison, je n’ai pas pris le temps de prendre des notes ou organiser mes pensées. Donc je vais rester sur le sentiment que Prison Break, saison 1, c’est pas parfait, qu’il y a des souci d’interprétation et d’écriture, mais que c’était franchement prenant, et que mon esprit n’a glissé nulle part ailleurs. 

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