[De Mothra à Eternal Mothra] Rebirth of Mothra, la trilogie

Publié le 14 Août 2019

 

Ce… Ces films n’étaient pas ce à quoi je m’attendais.

 

A l’exception du film original Godzilla, Rebirth of Mothra, premier de la trilogie, était aussi mon premier film de kaijus, et je ne sais pas à quoi je m’attendais exactement, mais pas à ça en tous cas. Pour être honnête, si j’ai vu le premier Godzilla du nom, c’était il y a longtemps, et ma vision de Godzilla et des kaijus est tristement très américanisée, car très centrée autour des diverses adaptations de Godzilla made in usa. Je pense que je m’attendais donc à des films de « gros monstre » normaux où un animal géant détruit à moitié une ville, sous les yeux affolés de la population… Dans mon inculture, que je reconnais volontiers, je ne m’attendais pas à ce que Rebirth of Mothra soit une trilogie de fantasy assumée, colorée, et incluant des sortes de fées chantant sur fond vert. Mais c’était une bonne surprise ! Et, oui, je compte regarder le Mothra original, ainsi que Godzilla vs Mothra, parce que j’ai un peu honte de ne connaître les kaijus que via leurs versions américaines… en plus, maintenant que j’en sais plus sur Mothra, en revoyant la bande-annonce de Godzilla : King of the monster (que j’ai loupé au cinéma), j’ai eu un peu d’émotion en voyant Mothra, donc si ça peut rendre le film meilleur quand il sortira en DVD (en octobre), je prends !

 

Mais d’abord, on va parler de ces trois films Rebirth of Mothra, sous formes de quelques paragraphes sur chacun d’entre eux, écrits au fur et à mesure de mes visionnages.

 

 

Sorti en 1996 / Réalisé par Yoneda Okihiro / Ecrit par Suetani Masumi / Dure 1h44 / Avec Kobayashi Megumi, Yamaguchi Sayaka, Hano Aki, Futami Kazuki, Fujisawa Maya, Nashimoto Kenjiro, Takahashi Hitomi, etc.

Une compagnie en pleine déforestation déterre un objet puissant qui permet à la maléfique Belvera de réveiller un ancien monstre, Desghidora, et seule Mothra, qui vient de donner naissance, peut arrêter la menace.

 

Mon premier contact avec Mothra a été une grande réussite ! J’ai été surprise par le ton, l’esthétique et le fantastique du film, que j’aurais attendu plus pesant et plus sombre (je n'avais pas vu le poster, okay >o<), mais j’ai beaucoup aimé Rebirth of Mothra, bien qu’il soit… imparfait, mettons.

 

Le plus gros défaut de ce film, à mes yeux, ce sont ses moments de creux. Certes, les fonds verts ne sont pas discrets, et le film ne délivre également pas son message écologique de façon hypra subtile : on rentre directement dans le film avec des humains tuant des bébés animaux (ils écrasent des œufs) dans le cadre de leur déforestation, et plus tard, on nous met explicitement le message en noir sur blanc. Les hommes détruisent l’environnement, les enfants sont le futur, alors « les enfants (car le film s’adresse avant tout aux enfants), faites attention, et soyez meilleurs que vos parents, d’accord ? » (même si, en vrai, Mothra peut tout magiquement réparer et guérir en quelques minutes, donc pff, pourquoi se faire suer). Mais tout ça, j’ai trouvé ça plus rigolo qu’autre chose, alors que les soucis de rythme, tous les passages et personnages inutiles, ça, cela m’a réellement dérangée.

 

Rebirth of Mothra est un film simple, niveau histoire, et si ce n’est absolument pas un défaut en soi, en l’occurrence, j’ai eu l’impression qu’à défaut de savoir quoi raconter, il étirait les scènes au possible pour ne pas finir avec simplement 60 minutes de film. Le pire exemple se situe au début, lorsque les deux gentilles gardiennes de Mothra (jeunes femmes de petite taille, montées à dos de mini-Mothra) affrontent leur sœur passée du côté obscur de la Force dans le salon des personnages humains. La mauvaise sœur a d’ailleurs possédé une humaine pour une raison un peu obscure. Mais bref, la bataille dure super longtemps, et il ne se passe strictement rien d’intéressant. Les personnages volent dans la pièce, il y a peu de rythme, tout fait très faux, et je m’ennuyais méchamment. Certaines scènes semblent juste vraiment longues et répétitives.

 

Au niveau des personnages aussi, il y a un sentiment de remplissage. La plupart semblent inutiles à un moment ou l’autre du film. Je comprends que le film voulait inclure des enfants, parce que c’était leur public cible et qu’il voulait les faire se sentir impliqués dans l’aventure. Et je suppose que les deux gardiennes (qui forment « Elias ») devaient bien être là pour appeler Mothra (en plus ce sont certainement les moins pires actrices du tas)… mais tous ces personnages, au bout d’un moment, m’ont fait l’effet de ne plus être que des supporters de Mothra, dans les gradins. Et c’est sympa, hein, que Mothra ait du soutien, mais bon, honnêtement, nous, on pourrait s’en passer. J’avais vraiment le sentiment que les personnages n’étaient plus là que pour être là, et recevoir leur leçon sur l’environnement et l’importance de la famille à la fin.

 

En tous cas, aucun d’entre eux n’était un meilleur personnage que Mothra, et ne m’a provoqué autant d’émotion (ou d’émotion du tout).

 

Car oui, passons au vrai bon point de ce film : Mothra (& son) !!! Les gens, j’adore un peu Mothra, en fait. Et ce qui l’entoure. Par exemple, j’ai aimé la musique, et en particulier la chanson qui fait venir Mothra, ainsi que la sorte de clip au milieu du film qui accompagne la chanson. Ca fait un peu bizarre quand ça arrive subitement et qu’on ne s’y attend pas, mais j’ai trouvé cela fun, et c’était une jolie chanson, aux consonances magiques. Quant aux effets spéciaux, c’est sûr qu’ils ne vont pas faire illusion pour qui que ce soit, on voit bien que Mothra est une grosse peluche, mais je trouve ça attachant. Il y a une poésie qui se dégage du film (notamment, il y a un passage avec un arbre millénaire que j’ai trouvé très joli), et j’aime bien les designs des kaijus, même si des fois j’ai froncé les sourcils : je suis désolée, mais vu les dents que se paye le dragon antagoniste, je refuse de croire qu’il est végétarien >o< Mais l’important c’est que Mothra = . Mothra est adorable, et colorée, et je veux une peluche de Mothra. Et je me plaignais des supporters sur les côtés, mais Elias, qui ont un vrai lien avec Mothra, ont parfois des répliques qui aident effectivement à ressentir les enjeux de l’action. Le film dit et montrait exactement les bonnes choses pour que je m’attache au sort de Mothra. Elle est fatiguée, épuisée, mais elle se bat quand même, pour protéger l’humanité. Et la bataille est brutale ! Ca aussi, c’est une chose à laquelle je ne m’attendais pas, mais sérieusement, le combat est violent. A un moment donné, le bébé de Mothra, sous sa forme de chenille, essaie même de venir en aide à sa mère, et il y a du SANG les gens. Du sang carrément pas réaliste, et c’est pas gore, hein, mais c’est un bébé qui se fait mordre et y a du sang… j’étais en PLS devant l’écran. Le film a joliment réussi à me vendre leur relation, et en faire des personnages pour lesquels j’ai eu de l’empathie, malgré le fait que ce soient clairement des « faux », et qu’ils ne parlent jamais. [spoiler] La mort de Mothra m’a mise tellement mal, les gens… elle essaie de ramener son bébé en sécurité, mais elle s’est tellement battue et est tellement fatiguée qu’elle est obligée de se poser dans l’eau, sauf qu’elle, elle ne peut pas nager, et donc elle meurt et se noie sous les cris du bébé qui essaie de l’aider mais ne peut rien faire, parce que ce n’est qu'un bébé,… T_________________________________T [/spoiler]

 

Et c’est ça, véritablement, qui a fait le succès du film. Je m’attendais à m’amuser devant (même si pas nécessairement de la façon dont ça s’est fait), mais pas à être profondément émue. C’était ça, finalement ma plus grosse surprise, et c’est ce qui me donne envie de regarder le film suivant. Rebirth of Mothra est imparfait, et il y a des tas de choses qui déconnent, au niveau du rythme et des personnages, mais j’y ai trouvé beaucoup de charme et de cœur.

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Sorti en 1997 / Réalisé par Miyoshi Junio / Ecrit par Suetani Masumi / Dure 1h37 / Avec Kobayashi Megumi, Yamaguchi Sayaka, Hano Aki, Kase Taishu, Mitsushima Hikari, Otake Masaki, Maganao Shimada, Maho Nonami, etc
Un monstre marin se nourrissant de la pollution humaine commence à menacer l’humanité, et une fois de plus, il revient à Mothra de sauver nos miches.

 

Plus de Mothra ! Et ce second film reste très dans la continuité du premier, au niveau de ses thèmes. Bon, cette fois-ci, il ne souligne pas tant l’importance de la famille, mais on a droit à une nouvelle bande de gosses qui doivent apprendre à s’entendre et coopérer, et bien entendu, on retrouve le grand message environnemental, appuyé avec la subtilité d’un marteau. Cette fois-ci il n’est pas question de déforestation mais de pollution des océans, et notre monstre était même censé l’arrêter, sauf que ça a déconné donc à la place il rend les océans impraticables via étoiles de mer piégées (yep, yep). La nature se retourne contre nous, mais heureusement les enfants sont toujours l’espoir de l’humanité, et le film se termine littéralement sur un être fantastique remettant une petite terre entre les mains d’un gosse, car #Ibelievehtechildrenarethefuture, tout ça, tout ça.

 

 

On retrouve également Elias, nos deux bonnes gardiennes, et leur sœur vindicative qui, pour le coup, est plus inutile que jamais dans ce film-là. On pourrait sérieusement la retirer du film, et il resterait sensiblement le même, tout se serait passé quand même. Sa seule véritable contribution est d’exprimer, à la fin, l’opinion que les humains détruisent l’environnement et que sauver la planète doit passer par l’extinction de la race humaine. Une opinion qui se défend, mais que le film illustre déjà très bien sans elle, si bien que… elle ne sert vraiment à rien, et prend juste du temps d’écran qui aurait pu être mieux utilisé, même si je comprends qu’elle est un personnage central, et que le film a dû se sentir obligé de l’inclure. Mais dans ce cas, il aurait pu lui donner des choses plus intéressantes/essentielles à faire.

 

En comparaison, cette fois-ci, les gamins (dont une interprétée par une Mitsushima Hikari toute jeune, aw ) sont plus actifs, au moins ! Ils ont plus à faire, plus de décors à explorer, et ils ne passent pas la moitié du film à juste regarder l’action. J’avais même bien envie de les suivre, parce qu’ils découvrent une autre civilisation, et que j’étais curieuse. Le film leur balance même deux antagonistes à affronter histoire de les tenir occupés, pendant que Mothra s’occupe du méchant kaiju du moment. Ce n’est pas une mauvaise idée, mais les deux adultes antagonistes sont écrits de façon complètement inconstante, et les acteurs (ou le réal, mais quelqu’un, en tous cas) semblent très mal à l’aise à l’idée d’effrayer et malmener des enfants (ce qui est compréhensible, et louable en soi), si bien que toutes les scènes menaçantes paraissent très très peu convaincantes. Mais surtout, l’évolution en flip-fllop des personnages ne fonctionne pas du tout.

 

De façon générale, je ne sais pas si le film se tient très bien, et je vous avoue que même si le premier film avait plus de temps morts, finalement, dans l’ensemble, j’ai l’impression de m’être plus ennuyée devant le second. Là où le premier film était assez simple, le second décide au contraire de nous balancer des tas de nouvelles choses à la figure : en plus des « fées », et des kaijus, maintenant on a aussi Gogo, une sorte de firby magique qui peut soigner les gens en leur faisant pipi dessus, mais également une civilisation oubliée, et puis des étoiles de mer qui crachent de l’acide… entre autres… Et on va pas se mentir, j’étais intriguée. En fait, je pense que si Rebirth 2 m’a laissée une impression d’ennui plus prononcée, c’est parce que graduellement, je commençais à me lasser, alors que Rebirth avait commencé lentement et avec trop de filler, mais se terminait sur beaucoup d’émotions. Rebirth 2 n’était pas aussi émotionnel.

 

Même si Mothra reste la meilleure partie de ce film (okay, avec le fait de voir Mitsushima Hikari jeune, mais ça c’est juste parce que j’aime beaucoup Mitsushima Hikari).

 

Cette fois-ci, nous ne suivons pas le même Mothra ! Déjà, c’est un « il », et il s’agit du bébé de la Mothra du 1, parce qu’on a déjà dit que les enfants, c’était le futur, et donc bébé Mothra reprend le flambeau, aw. Et encore une fois, je me suis sentie impliquée dans le bien-être de ce Mothra. Le film n’a pas la puissance émotionnelle du premier, mais malgré tout, j’étais émue de voir ce petit être (bon, énorme petit être, okay) essayer si fort de protéger une humanité qui n’apprend rien, alors même qu’il s’en prend plein la gueule. En plus, on l’a vu bébé, et au début du film, on le voit s’amuser avec des dauphins : c’est encore un enfant T.T et il doit se battre, encore, et souffrir, encore, tout ça  pour nous protéger nous. Quand il se transforme, c’était comme assister à son passage à l’âge adulte, et je sais pas, ça m’émeut de suivre l’évolution de ce Mothra, qui est si courageux, et tellement aimé par les gens qui s’occupent de lui.

 

Par ailleurs, je suis curieuse, parce que, dans le film, il y a donc une transformation à un moment donné, et en cherchant vite fait je ne sais plus quoi, j’ai découvert que toutes les versions de Mothra avaient un nom ! Donc moi, j’ai vu Mothra, Mothra Leo (le fils de Mothra, donc),  Rainbow Mothra, et Aqua Mothra, mais apparemment il me reste encore à découvrir Armor Mothra, Lightspeed Mothra, et mon favori : Eternal Mothra. Je ne sais pas pourquoi ça me fait rire, ces noms, mais ça m’amuse effectivement, et je suis très curieuse de voir à quoi vont ressembler tous ces Mothras. Surtout Eternal Mothra, donc le moment où, je suppose, Mothra va atteindre le statut de super-divinité. ET C’EST BIEN CE QU’IL MERITE. You go, bb :’) Tellement de courage et force en lui :')

 

Je n’ai donc plus qu’à regarder Rebirth of Mothra 3 ! Et de toute façon, c’était le plan. Parce que mon bébé est devenu adulte, et maintenant je veux le voir affronter la crise de la quarantaine, oh !

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Sorti en 1998 / Réalisé par Yoneda Okihiro / Ecrit par Suetani Masumi / Dure 1h39 / Avec Kobayashi Megumi, Tate Misato, Hano Aki, Yoshizawa Takuma, etc.
Carrément responsable de l’extinction des dinosaures, King Ghidorah attaque Tokyo, en enlevant les enfants, et Mothra doit l’affronter pour les sauver, mais il est bien trop faible, et une seule solution s’impose : retourner dans le temps, pour vaincre un King Ghidorah plus jeune, et moins puissant (#destroythedinokiller).

 

En premier lieu : Eternal Mothra

Mothra sera effectivement éternel en mon cœur.

 

Aussi, j’ai été un peu déçue. Pas par Mothra, parce que bb is perfect (obviously), mais par le film. On m’avait dit que c’était le meilleur des trois, et le plus populaire de la trilogie, et effectivement, cela semble se vérifier sur internet. Par exemple, sur Rotten Tomatoes, le premier a été apprécié par 48% des gens, le second par 39% et le dernier, le seul à passer la moyenne : 62% ! J’étais donc toute prête à finir cette trilogie en beauté, mais… je crois bien que c’est le film que j’ai le moins apprécié. Pardon Mothra ;; Mon favori reste le premier, et j’ai même mieux aimé le second, même si c’était peut-être moins sincère et innocent comme appréciation (dans le sens où, dans le second, il y a des choses que j’ai aimées parce que je les trouvais un peu ridicules, donc rigolotes).

 

Néanmoins, oui, je comprends que le troisième soit considéré le meilleur des trois... parce qu’il l’est probablement.

 

Déjà, c’est le seul film de la trilogie à contenir des dinosaures, et c’est toujours, TOUJOURS une bonne chose. Il y a des T-Rex, et puis des brontosaures (ou des diplodocus ?), des ptérodactyles, des tricératops, et c’est trop cool. Par ailleurs, le kaiju antagoniste, le King Ghidorah, a également de la gueule. J’ai juste regretté qu’il n’ait pas de pattes avant, parce qu’avec ses trois têtes, le fait de ne rien avoir pour porter le poids à l’avant lui donnait un air un chouïa pataud parfois, il n’avait pas l’air stable. Mais quand même, c’était un joli kaiju, j'ai adoré les détails de sa tête, et en plus il est responsable de la disparition des dinosaures, donc tout de suite on sait qu’il est redoutable, et qu'il faut l’abattre, pour venger les dinosaures. Cela dit… le premier méchant kaiju aspirait l’énergie de la forêt, transformant rapidement (encore plus que nous !) la terre en vaste terrain mort, le second détruisait les océans puis une ville, et les deux étaient responsables de morts, mais là, le roi Ghidohra… enlève les enfants ? Il ne les tue même pas, il les kidnappe juste et les stocke, ensemble, dans une sphère. Honnêtement, même si c’est pas cool, c’était aussi moins effrayant (alors qu’au début, avant qu’on nous montre les enfants tous ensemble dans leur sphère, j’ai cru qu’il les avait zappé hors de l’existence, et ça c’était flippant). Encore que je suppose que s’il les garde suffisamment longtemps dans cette sphère, vu qu’a priori il n’y a rien à bouffer dedans, les gosses vont devoir commencer à s’entretuer et se dévorer les uns les autres. Huh. Finalement, c’est peut-être bien effrayant, cette histoire.

 

En parlant d’enfants, il y a moins de gosses dans cette histoire ! Enfin, il y a en a PLEIN, mais ils sont dans la sphère la majeure partie du temps, et on n’a qu’un seul personnage principal, Shota. L’acteur s’en sort plutôt mieux que ses prédécesseurs, a des choses à faire (contrairement à ses parents dont je ne sais pas trop pourquoi on suivait certaines « aventures ») et se montre même carrément héroïque. Comme il est tout seul, on n’a pas droit à nouveau au message « les enfants, il faut vous entendre avec vos camarades/frères et sœurs »… avec lui. A la place, le film fait ça avec ses gardiennes de Mothra, qui doivent bosser avec leur frangine dissidente pour vaincre, et à la fin, on nous dit quand même bien que si on se tient tous la main, on peut tous être des héros. Mais cela m’a paru un peu moins forcé que dans les deux films précédents, et le film n’en rajoute pas non plus côté message environnemental.  A la place on nous dit que l’amour est plus fort que tout, et qu’il ne faut jamais abandonner espoir. Ce qui était déjà un des thèmes des films précédents bien sûr : après tout, quel que soit le Mothra, Mothra commence toujours par perdre douloureusement le combat, mais il n’abandonne jamais, et c’est par amour de ceux qu’il protège que Mothra (bb ♥) finit par vaincre. Ne jamais abandonner, et vaincre par amour sont des thèmes récurrents, et ce film-là ne fait que les souligner un peu plus.

 

Pour revenir à Elias, cette fois-ci, il m’a semblé qu’elles avaient plus de choses à faire, ainsi que leur frangine dark, Belvera. Une des Elias est mise directement en danger, et il y a donc plus d’enjeux personnels pour elles également, ce que j’ai trouvé agréable. Tout le monde avait un enjeu très personnel dans l’action (en plus de sauver le monde, j’entends), et personne n’était réduit à regarder Mothra se battre, des larmes plein les yeux, en murmurant son nom d’un air inspiré. Le film présente également bien moins de temps morts, et sans dire qu’il devient parfait (parce que non), ou hypra subtil, j’ai quand même l’impression qu’il a appris des erreurs de ses prédécesseurs, et qu’on peut noter une amélioration.

 

Mais alors : pourquoi ? Pourquoi j’ai préféré les deux précédents, MALGRE LES DINOSAURES BORDAYL ? Eh bien, c’est que, finalement, la formule reste quand même un peu la même : un nouveau kaiju, de nouveaux enfants, l’humanité est en danger, il faut appeler Mothra, omg Mothra se fait détruire !, mais Mothra prend du galon, et yay, Mothra a gagné, wouhou ! A ce stade, j’y suis un peu habituée, et sans nier que c’est mieux exécuté ici, avec des personnages mieux utilisés, Rebirth 3 n’est juste pas aussi mémorable à mes yeux. Il n’a pas l’émotion du premier film et de sa relation mère/fils, et il n’a pas tout le bordel très distinct de Rebirth 2. Oui, il a des dinosaures et du voyage dans le temps, mais ce sont des concepts que je connais, ça. Alors que personnellement, la guérison par pipi de Firby magique, ça, je n’avais encore jamais vu.

 

Rebirth of Mothra 3 est une bonne conclusion à la trilogie, donc, et sans doute le meilleur film des trois, mais aussi le film que j’ai le moins apprécié. Cela me rend un peu triste, mais que voulez-vous, c’est comme ça. Et puis, bon, je me suis amusée quand même, alors ne pleurez pas trop sur son sort. Ca reste un film Mothra avec des dinosaures, et un gros dragon à trois têtes, après tout~

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Ceci conclue mon voyage dans la trilogie Rebirth of Mothra. Ce n’était pas un article très poussé, mais j’avais quand même envie de taper quelques mots sur la question (ou cinq pages, mais cinq pages pour trois films, ça compte pour « quelques mots » à mon échelle), parce que ces trois films ont été d’abord une surprise, et une bonne surprise. Et je compte donc effectivement bien me plonger dans Mothra et Godzilla vs Mothra, même si pas forcément tout de suite (mais avant de regarder Godzilla : King of the monsters, par contre).

 

ETERNAAAL… MOOOOOTHRRRAAAAAAAAA BI-ATCH !!!!