[The Lucifer vs] The Fiery Priest 열혈사제

Publié le 16 Août 2019

 

Diffusé en 2019

Sur SBS

40 demi-épisodes (20eps d’une heure)

Réalisé par Lee Myung Woo

Ecrit par Park Jae Bum

 

Avec :

Kim Nam Gil : Kim Hae Il

Kim Sung Kyun : Goo Dae Young

Lee Honey : Park Kyung Sun

Geum Sae Rok : Seo Seung Ah

Go Joon : Hwang Cheol Bum

Jung Young Joo : Jung Dong Ja

Jeon Sung Woo : Han Sung Gyu

Baek Ji Won : Kim In Kyung

Jeong Dong Hwan : Lee Young Joon

Etc

 

 

Dontesque ?

Kim Hae Il est un jeune prêtre ayant des soucis de gestion de la colère. Après un nouveau dérapage, il est envoyé dans le diocèse de son ancien mentor, mais une fois sur place, il réalise que la ville est aux mains de puissants corrompus que la police laisse faire et protège. Un évènement terrible finit par arriver, et Kim Hae Il n’étant pas du genre à laisser couler, il a bien l’intention de forcer la justice à faire son boulot.

 

Tous mes dramas de 2019 (PIs, Bilans, etc): ICI

Fiche Ecrans d’Asie : ICI

 

 

oOo

 

Oh, ce drama.... Quel crève-cœur de devoir le terminer ! J’ai aimé ce drama dès son début, et à la fin, je l’adorais. Pour vous résumer un peu, au début, voici ce que je pensais du drama : le casting était extra, j’adorais que la série fangirlise complètement sur Kim Nam Gil, j’appréciais tous les personnages, je trouvais l’action bien foutue, la série très divertissante, j’étais complètement partante pour toutes les histoires de rédemption que le drama semblait entamer, et j’aimais les nuances dans le traitement des personnages et des thèmes de la série. Tout ça est resté très vrai par la suite, et c’est un sentiment agréable. J’adore quand mes Premières Impressions se vérifient, j’aime bien avoir raison. Quand j’étais positive à la base, bien sûr. Quand mes Premières Impressions sont négatives, j’aime bien qu’on me prouve tort, au contraire. Mais en l’occurrence, j’avais bien visé, et il n’y a véritablement qu’une chose que j’avais mal anticipée : je pensais que le drama développerait une romance, et j’avais tort. Et c’est très bien. Très bien comme ce drama, qui a commencé bon et, chose finalement plutôt rare dans mon expérience des kdramas, s'est fait meilleur à chaque épisode, pour finir excellent. Il n’y a même pas eu de ralentissement de dernier tiers ! Au contraire, le dernier tiers était le meilleur. De façon constante, le drama s’est fait plus divertissant, plus émotionnel, plus attachant, et j’espère de tout cœur qu’on aura droit à une seconde saison, parce que ce serait carrément faisable et que j’en veux plus, pourvu que l’équipe soit la même, devant et derrière la caméra.

 

Aussi, le drama contient une référence à Ring Ding Dong de SHINee (parce que notre prêtre est fantelastic tel le lovotronic moyen, donc il est peut-être nul en littérature, mais il connait les chansons de SHINee… et honnêtement, c'est tout l'essentiel dans la vie ♥), et je tenais à l’écrire quelque part, parce que… yay, SHINee !

Parlons du drama~

 

 

 

… Feel good

 

Les personnages prennent très souvent la pose dans ce drama, et j’adore ça.

Ce que j’entends par là : les personnages vont se la jouer cool, marcher comme des bad-ass, mettre leurs lunettes de soleil dans des gestes dramatiques, faire voler leurs manteaux (avec la slow-motion qui en rajoute), ce genre de choses. Et ce que j’adore là-dedans, c’est que ça semble signifier que tout le monde s’amuse ! Le réalisateur, le scénariste et le monteur s’amusent avec les angles, la slow-motion, le montage, les situations, pour faire mettre leurs personnages en valeur, les faire sembler « cools », ou faire des clins d’œil au public (par exemple, le « Honey Honey » musical qui ressort à certaines scènes de Lee Honey), et surtout fangirliser sur Kim Nam Gil (sérieusement, je n’avais pas vu un drama aussi amoureux de son personnage principal depuis OdaJoe dans Juhan Shuttai)(et ces deux dramas ont raison). Les acteurs semblent aussi beaucoup s’amuser à se donner la réplique, se pavaner, essayer différents costumes (que ce soit des masques de chiens, s’habiller en gangsters ou se travestir), et, surtout, les personnages ont l’air de s’amuser aussi. Parce que eux aussi posent, justement.  Hae Il (le personnage de Kim Nam Gil) s’éclate clairement à jouer les gangsters, par exemple. Alors, bien sûr, ils ne s’amusent pas tout le temps, mais le drama arrive à trouver un très bon équilibre entre évènements sombres, personnages aux passés douloureux, et un humour et un enthousiasme partagés par l’équipe derrière la caméra, celle devant la caméra, et celle dans le drama, aka les personnages. Et comme tout le monde a l’air de s’amuser, c’est forcément contagieux, alors je me suis amusée aussi. De plus en plus.

 

Par ailleurs, j’ai trouvé l’action enthousiasmante. Au début, la plupart des scènes d’actions sont centrées autour d’Hae Il, le drama ayant la chance d’avoir un acteur capable de les jouer réellement, mais (je pense) comme Kim Nam Gil s’est blessé deux fois au cours du tournage (T.T bordayl, drama, le Nam Gil est précieux et doit être chéri et protégé ! Clairement, côté « chéri » y a pas de souci, mais plus de protection, plize) les autres personnages commencent à avoir plus droit à leurs scènes d’action et c’est tout aussi divertissant, surtout quand on a un faible pour les scènes de bagarre comme moi (tant qu’elles sont bien foutues, bien sûr). Le tout culmine dans un dernier affrontement à la fin particulièrement tendu, et esthétique, et... bref, bon boulot de la part de tout le monde, responsable de l’OST inclus, parce que la chanson Fighter n’est peut-être pas de SHINee, mais c’est bien son seul défaut, et c’est le genre de morceau qui te donne tout de suite une bonne poussée d’adrénaline.

Enfin, le drama m’a fait beaucoup rire, de plus en plus au fil des épisodes.

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The Fiery Priest est amusant dès le début, les efforts d’Hae Il pour contenir sa colère face à des choses minuscules me faisant toujours sourire, et le drama a des tas de scènes drôles par la suite : Hae Il sortant le tableau blanc pour expliquer la situation à ses amis pas très au fait dans l’épisode 13, le « cambriolage » farcesque de l’épisode 21, par exemple. Et le drama a même une des rares « blagues de caca » si chères à Dramaland à m’avoir fait rire. Parfois le drama brise le quatrième mur, et même à la fin, après la résolution, il y a une blague avec ce pauvre gang russe qui m’a fait bien sourire et vient détendre un peu l’atmosphère. Cela dit, niveau comédie, rien ne peut égaler les épisodes 27-28 (ou l’épisode 14, selon comment vous comptez). Ces épisodes m’ont fait tellement rire que j’en pleurais littéralement. Et ce n’est pas le fruit du hasard que tous les épisodes les plus drôles, à mes yeux, se soient trouvés après l’épisode 26 : c’est parce que l’épisode 26 est le moment où l’équipe devient vraiment une équipe. Les personnages commencent à réellement collaborer, ce qui signifie plus de scènes où tout le monde interagit avec tout le monde, et ils sont extra quand ils sont tous ensemble. Sérieusement, je shippais non-romantiquement tout le monde avec tout le monde, parce que l’alchimie entre tout le casting était géniale. Et c’est ça qui a véritablement fait passer le drama de « bon » à « excellent ». Le drama avait toujours été bon, et plus les personnages interagissaient, plus il était bon, alors quand tout s’est emboité, il est passé au niveau supérieur.

 

 

… Everybody

 

Un drama ne peut pas être tout à fait mauvais (ou dans ce cas particulier : pas du tout) quand il arrive, sur le long terme, à me faire apprécier 99% de ses personnages, même certains du mauvais côté de la Force, et indépendamment de leur importance dans le drama. Ou de leur importance au début du drama en tous cas, parce que The Fiery Post semble d’avis qu’il n’y a pas de petits rôles, que ce soit dans une série ou dans la vie. Bien sûr, il y a forcément des figurants, et des gens qu’on voit moins que d’autres, vu que le drama n’est pas infini (malheureusement), mais je suis sûre que ces figurants sont les héros de leurs propres dramas, parce que the Fiery Priest avance l’idée que même ses « petits » personnages sont essentiels pour faire avancer les choses. Côté protagonistes, lentement mais sûrement, les personnages secondaires se révèlent tous avoir une information, ou un talent particulier, qui sera crucial pour la résolution de l’histoire. Mon talent caché favori étant celui du jeune prêtre Han, parce que chaque fois que le drama y revenait, je n’en pouvais plus de rire. Chaque personnage est comme une petite étoile, et ces petites étoiles ne brillent peut-être pas autant que des astres plus gros (ou plus près) mais quand elles brillent toutes ensemble, elles peuvent chasser n’importe quelle obscurité

 

 

- […] Il y a tellement de gens plus extraordinaires et plus puissants que moi.

- Tu sais quoi ? Plus une planète est grosse, moins elle vit longtemps. Plus elle est grosse, plus elle s’épuise vite

- C’est mon cerveau qui s’épuise, là. Qu’est-ce que tu essaies de dire ?

- J’essaie de dire que toi, tu resteras fort, et brilleras longtemps, comme une petite étoile. Même si elle brille moins et qu’on la remarque moins.

Goo Dae Young & Yo Han, ep15

 

 

Que ce soit la nonne qui m’agaçait au début, ou les deux meilleurs amis un peu losers qui me faisaient grimacer, j’ai fini par aimer quasiment tout le monde.

 

Bon, ça ne veut pas dire que tout est devenu parfait, et le personnage de Yo Han, notamment, est resté la cible de blagues et remarques grossophobes jusqu’au bout, mais au moins, son personnage n’y était plus limité (il s’avère super cultivé, intelligent, et très courageux et désireux de faire les bons choix). Lui et Ssongsak, son meilleur ami thaïlandais, se sont révélés être des personnages très attachants, qui sauvent la mise aux personnages principaux plus d’une fois, et le drama leur réserve de très bonnes lignes également. Pareil avec la nonne Kim In Kyung, qui me tapait sur les nerfs, mais sans qui les héros n’auraient pas pu progresser, et qui, elle-même, a progressé, et eu droit à certains des meilleurs dialogues du drama, qui m’ont vraiment réchauffé le cœur.

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Par ailleurs, mon affection n’allait pas qu’aux « bons » personnages. A vrai dire, deux des personnages principaux (Goo Dae Young et Park Kyung Sun) ont de toute façon un pied, ou les deux pieds, du mauvais côté de la Force au début du drama. Mais même sans parler d’eux, même en ne parlant que de personnages qui n’étaient a prori pas destinés à se racheter, il y avait des personnages que j’aimais beaucoup. Mon favori ayant été Hwang Cheol Bum, le gangster, que j’ai aimé dès le début. Ce n’est pas qu’il soit une bonne personne, mais… okay, soyons honnête, il y a déjà un facteur « cool » : l’acteur (Go Joon) est charismatique, il a une tête qui me plait, des habits classes (le costume violet de l’épisode 12 = ) et il est même capable de tenir tête à Hae Il en baston, ce qui n’est clairement pas commun. Par ailleurs, il n’a pas complètement vendu sa conscience, même s'il essaie autant que possible (et réussit 99.9% du temps) de la garder dormante. Je pense qu’il a un certain respect pour Hae Il, qu’il est parfois sincèrement inquiet pour Kyung Sun, et il n’envoie jamais son (super loyal) bras droit aller se faire taper à sa place (il est drôlement moins protecteur avec d’autres, cela dit). Mais surtout, il y a une partie de moi qui avait presque de la compassion pour lui, parce que, comme il dit, certaines personnes font le boulot, et ce ne sont pas les mêmes qui savourent le résultat.

 

 

Il y a ceux qui attrapent les vaches, et ceux qui mangent le steak.

Hwang Cheol Bum, ep14

 

 

- Ce siège (de la présidente) n’est pas à toi.

- Tu sais… le dossier et le siège ne sont peut-être à moi, mais les pieds m’appartiennent, tu ne penses pas ?

Jaeong Dong Ja & Hwang Cheol Beum, ep26

 

 

Hwang Cheol Bum fait clairement partie de ceux qui coursent les vaches, et même s’il a droit à un bout de steak, il fait le boulot, et se récolte aussi pas mal d’humiliation, de verres balancés dans la figure, et peu de remerciements. Dans un drama sur les puissants et les faibles, il est au milieu, méprisé (pour de bonnes raisons) par les gens d’en bas, et également par ceux d’en haut. Honnêtement, je n’attendais qu’une chose : qu’il retourne sa veste, réveille cette conscience pas encore tout à fait morte, et qu’il rejoigne notre équipe gagnante (puis aille en prison).

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J’ai aussi eu un faible pour Jang Ryong (Eum Moon Suk), le petit malfrat de quartier. Au début, je l’ai détesté, pour son harcèlement raciste de Ssongsak, et jusqu’au bout, je ne peux pas dire qu’il soit attachant (même si à la fin, il a droit à des scènes étonnamment touchantes avec Ssongsak, justement), mais ce personnage est un running gag en soi. Il est tellement pathétique, il se fait démonter sans arrêter… Il a un vrai rôle de bouffon, se faisant généralement humilier, et finalement, c’est dur de continuer à le détester. Et c’est un peu un truc général avec les antagonistes de ce drama : c’est pas qu’ils ne puissent pas faire de dégâts, mais sans être tous humiliés, et sans devenir tous attachants ou même un tant soit peu sympathiques, ils finissent tous d’une façon qui m’a laissée avec du positif au cœur. Je ne sais pas comment l’exprimer, parce que je ne veux pas dire que j’ai fini par tous les aimer, ou qu’ils se sont rachetés, ou que je n’espérais pas les voir finir tous en prison, mais le drama a réussi à me satisfaire tout en me faisant me départir de ma colère, parce que the Fiery Priest était trop optimiste et trop drôle pour ne pas tuer mes sentiments négatifs à la fin. C’était un bon sentiment : j’ai eu le cœur serré, j’ai eu des moments de colère, mais à la fin, la joie de l’expérience générale a simplement tout emporté.

 

Et puis, au centre de tout, nous avons nos quatre personnages principaux. Même si, en vérité, on pourrait avancer qu’il y en a trois (Hae Il, Kyung Sung et Dae Young), et que Seung A est un personnage secondaire plus principal que les autres, parce que c’est vrai qu’elle est un peu à part des trois autres, qui ont tous en commun une quête de rédemption dont elle n’a pas besoin, vu qu’elle n’a rien à se reprocher. On pourrait aussi avancer que, au fond, il y a « Hae Il et les autres ». Parce que c’est vrai qu’il est au centre du drama (le « fiery priest » du titre, c’est lui, après tout) et je me suis tellement amusée à voir tout le monde s’extasier sur chacun de ses gestes ! Kyung Sung (Lee Honey), et Seung A (Geum Sae Rok) ont carrément le béguin, et on ne peut que les comprendre. Les mots « explosions de sex-appeal » sont prononcés pour le décrire, et dans une de mes scènes favorites, Kyung Sung se retrouve face à un Hae Il undercover dont elle ne peut pas voir le visage (à cause d’un casque de moto), mais elle reconnait « ces jambes sexy » (ça m’a fait rire, car j’ai toujours dit que les types à la Healer ou City Hunter ne pourraient JAMAIS tromper une fangirl, capable de reconnaître son idole à la forme de son oreille ou celle de ses doigts, et Kyung Sung est apparemment cette fangirl qui reconnait les jambes d’Oppa :P). Oh, et n’allez pas croire que c’est réservé aux personnages féminins ! Goo Dae Young n’est pas immunisé au charme de Kim Hae Il. En fait je pense que le drama veut simplement souligner le fait (valide) qu’objectivement, tout le monde devrait avoir le béguin pour Kim Nam Gil, et donc, dans ce drama, tout le monde a le béguin pour Kim Nam Gil, drama inclus. Mais il n’y a pas de romance pour autant, et c’est assez rafraichissant, à vrai dire. Et si les personnages féminins regardent Hae Il avec des cœurs plein les yeux, ça ne les limite pas, et ça ne les empêche ni de continuer à travailler vers leurs objectifs, ni d’évoluer, individuellement ou ensemble (j’aimais bien leurs scènes ensemble et l’évolution de leur relation, même si j'aurais aimé en voir plus que ça). J’ai beaucoup aimé ces deux personnages.

 

Kyung Sung est un personnage particulièrement imparfait, et Lee Honey est excellente dans ce rôle. J’adore qu’elle se soit lancée à fond, sans se soucier de rester mignonne ou attachante pour la caméra. Kyung Sung est corrompue, attirée par le gain, et le drama ne cherche pas à la « retenir » : elle est réellement corrompue et moralement répréhensible, dans les grandes lignes (ses choix de vie) comme les petits (la façon dont elle traite ses collègues), pas juste un peu froide et aigrie, et Lee Honey s’en donne à cœur joie. Je trouve ça finalement assez rare, dans un kdrama qui ne soit pas un drame, d’avoir une anti-héroïne aussi prononcée, et j’ai apprécié, d’autant que le personnage est très divertissant. Bien sûr, au fil du drama, on commence néanmoins à entrevoir des petites fissures, des signes qu’elle a des regrets, et qu’elle n’est peut-être pas au-delà de toute rédemption… et c’est une progression que j’ai aimée suivre, mais on en reparlera plus tard.

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Seung-A est à l’opposé de Kyung Sung : c’est quelqu’un de très très bien. Elle a un fort sens de la justice, veut faire son boulot de flic comme il faut, et elle le fait bien. De tous les personnages (avec peut-être le jeune prêtre Han ?), je crois bien que Seung-A est le seul personnage contre lequel Hae Il ne se met jamais directement en colère, même pas pour une petite chose. Elle est le personnage, tout le long du drama, pour lequel il semble avoir le respect le plus constant, et il apprécie toujours son aide. Même quand elle fait une « erreur » qui leur fait faire un grand pas en arrière, il s’inquiète de son bien-être sans s’énerver, lui qui s’énervait pour tout. Certes, ça arrive à un moment de son évolution où il a déjà commencé à se contrôler un peu plus, mais il n’empêche que Seung-A est présenté comme un personnage tellement positif qu’elle échappe même à la rage générale d’Hae Il. Parce que même s’il s’énerve trop pour pas grand-chose parfois, il faut qu’il y ait « quelque chose », et Seung-A, apparemment, ne fait jamais ces « quelque chose ». Ce qui ne signifie pas du tout qu’elle n’a pas de personnalité, et elle a au contraire un fort caractère et ses propres excentricités (j’avoue, ses raps m’ont fait légèrement grimacer, c’était un peu gênant, haha… mais je crois que c’était l’idée, alors ça va).

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Complétant notre quatuor vient s’ajouter Goo Dae Il, notre flic corrompu lui aussi, qui ferme les yeux sur les activités illégales et criminelles dans sa ville (lui et le reste de la police).  Le prêtre Han résume très bien le personnage dans l’épisode 15 : Goo Dae Young n’est pas quelqu’un de mauvais, c’est quelqu’un de faible. Et d’effrayé. Sa corruption n’est pas motivée par l’appât du gain ou l’envie de s’élever, pas plus qu’il ne s’agit de fainéantise ou de complaisance : il a peur, et ressent le besoin de protéger non seulement lui-même mais également les autres, quand bien même ça ne se verrait pas au début du drama, et ses méthodes ne seraient pas les bonnes. L’acteur (Kim Sung Kyun) rend le personnage drôle, mais arrive également très bien à exprimer tout le mépris que Goo Dae Young ressent envers lui-même (pour lui, le pire Enfer qui puisse exister serait de revivre sa propre vie encore et encore), et peu à peu le personnage devient de plus en plus attachant, et j’ai adoré voir progresser sa relation avec Hae Il, qui ne supporte rien aussi peu que l’apathie apparente du coéquipier qu’on lui a imposé.  Et pourtant, petit à petit, une amitié se joue, lentement, mais sûrement, et de façon très naturelle, qui permet à ces deux personnages (et à tous les personnages qui créent des liens entre eux) de retrouver la lumière.

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… Why so serious ?

 

On s’amuse, le drama s’amuse, les personnages s’amusent… mais, quand même : pas que. Le drama sait être sérieux quand il faut. Faudrait pas oublier quand même qu’à la base, notre prêtre on fire enquête sur le meurtre injuste de sa figure paternelle (et seule véritable famille au début du drama, mais heureusement, à la fin, il en a une toute nouvelle), et que les personnages n’ont pas la vie gaie. C’est là que Seung-A est un peu à part des trois autres : elle n’est pas encore hantée, alors que les trois autres personnages principaux (et pas que eux, du reste: ça vaut aussi pour les policies, pour Hwang Cheol Bum et même Jang Ryong) ont en commun d’avoir un passé qui hante leur présent, et risque aussi de gangréner leur futur s’ils ne font rien.

 

 

[…] J’ai vraiment serré les dents pour étudier. Pour réussir. Peu importait les autres. L’important, c’était que je réussisse. Mais… j’ai commencé à me dire que mon passé avait détruit mon avenir. […]

Kyung Sung, ep32

 

 

Le passé familial de Kyung Sung l’a poussée vers l’auto-préservation, la peur de manquer, et l’égoïsme, si bien qu’elle a pris un très mauvais chemin qui finit par peser sur sa conscience. Dae Young a perdu quelqu’un d’une façon qui le fait se sentir responsable, et il vit dans le mépris et l’embarras de soi, incapable de garder la tête haute. Cela se reflète même dans son chez soi: une maison délabrée de l’intérieur, où il ne fait aucun effort (parce qu'il n'a sans doute pas l'énergie mentale pour le faire, pas plus qu'il ne pense les mériter). Même les gens viennent pisser dessus. Quant à Hae Il, suite à un acte de guerre particulièrement horrifique dont il se sent coupable, il bouille de rage en permanence, n’arrive pas à maitriser sa colère, souffre de PTSD, et contrairement à Kyung Sung et Dae Young, fait fi de toute auto-préservation, au point qu’il semble parfois qu’il cherche au contraire à se mettre en danger, comme pour se punir en même tant que rectifier les torts qui lui ont été faits/faits à la société.

 

Bon, ne vous inquiétez pas, hein : il y a aussi une facette plus légère et amusante, voire même naïve par moments, à Hae Il. A vrai dire, je n’avais pas trouvé Kim Nam Gil aussi drôle depuis un moment, même s’il m’avait aussi fait beaucoup rire dans the Pirates (il donnait aussi de la comédie dans Live up to your name mais les grimaces étaient un peu trop exagérées pour moi dans celui-là). Hae Il est adorable quand il est pompette, ses interactions avec les autres sont souvent drôles, et, au fond, il est même un optimiste (tant qu’on ne parle pas de lui), parce qu’il pense qu’il peut changer les choses alors que tout le monde a baissé les bras autour de lui. Il écrit même au pape à un moment donné, persuadé que le pape va prendre le temps de lui répondre et de l’aider ! Aussi, il a beau dire qu’il n’est pas du genre patient et gentil, si on prend le drama dans son ensemble, on réalise qu’en vérité, malgré ses moments de colère, il s’est montré plus patient qu’il ne s’en rend compte, et a pardonné, et laissé le bénéfice du doute à des gens dont d’autres se seraient détournés bien plus vite que lui. Donc oui, tout n’est pas noir... mais il vit quand même des heures très sombres, à la fois parce que la situation extérieure est sombre, mais aussi parce qu’il est en ruines à l’intérieur, et c’est quelque chose que la religion ne peut pas complètement guérir, parce qu’il a besoin de rédemption et que, comme il le dit plusieurs fois, prier, ça ne suffit pas. La religion et son métier de prêtre lui donnent une direction, une mission dans la vie, et une raison de ne plus simplement se laisser mourir dans la rue, mais ça ne guérit pas la PTSD, ça n’efface pas la culpabilité, et ça ne suffit pas à calmer sa colère non plus.

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Cela dit, la colère, ce n’est pas que du négatif.

 

Comme je le notais (avec une appréciation non démentie par la suite) dans mes Premières Impressions, la colère n’est pas traitée sur un seul ton, dans ce drama, et pas envisagée sous un seul angle. Elle peut être destructrice, mais elle peut aussi être non seulement positive, mais également cruciale, nécessaire.

 

D’un côté, si les moments de colère d’Hae Il peuvent être très drôles, surtout lorsqu’ils sont disproportionnés, le drama ne traite pas non plus la chose à la légère. Ses problèmes de gestion de la colère rendent réellement sa vie difficile. Ils le ralentissent parfois, et ils pèsent sur ses relations avec les autres, c’est pour ça qu’au début du drama il est chassé de l’endroit où il vivait. « Vivre avec moi est épuisant, pas vrai ? » demande-t-il dans l’épisode 12. Il réalise que sa colère est non seulement difficile et douloureuse pour lui-même, mais également pour les autres. Comme dirait mon ami Jumong (dans son épisode 15) « Une colère sans solution au problème peut devenir du poison », et la colère empoisonne la vie d’Hae Il et son intérieur.

 

Mais la colère peut être justifiée.

 

 

– C’est notre devoir d’attendre qu’ils changent […]

– Vous pensez vraiment que le monde va changer si on ne fait qu’attendre ? On doit se mettre en colère quand il faut.

Père Lee & Hae Il, ep 4

 

 

La colère, c’est la réalisation que quelque chose ne va pas, l’indignation face à un problème, et une motivation à résoudre le problème. Notre prêtre « brûle » de colère et autant elle peut le consumer de façon douloureuse s’il n’apprend pas à la gérer, autant elle peut aussi incendier le monde, le réduire en cendres, pour mieux le reconstruire sur de meilleures bases. Le feu, c’est destructeur, mais on parle bien aussi de « feu purificateur », après tout. Aussi, le feu : ça s’étend. Une flamme peut se transformer en incendie, et c’est bien ce qui se passe le long de la série. La colère d’Hae Il s’étend autour de lui, faisant réaliser à son entourage qu’il est temps d’ouvrir les yeux, de rectifier les torts, à l’intérieur d’eux-mêmes et dans le monde. Hae Il pense peut-être avoir une vision différente de son occupation de prêtre que son mentor (qui semblait plus passif alors qu’Hae Il vit dans l’action), mais au final il fait tout ce que sa figure paternelle décrivait comme le devoir d’un prêtre: il laisse leur chance à ceux qui semblaient au-delà de toute rédemption, il réchauffe leur cœur, et il les aide à retrouver les choses précieuses qu’ils avaient perdues, leur révolte, leur indignation.

 

 

C’est ça, le vrai devoir d’un prêtre, tu sais. Nous devons trouver les choses précieuses que les gens ont perdues, afin que leur esprit soit en paix.

Père Lee, ep2

 

 

- Il faut que je lui laisse une chance. Je t’en ai laissé une aussi.

- C’est vrai.

- Même les saints ont un passé, et les pécheurs un avenir. Pour son avenir, je dois lui laisser une chance.

Kim Hae Il & Goo Dae Young

 

 

Et plus les gens autour de lui ouvrent les yeux, s’indignent avec lui, moins Hae Il se met en colère contre les mauvaises choses. Le drama n’attire même pas l’attention dessus (et c’est très bien), mais petit à petit, il y a de moins en moins d’éclats de colère pour rien, parce que la colère d’Hae Il n’est plus autant un poison, elle n'est plus sans cible, ni sans solution, et la solution, pour soigner la société comme l’individu, ce sont les autres, c’est la communauté qu’il réunit et guide. En partie, en tous cas, pour l'individu.

 

 

 

… Tell me what to do

 

C’est divertissant et prenant de voir notre équipe de protagonistes essayer "d’attraper les méchants", mais l’émotion du drama, pour moi, découle avant tout de leur guérison lente. Dans un sens, cela dit, les deux vont main dans la main, parce que ce qu’Hae Il (puis Hae Il et compagnie) a entrepris de faire, c’est de « soigner la société », à son échelle, et la société est composée d’individus, et c'est eux qu'Hae Il entend donc soigner, lui inclus. Bien sûr, il y aussi tout un système à combattre, mais même ce système a été créé et est entretenu par les gens, et ce sont ces gens qui peuvent le démanteler si on en réussit/ « soigne » assez. Et ce n’est pas simple, d’autant que plus le problème est grand, plus il faut réveiller/ « soigner » de gens,  mais… il faut bien essayer, et Hae Il est très décidé à essayer.

 

Nous regardons nos personnages se racheter, et guérir, et j’aime beaucoup la façon dont le drama fait cela, parce que ce n’est pas un processus simple du tout.

[The Lucifer vs] The Fiery Priest 열혈사제 [The Lucifer vs] The Fiery Priest 열혈사제
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Pour commencer, il faut une bonne source de soutien, comme j’en parlais dans la partie précédente. La religion, Dieu, peuvent en faire partie, mais ils n’offrent pas, d’après ce drama, une épaule tangible sur laquelle pleurer et se reposer tous les jours. Les gens ont besoin d’autres gens pour les pousser à être meilleurs, des gens à qui faire confiance, avec qui être vulnérables, des gens pour leur dire la vérité et être durs avec eux quand il faut, mais aussi être bienveillants, et leur dire quand ils sont trop durs avec eux-mêmes. C’était un plaisir de voir les personnages de ce drama se regrouper, et faire ça les uns pour les autres. Plusieurs fois, j’ai eu les yeux un peu humides face à leurs actes de compassion, de loyauté, et d’amitié. Mais toute cette équipe de soutien est, justement, une équipe de soutien, et le gros du boulot, il doit quand même être fait par l’individu, et le drama n’en dispense par ses personnages.

 

C’est une chose sur laquelle insiste beaucoup Hae Il : pour se racheter, et être pardonné, il ne suffit pas de le demander. Certainement pas juste à Dieu, mais même pas juste aux autres. Il faut aussi, eh bien, se racheter. D’ailleurs, d’après Hae Il (et je ne peux pas lui donner tort), pardonner aux gens qui n’ont pas fait ce travail-là, c’est la source des maux de la société, parce que quand le pardon est accordé sans avoir été mérité, il ne fait qu’apprendre aux pêcheurs qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent en toute impunité. La seule exception, et on en a un exemple dans le drama, c'est quand la personne qui pardonne a besoin de pardonner pour elle--même. Mais il s'agit pour la victime de se délester d'un poids, pas de soulager le coupable, pour qui même se repentir très sincèrement n’est pas suffisant, aux yeux d'Hae Il. Une faute vient avec des responsabilités, et pour réellement mériter d’être pardonné (par Dieu, par les autres, et par soi-même) il faut endosser ces responsabilités, et s’améliorer, agir (pénitence + acceptation des conséquences + réparation, la pénitence toujours en premier, et les deux autres, ça dépend : dans le cas de Kyung Sung, par exemple, la réparation commence avant et continue après l’acceptation des conséquences). Et j’adore que, dans ce drama, les personnages doivent effectivement bosser pour obtenir leur rédemption, mais doivent aussi accepter les conséquences de leurs actions, jusqu’au bout, pas juste faire quelque chose de bien, avec l’idée que ça compense entièrement le reste. [spoiler] A la fin du drama, les protagonistes quittent le travail qu’ils n’ont pas fait correctement, vont en prison pour payer leur corruption, etc… ils choisissent de le faire, et ils le font. [/spoiler]

 

En faisant tout cela, nos personnages se reconstruisent, et j’étais toute émue et ravie de les voir guérir, et créer un monde meilleur. Un monde (attention, transition pourrie dans 3, 2, 1) plus étincelant, un…

 

 

 

… SHINee world

 

Et un drama tout à fait fantelastic, aussi

 

J’ai vraiment, vraiment aimé cette série, comme vous l’avez peut-être senti.  A mes yeux, il a tout ce qu’il faut : il est super divertissant, il est bien rythmé, il est intéressant, il est touchant, il a de l’action, un bon OST, et des personnages complexes et attachants, interprétés par d’excellents acteurs, il m’a fait pleurer, il m’a fait pleurer de rire, et il était meilleur à chaque épisode qui passait. Je l’ai aimé au début, et adoré à la fin. Ca a été un coup de cœur pour moi, et je vous le recommande donc chaudement. Aussi : Kim Nam Gil. Et ça, c’est beau :’)

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Sur ce, je vais vous laisser sur un live de Jojo, parce que Jojo est ma chanson favorite de toute la discographie de SHINee, et parce que cette vidéo me rend heureuse.