[De la joliesse discrète de la simplicité] Jimi ni sugoi ! 地味にスゴイ!

Publié le 28 Septembre 2019

 

Diffusé en 2016

Sur NTV

10 épisodes + SP*

Réalisé par Sato Toya, Mori Masahiro & Komuro Naoko

Ecrit par Nakatani Mayumi

D’après le roman de Miyagi Ayako

 

Avec :

Ishihara Satomi : Kono Etsuko (Ecchan)

Suda Masaki : Orihara Yukito

Honda Tsubasa : Morio Toyoko

Aoki Munetaka : Kaizuka Hachiro (Tako)

Eguchi Noriko : Fujiwa Rion

Wada Masato : Yoneoka Mitsuo

Kishitani Goro : Takehara Naoto

Etc

 

 

Dontesque ?

Après des années à postuler pour le magazine de mode qu’elle aime tant, Etsuko finit par être engagée par la maison d’édition… mais dans un département complètement différent : elle sera relectrice, chargée de vérifier l’orthographe, la grammaire et les faits des textes qui lui seront confiés.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

oOo

 

Portée par une Ishihara Satomi brillante et une galerie de personnages secondaires attachants, Jimi ni Sugoi ! est une comédie réussie qui m’a fait du bien au cœur.

 

A la base, j’avais prévu de vous parler de Dekichatta Kekkon aujourd’hui (et l’article était écrit, mis en page, programmé, etc, j'avais même fait des recherches très sérieuses pour en parler !) mais j’en avais marre de vous parler de dramas m’ayant déçue. Donc on va plutôt parler d’une série qui non seulement m’a plu, mais a également dépassé mes attentes : Jimi ni Sugoi !

 

J’avais repéré ce drama à sa sortie, parce que j’étais persuadée qu’il y avait Odagiri Joe dedans (c’est un truc qui m’arrive étonnamment souvent…). Le fait est que je le confondais avec Juhan Shuttai (que je vous recommande au passage), parce que les deux dramas ont des similitudes : sortis la même année à deux mois d’intervalle, ils suivent tous deux une héroïne bosseuse et optimiste qui entre dans un nouveau domaine professionnel ayant rapport avec l’édition. Elle fait des erreurs, bosse très dur, devient bonne à son boulot, et séduit petit à petit son entourage. Bref, je confondais les deux dramas, mais même après avoir compris mon erreur, j’avais toujours envie de regarder Jimi ni Sugoi !, parce que tout le monde en disait du bien, et parce que je ne dis jamais "non" à plus d’Ishihara Satomi et/ou Suda Masaki dans ma vie. Donc j’ai patienté, parce que le drama a été sous-titré très lentement, et comme ces derniers temps j’étais d’humeur à regarder des Jdramas, je me suis enfin lancée… et j’ai bien fait. Jimi ni Sugoi ! était super agréable. Je me suis beaucoup amusée, et le drama m’a mis la joie au cœur, de petites et grandes façons.

 

Pour commencer par quelque chose de simple : il y a juste le visuel. C’est coloré, c’est léger, avec un opening qui donne bien le ton gai du drama. Rien qu’à regarder les couleurs de la série, j’étais déjà disposée à sourire, et j’ai aussi apprécié tout le défilé des tenues de l’héroïne. Oui, car vu le synopsis, vous devez vous en douter, mais Ecchan est une vraie fashionista, et change très souvent de vêtements. Il y a des gens qui s’en moqueront certainement, mais pour moi c’était toujours un plaisir de voir Ishihara Satomi essayer différentes tenues et accessoires, le tout mis en valeur par le drama qui, quand on changeait de décor, nous mettait une petite image de transition pour nous dire où on allait, et comment Ecchan était habillée.

 

Ecchan n’est pas le seul personnage dont j’ai apprécié la garde-robe, du reste, et Suda Masaki porte des tas de vêtements que, personnellement, je ne porterais jamais et ne trouve même pas toujours exactement de bon goût, mais que j’étais ravie de découvrir sur lui, parce que ça allait avec l’attitude du personnage. Néanmoins, Ecchan est clairement le « mannequin » du drama, et elle a excellent goût, comme le prouve son obsession pour les poulpes, ainsi que la façon dont elle a arrangé sa chambre. Je n’ai pas trop relevé les décors de la série en général, mais la chambre d’Ecchan m’a tapé dans l’œil. Elle a du style, de la personnalité, mais elle ne semble pas impeccable ou trop travaillée. Elle est confortable et chaleureuse, comme sa propriétaire. C’est un endroit où il ferait bon être, tout comme Ecchan est un personnage qu’il ferait bon côtoyer.

[De la joliesse discrète de la simplicité] Jimi ni sugoi !  地味にスゴイ![De la joliesse discrète de la simplicité] Jimi ni sugoi !  地味にスゴイ![De la joliesse discrète de la simplicité] Jimi ni sugoi !  地味にスゴイ!
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Dès le début, Ecchan (Etsuko, de son vrai nom, mais tout le monde l’appelle soit Ecchan soit Koetsu dans la série) est un personnage qui m’a plu. A l’instar de Kokoro dans Juhan Shuttai, je la trouve super engageante : elle est amicale, motivée, intelligente, elle a le sens du détail, et de l’appréciation pour son entourage. Au début, elle est déçue de se retrouver au département de relecture plutôt que de pouvoir écrire pour le magazine de mode qu’elle aime tant, mais même sans vraiment comprendre l’importance de son nouveau département, dès l’épisode 1, elle s’indigne lorsque Tako (un éditeur avec qui elle travaillera la plupart du temps, et qu’elle a surnommé « Tako », aka « Poulpe »…) manque de respect au travail d’un de ses nouveaux collègues. Elle a beau ne pas encore saisir et vraiment apprécier ce qu’est son nouveau travail, elle sait au moins que son collègue, Yoneoka, a mis du temps et des efforts dans la maquette que Tako vient de malencontreusement abîmer, et elle exige des excuses. Elle m’a donc rapidement mise dans sa poche.

 

Pour autant, Ecchan n’est pas parfaite (ce qui est évidemment une bonne chose). Elle est très brute, et ne peut pas s'empêcher d'exprimer son opinion, qui finit toujours par sortir. Parfois, c’est une bonne chose : ça lui permet de défendre ses collègues et amis, de se défendre elle-même, elle ne laisse pas passer les injustices… mais d’autres fois, elle regrette, parce qu’il arrive que ses mots sortent trop vite, qu’elle ne réfléchisse pas assez, et qu'ils blessent quelqu’un. Elle a aussi ses complexes, elle n’est pas toujours sûre d’elle, et ça mène à de la jalousie qui peut se traduire en amertume ou immaturité (par exemple dans l’épisode 1 quand elle découvre que son amie de lycée, elle, a obtenu le travail dont Ecchan a toujours rêvé… ou bien, plus tard, quand elle a peur que son petit-ami la trompe). C’est quelqu’un de positif, mais elle a ses moments de doute, de déprime, de gêne, d’inquiétude. Elle n’est pas qu’un concentré aveugle d’optimisme et d’enthousiasme. Elle en a juste plus que la moyenne, mais ce n’est même pas toujours vu comme une bonne chose : son enthousiasme débordant peut parfois l’entraîner trop loin, la faire s’emballer, et lui faire faire de grosses erreurs. Mais elle sait reconnaître ces erreurs (parfois pendant qu’elle les fait…), les avouer, s’en repentir, et en apprendre.

 

Bref: elle n’est pas parfaite, mais c’est une très bonne personne, et je l’ai beaucoup aimée. Elle est intelligente, elle apprend vite, elle travaille dur, et Ishihara Satomi m’a beaucoup fait rire, et n’a jamais été aussi parfaite dans un rôle (sauf les autres fois où elle était parfaite dans un rôle)(mais elle était particulièrement parfaite dans celui-là)(j’aime bien Ishihara Satomi).

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L’ambiance colorée et dynamique du drama, ses moments de comédie, l’interprétation d’Ishihara Satomi, le personnage principal attachant, sont autant de raisons qui me rendaient déjà le cœur heureux, et ce qui a achevé de rendre la série très feel good, je pense, était que son message général semblait être « tu es bien comme tu es, et tout va bien se passer ».

 

Dans un drama dont le métier de l’héroïne consiste à traquer les erreurs et rétablir les faits, un des thèmes majeurs m’a semblé être que les gens, eux, ne sont pas des « faits » immuables, impeccables. Qu’ils changent, qu’ils font des erreurs mais qu’ils vont apprendre de ces erreurs et devenir de meilleures personnes, voire même que ces erreurs, ces détours, peuvent finalement s’avérer être pile le chemin qu’il leur fallait. Bien sûr, « tout va bien se passer », en réalité, ce n’est pas toujours vrai, de même qu’il y a des erreurs qui ne se réparent pas, et que les gens ne finissent pas toujours par changer pour le mieux, mais je vous avoue qu’autant j’aime beaucoup les dramas plus réalistes qui, justement, parlent de tous les cas où ça ne se passe pas si bien, autant l’optimisme de Jimi ni Sugoi ! m’a fait du bien. J’aime bien croire, le temps de quelques épisodes, que malgré les accrocs, au final, « tout va bien se passer ».

 

Et j’ai aussi aimé l’autre partie de ma phrase initiale, le « tu es bien comme tu es », Jimi ni sugoi ! proposant plusieurs types de personnages et relations, avec simplicité, affection et naturel. En ce qui concerne Jimi ni Sugoi !, pourvu que les gens ne fassent de mal à personne (eux-mêmes compris), ils sont bien comme ils sont. Être une femme très branchée mode, maquillage, et accessoires, c’est très bien, et ça ne fait pas d’Ecchan quelqu’un de superficiel. Être une femme et ne s’intéresser à rien de tout ça, c’est très bien aussi. Se cosplayer, geeker, fangirliser sur son autrice favorite, c’est très bien. Être mariée, c’est très bien. Vouloir s'occuper de sa relation amoureuse, c’est très bien. Se concentrer sur soi et sur sa carrière plutôt que sur sa vie amoureuse, c’est très bien aussi. Les relations entre femmes ne sont pas forcément compétitives, on peut aussi n’y trouver que réconfort et soutien, et c’est très bien. Un homme et une femme peuvent être amis sans la moindre trace de sentiments romantiques, et c’est très bien. Un homme et un homme peuvent former un couple fonctionnel et heureux, et c’est très bien. Tout ça, c’est très bien, et c'est très bien que ce soit très bien (j'arrête de taper les mots "très bien", promis).

 

Ce n’est pas le seul drama à avoir un ensemble de personnages différents, et ce n’est pas comme s’il étendait la représentation à tout le monde (loin de là), d'autant que ce n’est pas vraiment son sujet, mais malgré tout, voir chaque personnage validé à sa façon, c’était agréable pour moi, et ça participait à me rendre le cœur plus léger.

 

Et puis, tout comme le drama, semblait-il, j’aimais bien tous ces personnages, et leurs relations. Relations qui étaient d’ailleurs très importantes, parce qu’elles sont ce qui donne (avec l’évolution professionnelle de l’héroïne) sa continuité au drama, bien entendu. A chaque épisode (quasiment) on rencontre un nouvel auteur, un nouveau texte sur lequel Ecchan doit se pencher, et ce sont ses relations avec ses collègues et amis qui se développent petit à petit qui donnent une sorte de fil rouge au drama. J’ai pris beaucoup de plaisir à regarder ces liens se tisser ou se transformer ! En particulier, il y a quatre relations qui m’ont beaucoup plu :

 

• celle générale d’Ecchan avec ses collègues qui, au début ne savent pas trop quoi faire d’elle, parce qu’elle a une présence pas discrète à laquelle ils ne sont pas habitués du tout. Mais petit à petit, c’était touchant de voir qu’elle s’attachait à eux mais que, surtout, ils s’attachaient à elle, et en particulier à toutes ses petites particularités qui les bousculaient. Ils se mettent à l’aimer exactement pour ce qui « l’excluait » au début du drama, et quand elle a un coup de mou, et ne semble plus elle-même, ils sont les premiers à essayer de lui faire retrouver tout ce qui la rend elle-même (ep9).

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• celle compliquée avec Morio (l’ancienne amie de lycée), une jeune femme débordée, épuisée, qui a l’estime de soi dans le caniveau, ne se sent pas appréciée à son travail, et ressent, depuis des années, une jalousie à l’égard d’Ecchan (qui la lui rend, mais de façon moins empoisonante, sans doute parce qu’Ecchan a plus d’estime de soi) ravivée lorsqu'elles se retrouvent. J’ai aimé voir Morio se prendre en main au fil du drama, apprendre à mieux s’apprécier, et, ainsi, entretenir de meilleures relations avec les autres. J’ai aussi énormément d’appréciation pour la façon dont sa vie romantique est traitée et se « conclue » : [spoiler] pendant tout le drama, Tako (un personnage qu’on est poussés à apprécier et à vouloir voir réussir) a clairement le béguin pour Morio, et à la fin de l’épisode 8, il finit par lui demander de sortir avec lui. Elle refuse, lui expliquant qu’elle a besoin de se concentrer sur elle-même. Il n’insiste pas, ne remet pas la question sur le tapis de tout le drama, continue de se comporter normalement avec elle, et dans l'épisode bonus (le SP), les deux personnages ne sont pas en couple, parce qu’encore une fois : « Vouloir soigner sa relation amoureuse, c’est très bien. Se concentrer sur soi et sur sa carrière plutôt que sur sa vie amoureuse, c’est très bien aussi. », et le choix et les priorités de Morio ne sont remises en question ni par Tako, ni par le drama. [/spoiler]

 

• celle chamailleuse avec Tako (l’éditeur avec lequel Ecchan bosse beaucoup)… ils étaient tellement amusants à regarder, ces deux-là ! Au début, ils clashent un peu, et j’ai limite failli croire qu’ils étaient partis pour avoir un axe romantique, d’ailleurs ! Ce qui me convenait, mais ça m’a encore mieux convenu que finalement, le drama ne parte pas dans cette direction et développe à la place une amitié, récalcitrante au début, entre les deux personnages qui apprennent à se respecter et se faire confiance. Tout en râlant parfois et faisant genre « non mais je passais juste par hasard, je suis pas du tout venu te remonter le moral », ils se soutiennent l’un l’autre, et leurs interactions ne manquaient jamais de me faire sourire. Je pense que c’est le duo qui m’a le plus divertie de tout le drama, à vrai dire. Et puis bon, ils étaient unis par le Grand Poulpe Cosmique, aussi (même quand Tako va boire des bières avec Ecchan, il lui apporte des bières « poulpe », haha).

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Et puis, il y avait la romance.

 

J’aime vraiment la façon dont la romance, qui n’est pas le focus du drama (donc n’allez pas attendre une comédie romantique, c’est pas le sujet), est traitée.

 

Déjà, Yukito (j’arrête de l’appeler « la poupinette Zeezee » pour faire sérieux, mais dans mon cœur, sachez que chaque fois que j’écris « Yukito », je pense « poupinette Zeezee »), interprété par Suda Masaki, est un type sympathique en général, quelqu’un de bien. Il est gentil (et pas seulement avec Ecchan), il a le rire facile, il n’est pas possessif, ne tente jamais de freiner ou contrôler Ecchan, et en plus, il aime les méduses. Tout ne lui vient pas facilement, et il galère pas mal à écrire son nouveau livre, écrasé par les attentes de tout le monde (lui-même compris), ce qui est évidemment très frustrant pour lui, mais il n’a pas d’ego mal placé (et on va pas se mentir, après tout les kdramas que je venais de m’enfiler, c’était hyper rafraichissant, haha), ce qui lui permet d’accepter l’aide qu’on lui offre (la proposition de Morio d’emménager chez elle), et aussi les critiques. Lorsque Ecchan, faisant preuve de son honnêteté habituelle, avoue qu’elle n’a pas aimé son roman, il ne le prend jamais mal. Une fois, il s’énerve de ses questions qui touchent à quelque chose de très personnel pour lui, parce que ce n’est pas un robot non plus, mais il apprécie le caractère d’Ecchan, il le chérit, même, et admire et apprécie aussi son attitude et talent professionnels. Lorsqu’elle doit annuler un rendez-vous pour une urgence professionnelle, non seulement il ne s’en formalise pas, mais en plus, il va carrément la rejoindre pour l’aider. Il y a un moment, dans le SP, où il déconne un peu à mon goût, mais sinon, à l’instar d’Ecchan, c’est simplement quelqu’un de bien et tous les deux semblent s’amuser quand ils sont ensemble. Ils se soutiennent constamment l’un l’autre, discutent ensemble, s’écoutent, et bref, ils forment un couple sain, fonctionnel et heureux. Ce qui est déjà fort appréciable, mais ce que j’aime surtout, c’est que ce couple se forme de façon très simple.

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Leur première rencontre se solde par un coup de cœur pour Ecchan (et Yukito, il me semble aussi), mais ce n’est pas de l’insta-love du tout, simplement une attirance physique immédiate (c’est quelque chose qui arrive, après tout, et je vous avoue que je serais insta-attirée à la place d’Ecchan aussi, haha... et sans doute celle de Yukito aussi si j'étais attirée par les femmes), et Ecchan réalise bien qu’elle ne le connait pas. Après ça, donc, ils apprennent à se connaître. Ils passent du temps ensemble, ils discutent, ils tombent amoureux, et les choses avancent naturellement. Ils ont différents rythmes personnels, mais arrivent à s’accorder à celui de l’autre, ils ont l’air bien ensemble, et leur relation progresse calmement, simplement, sans gros drames. Alors, c’est sûr que si vous êtes à la recherche de grands élans… vous allez être déçus, parce que même si les deux personnages s’aiment beaucoup, le drama, de même que l’existence (scénaristique et générale) d’Ecchan ou Yukito, ne tourne pas autour de leur relation. Ecchan a plus dans sa vie que ses sentiments naissants pour Yukito, et il en va de même pour lui. Il se trouve juste que c’est une bonne chose qui en fait partie. Au-delà du fait que c’était plaisant de voir une relation fonctionnelle se développer sans torture pour ses personnages, j’ai aimé qu’Ecchan soit autorisée par le drama à s’épanouir à la fois dans son travail, dans ses relations professionnelles et amicales, et dans sa vie romantique, sans devoir sacrifier un de ces aspects de sa vie. Bref, la relation entre Ecchan et Yukito est exactement ce que promettait le titre : jimi ni sugoi, excellente dans sa simplicité.

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Et c’est bien le propos du drama, qu’il y a de l’excellence dans ce qui semble simple (le titre international « Pretty Proofreader » passe complètement à côté de l’idée, c’est triste… même si je comprends l’envie de célébrer la beauté d’Ishihara Satomi, bien entendu). Le moindre petit accessoire, même qui ne se remarque pas forcément, peut changer entièrement et sublimer une tenue. Des relations saines et tranquilles rendent les gens heureux. Ecchan voulait travailler dans l’univers glamour de la mode, voulait être « en première page », et se retrouve à la place au sous-sol à faire un travail invisible avec bien moins de paillettes, mais le drama (dans la grande tradition des séries japonaises qui aiment bien glorifier différentes occupations) en souligne l’importance, et, plus tard, abordera aussi d’autres professions discrètes, auxquelles on ne pense pas forcément, mais qui sont pourtant essentielles, et probablement emplies de gens travaillant tout aussi dur qu’Ecchan.

 

Le drama est clairement idéaliste : les choses se résolvent parfois de façon trop facile, et devant certains dénouements je n’ai pu m’empêcher de me dire que dans la réalité, les choses ne se seraient sans doute pas passées comme ça**. Mais honnêtement, la réalité est pourrie, alors, comme je disais un peu plus tôt, y échapper un moment, m’évader dans une petite bulle de positivité, ça me convient. D’autant que le drama est optimiste et heureux, mais je ne l’ai pas trouvé sermonneur, dans le sens où il n’y a pas de grands discours à l’intention du spectateur, qui nous dictent comment mener notre vie. Jimi ni Sugoi ! reste avant tout une comédie, et une comédie drôle, ce qui est heureux. Beaucoup de ce que j’ai relevé d’autre, ce qui a énormément participé à mon appréciation et fait que le drama m’a peut-être touchée plus qu’il aurait « dû », Jimi ni Sugoi ! n’attire pas forcément l’attention dessus, et c’est précisément pour ça que ça fonctionnait. Certaines choses sont évidentes, telles que l’optimisme du drama, sa position sur la joliesse de ce et ceux qu’on ne voit pas toujours, son humour et l’excellente prestation d’Ishihara Satomi, mais, et je suis consciente que tout le monde n’appréciera pas le drama autant que moi, ce sont toutes les petites choses simples et plus discrètes qui ont achevé de faire, à mes yeux, de Jimi ni Sugoi  !un excellent drama.

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Et sur ce, plus de jdramas avec des héroïnes que j’aime :

 

 

 

* Une précision : dans le cas de Jimi ni Sugoi !, je considère l'épisode bonus (SP) comme la véritable conclusion au drama. Avec les Jdramas, c’est parfois difficile de savoir s’il faut voir les SPs ou pas, parce que certains sont une véritable continuation à l’histoire, tandis que d’autres relèvent plus du pur fanservice et n’apportent pas grand-chose. Dans le cas de Jimi ni Sugoi !, je dirais que le SP est essentiel, parce qu’il donne une conclusion aux axes des personnages, et parce qu’il achève le développement des thèmes de la série. Sans lui, je pense que Jimi ni Sugoi ! m’aurait laissée bien plus sur ma faim. Le drama a aussi un spin-off (sans Ishihara Satomi) mais celui-là, je ne l’ai pas vu. => reprendre la lecture


 

** Par exemple, dans l’épisode 4, un paparazzi révèle qu’une actrice célibataire est mère d’une enfant qu’elle avait cachée au public, et le public semble entièrement prendre le parti de la mère. C’est triste à dire, mais ça m’a paru quasiment relever du fantastique. => reprendre la lecture

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