[Premières Impressions] The Tale of Nokdu 조선로코 녹두전 (épisodes 1 à 8)

Publié le 12 Octobre 2019

 

Episodes 1 à 8

 

Diffusé en 2019

Sur KBS2

Parti pour faire 32 demi-épisodes de 30 minutes

Donc 16 x 1h

Réalisé par Kim Dong Whee

Ecrit par Im Ye Jin & Baek So Yeon

D’après le webcomic de Hye Jin Yang

 

 

Avec :

Jang Dong Yoon : Jeon Nokdu

Kim So Hyun : Dong Dong Joo

Kang Tae Oh : Cha Yool Moo

Jung Joon Ho : Roi Kwanghae

Kim Tae Woo : Heo Yoon

Go Gun Han : Yeon Geun

Etc

 

 

Dontesque ?

Lorsque sa famille est cible d’assassines redoutables, Nokdu, un jeune homme qui a grandi caché sans savoir pourquoi, décide enfin d’obtenir des réponses. Mais pour ça, il doit infiltrer un village réservé aux femmes, et doit donc lui-même se faire passer pour une femme. Sur place, il se retrouvera à cohabiter avec Dong Joo, une apprentie gisaeng, qui semble passer plus de temps à planifier un attentat contre le roi qu’à apprendre à danser, et même à en faire sa fille adoptive…

 

Tous mes dramas de 2019 (PIs, Bilans, etc): ICI

 

 

oOo

Ah !

 

Quel bonheur, les gens, après la déception « Melting me Softly » de tomber sur un drama commençant aussi bien (à mes yeux) que Tale of Nokdu. Que j’ai commencé pour trois raisons :

 

1/c’est un fusion sageuk, et tous les sageuks et fusion sageuks m’intéressent par défaut

2/ j’avais bien aimé Jang Dong Yoon dans A poem a day, et Kim So Hyun est toujours un plaisir à retrouver

3/ j’étais curieuse de voir ce que le drama allait faire de son idée de travestir un homme, pour changer.

 

Curieuse, et un peu inquiète aussi.

 

Les « gender-bender », ces dramas où un personnage se travestit, choisissent généralement de faire se travestir leur personnage féminin principal, pour des tas de raisons (ça permet d’entourer l’héroïne de plein de jolis jeunes hommes, ça lui donne une liberté qu’elle n’aurait pas forcément en tant que femme, surtout dans les séries historiques, et dans les romances, genre ciblant avant tout les femmes, ça essaie de faire passer le message que, du coup, le héros tombe amoureux de l’héroïne, à laquelle est censée s’identifier la spectatrice, pour sa personnalité, et au-delà de considérations de genre*) et l’une d’entre elles est qu’une femme adoptant des « attributs » masculins est généralement bien mieux acceptée qu’un homme faisant l’inverse. Parce que ce qui est féminin est souvent dévalué, et ce qui est masculin glorifié, une femme adoptant des intérêts et qualités masculines sera vue comme bad-ass, libérée, « pas comme les autres femmes », alors qu’un homme présentant des traits et intérêts féminins (genre s’il porte une jupe, du maquillage, aime les barbies ou que sais-je) se heurtera a bien plus de moqueries. Bien sûr, là, je résume pas mal, et il y aurait de quoi développer, mais j’essaie juste d’expliquer mes inquiétudes : j’avais peur que la comédie du drama repose sur le « ridicule » de voir un homme être « émasculé » et que le drama essaie de surcompenser à côté de ça, en nous assenant bien « si, si, c’est un homme, un VRAI ». D’ailleurs, lorsque le drama a littéralement commencé par la mise en valeur des abdos du héros, ça a renforcé mes inquiétudes (même si c’étaient de très jolies abdos).

 

Heureusement, la suite m’a beaucoup rassurée, et je suis tombée complètement sous le charme du drama. J’ai trouvé ce début super efficace à nous diluer de l’exposition, poser des questions auxquelles j’ai envie d’avoir une réponse, nous donner des bouts de backstories pour les personnages principaux, et nous y faire nous y attacher. Tout de suite, le drama a réussi à m’impliquer : le héros est sympathique, sa famille est en danger, il ne sait pas pourquoi, il veut découvrir la vérité, et moi aussi. L’héroïne, elle, lors de sa première apparition, essaie d’assassiner le roi, ce qui n’est pas exactement anodin, et j’ai aussitôt eu envie de savoir pourquoi. J’ai rapidement eu soif de réponses, et huit épisodes plus tard, je veux toujours en savoir plus sur tout et tout le monde, et ce drama mêle joliment les tons. Il y a un peu de tout, de la tragédie comme de la comédie, et la tragédie fonctionne, mais à la fois n’écrase pas, parce que la série est franchement… ben… fun.

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L’aspect romcom du drama marche du tonnerre sur moi. Les deux personnages principaux sont adorables, et le drama utilise en plus une trope que j’aime beaucoup, à savoir celle de la cohabitation forcée, qui oblige nos deux personnages à passer énormément de temps ensemble, et à s’apprivoiser au quotidien. Notez bien : ça ne leur pose finalement que peu de problèmes. Nokdu et Dong Joo se chamaillent pas mal, mais non seulement ils ont déjà clairement le béguin l’un pour l’autre (la jalousie ne trompe pas, et Dong Joo trouve déjà sa petite chambre trop grande quand Nokdu n’est pas dedans) mais en plus, ils prennent soin l’un de l’autre depuis le début, même avant de réellement s’entendre. Nokdu aide Dong Joo à manger quand elle a les mains brûlées et fait la lessive pour elle, elle lui donne un coussin pour qu’il n’ait pas mal aux fesses (brûlées elle aussi), par exemple. Nos deux personnages principaux sont aussi adorables et attachants l’un que l’autre. Dong Joo est déterminée, inventive, douée de ses mains, courageuse, a du répondant, Nokdu est déterminé, intelligent, naïf parfois, mais surtout, ils sont tous les deux de nature à prendre soin des autres (Nokdu vient en aide à une jeune veuve en fuite, Dong Joo coupe ses cheveux pour éviter à une enfant d’être vendue), ils ont tous deux bon cœur, et c’est évident dans quasiment toutes leurs interactions.

 

Je savais que Nokdu, sous son identité de femme, finirait par devenir, en surface du moins, la mère adoptive de Dong Joo (parce que c’était dans le synopsis), et je ne savais pas trop ce que ça donnerait, parce que, comme les personnages eux-mêmes, je trouvais que c’était une drôle d’idée, mais finalement, ça fonctionne très bien. Le drama en tire pas mal de comédie (Nokdu m’a fait tellement sourire quand il gémit que, ah là là, élever des enfants est un métier bien ingrat, même s’il n’y est que depuis dix minutes à peu près), et à la fois, ça a étrangement du sens pour ces personnages ?  Au tout début du drama, dans l’épisode 1, dans la cellule de prison où sont enfermés tous ceux présents lors de l’attentat contre le roi, Nokdu rassure Dong Joo quand elle cauchemarde, et lui rajoute une couverture quand elle a froid. Puis, il lui fait remarquer qu’elle ne se laisse pas assez profiter de la vie, la pousse sur une balançoire, comme l’ « autorisant » à redevenir l’enfant qu’elle était. Il y a effectivement quelque chose de maternel dans la façon dont il prend soin d’elle, et à la fois, elle se montre souvent plus adulte que lui, parce qu’elle s’est bien plus frottée à la dureté du monde, si bien qu’elle en comprend mieux les difficultés, alors que lui a un côté super naïf (par exemple, il pense qu’il sera libéré de prison s’il n’a rien fait, et clairement, c’est pas comme ça que ça marche, ce que Dong Joo ne sait que trop bien : c’est pour ça que, elle, elle cherche à s’évader), et parfois des « goûts d’enfants » (il est à fond sur la glace et les bonbons), que Dong Joo s’interdit. Chacun prend soin de l’autre, chacun apprend à l’autre, chacun est un soutien pour l’autre, pratique et/ou émotionnel, et je trouve leur dynamique adorable et attachante, donc je veux en voir plus.

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L’aspect gender-bender marche aussi vraiment bien, à mes yeux.

 

Pour commencer, Jang Dong Yoon est très bon dans le rôle. Il fait un très bel homme, une très jolie femme (et il est sexy en l’un comme en l’autre… et quand ça se « mélange », je veux lécher l’écran, un peu), mais surtout, il ne joue pas sa « couverture féminine » de façon exagérée ou ridicule.  La comédie vient des situations dans lesquelles Nokdu se retrouve, et auxquelles il ne sait pas comment réagir (genre être invité à un bain entre femmes, auquel il essaie désespérément d’échapper), mais Jang Dong Yoon n’en fait pas des tonnes, il n’essaie pas à tout prix de forcer le trait pour séparer l’identité féminine de Nokdu et son soi « véritable ». En clair, il ne fait pas du côté féminin un masque caricatural pour bien nous dire « non, non, mais c’est vraiment juste une farce, je suis bien un homme ». S’il ne sait pas toujours comment se comporter, Nokdu ne semble pas mal à l’aise de faire des « choses de femme », et, du reste, parce que, dans ce drama, les femmes font tout, il n’y a pas vraiment de « choses de femme ». Sans ignorer que les hommes et les femmes ont des statuts sociaux différents dans la société qu’il dépeint, le drama ne trace pas de ligne claire entre ce qui, dans l’absolu, est pour les femmes ou pour les hommes. Les personnages masculins font des desserts, se battent, et font aussi la lessive. Les personnages féminins font également la lessive, mais aussi coupent du bois, protègent leur ville, assassinent, inventent des choses, etc. Et tout ça est apprécié. Nokdu apprécie que Dong Joo soit habile de ses mains et puisse l’aider à construire quelque chose dont il a besoin, et Dong Joo tombe sous le charme de Nokdu lorsqu’il essaie de lui apprendre une danse de courtisane qu’il maitrise visiblement bien mieux qu’elle.**

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Et je suis aussi contente que Dong Joo soit rapidement au courant que Nokdu est un homme. Déjà parce que j’aime l’idée qu’ils partagent ce secret ensemble et doivent encore plus s’entraider, mais aussi parce que, puisque de toute façon on va finir sur un couple hétéro, ça nous évitera tout le « omg, suis-je gay ? » habituel des gender-bender qui se finit presque inévitablement sur « mais nooon, il/elle est bien hétéro, t’inquiète ! il/elle aimait l’autre parce qu’au fond, il percevait que l’autre était du sexe opposé ! haha, imagine s’il/elle avait véritablement découvert son homosexualité/bixesualité ? pff, non »… Bref. (J’aime bien les dramas gender-bender, en vrai, je pense juste qu’il y a de quoi discuter sur les ressorts qu’ils utilisent souvent, et je suis contente d’échapper à l’un d’entre eux ici).

 

Pour revenir à mes histoires de femmes qui font tout : la raison est que le drama se déroule en grande partie dans un village où il n’y a que ça, donc forcément, il n’y a pas le choix. J’aime beaucoup le décor/contexte de Tale of Nokdu, son village de veuves réfugiées.

 

Pour commencer, c’est simplement un bon décor pour un mystère, parce que c’est ce village difficile d’accès et perdu dans la montagne, caché. Bien sûr, les mystères vont au-delà du village : je suis curieuse de savoir qui exactement est Nokdu et pourquoi il a été élevé comme il a été élevé (on commence à en avoir une image assez claire mais il manque quand même des réponses, et on n’est pas à l’abris d’un twist), et puis le roi du pays a l’air de terrifier absolument sa famille, et il n’a clairement pas la conscience tranquille, donc là aussi, je veux en savoir plus.

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Mais c’est vrai que le village des veuves revêt parfois une ambiance très huis-clos qui me parle énormément. Nokdu y marche sur une corde très fine, car non seulement le village recèle les assassines qui ont tenté de le tuer, lui et sa famille, mais en plus, toutes les habitantes se transformeraient en ennemies si son identité venait à être découverte (d'ailleurs, des fois je le trouve drôlement imprudent, parce qu'il laisse parfois tomber le masque quand il est avec Dong Joo... alors qu'il y a quelqu'un un mètre plus loin =_=). Et puis il y a une shaman qui arpente les rues la nuit, une grotte secrète où se regroupe un conseil non moins secret… Ca m’a rappelé des films comme le Village, ce genre de choses, et je trouve que c’est terriblement intriguant, et le drama a une super atmosphère quand il joue sur ces mystères.

 

Par ailleurs, j’aime aussi le décor parce qu’il n’est pas commun. On est plongés dans une communauté villageoise entièrement féminine, et ce n’est pas si courant (même si on a déjà eu des cas un peu similaires, cf par exemple Tamna the Island, où j’avais déjà beaucoup apprécié le dépaysement), et comme je suis toujours friande d’amitiés et solidarité féminines à l’écran, bien sûr, je suis ravie (quand l’amie gisaeng de Dong Joo pleure toutes les larmes de son corps à l’idée que son amie soit « vendue », je vous avoue, j’avais le cœur tout ramolli). Non seulement nous avons un village entier de veuves, mais il est également « affilié » à la maison de gisaengs/courtisanes non loin, un autre établissement de femmes qui bossent pour leur propre survie. Bien sûr, dans le gibang, il y a des hommes qui passent (c’est leur fond de commerce, après tout), mais on a quand même deux organisations de femmes qui collaborent, se gèrent, et s’entretiennent l’une l’autre, et je vous avoue que ça me fait plaisir de voir autant de femmes se serrer les coudes, d’autant qu’elles sont toutes dans des positions peu enviables.

 

Oui, parce que les veuves comme les gisaeng ne sont pas exactement des membres « respectables » de la société. Les gisaeng entrent dans une vie qu’elles n’ont pas souhaitée, pour la plupart, et doivent subir les abus des hommes auxquels elles sont contraintes de se vendre, et nos veuves sont véritablement des rescapées qui étaient censées se tuer après la mort de leur mari pour protéger « l’honneur de la famille », mais ont décidé à la place de vivre leur vie. J’aime beaucoup voir la façon dont elles s’organisent, plaisantent, tiennent tête, et vivent, mais toute la situation, tout ce contexte que j’aime tant et dans lesquels s’épanouissent les femmes du village (mais moins les gisaeng, qui ne sont pas libres des hommes, et donc pas libres de leur oppression) est le résultat d’une société les maltraitant. D’ailleurs, si Nokdu cherche et retrouve l’organisation assassine essayant de le tuer, lui et sa famille, et si, bien entendu, je veux qu’il vive, les assassines de cette organisation (il y a tout un squad de guerrières et assassines :’) ) ne sont pas réellement diabolisées par le drama. Les personnages sont même rendus, pour certains, drôles ou attachants, même dans ce qu’elles peuvent avoir d’impitoyable. Leurs ordres viennent de plus haut, elles vivent leur vie comme elles peuvent, et il y a une partie de moi qui espère un peu que Nokdu finira par devenir copain avec… (franchement, qu'est-ce qu'une petite tentative d'assassinat entre potes, pff ?)

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Bref, le même contexte qui permet tant de comédie est également le fruit d’une situation tragique, et comme je le disais au début : le drama mélange comédie et tragédie, nos personnages principaux n’y étant pas étrangers non plus.

 

Nokdu comme Dong Joo ont vécu des moments sombres. Nokdu ne sait quasi rien de son identité (juste sa date de naissance), et a été plus ou moins prisonnier toute sa vie, dans le sens où même s’il a grandi avec un père aimant et un frère qu’il adore (j’aime bien ce qu’on a vu de leur relation, moi aussi), il lui a été interdit d’apprendre à lire ou de monter sur un bateau (et il vivait sur une île pas mal isolée), bref, interdit de s’exposer au monde. Sa mère est morte dans des circonstances difficiles également, et ses derniers moments ont été un traumatisme. Et maintenant des gens essaient de l’assassiner sans qu’il ait aucune idée de pourquoi. Quant à Dong Joo… c’est pas plus gai, et le flash-back où on finit par voir ce qui est advenu de sa mère est… dur. Mettons le comme ça. Elle a un sacré traumatisme sur les bras. Bref, oui, il y a de la noirceur et de la brutalité dans ce drama, et je trouve que ça fonctionne. Le tragique et le comique ne semblent pas déconnectés, ils ne se gênent pas l’un l’autre, mais s’emboitent joliment pour créer quelque chose de très efficace. Même dans la façon dont les flash-backs sont intégrés, d’ailleurs, c’est bien foutu, et j’ai souvent aimé les transitions entre un moment présent et les vestiges du passé qui soudainement s’invitent dans l’esprit de nos personnages, qu’une porte s’ouvre sur des souvenirs de Nokdu comme dans l’épisode 1, ou qu’un tour de balançoire rappelle à Dong Joo les visages souriants de sa famille comme dans l’épisode 8.

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En général, de toute façon, je trouve que le drama est joliment réalisé, quel que soit le sentiment qu’il cherche à provoquer : la peur, la curiosité, la tristesse, la joie, etc. Enfin, comme le drama m’a rapidement fait m’intéresser et m’attacher aux personnages, m’a convaincue d’y croire et de les aimer, ça fait que je prends à cœur ce qui leur arrive, et ça aussi, ça rend tout l’aspect plus tragique plus efficace. Je suis intriguée par leur passé, émue par leur bon cœur, amusée par leurs chamailleries, et touchée par leurs difficultés. Je veux que Nokdu obtienne ses réponses, je veux que Dong Joo surpasse son passé douloureux.

 

A côté de ça, le drama propose des tas de personnages que j’ai également envie de suivre. J’ai déjà parlé de toutes les femmes du gibang, mais Yool Moo, le noble visiblement épris de Dong Joo, est un personnage que j’ai envie de voir plus également, et puis je veux en savoir plus sur tous les participants à la Grande Conspiration.

 

Bref… comme je disais : je veux en savoir plus sur tout et tout le monde. Je veux en voir plus. Je veux continuer à m’amuser, et je veux continuer à m’émouvoir, et je veux continuer à tomber sous le charme des personnages, et je veux des réponses. Je ne pense pas que j’aurais pu en demander plus à ces premiers épisodes, et j’attends la suite avec impatience :) [pour lire mes impressions sur la suite, cliquez => ICI]

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* même si, en vrai, bien souvent le lead masculin se met à tomber amoureux et être attiré par ce qu’il perçoit de féminin chez l’héroïne, donc je ne sais pas si ça tient vraiment debout. => reprendre la lecture

 

** et on la comprend ! Cette scène m’a mis des étoiles dans les yeux, à moi aussi. Et elle m’a fait sourire, car je dirais que c’est la première fois que Dong Joo est vraiment physiquement attirée par Nokdu, et ça m’a rappelé la scène de danse de Love in the Moonlight/Moonlight drawn by clouds, écrit par une des deux scénariste de Tale of Nokdu, où le lead masculin découvrait aussi l’héroïne en tant que femme pour la première fois (même s’il ne s’en rendait pas compte, ne sachant pas qu’il s’agissait d’elle). J’avais adoré cette scène de danse dans Love in the Moonlight, d’ailleurs, et je pense que tous les sageuks devraient avoir plus de danse >o< => reprendre la lecture

 

Mes Premières Impressions des dramas de Septembre et Octobre 2019:

 

Tous mes dramas de 2019 (PIs, Bilans, etc): ICI