[Instants figés, déjà passés] About Time 멈추고 싶은 순간: 어바웃타임

Publié le 3 Janvier 2020

Je ne sais pas si l’amour est aveugle, mais il est aveuglant, en tous cas. Il peut éclipser bien des choses, les rendre moins importantes, voire même, parfois, les rendre attachantes.  

 

About Time est un drama bancal qui se termine n’importe comment mais qui m’a inspiré beaucoup d’amour, et j’ai envie de vous raconter pourquoi.

               

« Un instant qu’on voudrait figer : à propos du temps »

 

Diffusé en 2018

Sur tvN

En 16 épisodes d’1h

Réalisé par Kim Hyung Sik

Ecrit par Chu Hye Mi

 

Avec :

Lee Sung Kyung : Choi Michaela / Mi Ka

Lee Sang Yoon : Lee Do Ha

Kim Hae Sook : Oh So Nyeo

In Se Mi : Bae Su Bong

Han Seung Yeon : Jeon Sung Hee

Ro Woon : Choi Wi Jin

Na Young Hee : Jin Rae Hee

Tae In Ho : Park Sung Bin

Kang Ki Doong : Park Woo Jin

Etc

 

 

Dontesque ?

Depuis l’enfance, Choi Michaela -ou Choi Mi Ka comme on l’appelle plus souvent- voit le temps que les gens ont encore à vivre. Il apparait sur leur corps, sous forme d’un compte à rebours, et lorsque Michaela a fini par trouver le sien, elle a réalisé qu’il lui restait peu de temps à vivre. Elle fait tout pour réaliser ses rêves avant de mourir quand elle croise le chemin de Lee Do Ha. Pour une raison qu’elle ne comprend pas, quand elle est avec lui, son compte à rebours se fige.

 

Fiche Ecrans d'Asie: ICI

 

 

oOo

 

 

 

Introduction

 

Mon histoire d’amour (en quatre ingrédients)

… ingrédient 1 : life’s a song

… ingrédient 2 : ce fut beau

… ingrédient 4 : Do Ha et Mi Ka

 

L’aveuglement et ses limites

… personnages éphémères

…accélération de fin : personnages et concept bâclés

 

Conclusion

 

 

 

Il s’est passé quelque chose entre About Time et moi. Et plus le temps passe, plus je regarde en arrière, et plus je l’aime. Il y avait des épisodes où il me faisait rouler des yeux, et pousser de très, très longs soupirs… mais il suivait ça de moments me touchant en plein cœur, et j’en oubliais tout ce qui était venu avant. Ce sont ces moments qui m’ont avant tout marquée, et c’est à eux que je repense, donc mon appréciation grandit.

 

Je n’ai pas l’intention de vous soutenir que c’est un très bon drama, et on ne va pas se mentir : à la fin, j’ai éclaté de rire. C’était ça ou pleurer, mais j’ai préféré rire du degré énorme de « rien à battre lol ». Et le drama fait certaines choses qui, dans une autre série, m’auraient sans doute dérangée. Mais malgré tout, le drama m’a parlé. Il m’a touchée. Donc j’avais envie d’en discuter avec vous~

 

 

 

Mon histoire d’amour

(en quatre ingrédients)

 

 

En me réveillant, j’ai regardé dehors, et tout était blanc.

La neige était tombée, et je ne m’étais rendu compte de rien.

Discrètement, la neige avait recouvert le monde entier.

Tu es comme la neige, pour moi.

Sans que je m’en rende compte, tu étais déjà tombée.

Um Ji Young, La neige

(Traduction approximative)

Ep5

 

 

Contrairement à Um Ji Young, moi, je sais quand je suis tombée amoureuse. Je me suis rendu compte des étapes, des éléments qui ont fait naitre puis ont cimenté mes sentiments vis-à-vis du drama. Donc, parlons-en.

 

 

… step1 : life’s a song

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La première chose importante à noter est que les personnages principaux du drama travaillent dans le domaine de la comédie musicale. Forcément, tout de suite, on me prend par les sentiments. J’ai toujours aimé les comédies musicales. Ca a commencé par, je pense, les Disney, puis ça s’est étendu à toutes les comédies musicales cinématographiques, et j’en suis enfin arrivée aux comédies musicales sur scène, dont il est question dans le drama. Or, 2019 a été spécialement branchée « comédies musicales » pour moi, puisque je suis allée en voir pour la première fois à Londres, puis Broadway. Je suis tombée amoureuse de toute cette forme d’art, plus que jamais, et donc le drama me prenait par des sentiments particulièrement vifs cette année-là. Un premier point en sa faveur, donc, même si ça ne suffit évidemment pas et que, d’ailleurs, j’ai été un peu déçue des aperçus qu’on a de la comédie musicale montée par les personnages. Ce n’est même pas tant qu’ils sont mauvais (sans être ouf), c’est surtout qu’ils sont très brefs. Je suis toujours frustrée quand des personnages passent toute une série ou un film à monter un spectacle, un concert, une pièce, etc, et qu’on n’en voit quasiment rien. Ils devraient tous prendre exemple sur Aaja Nachle (regarder tout le film, c’est mieux, mais si vous voulez juste voir le spectacle en question, qui arrive à la fin, c’est : ici, et c’est magnifique)

 

Mais ok, passons. Le fait est que j’ai toujours eu, ai toujours et aurai probablement toujours un faible pour les dramas se déroulant dans le monde du spectacle, et surtout le monde de la musique. Et si le temps a tendance à embellir mon souvenir des dramas en général, c’est encore plus vrai avec ceux-là. Je pense que c’est précisément à cause de leurs scènes musicales. Vous n’avez pas idée combien de fois j’ai revu la version Dream High de Genie, ou la scène d’I will forget you de Heartstrings, sans compter des tas de scènes de Monstar, qui me ramènent à What’s Up et je finis par revoir des scènes de Trot Lovers… (et après je me retrouve sur Chandelier dans Selfie, If I didn’t care dans Miss Pettigrew lives for a day, et c’est la spirale totale, je passe cinq heures sur youtube…). Toutes ces scènes, pour moi, sont des moments parfaits d’émotion. Bien entendu, certaines scènes sans musique peuvent être des moments parfaits d’émotion, et la musique n’a pas non plus besoin de venir des personnages eux-mêmes, mais « If you can’t say it you sing it, if you can’t sing it, you dance it », dit-on. En clair : quand l’émotion est trop forte pour les mots, on la met en chanson, et quand elle est trop forte pour juste la chanson, alors il faut la danser.

 

Certes, ces dramas ne sont pas vraiment des comédies musicales (About Time non plus) où les personnages chantent au lieu de parler, mais néanmoins, ils mettent leurs émotions dans les chansons, qui en sont un vecteur particulièrement fort (d’où la citation). Quand les personnages, l’histoire, la musique, tout se joint et culmine ensemble, ça créé une sorte de capsule d’émotion, un petit moment qui se fixe dans ma mémoire, définit un drama, et peut également redéfinir une chanson : je ne peux plus entendre What’s going on ou Only Hope sans avoir la larme à l’œil. Le drama se nourrit de la chanson qui se nourrit du drama. Avoir une histoire derrière une chanson la rend meilleure, et la chanson rend le drama meilleur : elle rappelle le drama/la scène/la capsule d’émotion à ma mémoire chaque fois que je l’entends ou la fredonne.

 

Il y a beaucoup de similitudes entre la façon dont je revis About Time et Trot Lovers. Je revisite très, très souvent les scènes musicales de Trot Lovers. J’adore la voix d’Eun Ji dans ces scènes-là, et les sentiments qu’elle met dans ses chansons. Trot Lovers est un drama plutôt médiocre, mais je revois ces moments encore et encore, et dans ma tête, le drama devient ces moments, mon affection pour la série grandit. Il y a de ça dans la façon dont, même juste quelques mois après, j’envisage About Time. En particulier, il y a deux scènes que je revois souvent (l’une d’entre elles m’ayant fait découvrir la comédie musicale Seopyeonjae dont j’aime beaucoup la musique… notamment : cette chanson, que je connaissais et adorais déjà, mais je n’avais jamais fait le lien…)   et chaque fois que je les revois, j’aime le drama un peu plus.

 

Or ces deux scènes sont au début du drama. Et je pense qu’elles sont deux moments clés de mon histoire d’amour avec le drama. Ce sont deux scènes où le héros commence à tomber sous le charme de l’héroïne (celui de sa voix en tous cas, sinon celui de sa personne), et tandis qu’il tombait sous son charme à elle, moi, je tombais sous celui de la série.

 

Je ne posterai pas la première des deux scènes, dans l’épisode 1. Je vous laisserai la découvrir. En revanche, j’aimerais vous parler un peu de la seconde, celle de l’épisode 2.

 

La scène :

Ca a été un moment décisif pour moi. Parce que j’aime la chanson, parce que j’aime la façon dont Mi Ka la chante, la façon dont elle sourit quand elle aperçoit Do Ha, la façon dont lui ferme les yeux quand elle lui chante de le faire… Et puis il y a les paroles.

 

Elles n’ont bien entendu pas été écrites pour ces personnages dans ce drama. La chanson vient de la comédie musicale Seopyeonjae. Dans cette scène, une petite fille (l’héroïne, qui devient adulte pendant la chanson) parle de sa mère décédée, chantant que ça fait mal mais qu’en vivant, la vie continue, qu’elle sent encore la présence de sa mère dans la caresse du vent sur sa joue. Elle invite la personne à qui elle chante (son père ? honnêtement, je ne sais pas) à fermer les yeux, et à sentir le vent, lui aussi. C’est une chanson d’espoir.

« En vivant, la vie continue » est le thème principal de la chanson, et son titre.

 

 

Non, ça ne va pas. Mais ça ira. Je vais survivre à aujourd’hui, puis demain, et les saisons passeront. Si nous survivons à chaque jour, tout finira par aller.

Mi Ka à Do Ha, ep12

 

 

Ce sentiment qu’en vivant chaque jour, la vie passe, c’est l’idée que le temps guérit les blessures, ou au moins apaise la douleur. Bien sûr, ce n’est pas une vérité universelle (et je précise que c’est le cas de toutes les citations que je vais utiliser, et sentiments que je vais exprimer : le drama m’a parlé à moi, mais ce qui s’applique à moi ne s’appliquera pas à d’autres*), mais bref la chanson est « about time/à propos du temps », tout comme le drama. Et je ne vais pas vous analyser chaque seconde de la vidéo en rapport avec les paroles (en vrai, je l’avais fait mais l’article est déjà long alors j’ai coupé)(oui, cet article une version courte :D) mais même si l’expression de Mi Ka se fait parfois plus optimiste, surtout lorsqu’elle voit Do Ha, elle interprète le morceau de façon bien plus triste que la version originale, comme ne manque pas de le lui faire remarquer le metteur en scène de la comédie musicale pour laquelle elle auditionne. Parce qu’elle est bien jolie, l’idée que le temps va guérir les blessures, mais bien qu’elle en grapille un peu chaque fois que Do Ha est dans les parages, c’est un temps que Mi Ka n’a pas. Cette audition, c’est sa dernière chance de réaliser son rêve : chanter sur scène.

 

Le drama n’est pas juste à propos de sa romance, après tout. Il parle de la vie, de la mort, de quitter les gens qu’on aime ou de les laisser partir avant nous, et, aussi, du temps qu’on a, notamment pour faire ce qu’on aimerait faire. Ici, pour l’héroïne, c’est d’être dans une comédie musicale, et j’aime particulièrement que ce soit le rêve choisi par le drama. Pas juste parce que le domaine me plait en général, mais parce que « life’s a show […] a song you don’t get to rehearse » (« la vie est un spectacle […] une chanson qu’on ne peut répéter à l’avance ») après tout, et qui ne veut pas partir sur un beau numéro, une ultime chanson que les gens fredonneront après notre départ ?

 

 

J’espère vraiment que la mort est comme une grande comédie musicale à la Broadway. Que tout le monde se met sur son 31, chante sous les lumières, puis quitte la scène, resplendissant.

Scrubs, saison 2, épisode 13

 

 

Dans l’épisode 13 de la saison 2 de Scrubs, une patiente tire sa révérence sur Waiting for my real life to begin. Le film Memories of Matsuko s’ouvre sur le constat que Matsuko est morte, et quand on la voit réellement mourir à la fin, c’est avec une chanson qu’elle monte au ciel (si vous voulez voir juste la partie qui chante, c’est : ici. Ca ne spoile pas trop quand on n’a pas le contexte, mais ça reste la fin du film par contre^^). Et s’il n’y a pas de chanson dans Flowers for my life (que vous devriez tous regarder), les adieux du héros forment une danse (or rappelez-vous : ce qui ne peut être exprimé ni en mots parlés ni en chanson s’exprime en danse).

 

Le concept de comédie musicale et de la mort comme une dernière révérence, ça se marie particulièrement dans ma tête, et c’était une raison de plus d’apprécier que la série se déroule dans ce monde-là, même si je pense qu’il aurait pu l’utiliser plus et mieux.

 

 

… ce fut beau

 

 

Je m’en retournerai au ciel.

Et à la fin de ma sortie en ce monde magnifique,

Je m’en irai en disant « Ce fut beau ».

Extrait de Retour au ciel,

de Cheon Sang Byeong

Traduction approximative

Ep10

 

 

Le drama baigne dans la mélancolie.

 

Parfois, ça me rendait triste, mais la plupart du temps, c’était juste apaisant… tranquille.

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Et vous savez comme j’aime la tranquillité. D’autant que le drama avait une touche poétique à mes yeux… Mais je me laisse peut-être influencer par le fait qu’il citait littéralement des poèmes. Que j’ai tous notés. Et quand, pour écrire cet article, j’ai relu les poèmes et toutes les répliques que j’ai pris en note pendant le drama, j’ai remarqué que 90% d’entre eux avaient pour thème commun le regard en arrière, ou au moins celui que les choses vont plus vite qu’on ne le pense, et qu’on se retrouve rapidement avec nos meilleurs moments derrière nous (ou, autrement dit : si on ne carpe pas ses diems maintenant, ils ne reviennent pas)  

 

 

Le temps est passé si vite. J’ai ouvert les yeux, et subitement, j’avais tellement vieilli. Les moments d’émerveillement, de rire, de discussion… lorsqu’on réalise que les jours heureux s’enfuient, chaque moment devient précieux et important.

Oh So Nyeo, ep5

 

 

A 20 ans, j’avais peur d’en avoir 30.

Je pensais qu’à 30 ans, je mourrais.

J’ai eu 30 ans,

Et à ma surprise, j’étais toujours vivant.

A 40 ans, j’ai réalisé

Que ces moments-là étaient beaux.

 

A 30 ans, j’avais peur d’en avoir 40.

Je pensais qu’à 40 ans, ce serait la fin du monde.

J’ai eu 40 ans,

Et malheureusement, j’étais toujours le même.

A 50 ans, j’ai réalisé,

Que ces moments-là étaient beaux.

 

A 60 ans, je repenserai à mes 50 ans, et me dirai la même chose.

A 70 ans, je repenserai à mes 60 ans, et me dirai la même chose.

 

A l’approche de la mort,

Chaque instant passé est le meilleur de notre vie.

Tous les âges sont une fleur.

On n’en voit simplement pas la beauté sur le moment.

On n’en voit pas la beauté sur le moment,

Park Woo Hyun

Traduction approximative

Ep8

 

 

 

Même le poème sur la neige que j’ai utilisé tout à l’heure touche un peu à ça : le poète lève la tête, et la neige est déjà tombée. Il constate un évènement qui est déjà arrivé. Mais le reste est plus proche de ce que j’essaie d’expliquer.

 

L’héroïne ne se bat pas contre une maladie particulière, mais elle compte néanmoins les jours qui lui restent. Elle est atteinte de la même maladie incurable que tout le monde : le truc avec la vie, c’est que personne ne s’en sort vivant (j’arrête avec Beetlejuice, promis). Et il se trouve que, pour elle, il reste moins de temps que pour d’autres, donc elle commence à regarder en arrière. Elle profite de son présent aussi, et elle fait des plans pour l’avenir qui lui reste, c’est pour ça qu’elle passe des auditions… mais… regardez, en décembre, le nombre de bilans de l’année qui sortent. On fait la récap de ce qu’on a écouté sur Spotify, on pense à ce qu’on a accompli ou pas, on repense à ce qu’on a vu ou lu… Bon, tout le monde ne fait pas ça, mais beaucoup de gens, et c’est humain de faire le point en sentant arriver la fin d’une période de temps donnée. Eh bien l’héroïne (et pas seulement elle) en sentant approcher la fin de sa vie, tout en continuant à vivre, elle fait le bilan.

 

Et c’est ça qui créé la mélancolie, je pense. Cette impression que, sans être un flash-back, tout le drama est vu « avec le recul ». C’est comme si chaque moment à l’écran était déjà passé à peine arrivé, et donc plus précieux.

 

Notons quand même aussi que beaucoup des lignes et poèmes que j’ai pris en notes sont prononcés par Oh So Nyeo, aka mon personnage favori du drama, et que ça a beaucoup joué.

 

Pour vous la situer rapidement, Oh So Nyeo (« So Nyeo » signifiant « jeune femme », et ce n’est pas un hasard, je pense), qui tient à profiter à fond du temps qui lui reste, est une femme d’âge mûr qui vit à l’hôpital et dont s’occupe Mi Ka en tant que volontaire. Elles se sont liées d’amitié toutes les deux, et parce que la mère de Mi Ka n’est pas exactement une adulte responsable ayant fait l’expérience du monde, Oh So Nyeo, dans un rôle presque maternel, partage avec Mi Ka tout ce qu’elle a appris le long de sa vie, lui servant de soutien et de guide.

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Je ne sais pas si, prononcés par quelqu’un d’autre, les mots qui m’ont touchée auraient eu le même impact sur moi, honnêtement. Tout me foutait les larmes aux yeux dans la bouche d’Oh So Nyeo. C’était comme une arme secrète du drama… chaque fois qu’elle était à l’écran, j’avais les yeux qui s’embuaient direct. Kim Hae Sook (l’actrice) est un trésor et il faut la protéger à tout prix. Vous l’avez deviné : Oh So Nyeo est l’ingrédient 3. Elle a beaucoup fait pour mon appréciation du drama.

 

Vers le début du drama, elle parle à Mi Ka de sincérité, lui expliquant que si elle expose son cœur, les gens réagiront, y répondront. Je pense que ça résume assez bien pourquoi le personnage a eu un tel effet pour moi. Il y avait quelque chose de si sincère, réconfortant, chaleureux et doux à la prestation de Kim Hae Sook que mon petit cœur n’en pouvait plus. Il y a une scène où elle s’arrête pour prendre dans ses bras une inconnue venant d’apprendre qu’elle a le cancer, et j’ai failli m’étrangler dans mes larmes. Oui, c’était mon personnage favori du drama, et plus que la romance centrale, c’est son histoire d’amour avec l’héroïne qui m’a le plus touchée (oui parce que c’est comme ça qu’elle en parle, racontant même à Mi Ka le moment où elle est « tombée amoureuse d’elle »). Et il y a deux choses que j’aime tout particulièrement à propos de cette relation. La première, c’est ce qu’elle est, et la façon dont elle s’exprime. La seconde, c’est le simple fait qu’elle existe. Qu’elle soit significative. En clair : que le bilan de vie de Mi Ka ne se résume pas à sa romance avec Do Ha.

 

Ne vous méprenez pas, néanmoins : j’ai aimé la romance ! C’est mon quatrième ingrédient, d’ailleurs.  

 

 

… ingrédient 4 : Do Ha et Mi Ka

 

Vous me connaissez (peut-être ?) : je suis une shippeuse jusqu’au bout des ongles. Et en l’occurrence, j’aimais les personnages, séparément et ensemble, ce qui, forcément, aide pas mal.

 

Aussi, j’aimais leurs habits.

 

Pardon, ça n’a strictement aucun rapport, mais je ne savais pas du tout où caser ça dans cet article, et j’ai vraiment aimé les habits des personnages. Su Bong (le second rôle féminin) en particulier, avait une garde-robe de toute beauté. J’ai aimé celle des autres aussi : je trouvais que les vêtements faisaient confortables. C’est pas qu’ils étaient particulièrement tape-à-l’œil, c’est plus qu’ils étaient parfaits pour l’ambiance du drama, et autant dans certaines séries je ne relève pas spécialement quand les habits ne sont pas plus particuliers, autant ici, j’ai relevé, et ils m’ont plu. Et oui, pour le coup, Su Bong avait une garde-robe très classe, et j’avais des cœurs dans les yeux (elle a des phases « films » aussi, au début ! elle porte même un ensemble Blanche-Neige à un moment donné :D). Bon, le personnage n’était pas hypra attachant, okay, mais…

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Vous savez qui étaient attachants, en revanche ? Nos deux personnages principaux !

 

*retour subtil au sujet principal*

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Il y a des personnages, à Dramaland, que j’aime parce qu’ils sont troubles et passionnants, parce qu’ils ont des défauts que je veux explorer, parce qu’ils ont la classe d’une façon ou d’une autre… et puis il y a des personnages que je trouve attachants simplement parce qu’ils ont l’air d’être des gens bien, et que c’est attirant en soi. Ca a été le cas de nos deux personnages principaux d’About Time. Si j’ai une réserve sur la façon dont Do Ha traite parfois son secrétaire (qui, cela dit, reste égal à lui-même -à savoir loyal et très franc/impertinent- jusqu’au bout), il me plaisait. Quand il fait une erreur, il s’en rend compte et s’excuse (genre dans l’épisode 3, il fait une « déclaration » qui est limite, il se rend compte tout seul que « waouh, je crains », et il s’excuse sincèrement), il écoute ce que dit Mi Ka, respecte ses limites (même quand elle lui donne permission de l’embrasser, par exemple, il ne le fait pas, parce qu’il comprend que ce n’est pas une permission enthousiaste, donc, nope), et il est toujours clair quant à ses sentiments.

 

Et j’ai aimé Mi Ka, aussi. Il y a tout un passage où elle court après Do Ha de façon très insistante ce qui est évidemment frustrant pour lui, mais à la décharge de Mi Ka, il est la seule personne au monde à pouvoir retarder sa mort, donc bon, c’est un peu plus compréhensible que de juste vouloir absolument choper le 06 de quelqu’un par ego mal placé. Et, une fois l’excitation d’avoir trouvé un « remède à sa mort » passée, elle se remet elle-même  en question, se rendant compte qu’elle a essayé d’utiliser Do Ha et que ce n’est pas correct. Par ailleurs, j’aime qu’elle soit elle aussi directe, et qu’elle ne manque jamais de se défendre quand ça s’impose. Leur relation est déséquilibrée parce qu’elle a besoin de lui pour vivre plus longtemps, mais à aucun moment ça n’instaure de hiérarchie entre eux, et s’il faut qu’elle se mette en colère, elle se met en colère. Ce n’est pas juste avec lui, d’ailleurs, et un de mes moments favoris est celui de l’épisode 14 où Su Bong accuse Mi Ka d’avoir foutu en l’air sa relation avec Do Ha, et Mi Ka lui répond clairement, et justement, « Ce n’est pas moi le problème, c’est toi », sans se laisser impressionner du tout. J’ai adoré sa relation avec Oh So Nyeo, bien entendu, mais aussi avec sa meilleure amie, qui est comme une sœur pour elle, et dont elle est même plus proche que de son petit-frère (interprété par Ro Woon, qui est très très joli dans ce drama aussi, même si pas tout à fait autant que dans les premiers épisodes d’Extraordinary You, parce que c’est dur de rivaliser avec cette version d’Haru).

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Bref, en général, j’aimais bien les deux personnages principaux, de même que j’ai apprécié leur relation.

 

Il y a un élément de destinée (parce que bien sûr…), on commence de façon classique avec une rencontre-accident laissant place à une animosité qui ne manquera pas d’évoluer en quelque chose de plus positif, et rien de bien original dans tout ça, mais pourtant, le drama m’a parfois surprise. Par exemple, les deux personnages principaux se réconcilient et entament leur relation de couple assez rapidement, et ils s’écoutent et se font confiance bien plus volontiers que je m’y attendais. A vrai dire, il y a d’autres personnages qui m’ont surprise ! Par exemple, la mère de l’héroïne, ou encore le metteur en scène de la comédie musicale dont j’étais certaine qu’il serait utilisé comme rival amoureux, alors que pas du tout, finalement.  D’autres développements étaient malheureusement plus attendus. Enfin, le fait qu’on les attendait ne me dérange pas en soi, ce sont les éléments eux-mêmes qui m’ont fait soupirer : on a bien droit à de la Noble Idiotie dans le dernier tiers du drama (encore que j’avancerais que, dans la situation des personnages, elle avait presque du sens… mais ça restait frustrant), et le drama ne peut s’empêcher de faire de son second rôle féminin une rivale amoureuse reloue, typique de modèles désormais dépassés. On a l’impression que le drama ne sait pas très bien quoi faire de certains personnages en fait.

 

Mais est-ce une fausse impression ?

 

Okay, sans doute pas. Mais…

 

 

 

L’aveuglement et ses limites

 

… personnages éphémères

 

 

Les choses précieuses, celles qu’on chérit, celles qu’on aime, nous filent entre les doigts plus vite qu’on ne le pense.

Oh So Nyeo, ep3

 

 

Je l’ai déjà dit, il y a à peu près quinze siècles de ça : l’amour est aveuglant, voire déformant. Et il y a certaines choses qui, dans un autre drama, m’auraient certainement bien plus dérangée, mais qui ici sont passées. Mieux : certaines de ces choses qui, ailleurs, auraient été un problème, se sont ici transformés en atout, en partie à cause de mon amour pour le drama, et en partie à cause de ses thèmes. Et ce à quoi je fais référence est le traitement de deux personnages majeurs (majeurs en termes d’effet sur les personnages principaux et en termes de participation aux thèmes de l’histoire) qui entrent dans le drama… et en ressortent. Leur arrivée, surtout dans un des deux cas, n’est pas vraiment amenée, mais ils arrivent, sont là un petit temps, jouent leur rôle dans l’histoire des personnages principaux, et puis zop, ils disparaissent. Dans un autre drama, la façon dont c’est fait m’aurait frustrée, parce que ça donne le sentiment que ces personnages ne sont traités que comme des outils sans propre existence. Bien sûr, dans l’absolu, ce sont des outils au service d’une histoire qui ne peut pas développer tout le monde entièrement, parce qu’il y a un nombre fini d’épisodes et parce que, aussi, une histoire a généralement besoin d’un minimum de focus. Mais l’idée serait, tout en s’en servant comme outil, de ne pas laisser voir les coups de marteaux pour les accrocher au mur (qui, dans cette métaphore naze, est le drama), puis les gros trous dans le béton quand on les en arrache sans précautions. Mais parce que le drama a les thèmes qu’il a, et parce que je l’envisageais avec affection, ça fonctionnait…

 

Et je m’en vais vous expliquer pourquoi ça fonctionnait, bien entendu.

 

L’un des deux personnages était le frère ainé de Do Ha, Do San (interprété par Jung Moon Sung ), et l’autre était son ex, Joon-A (interprétée par Kim Gyu Ri).

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Do San est le personnage dont le drama ne parle pas, et puis subitement, revenu de voyage, zop le voilà. Et apparemment il a été « un frère, une mère et un père » pour Do Ha quand même (la scène où Do Ha lui dit ça m’a fait un gros coup au cœur, d’autant que Jung Moon Sung est un nouveau favori pour moi) donc c’est quelqu’un d’important, mais ça ne s’était clairement pas senti avant, et 4 ou 5 épisodes plus tard, il plie bagages à nouveau. L’ex, pour le coup, on en parle un peu plus, vu que sa rupture avec Do Ha lui a laissé des séquelles, mais en gros, elle revient, on nous explique pourquoi elle était partie, et, pareil, elle repart. A la limite, ça aurait pu être fait avec une bonne lettre. Sauf que non.

 

 

Lorsque mes journées sont bien remplies, je ne le ressens pas trop, mais lorsque je rentre chez moi, je me sens plus vide que jamais. « Il est passé par là », « il est passé par là aussi »… Il a laissé des traces de lui partout, à mon insu. C’est dur de partir, mais aussi de devoir laisser partir.

Oh So Nyeo, ep11

 

 

Un des grands thèmes du drama est celui des « au revoir », des gens qui nous quittent. Parfois brusquement, et alors qu’on ne s’y attendait pas. Si on ne fait pas attention, ils peuvent entrer et sortir de nos vies sans qu’on s’en rende compte. C’est pour ça que le fait que des personnages apparaissent et disparaissent subitement ne me dérangeait pas trop, parce que pour moi la construction du drama reflétait son propos qu’on perd les gens de vue, que parfois ils se rappellent à notre souvenir, mais peuvent aussi sortir de notre vie très vite, pendant qu’on avait le dos tourné. L’ex, par exemple, peut sembler très anecdotique, parce qu’en gros, elle revient, et ne fait pas grand-chose, à part avoir une conversation avec Do Ha dont il aurait sans doute eu besoin il y a eu des années. Mais c’était important que Do Ha affronte les traces du passé.

 

On ne perd pas les gens que parce qu’ils meurent. Des fois, ils s’en vont, tout simplement. Suite à une rupture ou une dispute qui brise une relation, par exemple. Et on se retrouve à devoir faire le deuil de quelqu’un, d’une personne encore vivante qui a laissé des traces dans notre vie. Dans le cas de l’ex de Do Ha, ces traces, c’étaient le « pourquoi » en suspense, le sentiment d’inachevé, et puis l’anxiété et la peur de l’abandon. Dans la réalité du drama, bien entendu, l’ex est un personnage tangible, mais dans sa construction, pour moi, elle était comme un souvenir, un bout de passé sur lequel Do Ha devait lâcher prise, et c’est exactement ce que le drama le pousse à faire en la faisant revenir, comme un fantôme qui se matérialise avant d’être exorcisé. En clair, ce que j’ai du mal à expliquer, parce que ça relève du domaine du ressenti, c’est justement que, pour moi, les choix du drama avaient du sens d’un point de vue émotionnel, parce qu’ils reflétaient la façon dont les personnages ressentaient les choses.

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Mais honnêtement, je ne pense pas que c’était intentionnel de la part d’About Time, dont l’écriture n’est pas le point le plus solide. J’aurais plutôt tendance à penser que le drama avait besoin qu’il se passe quelque chose pendant quelques épisodes, donc introduisait un nouveau personnage, puis s’en débarrassait une fois la péripétie passée. C’est juste qu’en l’occurrence, ces défauts d’écriture s’accordaient étonnamment à ma perception du drama et ses thèmes et jouaient donc en leur faveur.

 

Contrairement à d’autres défauts qui, eux, n’ont pas joué en la faveur du drama.

 

 

… accélération de fin

 

Un gros souci que j’ai eu avec About Time, ironiquement, est sa gestion du temps, et plus particulièrement, la façon dont il semble se réveiller dans ses derniers épisodes et réaliser que, zut, il va falloir qu’il conclue d’une façon où d’une autre, et bâcle l’affaire. Et ce n’est même pas que j’étais mécontente du quoi, c’était vraiment une histoire de comment.

 

L’accélération sur la fin fait du tort au drama. De deux façons.

 

 

1/ Certains personnages sont bâclés.

 

Etrangement, j’ai trouvé que le drama avait bien mieux géré ses personnages éphémères que ceux présents tout le long de la série et qu’il aurait pourtant eu le temps de développer comme il faut. Pour certains, ça passait : par exemple, j’ai trouvé que la famille de Do Ha était sous-exploitée, mais c’était excusable parce que Do Ha n’a que peu de contacts avec eux (il ne s’entend pas avec) et qu’il est notre point de vue principal sur ces personnages. S’il les voit peu, nous aussi. J’ai été bien plus déçue de la gestion du drama de la famille de Mi Ka. Sa mère et son frère n’apprennent qu’elle a peu de temps à vivre que très, très tard dans le drama, et la série n’explore quasiment pas leur réaction. A vrai dire, dans le cas de son frère, il ne l’explore même carrément pas. On voit sa meilleure amie y faire face, Oh So Nyeo y faire face, Do Ha y faire face, mais sa mère à peine, et son petit-frère pas du tout, alors même que le drama a le temps de lui développer sa propre petite romance sur le côté. J’ai trouvé ça dommage, dans un drama parlant tant de relations humaines, qu’on ne voit jamais le poids d’une telle nouvelle sur deux des relations les plus importantes de la vie de Mi Ka (qui, elle, aime et voit souvent sa famille).

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Un autre personnage gâché par le drama est celui de Su Bong, notre second rôle féminin, riche héritière qui était censée épouser Do Ha, et l’a toujours éconduit jusqu’à ce que Mi Ka arrive et que Su Bong, voyant Do Ha lui échapper, commence à s’accrocher à lui, sombrant de plus en plus dans le pathétique. On ne manque d’ailleurs pas de lui faire remarquer la laideur de son obsession, et le mal que ça lui fait :

 

 

L’amour est doux, chaud, parfois douloureux, et peut aussi devenir vraiment toxique. Tu es si belle à mes yeux. Et un amour toxique rend pathétique cette femme magnifique qui a tout pour elle.  […] Examine bien cet amour qu’on ne te rend pas, et la façon dont il détruit une femme qui était si belle et si fière.

Joon- A, ep10

 

 

Comme avant ça, en plus, Su Bong avait déjà évoqué toutes ces « rivales amoureuses pathétiques » qu’on trouve à la télé, et auxquelles elle ne voulait pas ressembler, j’avais bon espoir qu’elle évolue, qu’elle finisse par lâcher prise. Après tout : c’est un des grands thèmes du drama. Tout le monde faisait son deuil de gens partis ou relations perdues, et pour Su Bong ce serait sa relation avec Do Ha qui s’effritait un peu plus chaque fois qu’elle persistait à s’y accrocher. Et encore une fois : je n’ai pas détesté la fin du chemin pour elle, c’est juste qu’en gros, après une descente réussie dans le pathétique, elle fait du surplace pendant un long moment, et subitement, parce que la conclusion approche, le drama la téléporte plus ou moins sur sa ligne d’arrivée, et ce n’est pas très satisfaisant.

 

Et tout ça me rend d’autant plus amère qu’il y avait le temps de faire mieux les choses ! Mais pour ça il aurait fallu que le drama ne le perde pas en surplace et malheureusement… ce n’est pas ce qu’il a fait.

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2/ L’aspect fantastique est également bâclé

 

Tout comme il panique vis-à-vis de ses personnages, dans son dernier épisode le drama panique vis-à-vis de son concept.

 

Bon et je vous disais que j’avais un problème avec le comment et pas le quoi, mais ce n’est pas tout à fait vrai, et, oui, j’ai un petit regret sur au moins une chose : [spoiler] je pense que ne pas tuer Mi Ka était lâche, honnêtement. Entendons-nous bien : j’étais contente qu’elle ne meure pas, je n’avais pas envie qu’elle meure, mais ça semblait aller complètement contre tout ce qu’on avait vu jusque-là. On a passé un drama entier à se préparer à sa mort, à se réconcilier avec l’idée que les gens, parfois, s’en vont, si bien que je me suis sentie un chouïa arnaquée, quand même. Et surtout, c’est fait d’un coup de baguette, comme ça, pouf. [/spoiler] 

 

Comme je vous le disais au début de l’article, en voyant la conclusion, j’ai éclaté de rire, tellement les scénaristes n’en avaient visiblement plus rien à faire. Et en même temps… à quoi d’autre aurais-je pu m’attendre ?

 

Le drama avait eu du mal à gérer son concept tout le long.

 

Ne pas expliquer pourquoi Mi Ka a le pouvoir de voir le « compte à rebours » des gens, ce n’est pas un souci. On n’a pas besoin de savoir ça. Pourquoi et comment la présence de Do Ha met-elle le compte à rebours de Mi Ka en pause ? Pareil : on n’a pas vraiment besoin de savoir. Mais quand le drama commence à tordre son concept comme il veut, changeant la situation selon ses besoins dramatiques sans la moindre justification, ça devient différent. Et c’est ce qu’il fait, jusqu’à son final qui a dû laisser un goût amer dans la bouche de bien des gens.

 

Ca n’a pas détruit le drama pour moi parce que j’étais embarquée par les thèmes et le ton, pas tellement l’aspect technique, mais c’est le genre de choses qui me font dire que l’auteur n’est quand même pas très bon, et que les défauts qui ont fonctionné pour moi étaient bien ça : des défauts, des erreurs, pas des choix.

 

 

… conclusion

 

J’ai beaucoup aimé About Time, même si je suis consciente qu’il fait beaucoup d’erreurs, a des longueurs, finit sur une note décevante, et qu’on m’en a surtout dit du mal si bien que je ne peux pas parier qu’il plairait. Sachant qu’il y a plus de chance qu’il vous frustre que le contraire, je ne peux pas vraiment vous le recommander, donc… mais j’espère au moins que j’ai pu vous communiquer pourquoi, moi, il m’a plu.

 

Et sur ce, je vais retourner regarder quelques scènes musicales~

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* La raison pour laquelle je précise ça, est que quand certaines choses sont présentées comme des vérités universelles, surtout quand en plus il y a une idéalisation derrière, je sais que les gens qui n’ont pas eu la même expérience peuvent se sentir occultés, « invalidés » (pas certaine que ce soit le bon mot en français…). Pareillement, plus tard, avec les citations/poèmes sur l’importance d’apprécier le présent, ou sur le fait de regarder en arrière et voir le bonheur qu’on n’avait pas vu : je suis très consciente que certaines personnes ont très peu de bonheur à savourer dans le présent ou auquel repenser avec le recul, ou bien n’en ont pas la capacité (parce que dépression, par exemple). Donc non, aucune vérité universelle dans cet article, et aucune injonction de ma part à vous forcer à ressentir les choses comme moi. => reprendre la lecture

 

 

Et sur ce, d'autres dramas avec de la musique dedans: