[Meurtres et quiproquos] Psychopath Diary 싸이코패스 다이어리

Publié le 29 Février 2020

Sans être parfait, Psychopath Diary est un drama à la fois drôle et parfois sombre dans lequel j’ai aimé voir le personnage principal apprendre à s’occuper de lui-même en même temps que des autres.

 

 

Diffusé en 2019-2020

Sur tvN

16 épisodes d’1h15 (à peu près)

Réalisé par Lee Jong Jae

Ecrit par Ryoo Yong Jae, Kim Hwan Chae et Choi Sung Joon

 

 

Avec :

Yoon Si Yoon : Yook Dong Sik

Jung In Sun : Shim Bo Kyung

Park Sung Hoon : Seo In Woo

Kim Kyeol : Jo Young Gu

Et des tas d’autres gens…

 

 

Dontesque ?

Yook Dong Sik est un employé ordinaire, gentil avec tout le monde, mais qui a tendance à se laisser exploiter, en particulier par ses collègues. Témoin d’un meurtre, il ramasse le journal du tueur mais est aussitôt percuté par la voiture de patrouille de la policière Shim Bo Kyung et son équipier. Rendu amnésique par le choc, il pense que le journal lui appartient, et le voilà persuadé d’être un redoutable serial-killer...

 

 

Tous mes dramas de 2019 (PIs, Bilans, etc): ICI

Tous mes dramas de 2020 (PIs, Bilans, etc): ICI

Fiche Ecrans d'Asie: ICI

 

 

oOo

 

 

Introduction

 

un monde injuste et difficile

un choix à faire

In Woo : le choix de la violence

...Dong Sik : le choix de la bienveillance

 

Conclusion

 

 

 

J’avais envie de reparler de ce drama. Pour vous la faire courte : il m’a plu. Si vous avez lu mes Premières Impressions, vous savez que j’y ai beaucoup accroché au début, en particulier à partir des épisodes 2-3, parce que j’aimais son mélange de comédie à base de quiproquos funs, et d’interrogation sur ce dont les gens sont capables, et sur la limite entre générosité et abnégation excessive. Après ça, j’ai continué d’apprécier le drama. Il y a un petit moment au milieu où je l’ai trouvé moins prenant, parce qu’on perdait trop l’aspect comédie à mon goût, sans pour autant virer assez noir, et j’ai trouvé qu’il y avait des soucis de rythme, mais le drama m’a réembarquée par la suite, en particulier dans sa dernière ligne droite qui enchaine les retournements et m’a laissée sur une conclusion qui m’a plu. C’est vrai que, parfois, j’avais envie que le drama parte dans le réellement sombre et fasse que son héros devienne un vrai serial-killer, sous la tutelle de l’autre serial-killer dont il a récupéré le journal (tout en vivant ensemble et ayant des disputes de couples, becoz yes), mais on ne peut pas tout avoir dans la vie, et j’ai apprécié ce que faisait le drama. D’un point de vue divertissement, j’ai trouvé Psychopath Diary agréable, je me suis rarement ennuyée, et bien plus souvent amusée à suivre les mésaventures de son héros. Et à côté de ça, j’ai aimé le cœur de la série, qui cause de qui nous sommes, des autres, de comment nous les percevons, de comment ils nous perçoivent, des biais et malentendus (d’où l’humour à base de quiproquos), mais qui, surtout, pour moi, est à propos du mérite et des bienfaits de la gentillesse (envers les autres et soi-même) dans un monde pas évident.

 

Causons !

 

Au passage, par transparence : c’est un de ces dramas où mes Premières Impressions se sont pas mal confirmées, j’avais plutôt bien cerné quelle expérience j’aurais avec cette série. J’avais envie de dire de nouvelles choses, donc j’écris quand même, mais il y a des choses qui vont se répéter, et plutôt que de « faire semblant », je préfère vous prévenir. J’ai condensé la redite, et reformulé les passages que je voulais réinsérer dans cet article, mais si vous avez un sentiment de déjà-vu sur quelques passages, non, ça ne vient pas de vous. Sur ce, pour de vrai : causons !

 

 

…un monde injuste et difficile

 

Psychopath Diary ne présente rien qu’on n’ait déjà vu ailleurs, question portrait du monde dans lequel il se déroule, et la plupart des soucis qu’il relève seront familiers, je pense, à tous ceux ayant déjà vu plusieurs dramas coréens, surtout se déroulant en entreprise. Le plus surprenant dans ce drama, en fait, c’est que la police n’est pas trop corrompue, et sinon on retrouve les thèmes habituels de lutte des classes, de harcèlement, et d’entreprises qui maltraitent et exploitent leurs employés, leur foutant une pression pas possible.

 

Le drama, comme plein d’autres, dépeint une culture de l’exploitation où le rang social passe avant l’humain (c’est fou ce que tous les gens qui ignoraient complètement Dong Sik veulent subitement lui parler quand il est promu !), et où les plus forts/haut sont des prédateurs dangereux pour les plus faibles/bas, ce qui est directement illustré par In Woo, notre serial-killer en haut de l’échelle sociale, prédateur auto-proclamé choisissant toujours des victimes en situations précaires. Le combat final de Dong Sik contre lui devient donc la rébellion de l’opprimé contre l’oppresseur, contre cette prédation qui commence très tôt et a cours partout : si le drama se concentre en majeure partie sur la situation de Dong Sik, les choses ne sont visiblement pas meilleures ailleurs.

 

Parfois, on a des exemples clairs et nets devant les yeux, comme dans l’épisode 5 où on nous montre comment un travailleur étranger, à l’instar de Dong Sik pré-amnésie, est maltraité par son patron, à la fois moralement et physiquement. Parfois, c’est juste une mention comme lorsque la grande sœur de Dong Sik lit dans le journal qu’un employé a mis fin à ses jours, poussé à bout par son environnement professionnel. Dong Sik était lui-même à deux doigts de commette l’irréparable, craquant sous la pression et se détestant de ne pas avoir la force d’affronter le monde. D’ailleurs, si l’amnésie peut paraitre un peu ridicule, parce que c’est vrai qu’elle prête souvent à sourire dans les kdramas, dans celui-là, finalement, je la trouve moins absurde que dans d’autres. Ses retombées sont absurdes, mais quand Dong Sik est percuté par la voiture des policiers, il vient de vivre un double traumatisme : il sort d’une tentative de suicide, et vient d’être témoin d’un meurtre. Comme en plus il ne s’aime pas beaucoup, et avait déjà envie de s’oublier, je trouve l’idée que son cerveau ait voulu le protéger pas si difficile à avaler.

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Mais pour revenir à mes histoires d’exploitation : si suite à son amnésie, Dong Sik est trop intimidant pour que ses supérieurs s’en prennent à lui, le drama prend soin de nous montrer que ça ne résout pas le souci, parce que ce souci n’est pas propre à Dong Sik, mais un problème de fond. Donc, dans l’épisode 9, puisque Dong Sik ne peut plus servir de souffre-douleur, c’est un autre collègue qui est relégué à sa place. J’ai trouvé ça bien comme rappel et j’ai aussi apprécié qu’on nous montre que si Dong Sik faisait une victime idéale parce qu’il n’arrivait pas à se défendre, ce n’est pas lui qui était en cause, et le problème doit se résoudre en s’attaquant aux bourreaux, et au système, pas juste en endurcissant les victimes.

 

Bon mais en clair : le monde craint. Et à partir de là, le drama va opposer différentes façons de répondre à ce monde qui craint. Il y a la fuite (la tentative de suicide de Dong Sik1), il y a la participation (les collègues qui participent au harcèlement), il y a l’écrasement en essayant juste de survivre (Dong Sik pré-amnésie), l’exploitation (les gens en haut de l’échelle), et puis il y a… les autres options.

 

 

…un choix à faire

 

Bo Kyung, notre personnage féminin principal, est peut-être (tout en restant essentielle et très présente) un peu moins mise en avant que ses deux compères masculins qui sont véritablement au cœur de la série, mais c’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle et Dong Sik forment un duo adorable, qui m’a beaucoup fait sourire, et que j’étais toujours ravie de retrouver ensemble. Elle a ses moments de génie et ses moments… moins géniaux, et son intuition est à exactitude très variable (ce qui est le cas de tout le monde, certes, mais je n’arrive toujours pas à croire qu’elle ne se soit pas méfiée d’In Woo bien plus vite), mais de façon générale, c’est un personnage que j’ai aimé, et j’étais contente que le drama lui écrive son propre arc narratif, où elle apprend à mieux s’écouter, et détermine ce qu’elle a vraiment envie de faire et devenir. Et je suis aussi contente que le drama ne la dépouille pas de son histoire, parce que c’est un truc qui a trop tendance à arriver, un des exemples qui me viennent, là, étant Ouroboros où l’histoire du père de l’héroïne finit par servir le personnage d’Ikuta Toma, éclipsant le personnage féminin de sa propre histoire. Ici, heureusement, pas de ça, et j’ai été contente de voir qu’à la fin, Bo Kyung, qui avait aussi quelque chose à régler vis-à-vis de son père, a droit à sa propre résolution, [spoiler] et à un moment très satisfaisant où elle salue son père après avoir passé les menottes à In Woo [/spoiler].

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Par ailleurs, Bo Kyung est également le personnage qui prononce les mots les plus importants, à mes yeux, du drama. Le long de la série, elle voit parfois son père, en habits de détective, sous forme d’hallucination, et ce père halluciné représente ses instincts qui lui parlent, et contre lesquels elle essaie trop souvent de lutter. Il est sa « petite voix », et c’est Dong Sik qui le comprend, et suppose que le moyen de le faire disparaître est de l’écouter. Et parce que Bo Kyung a l’expérience d’un subconscient qui s’adresse directement à elle, c’est elle qui met le doigt sur ce que je vous racontais tout à l’heure, à savoir : le fait que Dong Sik se retrouve en possession du journal d’In Woo et se pense un serial-killer était peut-être un accident, mais pas sa perte de mémoire. Elle, elle interprète ça comme une seconde chance qu’il s’est subconsciemment donné lui-même.

 

 

- J’ai le sentiment que, peut-être, j’ai fait exprès de rester figé et laisser votre voiture me percuter après l’avoir vue. […] J’avais vu mourir le SDF après n’avoir pas eu le courage de me tuer. A ce moment-là je me sentais tellement coupable de n’avoir même pas réussi à faire ça, que, sans m’en rendre compte, l’espace d’une seconde, j’ai peut-être pensé que je ferais mieux de mourir.

- C’est peut-être pour ça que tu as perdu la mémoire, Dong Sik. Tu te souviens de notre discussion sur le subconscient ? L’hallucination de mon père créée par mon subconscient, tout ce temps, cherchait à me dire de ne pas être la personne que je suis, mais la personne que je veux être. Je suis sûre que ton subconscient a fait pareil. Il voulait probablement te dire de ne pas te détester, de ne pas t’abandonner toi-même, mais de choisir la personne que tu veux être. Ce journal, ce n’était peut-être pas ce que tu voulais, mais après ça, c’est toi qui as choisi. Toi qui as choisi le genre de personne que tu veux être.

Dong Sik et Bo Kyung, épisode 16

 

 

La question de choix est au cœur de la série. Et à la fois, tout en appuyant sur cette idée de choix, le drama insiste bien que, bien sûr, personne ne part avec le même kit de départ. Quant à ce qu’est ce kit de départ, et quelle part relève de l’inné, quelle part relève de l’acquis, il m’a semblé que Psychopath Diary ne tranchait pas clairement sur la question.

 

In Woo, son demi-frère Ji Hoon, Dong Sik et son demi-frère Dong Chan ont des structures familiales similaires (c’est ce qui fait qu’en lisant le journal d’In Woo, Dong Sik pense y reconnaître sa famille), mais on leur a transmis des valeurs différentes, et donné plus ou moins d’affection également.

 

Même au sein de la même famille, cela dit, In Woo et Ji Hoon ont reçu, a priori, la même éducation, et aucun des deux n’est devenu un être humain décent, mais Ji Hoon n’est pas devenu un serial-killer, alors qu’In Woo oui… Parce qu’il est né différent des autres ? Visiblement, il n’était pas porté sur l’empathie déjà très jeune, mais qui sait si In Woo se serait mis à tuer s’il n’avait pas élevé comme il l’a été ? Si sa mère (qui est un point très sensible, que Dong Sik n’hésite pas à utiliser contre lui) n’était pas morte si jeune et dans des circonstances si tristes et injustes, In Woo aurait-il tourné autrement ? Tous les serial killers ne sont pas des psychopathes (pour reprendre le terme du drama), et tous les psychopathes ne deviennent pas des serial killers. En dehors de la question de l’empathie, il y a d’autres raisons de ne pas tuer les gens, et en particulier : la loi, et donc le risque d’être attrapé et mis en prison/ Mais In Woo appartenant à la classe sociale à laquelle il appartient, il a appris qu’il était au-dessus de la loi et qu’il était facile de faire payer aux autres les conséquences de ses actions. Lorsque, jeune, il essaie de tuer Ji Hoon pour récupérer sa chambre, son père ne lui enseigne pas tant que c’est mal, ni qu’il y aura des conséquences, mais plutôt que ce n’est pas le moyen efficace d’obtenir ce qu’il veut. On n’a pas appris à In Woo à ne pas marcher sur les autres, au contraire, ça a été encouragé, pourvu que ce soit bien fait. Tuer aussi lui a été enseigné : c’est son père qui l’a emmené à sa première chasse. Et lors de cette première chasse, il propose à Ji Hoon et In Woo de goûter au sang de la proie. Ji Hoon refuse, In Woo accepte, et on pourrait littéralement se dire que c’est le paternel qui a donné son goût du sang à son fils. On peut voir In Woo comme un résultat de son éducation, de même que Ji Hoon, sauf que lui n’a en plus pas la « pièce » qui retient Ji Hoon si bien qu’il est le résultat extrême de la façon dont il a été élevé2.

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Dong Sik, lui, a grandi avec une famille bien plus affectueuse, on l’a éduqué dans le respect des autres, avec des valeurs humaines moralement plus louables, et c’est devenu quelqu’un de bien meilleur qu’In Woo. En conséquence de son éducation ? Ce n’est finalement pas si clair que ça.

 

Même post-amnésie, après avoir oublié sa famille et repartir de zéro en tant qu’être humain, on note que Dong Sik n’arrive pas à se fondre dans la vie d’In Woo. Parce que, semble-t-il, ce n’est simplement pas dans sa nature, et son don d’empathie le retient. Il a à peine accepté qu’il « est » un serial-killer que, dans l’épisode 5, il décide d’arrêter de tuer des victimes innocentes, parce que ça ne lui convient pas. A la place, s’il doit tuer, il décide de plutôt tuer des gens qui le « méritent », et de chasser d’autres criminels. C’est différent d’un cas comme celui de Light dans Death Note où un personnage a des valeurs et trouve un moyen de les appliquer au monde, ici c’est plus que Dong Sik a cette activité immorale qu’il se croit plus ou moins obligé de maintenir, et ne peut pas s’empêcher d’essayer d’y caser des valeurs morales, aussi incompatibles soient-elles avec l’activité en question, parce qu’instinctivement ces valeurs font partie de lui. C’est la partie « tuer des gens » qui ne cadre pas avec Dong Sik, et ses instincts luttent contre.

 

Donc est-ce que c’est quelque chose d’inné, ce sens moral, cette empathie qui le fait pleurer sur le sort des victimes sans comprendre pourquoi, et s’apitoyer sur le sort de la personne même qu’il était parti tuer (et finit par aider à la place, du coup) ? On pourrait se dire que oui, parce que même une fois amnésique, ça lui vient naturellement, et, surtout, plus qu’à la moyenne. D’ailleurs, on notera la différence des réactions des chiens aux personnages d’In Woo et Dong Sik, qui 'écrasent en voyant l’un et font la fête à l’autre (même post-amnésie), comme s’ils sentaient leur nature profonde, même quand le personnage lui-même n’en a plus conscience. Mais d’un autre côté, j’ai menti quand j’ai dit que Dong Sik repartait de zéro, parce ce n’est pas comme si son amnésie lui avait fait tout oublier : il se souvient des films qu’il a vus, et surtout il sait encore parler et lire et écrire et compter… des choses qu’il a apprises. Ce sens moral et cette empathie qu’il conserve, donc, sont-ils quelque chose d’inné et immuable ou bien quelque chose qui lui a été inculqué suffisamment en profondeur pour ne pas disparaitre avec les souvenirs de sa famille, son enfance et son travail ?3 

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Maintenant, tout de même, le fait est que même en découvrant qu’il « est » un serial-killer, Dong Sik aurait pu décider dès le départ de changer de voie, au lieu d’essayer de se conformer à son « ancienne vie ». Mais à la place, il est montré plusieurs fois en train de menacer sérieusement des gens. Il organise même, dans un épisode, un kidnapping, et donne la frousse de sa vie à sa victime, paraissant à deux doigts de la tuer. Nous (contrairement à Dong Sik lui-même et à sa victime), bien sûr, on sait qu’il n’est pas réellement à deux doigts de la tuer, parce que le drama ne le laissera pas faire. Et puis ses victimes sont toujours des personnages qui, narrativement, méritent une forme de punition. Mais, néanmoins, personnellement, je ne me sentirais pas capable d’enlever quelqu’un, de l’attacher sur une chaise, et de le menacer de le tuer. Et ça ne serait sans doute jamais venu à l’esprit de Dong Sik pré-amnésie non plus. L’idée semble être que même lui, qui était le plus décent des êtres humains, a un potentiel violent qui se révèle dans ses nouvelles circonstances.  Mais un potentiel qui ne s’accomplit pas complètement, parce que Dong Sik, que ce soit motivé par quelque chose d’inné ou acquis, fait toujours le choix d’agir autrement. Et donc là, j’en reviens à mon idée que quel que soit le kit de départ des personnages, qui rendent leurs choix plus ou moins évidents/faciles à faire, chaque action qu’ils entreprennent reste bien cela : un choix. Et, à chaque nouveau choix, ils décident de qui ils deviennent, et de leur impact sur le monde.

 

 

…In Woo : le choix de la violence

 

In Woo et Dong Sik ont chacun décidé de réagir au monde de façon très différente. In Woo, lui, le méprise, s’en sent distant et a choisi la violence. Il résulte de tout cela un isolement dont on pourrait se dire qu’il ne touche pas In Woo, vu qu’il se sent largement au-dessus de ses semblables et n’a pas envie de trop s’y mêler, mais la solitude lui pèse plus qu’il ne veut peut-être bien l’admettre. Il est, notamment, très affecté par sa famille, et pas juste par l’absence de sa mère.

 

Dans l’épisode 11, Dong Sik explique à In Woo que lui, Dong Sik, est quelqu’un de mauvais, sans réaliser qu’en vérité, ce n’est pas tant lui-même qu’In Woo qu’il est en train d’analyser. Il finit par se demander s’il est devenu ce qu’il est devenu parce qu’il n’a jamais été aimé, parce que son père lui a répété qu’il était faible, et c’est le moment qui semble réellement faire réagir In Woo, le moment qui ne semble plus l’amuser… Au début, je me suis dit que, peut-être, il se sentait simplement insulté par la supposition de Dong Sik que, lui, le grand prédateur, puisse être un gosse en manque d’affection, et d’ailleurs, il s’est sans doute effectivement senti insulté, mais je pense que l’épisode 14 confirme que Dong Sik avait mis le doigt sur quelque chose. [spoiler] In Woo finit par y tuer son père, quelque chose qu’il avait déjà hésité à faire auparavant, et ce qui le fait enfin appuyer sur la gâchette est que son père se mette à le supplier d’épargner la vie de son demi-frère. [/spoiler] Même dans le flash-back de la première tentative de meurtre d’In Woo, il essayait de tuer son demi-frère pour récupérer « sa chambre », et si, clairement, c’est un geste anormal de vouloir véritablement tuer son frangin, c’est en revanche très courant qu’un enfant voie d’un mauvais œil l’arrivée d’un bébé dans sa famille, parce que le bébé accapare l’attention de ses parents. Et quand, dans le flash-back sur la chasse, In Woo demande à goûter le sang de la proie après que son demi-frère a refusé, oui, c’est en partie parce qu’In Woo est fasciné par la proie qui meurt lentement, mais on peut aussi y lire un désir de montrer à son père que lui peut être tout ce que son demi-frère n’est pas, et le rendre fier, être un vrai successeur. Donc s’il réagit au commentaire de Dong Sik, c’est sans doute parce que Dong Sik (qui, après tout, le connait et comprend mieux que quiconque) n’est pas loin de la vérité.

 

Par ailleurs, In Woo, tout aussi supérieur se sent-il au reste du monde, est assoiffé de compagnie, et on le voit bien dans la façon dont il poursuit Dong Sik de ses avances : il est ravi d’avoir trouvé quelqu’un, un égal, avec qui il pourra enfin se partager réellement.

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Regardez cette scène où In Woo (le « véritable tueur ») pense que le « copycat » dont parle Dong Sik est en vérité Dong Sik lui-même (qui ferait semblant de rien) et lui demande donc ses propres motivations :

 

 

Regardez comme il avance quand Dong Sik prononce les mots « je veux te rencontrer », et comme il semble déçu quand Dong Sik ne va pas au bout de son idée. C’est si évident que rencontrer Dong Sik, en tant que tueurs tous les deux (donc leurs véritables eux, pense-t-il), In Woo n’attend que ça. C’est presque attendrissant, honnêtement, de voir à quel point In Woo veut cette connexion. Et bien que Dong Sik ne les lui rende pas de la même façon, la nature des sentiments d’In Woo est sujette à différentes interprétations, et certaines personnes y voient quelque chose de romantique, peut-être pas ouvertement mais au moins dans le sous-texte. Et par « certaines personnes », j’entends « certaines personnes dont moi ». Plusieurs fois In Woo fait allusion à l’idée de partir en cavale avec Dong Sik, et dans les premiers épisodes en particulier, plusieurs scènes entre les deux personnages rappellent des scènes où un héros de comédie romantique essaye de faire comprendre à l’héroïne ingénue qu’il la kiffe et voudrait sortir avec elle, sauf qu’elle ne saisit pas du tout l’implication (et ici c’est drôle, parce que tourné de façon effectivement comique, et Dong Sik ne saisit RIEN, pauvre In Woo, haha). Même l’acteur interprétant In Woo, Park Sung Hoon, lorsqu’on lui a demandé qu’elle était sa scène favorite du drama, a choisi la fin de l’épisode 4/début de l’épisode 5 où In Woo et Dong Sik se penchent pour ramasser la même chose parce que la scène « était amusante et tendue comme dans une romance » (cf. cet article).

 

La relation entre In Woo et Dong Sik, quelle qu’en soit votre interprétation, est de toute façon clairement au cœur du drama et un de ses attraits principaux. J’ai des tas de scènes favorites, et ce sont bien souvent les leurs, quel que soit leur stade de leur relation. Au début, j’étais déçue que la phase « avances incomprises » ne dure pas plus longtemps, mais à la fois, voir In Woo s’amuser avec Dong Sik et être terriblement frustré que Dong Sik soit décidément nul à être un tueur, c’était à mourir de rire pour moi. Le moment de l’épisode In Woo découvre la vérité sur l’amnésie de Dong Sik fait aussi partie de mes moments favoris de la série… la façon dont il n’arrive plus à s’arrêter de rire est d’autant plus magique que c’est un rire presque léger, donc inhabituel pour In Woo (grosse fan aussi des bloopers en fin d’épisode 16 où l’image d’In Woo est cassée par l’adorabilitude de Park Sung Hoon), que c’est le concept même de la série (dont le drama souligne l’absurdité plus d’une fois) qui le fait rire, et que Park Sung Hoon est très bon.

 

En général, je l’ai beaucoup apprécié dans ce rôle de toute façon. In Woo est inquiétant, et s’il arrive à présenter un visage amiable et normal au monde, il a quelque chose dans le regard qui évoque réellement un prédateur lorgnant une proie, sans que Park Sung Hoon en fasse des tonnes (c’est toi que je regarde, là, Tell me what you saw). Et sa prestation n’est pas sans humour, tout en ne sacrifiant pas ce qu’In Woo a de menaçant, ce qui la rend d’autant plus engageante.

 

Mais bref, pour revenir à ce que je disais : In Woo a choisi un chemin de rejet et violence, se plaçant au-dessus des autres, et parce que ça lui pèse plus qu’il le sait, le drama exprime que ce n’est pas la bonne solution (sans blague). [spoiler] Et le clou est enfoncé lorsqu’In Woo finit en prison, humilié, plus isolé que jamais, et en bas de la chaine alimentaire, ce qui pour lui est certainement pire que la mort, ses illusions d’être un grand prédateur brisées. [/spoiler]

 

 

…Dong Sik : le choix de la bienveillance

 

En face d’In Woo, nous avons Dong Sik, notre personnage principal, qui est projeté d’un extrême à l’autre subitement, avant de trouver un juste milieu.

 

La réponse de Dong Sik au monde, c’est la gentillesse. Sa mère lui en a enseigné l’importance, et il s’évertue donc à être bon avec les autres, à leur rendre service, à tendre l’autre joue, mais le souci c’est que s’il veut être quelqu’un de gentil, il a tendance à confondre « gentillesse » et tout laisser passer, laisser les autres abuser de lui, et être un paillasson humain. Comme je le notais dans mes Premières Impressions, le message du drama n’est jamais qu’être gentil, c’est être faible (au contraire), mais que Dong Sik se néglige trop lui-même, et dès le début, le drama fait une grosse distinction entre la gentillesse de Dong Sik qui le pousse, par exemple, à rendre service de lui-même aux autres, et lui vaut affection, confiance et reconnaissance, et les moments où il est contraint de s’écraser qui ne lui valent alors qu’indifférence et mépris.

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Dans ces Premières Impressions, je notais également que, d’une certaine façon, le fait de se penser soudain serial-killer sans empathie était comme gagner un super pouvoir pour Dong Sik, quelque chose de très libérateur qu’il fait le choix d’embrasser dans l’épisode 1 parce que le portrait qu’on lui fait de lui-même pré-amnésie lui semble si pathétique et minable qu’être un serial-killer est bien préférable. En fait, en faisant le choix de devenir In Woo, Dong Sik passe d’un extrême à l’autre : de quelqu’un qui faisait passer tout et tout le monde avant soi-même, il devient (ou essaie de devenir) quelqu’un qui se fait passer soi-même avant tout et se sent supérieur à tout le monde. Ce qu’il réalise petit à petit, néanmoins, est qu’être le premier le rendait malheureux, et qu’être le second ne lui convient pas plus. En marchant dans les traces d’In Woo, il trouve donc le chemin vers une version améliorée de qui il était avant l’amnésie. Il garde le meilleur de ce qui est nouveau (sa confiance en lui, sa capacité à se défendre), et continue d’utiliser ses nouveaux outils, tout en redécouvrant ce que l’ancien lui avait de bon. Parce que si sa nouvelle assurance est ce qui lui vaut d’être entendu et écouté par les autres, c’est bien sa gentillesse qui les retient et les fait changer. C’est notamment illustré par son voisin gangster qui se prend d’une loyauté farouche pour Dong Sik (et est un de mes personnages favoris, aw, leur relation était adorable). Certes, il ne remarque réellement Dong Sik, au début, que parce qu’il le fait flipper, mais s’il se prend d’affection et loyauté pour lui, c’est pour sa droiture (relative, ok, il pense quand même que Dong Sik tue des gens) :

 

 

- Tout de même, tu as commencé à me suivre parce que tu me croyais fort, non ?

- […] De nos jours, la seule façon de trouver le succès est d’avoir les tripes de trahir sa famille et ses amis. Donc je commençais à penser à raccrocher. Mais, alors, je vous ai rencontré… un type qui sait combatte les forts et épargner les faibles. Un véritable guerrier. […] Patron… la vraie force ce n’est pas celle des poings. C’est celle du cœur. Et c’est ça que vous avez.

Dong Sil et Young Gu, épisode 13

 

 

Au bureau, c’est la même chose : ses collègues cessent de s’en prendre à Dong Sik parce qu’il se rebiffe et s’impose, mais c’est parce que Dong Sik est quelqu’un de gentil qu’ils commencent à l’apprécier, à lui faire confiance, à remarquer quand il n’est pas là, et à vouloir l’aider. Mieux que ça : ils commencent à changer. Quand Dong Sik fout la frayeur de sa vie à son supérieur, ça n’empêche pas le supérieur d’abord de s’en prendre à lui de façon plus indirecte puis de s’en prendre à d’autres, et c’est quand Dong Sik, au lieu d’avoir recours à la violence, décide plutôt de tendre la main et s’affirmer de façon positive qu’il arrive à créer de profondes différences sur son lieu de travail, pas juste pour lui mais pour tout le monde. Et j’insiste encore une fois : il ne s’agit pas d’être passif et tout accepter et tendre toujours l’autre joue. Se respecter, se faire entendre, savoir combattre les traitements injustes, être bon avec les autres et avec soi-même, c’est ça que Psychopath Diary finit par définir comme un « super pouvoir ».

 

Et parce qu’on parle de Dong Sik, je ne peux pas ne pas vous dire que j’ai beaucoup aimé Yoon Si Yoon dans ce rôle. On sent qu’il s’en donne à cœur joie, et il cabotine pas mal, mais en l’occurrence, j’ai trouvé ça amusant, et j’aime bien le contraste qu’il y a entre sa prestation et celle de Park Sung Hoon parce que, que Dong Sik joue un rôle ou pas, ce contraste a toujours beaucoup de sens pour moi. Yoon Si Yoon a un jeu bien plus exubérant que celui de Park Sung Hoon, et ça s’accorde bien avec le fait que Dong Sik est quelqu’un de complètement transparent, et honnête, avec le cœur sur la main, alors qu’In Woo porte un masque quasi en permanence quand il ne tue pas. Et quand les deux personnages sont en mode « serial killer », In Woo est moins contenu, parce que le masque tombe, mais Dong Sik reste plus exubérant, presque caricatural, et ça aussi, ça a du sens, parce que comme je le disais dans mes Premières Impressions sur Tell me what you saw : In Woo est effectivement un serial-killer alors que Dong Sik essaie de jouer les serial-killers en se basant sur ce qu’il a vu dans des films. […]  Yoon Si Yoon joue un personnage qui joue un serial-killer, ce qui créé l’exagération, parce qu’il est l’imitation d’une imitation.

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Donc voilà, j’ai aimé le jeu de Yoon Si Yoon, en particulier par rapport à celui de Park Sung Hoon, et il était un plaisir à suivre.

 

 

… en conclusion

 

De façon générale, le drama a été un plaisir pour moi, de toute façon. Je ne peux pas dire qu’il était parfait, parce qu’il y a des soucis de rythme et parce que je garde ce sentiment qu’il aurait souvent pu aller plus loin, que ce soit niveau comédie ou côté noirceur et provocation, mais la dernière ligne droite du drama est particulièrement riche en rebondissements et m’a laissée sur un sentiment très positif, et tout le long du drama, je me suis beaucoup amusée, d’autant que la nature de l’ humour me correspondait bien. Au-delà des références à des tas de films (dont plusieurs amusantes à Memories or Murder dans lequel a joué Jung In Sun, notre actrice féminine principale ici), et du gros de la situation que les personnages soulignent eux-mêmes à plusieurs reprises, il y a surtout toute la comédie du malentendu.

 

Psychopath Diary a deux personnages principaux qui portent des masques, l’un volontairement et l’autre sans savoir que le masque qu’il porte est en fait qui il est vraiment. Dong Sik a tout désappris de ses relations avec les autres et réinterprète tout son entourage avec des informations faussées, tandis qu’In Woo (et pas que) interprète Dong Sik complètement à côté de la plaque aussi, parce que Dong Sik lui-même est à côté de la plaque. C’est un terrain propice aux quiproquos, et le drama s’en donne à cœur joie pour mon plus grand plaisir, avec des discussions décalées qui m’ont beaucoup fait rire, et d’autres passages farcesques qui m’ont également plu. [spoiler] Un de mes passages favoris : l’épisode 10. Pour rappel : In Woo prépare le terrain pour que Dong Sik tue quelqu’un, sauf que Dong Sik est trop inepte pour ça et on se retrouve dans une situation où In Woo, excédé, regarde Dong Sik complètement échouer à tuer un type dont Dong Sik pense qu’il voulait le faire chanter, alors qu’en fait le type essayait de faire chanter In Woo, mais n’arrive pas à le dire à Dong Sik parce qu’il est bâillonné… et je riais si fort, haha. [/spoiler]

 

En conclusion, j’ai beaucoup apprécié ce drama. Pas un sans-faute, et c’est un de ces dramas qui auraient probablement gagné à faire 2 à 4 épisodes de moins juste pour virer le superflu et rendre le rythme plus égal et soutenu4, mais j’ai passé un excellent moment devant chaque semaine, et j’ai beaucoup aimé les personnages ainsi que le message général (que j’y ai vu, personnellement) sur l’importance de prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres et, ainsi, prendre soin de tout le monde. Je suis contente d’avoir regardé cette série :)

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1Je précise, au cas où, qu’il n’y a pas ici de jugement de ma part. Le mot « fuite » est souvent associé à la notion de lâcheté, mais je n’y mets pas ce genre de connotation, et donc je ne sous-entends pas du tout que Dong Sik est « lâche » ou « trop faible ». Il est simplement poussé à bout, n’en peut plus et n’arrive pas à entrevoir de possible amélioration, ce qu’on ne peut que comprendre dans sa situation. => reprendre la lecture

 

2Du reste, ce n’est pas clair si la psychopathie elle-même est une chose avec laquelle on nait, ou si elle est acquise. Mais c’est une pathologie compliquée, dont la définition évolue, et, en plus de décennies de caricatures à l’écran, et du mot utilisé à tout va, qui n’aident pas à clarifier les choses, honnêtement je n’y connais pas grand-chose, alors j’aurais trop peur de dire des bêtises pour développer sur la question. => reprendre la lecture

 

3Ou bien, si on part de l’idée que son amnésie était une façon pour son cerveau de le protéger en effaçant tout ce qui le faisait souffrir, le faisait se détester et l’avait poussé à vouloir se suicider, est-ce qu’on peut se dire que ce qui a été conservé était ce que son cerveau a jugé bon de garder ? Mais là, c’est un peu pousser, parce que, par exemple, il a aussi oublié les parents de l’héroïne, avec qui il avait de bons rapports. => reprendre la lecture

 

4L’ironie de dire dans un de mes articles que quelque chose aurait dû être plus court et virer du superflu ne m’échappe pas, non. => reprendre la lecture

Sur ce, d'autres séries, avec un ou des serial-killers :

 

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