[Off] 1-2 avril 2020: The Nightingale

Publié le 1 Avril 2020

Mercredi 1 – Jeudi 2

 

Vous pourriez regarder The Nightingale.

 

 

Parce que

 

1. C’est le 1er avril, une journée pour rire, et quoi de plus drôle que regarder une femme dont la famille a été violemment tuée chercher désespérément à se venger dans une Tasmanie à feu et à sang où les aborigènes sont massacrés et exploités ? :’D … ... STOP QUESTIONNING ME !

 

2. Le travail de Jennifer Kent, la réalisatrice, m’avait déjà beaucoup plu sur son premier film, The Babadook (un film d’horreur sur les relations mère/enfant, le deuil et la dépression que je vous recommande également, d'autant qu'Essie Davis y est parfaite) et avec ce second film elle confirme que c’est une réalisatrice que je veux continuer à suivre. On retrouve d’ailleurs des traces de ce qu’elle avait fait dans the Babadook dans ce film, particulièrement dans les scènes de cauchemar de l’héroïne. The Nightingale est un film brutal, qui dépeint une réalité historique sordide et violente, mais je l’ai trouvé à la fois très respectueux de ses personnages. En tous cas, oui, il est percutant, et je tiens quand même à préciser qu’il y est question de viol, de meurtre (dont celui d’un nourrisson) et de génocide. Je ne m’y attendais pas du tout (j’ai regardé le film à cause Jennifer Kent, sans m'être renseignée) et ça m’a fait un sacré choc, donc je préfère bien vous prévenir, histoire que vous sachiez dans quoi vous vous embarquez si vous décidez de vous y embarquer.

 

3. La prestation d’Aisling Franciosi est impressionnante. La force et la rage côtoient le désespoir, une fatigue et une blessure qui mènent le personnage au bord de la rupture totale et l’actrice est parfaite dans un personnage dont on ne peut que comprendre la haine, et la soif de vengeance. Et à la fois, le personnage fait preuve du même racisme que ses compatriotes, ce qui évite de faire d’elle un personnage trop idéalisé, et elle inspire au contraire des sentiments complexes.

 

4. De façon générale, le casting est solide, de toute façon, mais j’ai en particulier apprécié Baykali Ganambarr dans le rôle de Billy/Mangana, c’est-à-dire l’aborigène qui accepte de servir de guide à l’héroïne tandis qu’elle cherche à rattraper l’officier anglais qui a massacré sa famille. J’ai trouvé l’acteur (dont c’est le premier film) particulièrement émouvant, et si on suit, à la base, la vengeance de Clare, le film appartient tout autant à son personnage à mes yeux, et lui-même, qui a déjà le cœur brisé et enragé de voir ce que les colons ont fait à son pays et son peuple, devra faire face à ses envies de vengeance. La relation qui se créé entre lui et Clare, petit à petit, m’a émue, et je trouve que le film arrive heureusement à éviter l’écueil du « sauveur blanc » (après je ne suis pas la personne la mieux placée pour en juger, donc corrigez moi si vous le ressentez différemment).

 

5. La fin. Je ne vais évidement pas trop développer, mais j’aime beaucoup la fin de ce film. Elle a été frustrante pour certaines personnes mais, moi, elle m’a plu, particulièrement dans la résolution de la vengeance de Clare. J'ai trouvé que le film évitait la facilité, et c'était tant mieux.

 

 

Cet article bref a été écrit dans le cadre de mon mois off d'avril 2020

Pour voir les autres articles, cliquez sur l'image:

 

 

Rédigé par Milady

Publié dans #Off weeks, #Cinéma, #Cinéma d'Océanie, #The Nightingale, #Film

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :