[Premières Impressions] Meow : The Secret Boy 어서와 (eps 1-8 / 24)

Publié le 7 Avril 2020

Meow: the Secret Boy est le dernier drama de mars que je voulais commencer, et celui qui m’attirait le plus. Et oui, je sais qu’il est aussi appelé Welcome, mais Meow : the Secret Boy me fait rire, donc j’ai décidé de l’appeler comme cela.

 

 

Episodes 1-8 / 24

 

Diffusé en 2020

Sur KBS2

Parti pour faire 24 demi-épisodes

Soit 12 épisodes d’environ 1h

Réalisé par Ji Byun Hyun

Ecrit par Joo Hwa Mi

D’après le webcomic de Go A Ra

 

Avec :

Kim Myung Soo / L : Hong Jo (le chat)

Shin Ye Eun: Kim Seol Ah

Seo Ji Hoon: Lee Jae Sun

Yoon Ye Joo: Eun Ji Eun

Kang Hoon : Go Doo Sik

 

 

Dontesque ?

Bien qu’elle n’aime pas les chats, Seol Ah se propose pour s’occuper du chat de l’ex petite-amie de l’homme qu’elle aime, et avec qui elle a un passé encore douloureux. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que ce chat est capable de se changer en être humain lorsqu’il est près d’elle.

 

 

oOo

Je disais donc : c’est le drama qui m’attirait le plus de tous ceux que j’avais décidé de tester. C’était aussi celui qui avait le plus de risques de se casser la gueule, mais je sentais qu’il pouvait avoir la douceur d’un Kimi wa Petto ou I’m not a robot, qui ont des points de départ qui semblent étranges mais s’en servent pour aller au cœur de leurs personnages et leur permettre une vulnérabilité menant à des relations sincères (et puis l'affiche et le design du titre sont adorables). Bien sûr, Meow a quelque chose d’un peu différent : contrairement à Momo et Aji 3, Hong Jo n’est pas un humain qui joue à être quelque chose d’autre, mais bien un chat qui prend parfois apparence humaine. C’est là que se situait réellement le risque, mais j’étais d’humeur à regarder quelque chose de doux (comme des poils de chat :’D) et fantastique. Et j’avais prévu d’écrire sur le drama après deux épisodes, comme je l’ai fait pour les autres, mais au bout de deux épisodes, j’étais un peu trop perdue pour écrire quoi que ce soit. Je n’avais qu’une certitude : j’avais clairement apprécié de regarder ces deux épisodes, et je voulais en voir la suite. Mais je n’aurais pas su exactement quoi dire d’autre. Donc j’ai regardé deux épisodes de plus, et c’est plus clair dans ma tête à présent. Oh, et ma certitude est toujours là : j’apprécie ce drama.  Parce que, comme je vous le disais dans mes Premières Impressions sur Rugal, les personnages sont ce qui font ou défont un drama pour moi, et autant dans Rugal le fait que je n’accroche pas aux personnages est ce qui m’a motivée à le mettre de côté pour le moment, autant dans Meow, c’est l’inverse : j’aime bien tous les personnages principaux, j’ai envie de les voir plus, et donc de regarder plus de cette série.

 

 

... chiens et chats: problèmes de communication

 

De tous les dramas que j’ai commencés le mois dernier, Meow est le seul dans lequel il ne se dessine, pour le moment en tous cas, aucune figure antagoniste. A la limite, le seul personnage qu’on pourrait mettre dans cette case est la patronne de l’héroïne, déplaisante, injuste, et hautaine, mais elle fait partie du cast très secondaire, et c’est « juste » une mauvaise patronne, on est loin des serial-killers de Memorist ou de la personne (qui qu’elle soit) qui s’en prend aux vies des personnages de 365 : Repeat the Year. Meow est plutôt à ranger dans la catégorie de dramas tels que Love with Flaws, voire même Slow Dance, c’est-à-dire des dramas où il n’y a pas de méchants, mais juste des gens très différents qui galèrent à se comprendre les uns les autres. D’ailleurs, dès le début, l’héroïne nous explique que, dans ce monde, il y a des gens « chiens » et des gens « chats ». Par exemple, son père, qui ne fait rien de la journée et ne daigne pas communiquer avec elle, est un chat. De même pour Jae Sun, le jeune homme qu’elle aime, et qui n’est pas plus porté sur la communication. Alors qu’elle-même et son meilleur ami sont des « chiens ». Et tous les « chats » ne se ressemblent pas, de même que tous les « chiens » n’ont pas la même personnalité, parce qu’après tout, il y a des tas de races de chiens et chats, donc on ne se retrouve pas avec des personnages tous identiques, mais les traits qui semblent faire la différence sont la loyauté (un « chien » est constant, un « chat » se barre et revient quand il veut -mais on reviendra à ça plus tard-), et la volonté de/capacité à extérioriser ou non leurs sentiments. Et cette dernière qui rend le dialogue compliqué.

 

L’exemple le plus extrême est certainement celui du meilleur ami de l’héroïne, Go Doo Sik (interprété par Kang Hoon) et de leur collègue, Eun Ji Eun (interprétée par Yoon Ye Joo). Doo Sik a tout du « chien » humain, on pourrait limite (sans mauvais jeu de mot, pervers que vous êtes) le voir agiter la queue parfois. Dans la façon dont il fait presque la fête à ses amis, sa loyauté, son envie de les défendre, on voit facilement qu’il a été doté des traits de caractère souvent associés aux meilleurs amis de l’Homme. Il a aussi tendance à pas mal « aboyer », dans le sens où dès qu’un truc lui passe par la tête, il le lance, souvent avant de bien réfléchir. Ji Eun est tout son contraire, timide et renfermée, ne s’exprimant que par post-its et ayant peur d’être incluse dans les choses de groupe, parce que ça finit toujours sur de la gêne et des malentendus. Et il nous est révélé très tôt qu’elle a le béguin pour Go Doo Sik depuis un moment, mais lui est persuadé qu’elle ne l’aime pas, preuve claire qu’il n’arrive pas du tout à la comprendre.

 

(Au passage, ils sont mimi tous les deux, et j’espère qu’ils vont finir par arriver à se comprendre, et Ji Eun, elle, à dissiper les malentendus qui trainent à son sujet)

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L’héroïne, Seol Ah (Shin Ye Eun) et Jae Sun (Seo Ji Hoon) ont ce même mal à communiquer. D’ailleurs, un running gag des premiers épisodes est que Seol Ah se retrouve sans arrêt dans des situations faciles à mal interpréter et demande à Jae Sun de ne pas se faire de fausses idées. Ces situations échappent, pour beaucoup, à son contrôle, mais néanmoins, ça nous place dans la tête qu’entre ces deux-là, l’incompréhension et le malentendu sont un danger récurrent. Et c’est bien ce qui, à la base, a gâté une relation qui naissait pourtant dans la douceur et le bonheur (la scène de leur premier baiser est toute jolie). Le souci c'est que si, au début, Seol Ah se félicitait de voir que le silence entre elle et Jae Sun était confortable, et le signe qu'elle et lui étaient simplement bien ensemble, par la suite, il s'avère que, parfois, se parler, et se regarder, plutôt que d'être assis dos l'un à l'autre, c'est important. Et que l'incapacité à se retourner pour regarder l'autre, et lui dire ce qu'on a sur le coeur, ça peut briser une relation. C'est ce qui s'est passé pour eux, et on ne peut que comprendre la frustration de Seol Ah, pour qui tout semblait si bien se passer, et tout s'est écroulé d'un coup, sans qu'elle sache pour quoi.

 

Pour autant, et même si c'est frustrant de ne pas le voir "cracher le morceau", Jae Sun est un personnage que j'apprécie (il est tout doux avec les chats, il continue de s'en faire pour Seol ah, il est le seul à remarquer Ji Eun et faire attention à elle, etc), et un personnage qui souffre tout autant de la situation, d'autant que ce n'est pas que Seol Ah qu'il a perdue dans l'affaire, mais également Go Doo Sik. Or, comme le note notre héroïne, il n'y a que ces deux amis qui arrivent à le faire rire librement. J'ai beaucoup aimé la scène où ils boivent ensemble en évoquant leurs souvenirs, parce qu'elle nous montre ce qu'était leur relation, et une nouvelle facette de Jae Sun, qui se renfrogne et a l'air sincèrement triste dès que Seol Ah lui reparle de cette fameuse soirée où tout s'est cassé entre eux. Il n'est visiblement pas parti que sur un coup de tête, et même si je ne vais pas vous révéler ce qui s'est passé, lorsque ça nous est expliqué, on aimerait toujours qu'il se soit adressé à Seol Ah, parce que tout aurait si facilement pu être évité, mais d'un autre côté, la chose touche à une blessure si profonde du personnage, que j'ai également ressenti beaucoup de compassion à son égard. C'est lui, le fautif, clairement, Seol Ah n'ayant aucune responsabilité dans cette "rupture", mais le mécanisme de défense qui le motive est compréhensible, et donc, non, point de méchant.

 

Du côté de Seol Ah, il y a quelque chose d'un peu similaire: d'un côté, le fait qu'elle continue de s'accrocher à Jae Sun pourrait paraitre pathétique et frustrer, et, comme ses collègues qui critiquent son webcomic (dont les dessins sont super choupis, au fait), on aurait envie de lui dire de passer à autre chose, mais d'un autre côté, c'est dur de lui en vouloir, parce que de son point de vue à elle, elle entamait une relation parfaite, concrétisait un amour d'adolescence idéal, et soudain, elle s'est retrouvée abandonnée sans avoir la moindre idée de pourquoi. C'est l'ignorance, ce "pourquoi" auquel elle n'a aucune réponse, qui l'empêche de tourner la page, ce que je trouve très facile à comprendre. [spoiler] En particulier, Jae Sun devrait comprendre puisque son blocage se situe également au niveau d’un abandon qu’il n’arrive pas à dépasser, même si bien entendu, on ne parle pas tout à fait de la même chose non plus, puisque Jae Sun a été abandonné par ses parents, puis par d’autres par la suite. [/spoiler]

 

La situation, néanmoins, est épuisante pour tous les deux. Ils se retrouvent exactement dans la situation dans laquelle se trouvent les deux héros du webcomic de Seol Ah (et c'est logique, vu qu'elle s'inspire de leur histoire): Jae Sun derrière une porte qu'il refuse d'ouvrir, et Seol Ah qui continue d'y toquer désespérément. Pour Seol Ah, c'est fatiguant, parfois dégradant, et désespérant de toquer à une porte qui ne veut pas s'ouvrir, et pour Jae Sun, il y a la sensation d'être piégé, à la fois par ce qui le retient d'ouvrir et par Seol Ah elle-même, dont les efforts pour le faire parler le font se sentir poussé dans ses retranchements.

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On notera que la relation entre Seol Ah et son père avait quelque chose de similaire, et qu'il y a de cela pour Doo Sik et Ji Eun également, même si dans leur cas le souci est que Doo Sik ne réalise pas que la porte est déjà entrouverte, et que Ji Eun n'arrive pas à lui dire assez fort d'entrer pour qu'il l'entende.

 

Bref, pas simple de communiquer entre "chiens" et "chats". Du moins les versions entre guillemets, les versions humaines, parce que pour Hong Jo et Seol Ah, c'est plus simple, étant donné que la porte est littéralement ouverte (dans le sens où ils vivent ensemble) mais aussi de façon plus imagée, puisque Seol Ah se confie à Hong Jo sous sa forme de chat. Et c'est là qu'on revient à ce que je disais sur Kimi wa Petto et I'm not a robot: le drama use d'une "entourloupe" pour faire se connecter des personnages à un niveau plus personnel et nu.

 

 

... un message du commité de protection des animaux de compagnie

 

Un autre aspect de la série que j'apprécie également est l'accent qu'il met sur la responsabilité des maitres envers leurs animaux de compagnie. Et donc de tous les individus dans leurs relations, mais j'y reviens dans un tout petit peu de temps.

 

Il y a plusieurs moments durs pour les personnages dans ces épisodes, et c'est tout à l'honneur du drama que je les ai tous pris à coeur, que ce soit la douleur de l'héroïne de voir son travail (et sa personne) sévèrement critiqué, ou la backstory injuste et triste de Jae Sun... ou encore le coeur brisé d'Hong Jo lorsqu'il réalise que Seol Ah compte l'abandonner, comme il a déjà été abandonné par le passé. Elle ne compte pas juste l'abandonner dans la rue, certes, mais bien le donner à quelqu'un d'autre, ce qu'il ressent de la même façon... et lorsqu'il remarque tristement, dans l'épisode 7, "Je vais encore être abandonné", j'ai eu le coeur qui se serre.

 

Le drama semble, malgré les proverbes et citations qu'il met au début de ses épisodes, vouloir casser certains "clichés" sur les chats. Par exemple, on nous dit que les chats ne vont pas aller essayer de réconforter un être humain qui souffre (ce qui est faux, j'ai des amies avec des chats pour le prouver) mais Hong Jo, même s'il le fait sous forme humaine, est au contraire très dévoué à Seol Ah. De même, on nous dit que les chats peuvent partir et revenir sur des coups de tête, ou même ne pas revenir, parce qu'au fond, ils s'en foutent, mais Hong Jo ne se fout pas du tout d'être séparé de Seol Ah ou abandonné (et de même pour Jae Sun, notre "chat humain"). Le drama évoque souvent cet adage qui dit que les chats choisissent leurs maitres, pas l'inverse, et si c'est peut-être vrai lorsqu'un chat décide qu'il va vivre avec toi, à travers le personnage d'Hong Jo, le drama ne manque pas de rectifier le tir, et souligner que c'est souvent une façon pour les humains de se dédouaner, et que les maitres abandonnent leurs chats tout autant que leurs chiens. J'avais le coeur fendu en voyant Hong Jo essayer désespérément d'éviter l'abandon. Dans un sens, en faisant Hong Jo se transformer en humain, en lui donnant un visage et une voix, ce que fait le drama c'est nous dire "tu ferais pas ça à un être humain, pas vrai ? alors le fais pas à ton chat bordayl !". Cela ne devrait pas être nécessaire, mais bon, une piqûre de rappel, ça fait pas de mal non plus.

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... cohabitation réparatrice

 

Je tiens d'abord à dire que j'adore le visage de L, qu'il est joli et tout doux, que j'adore son sourire, et que je veux bien le regarder passer le rester de sa carrière à jouer des êtres surnaturels dévoués à réparer les blessures des gens chez qui ils atterrissent. Chez d'autres, le typecast pourrait être un gâchis de talent, mais pour être honnête, je ne trouve toujours pas que L soit un excellent acteur (même s'il progresse). Et pourtant, j'adore absolument le voir à l'écran, surtout quand il joue des poupinettes toutes douces. Plus de poupinettes L, plize ;;

 

Hum.

 

Maintenant que j'ai exprimé mon envie d'avoir un L en peluche pour essuyer mes larmes quand ça va pas, va quand même falloir qu'on parle de cette collocation avec l'héroïne et de si oui non il y a un sentiment de malaise en les regardant. Je vous spoile sur mon ressenti: non. Personnellement, je n'ai ressenti aucun malaise pour l'instant. J'ai des questions, en revanche. Essentiellement, je me demande pourquoi il se transforme en humain au contact de l'héroïne (et de choses qui lui appartiennent) et aussi, je me demande si tous les chats sont aussi géniaux que lui, parce qu'il apprend quand même à parler et lire super vite, et se trouve un boulot en un claquement de doigt. APPRENDS MOI TES SECRETS, Ô GRAND FELIN !

 

Mais sinon, le personnage m'amuse et m'attendrit.

 

Même sous forme humaine, le drama lui fait retenir plusieurs traits de chats, et je vous avoue que ça me fait rire de voir Hong Jo aussi à fond sur les poissons, ne pas pouvoir s'empêcher de jouer avec la petite peluche accrochée au sac de l'héroïne, avoir peur de l'ascenseur, ou avoir cette pulsion incontrôlable de s'asseoir dans les cartons (et si vous vous posiez la question, voir L s'asseoir dans un carton avec un sourire tout fier de lui-même est adorabillissime, oui, et j'ai fondu plus vite qu'un glaçon sous le soleil du Sahara).

 

Il y a des choses, c'est vrai, qui pourraient dégénérer par la suite, surtout si le drama décide de réellement se lancer dans une romance entre lui et Seol Ah. Mais je ne suis pas si inquiète.

 

Certes, c'est un chat, mais ça, à la limite, je trouve que c'est ce qu'il y a de moins perturbant, finalement. Après tout, il a peut-être vécu toute sa vie comme un chat, mais elle apprend à le connaître en tant qu'homme, et on est dans le domaine de la créature fantastique. Le fait qu'il ait autant à apprendre serait déjà plus inquiétant, à cause de la différence "d'âge dans l'expérience du monde humain" qui fait de lui presque un enfant au début (d'ailleurs c'est un enfant qui lui apprend beaucoup de choses), mais le drama contourne le problème en faisant du personnage un génie (pas explicitement, mais) qui s'adapte très vite, si bien que le décalage va probablement tendre à disparaître (et c'est pas comme s'il était réellement un enfant... il est plus comme un visiteur d'un autre univers ?). Après, il y a les attitudes que le côté "chat" d'Hong Jo tendent à expliquer et excuser: par exemple, lorsqu'il suit Seol Ah pendant une journée entière, ou se montre très jaloux de Jae Sun, on ne le condamne pas trop, parce que, bah, qu'un chat suive quelqu'un, ce n'est pas alarmant, et qu'un animal de compagnie soit jaloux d'un intrus dans son foyer, non plus.

 

(Une autre parenthèse pour dire que je trouve terriblement triste qu'Hong Jo aime si peu Jae Sun, alors que Jae Sun lui veut tellement de bien :'( )

 

Mais ça va faire partie de son apprentissage de la société, à mon avis. Notamment, lorsqu'il suit Seol Ah, ça la fait clairement flipper. Le drama ne condamne pas "Hong Jo le chat" mais Seol Ah n'apprécie clairement pas d'être suivie par "Hong Jo l'humain". La blague est qu'Hong Jo ne réalise pas qu'il fait quelque chose de flippant, mais elle ne fonctionne que parce que le drama appuie sur le fait que cette attitude n'est pas acceptable pour un être humain. Donc là encore, je ne m'en fais pas trop.

 

Ce qui me fait le plus peur, moi, c’est qu’Hong Jo vieillit comme un chat (l’héroïne l’a rencontré « enfant » et « adulte », et on voit donc bien qu’il vieillit plus vite qu’elle, proportionnellement à son espérance de vie) et j’ai super peur que le drama se termine sur sa mort. Que, en quelque sorte, il traite Hong Jo comme un ange (ha) envoyé à Seol Ah le temps qu’elle en a besoin, et qui remonte au ciel une fois sa mission accomplie. Que leur relation lui permette de mieux interagir avec les autres, mais ne soit finalement qu’une répétition, une préparation. Je ne suis pas prête pour une fin pareille…

 

Don’t do it, drama ;; Don't kill the cat ;; or the L ;;

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Pour revenir à des considérations moins tristes, cela dit, je comprendrais qu'on puisse avoir du mal à accrocher au concept, mais pour ma part, ce n'est pas un souci, même si pour être honnête, je ne ressens pas le besoin de voir une romance se développer entre Hong Jo et Seol Ah, parce que je serais toute aussi ravie de la voir plutôt réparer sa relation avec Jae Sun, tandis qu'Hong Jo lèche (métaphoriquement) ses blessures au coeur.   Parce que ça me réchauffe le mien, de le voir prendre soin d'elle. "On a beau être gentille avec un chat, on n'en obtient jamais rien en retour", nous dit-on dans l'épisode 1, et pff, quelle connerie: Hong Jo achète à manger pour Seol Ah, lui apporte son portable quand elle l'a oublié, l'encourage dans ses passions, la prend dans ses bras quand elle a besoin de pleurer, met le doigt sur ce qui la fait souffrir pour mieux l'aider à le dépasser, etc. Il est une source constante d'attention et de souci, même quand ce n'est pas toujours compris/remarqué, et elle en a bien besoin.

 

Comme je disais : j'aime tous les personnages principaux, et l'héroïne, Seol Ah, ne fait pas exception. En manque de reconnaissance au travail et dans la vie en général, Seol Ah a mis ses rêves en pause, faute de temps et de confiance en elle. C'est pour ça que c'est si douloureux quand elle se décide à les reprendre et se heurte à l'indifférence et aux critiques blessantes du public: elle leur expose quelque chose de précieux, personnel, qu'il lui a fallu du courage pour dévoiler, et ça se retrouve piétiné sans même que les gens prennent le temps d'y réfléchir. Et c'est d'ailleurs parce qu'Hong Jo, lui, comprend ce qu'elle a dévoilé, et sa valeur, qu'elle tisse un début de lien avec sa version humaine, qui lui offre l'appréciation dont elle a besoin.

 

C'est Doo Sik qui le lui fait remarquer : Seol Ah passe beaucoup de temps à s'occuper des autres. Elle n'a jamais voulu d'un chat mais s'occupe de celui de l'ex de Jae Sun pour lui rendre service (et visiblement elle n'y connait pas grand-chose). Elle s'occupait de son père apathique quand elle vivait avec. Elle s'occupe des enfants perdus dans la rue (pas d'une façon idéale, mais l'intention est là). Elle se montre également bien plus patiente avec Hong Jo humain que l'auraient été beaucoup de gens. Ca la rend attachante, parce qu'elle a beau avoir ses défauts, elle est profondément gentille, et d'une nature à venir en aide, mais c'est aussi en train de l'épuiser, elle est en train de craquer, et elle a bien besoin qu'on s'occupe d'elle. Enters Hong Jo~ Qui la veille quand elle a de la fièvre, la fait rire, lui gagne des peluches, répare les lumières à sa façon pour qu'elle ne se fasse pas mal dans l'obscurité, et, surtout, ne minimise jamais ses sentiments ou ses rêves.

 

Donc, non, pas étonnant qu'elle commence à s'attacher à Hong Jo, humain. Et pas étonnant non plus qu'elle s'attache à la version chat d'Hong Jo, parce qu'elle a aussi vraiment besoin d'une présence à ses côtés.

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Il est plusieurs fois répété dans le drama qu'elle n'aime pas les chats, mais elle n'aime surtout pas les "personnes chats", qui ne communiquent pas et disparaissent du jour au lendemain, traumatisée qu'elle est par le départ subit de Jae Sun, sans explication. Au début du drama, par ailleurs, elle vit aussi très mal (et on la comprend) la décision de son père de vendre la maison dans laquelle elle vit, et déménager, sans lui avoir rien dit, la laissant donc seule et à la rue... comme un animal qu'on aurait abandonné. Les personnages de ce drama, que ce soit Hong Jo, Jae Sun ou Seol Ah vivent tous dans la peur que les autres se ferment à eux et les abandonnent.

 

Avant que je prononce son nom,

Il n’était rien de plus

Qu’un geste chat.

 

Lorsque j’ai prononcé son nom,

Il est venu à moi,

Et s’est transformé en fleur mon chat.

 

Extrait de Fleur () de Kim Chul Soo

– traduction approximative (+ modifications discrètes o.o)

 

Hong Jo ne s'est pas toujours appelé comme ça. A la base, il est nommé Sergei Rachmaninof (comme le composeur), mais après avoir emménagé dans sa nouvelle maison avec lui, lorsqu'elle commence à créer un lien avec ce chat qui partage sa vie, au moins pour un temps, Seol Ah décide de lui donner un autre nom, qui évoque un de ses meilleurs souvenirs. Et au moment où elle décide de lui donner un nom, j'ai aussitôt pensé "ça y est, c'est ton chat, à présent", et je me suis rappelé de ce que j'avais déjà écrit sur Tale of Nokdu (en pensant également à Extraordinary You):

 

Un nom, c’est quelque chose de puissant. Ca touche à l’identité d’une personne. Avoir du pouvoir sur quelqu’un parce qu’on a trouvé son nom, c’est une idée qui revient dans beaucoup de cultures, qu’il s’agisse d’exorciser un démon, de se débarrasser de Rumpelstiltskin, de voir l’âme d’une personne dans Elfquest, ou de libérer Haku dans le Voyage de Chihiro, où la sorcière prive tout le monde de son nom pour mieux les asservir. Donner un nom à quelqu’un, c’est aussi se l’approprier, une idée qu’on retrouve pareillement un peu partout : dans la floppée d’œuvres où des personnages se voient conseillés de ne pas nommer un animal afin de ne pas s’y attacher, dans Birdbox où l’héroïne ne veut pas nommer ses enfants dans ce contexte post-apocalyptique, dans Kimi wa Petto où Sumire donne un nouveau nom à Momo,  et puis dans Extraordinary You où l’héroïne donne son nom à Haru, lui offrant une identité, et créant un lien puissant entre eux deux (le nom de l’héroïne est aussi le premier mot que prononce Haru, et tout le drama prête une grande importance aux noms des personnages). Connaître le nom de quelqu’un, le vrai nom de quelqu’un, ou le lui donner, ça a du poids, et ça tisse un lien. Et créer des liens, apprivoiser quelqu’un, comme Dong Joo et Nokdu ont commencé à s’apprivoiser, c’est une responsabilité. On est responsable de ce qu’on apprivoise.

Cet article (eps 11-14)

 

Cette histoire de nom, il n'y a pas qu'entre Seol Ah et Hong Jo qu'elle intervient ! Seol Ah a son propre surnom pour Jae Sun (son "amour Beodul"), et lorsqu'on demande à Jae Sun ce que représente Seol Ah pour lui, il répond toujours qu'elle est juste "Kim Seol Ah". Dans un sens c'est perçu comme une façon d'esquiver la question et ça participe au peu de transparence du personnage, mais d'un autre, ça place du pouvoir dans ce nom, auquel il lie entièrement l'identité de l'héroïne et ce qu'elle est pour lui. Mais ces trois personnages sont surtout liés par leur expérience et leur peur de l'abandon, et j'en reviens donc à ce que je disais plus tôt: on est responsable de ce qu'on apprivoise, et ça concerne les animaux comme les gens. Quand on abandonne un chat, ou quand on abandonne une personne, on manque à nos responsabilités, et on cause des blessures pas toujours guérissables (évidemment, je ne parle pas de couper des gens toxiques de notre vie, ou d'un contact qui se perd simplement au fil du temps, par exemple). D’autant que tout le monde n’a pas une peluche L pour mettre un pansement sur le grobobo qu’on a au cœur tout mou, okay ;; Mais puisque Seol Ah a la chance d’en avoir une, et parce que ce concept tape à fond dans mes faiblesses, j’ai envie de la voir guérir, petit à petit. Elle a déjà commencé, d’ailleurs, grâce à l'influence d'Hong Jo, à réclamer qu'on l'écoute, à chérir plus ses propres sentiments, et le malentendu entre elle et Jae Sun ne devrait plus durer bien longtemps, ce qui ne pourra que faire du bien à Jae Sun aussi, et là on retombe dans quelque chose que nous a déjà appris Psychopath Diary (j’aime bien faire des références à des trucs, je sais pas si vous avez remarqué) : prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin des autres (même si ce n’est pas pour cela qu’il faut le faire).

 

 

… en conclusion

 

La question que je me pose à présent c'est: quelle direction va prendre la série ?

 

Mais d’un côté, on a les relations et les cœurs à réparer, de l’autre, la quête d’Hong Jo qui, tel le Pinocchio moyen, veut devenir un vrai petit garçon… et les deux m’intéressent. Parce qu’explorer ce qui constitue une personne, ce qui fait qu’on est humain, ça m’intéresse toujours, et parce que j’aime ces personnages, et que j'ai envie de les voir apprendre à communiquer, et en devenir plus heureux. Apprendre, en fait, à ouvrir leurs portes. Et en cela, même si Meow : the Secret Boy, me fait bien plus rire, le titre (original, coréen) Welcome colle au drama, puisqu'il s'agit bien de cela: ouvrir la porte aux autres, et leur souhaiter la bienvenue chez nous, chez qui nous sommes, en espérant qu’il nous ouvre leur porte en retour.

 

Oh, et donc je continue de le regarder, bien entendu ! Ce qui veut dire que je suis, en direct, Meow: The Secret Boy, 365: Repeat the year, et Find me in your memory :)

[Premières Impressions] Meow : The Secret Boy 어서와 (eps 1-8 / 24)[Premières Impressions] Meow : The Secret Boy 어서와 (eps 1-8 / 24)
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Mes Premières Impressions des dramas de Mars 2020:

 

 

Tous mes dramas de 2020 (PIs, Bilans, etc): ICI

 

 

 

Cet article fait également (plus ou moins) partie de mon mois off d'avril 2020

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