[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go 자명고

Publié le 15 Mai 2020

Ja Myung Go souffre de problèmes de rythme, et d’une conclusion précipitée due à une modification de format imprévue, mais propose des personnages nuancés qui m’ont intéressée et touchée.

 

 

Diffusé en 2009

Sur SBS

39 épisodes d’environ 1h

Réalisé par Lee Myung Woo & Bae Tae Sub

Ecrit par Jung Sung Hee

 

Avec:

Jung Ryeo Won: Ja Myung / Puku

Jung Kyung Ho: Ho Dong

Park Min Young: Ra Hee / Nakrang

Hong Yo Seop: Choi Li

Lee Mi Sook: Wang Ja Sil

Kim Sing Ryoung: Mo Ha So

Go Su Hee: Mo Yang Hye

Moon Sung Geun: Muhyul/Daemushin

Sung Hyun Ah: Mae Sol Su

Lee Joo Hyun: Wang Hol

Yeo Wook Hwan: Il Pum

etc

 

 

Dontesque ?

 

Connaissez-vous la légende de la princesse Nakrang et du prince Ho Dong ? La plus belle et la plus tragique des histoires d’amour. L’histoire de la princesse Nakrang, qui trahit son pays par amour pour le prince Ho Dong, n’est pas qu’un conte, et nous allons donner vie au royaume de Nakrang qui gagna son indépendance des commanderies Han mais connut sa chute sept ans plus tard. 

Narration, épisode 1

 

Le drama reprend une histoire célèbre du folklore coréen et la réinvente : il introduit le personnage de Ja Myung, princesse disparue de Nakrang, qui refait surface et devient le véritable amour d’Ho Dong de Goguryeo, chargé de séduire la princesse Nakrang/Ra Hee afin d’envahir son pays.

 

Fiche Ecrans d'Asie: ICI

 

 

La chaine des sageuks:

>
>

 

 

oOo

 

 

Introduction

 

femmes bridées

quelques mots sur la fin

la légende et le « twist »

Ja Myung : l’Elue

points de vue historiques

Ho Dong : le manipulateur

Ra Hee : la victime

un moment d’appréciation visuelle, et autres considérations

 

en conclusion

 

 

 

Globalement, je l'annonce tout de suite : j'ai pris plaisir à regarder ce drama, aussi imparfait soit-il. Comme ça, la couleur est donnée, et maintenant, revenons au début.

 

Bien sûr, si je l'ai lancé, c'est avant tout parce que c'était le prochain sageuk sur ma liste de sageuks à découvrir, dans l'ordre (plus ou moins) chronologique de leur contenu1, mais ce n'était pas ma seule motivation, car j'étais également très enthousiasmée par le casting central, qui réunit Jung Ryeo Weon, Park Min Young et Jung Kyung Ho (et aussi il y a Lee Mi Sook), c'est-à-dire que des gens que j'apprécie. Néanmoins, ce serait mentir que dire que je n'avais pas de réserves. En effet, je savais que le drama, à la base prévu pour faire 50 épisodes, s'était trouvé amputé de 11 épisodes en cours de route, faute de public. Que le drama n'ait pas trouvé son public ne m'inspirait pas d'inquiétudes particulières, parce que des bonnes séries injustement boudées par les spectateurs, il y en a des tas (et le fait qu'il soit passé pendant la diffusion de Queen Seon Deuk n'avait pas dû aider2), mais, en revanche, j'avais peur de ce que cette amputation tardive signifierait pour la conclusion du drama, et... j'avais pas tort.

 

Force m'est néanmoins de constater que les problèmes de rythme et construction du drama ne peuvent pas être entièrement imputés à l'annulation des derniers épisodes ayant forcé la main des scénaristes. Les deux premiers épisodes, déjà, m’avaient laissée perplexe, avec leur idée de commencer dans le milieu de l’histoire pour ensuite sauter en avant, puis en arrière (mais pas le même « arrière » où on avait commencé) puis re en avant (mais un avant différent de l’avant d’avant), puis re en arrière, mais plus en arrière qu’avant... Bref, c’était le bordel. Après cela, heureusement, le drama se calme, et j'ai commencé y accrocher, et même à beaucoup m'investir dans l'histoire. Mais je pense aussi qu’il y avait des longueurs, et que 35 à 40 épisodes auraient effectivement suffi… pourvu que les scénaristes aient été au courant dès le début.

 

Non parce que, quand même, on la sent *bien* la conclusion précipitée, où certaines pistes lancées ne sont finalement pas explorées, et les conflits installés se terminent comme ils peuvent. C'est frustrant, et ce d'autant plus qu'installer certains de ces conflits était tout l'objet des épisodes se déroulant pendant l'enfance (et toute petite enfance) des protagonistes, et cette partie enfance est looongue (12 épisodes), les gens. Du coup, quand ce qui y a été posé n'est pas pleinement exploité par la suite, ça laisse un sentiment de "tout cela pour ça ?!" amer.

 

Donc je vous résume : premiers épisodes fouillis, introduction qui s'étire un peu trop, bon développement mais avec des longueurs, conclusion précipitée. C'est pas ouf.

 

Pour autant, j'ai trouvé du bon dans chacune de ces étapes, et si j'avais parfois envie que l'introduction finisse plus vite, elle propose des tas de choses qui m'ont plu, faisant notamment la part belle à plusieurs personnages féminins qui m'ont énormément parlé.

 

 

… femmes bridées

 

C'est pour cela qu'on dit que les femmes ont la vie dure. A quoi me sert mon intelligence, puisque j'appartiens encore à Sa Majesté ? Je n'ai aucun pouvoir si mon mari ne m'en cède pas.

Wang Ja Sil, épisode 17

 

 

On ne peut pas dire que Wang Ja Sil, seconde épouse du roi de Nakrang et personnage qui prononce ces mots, soit un personnage extrêmement sympathique. Déjà, la mort d'un bébé la fait sourire, elle le poignarde, et s'assure qu'il soit bien achevé après ça, donc... ouaip, pas la personne la plus portée sur la compassion. Après, à sa "décharge" (?), il y a l'air d'avoir quelque chose dans l'air dans Ja Myung Go, parce que Mo Ha So (l'autre épouse du roi de Nakrang, et rivale de Wang Ja Sil), qui nous est présentée quasiment comme une sainte, manque également d'assassiner deux bébés, et quand Ja Myung est retrouvée par un couple sur une plage, nourrisson poignardé, autant l'homme se demande qui a bien pu poignarder un bébé, autant la femme répond que peu importe, il devait y avoir une bonne raison... voilà, voilà. Dur d'être un bébé, comme dirait l'ami Jordy. (On notera par ailleurs que les personnes s'en prenant aux nourrissons sont généralement des femmes, souvent leurs mères, tandis que les pères, eux, auront plutôt tendance à trahir leurs rejetons une fois adultes... mais on en reparlera.)

 

Pour revenir à Wang Ja Sil, pas la personne qu'on a super envie de côtoyer, elle est extrêmement ambitieuse, au point d'en perdre toute humanité, de s'en prendre à sa propre famille, et même risquer sa propre vie. J’ai, c’est vrai, un gros faible pour les personnages féminins ambitieux, ou, plus exactement : j’ai un gros faible pour tous les personnages qui rêvent de plus que leur condition, mais pas juste un peu plus. J’aime les personnages qui se révoltent contre leur condition, et veulent conquérir le monde au passage. Et par « j’aime », je veux pas dire que je les apprécie tous en tant que « personnes », mais la résolution de Wang Ja Sil, à défaut de ses méthodes, a quelque chose de presque impressionnant, et autant j'ai haï toutes les actions du personnage (il y en a juste une, au début, qui lui est beaucoup reprochée, [spoiler] -avoir séduit l'oracle du pays pour sauver sa fille, trompant ainsi son mari- [/spoiler] alors que, moi, je trouvais ça bien mieux que de ne rien faire [spoiler] et étouffer son propre enfant par sens du devoir [/spoiler] mais bon...), autant sa frustration est compréhensible, parce qu'elle aura beau user de toute son intelligence, et se salir les mains au point d'en frôler le craquage mental, jamais elle n'obtiendra ce qu'elle veut si l'homme qu'elle a épousé ne le lui permet pas.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Les personnages féminins de Ja Myung Go vivent dans une société patriarchale, où ce sont les hommes qui ont les positions de pouvoir, et les choses sont faites en fonction de leur vouloir, que ce soit dans les sphères basses (cf. les gens du cirque qui s'assurent du poids des petites filles pour que leurs corps soient au goût des spectateurs masculins... et oui, c'est gerbant), ou dans les plus hautes. Même la femme la plus puissante du pays n'est pas aussi puissante que son mari. Mais ça n'empêche pas Ja Myung Go de faire la part belle à ses personnages féminins, qui n'ont peut-être pas le pouvoir dans leur société, mais tirent pas mal de ficelles, et sont au cœur de quasiment toutes les intrigues du drama. Entre Ja Myung, Ra Hee, Wang Ja Sil, Mo Ha So, Mo Yang Hye (le premier rôle de Go Su Hee au petit écran, yay !), Mae Sol Su, etc, elles sont plein, elles ont des spécialités variées, des buts différents, et elles sont de tous les côtés de la Force, lumineux, obscur et, le plus souvent, souvent entre les deux. Ça fait plaisir de voir autant de personnages féminins inspirer autant de sentiments complexes, je trouve. Ne serait-ce que parce que, de toute façon, plus un drama a de bons personnages, plus il y gagne, et, dans son introduction Ja Myung Go pose et développe les bases de deux de mes personnages favoris du drama : l'ambitieuse et impitoyable Wang Ja Sil, donc, mais également la mal-aimée et vengeresse Mae Sol Su.

 

Mae Sol Su est un autre exemple de femme dont la vie est régie par les hommes auxquels elle est liée, de son père qui lui fout la pression pour qu’elle donne un héritier au roi, au roi qui refuse de la toucher, en passant par même le tout jeune Ho Dong, qui est la raison principale pour laquelle le roi lui refuse toute affection, ne voulant pas risquer d’engendrer un fils qui pourrait devenir un concurrent pour Ho Dong (et renforcer le pouvoir du clan de Mae Sol Su et son père).

 

Elle ne peut même pas compter sur une quelconque solidarité féminine, du reste (en dehors de ses suivantes), puisque même la sœur du roi la considère comme une ennemie et ne manque pas une occasion de lui envoyer une pique ou deux. Femme fière, elle en est réduite à se mettre à genou devant le roi, pour le supplier de lui donner un peu d'affection, ou au moins lui permettre de faire son devoir d'épouse et reine, la laisser lui donner un hériter, ce qui, en plus, lui permettrait de trouver l’amour qu'elle ne trouve nulle part ailleurs. Et plus le roi lui refuse cela, plus elle se sent seule et insultée, et plus l'amertume et la haine grandissent. Mae Sol Su est un personnage tragique, et si son évolution et sa rancœur progressive m'ont intéressée, ce sont leurs conséquences sur sa relation compliquée avec Ho Dong qui m'ont réellement passionnée.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Ho Dong est né d'une autre mère, mais Mae Sol Su est la seule qu'il ait connue. Malheureusement, plus le temps passe, plus Mae Sol Su se met à haïr Ho Dong, qu'elle voit comme la source de ses malheurs, puisque c'est pour protéger sa position d'héritier que le roi se refuse à elle. Plusieurs fois, on la verra sur le point, même, de le tuer, jusqu'à cette nuit fatidique où elle essaiera de l'étouffer dans son sommeil, après une énième humiliation. Pour Ho Dong, c'est un tournant douloureux, une trahison cruelle, et ça marque le début d'une guerre pour la survie entre les deux personnages, alors qu'il est encore enfant. Pourtant, il n'en reste pas moins qu'à une époque, Ho Dong appelait Mae Sol Su sa mère, et le long du drama, tout en étant ennemis mortels, tout en se haïssant, et bien que Mae Sol Su ait juré la perte d'Ho Dong, il leur reste en tête cette relation mère-fils d'avant, et ce qu'elle aurait pu être si elle n'avait pas été empoisonnée par la rancœur de Mae Sol Su en réponse à la froideur du roi. Ça donne une relation très compliquée, et prenante, où les personnages tantôt s'affrontent, tantôt se comprennent face à un ennemi commun, tantôt s'épargnent au nom de ce qui a été et aurait pu être... Et je ne vous cache pas que c'était ma relation favorite de la série, grâce à cette complexité, grâce aux acteurs, grâce à la tension entre les deux personnages, et puis parce que j’ai un faible pour la tragédie des « relations manquée »… si bien que j'ai été profondément déçue par le fait que, plus la série avance, moins cette relation est explorée et mise en avant, alors même qu'elle représente les fondations du personnage central d'Ho Dong.

 

Au moins, alors que le dernier épisode de la série n'est pas très réussi, il m'a offert le joli cadeau de se terminer précisément sur une scène concluant cette relation. C'est une belle scène, et je trouve très approprié qu'elle soit la conclusion du drama, puisque l'affrontement entre Mae Sol Su et Ho Dong est véritablement au cœur des motivations d'Ho Dong, et donc au cœur du drama. C'est une des quelques choses que j'ai beaucoup appréciées dans la conclusion, qui m'a sinon laissée sur ma faim.

 

 

… quelques mots sur la fin

 

Pour reparler rapidement de la fin du drama, elle a été, comme je vous le disais, une véritable déception, beaucoup trop de conflits se terminant en queue de poisson. Pour certains, ça fonctionnerait presque (par exemple, la conclusion de la vengeance de Mo Hyang Ye, rivale de Wang Ja Sil et femme ambitieuse et redoutable elle-même), mais plusieurs personnages n'ont pas assez droit à leur heure de gloire. Bien sûr, on le sentait venir : il faut attendre l'épisode 35 pour que le drama atteigne le moment sur lequel il avait commencé... et il arrive quand même à gâcher son épisode 36 avec un trop plein de flash-backs. Alors, certes, on comprend que pour le public ayant suivi le drama semaine après semaine, certaines choses se sont passées il y a un sacré temps, mais d'un autre côté, on est à l'épisode 36, les personnages ont encore du chemin à faire pour arriver là où ils doivent arriver (par exemple, jusqu'à l'épisode 37, je n'étais pas entièrement convaincue que Ra Hee serait prête à trahir son pays), et il ne reste que trois épisodes !!! Du coup on regarde le drama gâcher son temps, et c'est dur de ne pas ressentir une certaine impatience, tout en s'inquiétant pour la conclusion.

 

Le dernier épisode est un gros bordel.

 

Le drama a déjà décidé de comment il veut finir, mais les personnages n'ont pas le temps d'y arriver naturellement, donc la série est obligée d'accélérer le mouvement de façon peu naturelle ([spoiler] les envies de vengeance de Ja Myung se retrouvent complètement sapées par la conclusion, notamment... on l'avait découverte déterminée à tuer Ho Dong, mais en l'espace de trois-quatre scènes décousues, sa résolution s'émousse, ce qui donne le sentiment qu'à la base elle ne devait pas être si solide que ça, et ça la fait sembler très triviale [/spoiler]). Les personnages deviennent inconstants, et il y a trop de retournements subits. En plus, le montage n'aide pas, avec des changements de décor dignes de séquences musicales Bollywoodiennes, qui ne dérangent pas du tout dans ces Bollywoods, mais qui, ici, accentuent l'aspect bordélique du final.

 

Dans tout cela, il y a de bonnes scènes, quand même. La scène d'Ho Dong et Jae Myung sur la plage m'a émue, et j'ai déjà dit que j'avais aimé la conclusion à la relation entre Mae sol Su et Ho Dong, donc ce n'est pas comme si je n'avais rien ressenti du tout devant ce dernier épisode. Les acteurs sont bons, et j'étais investie dans ces personnages, donc bien sûr que ça m'a fait quelque chose.

 

Mais il n'en reste pas moins que ce dernier épisode est précipité, décousu, et mal agencé, de telle sorte que le coup de poing émotionnel qu'il aurait dû donner se retrouve bien amorti, ce qui est quand même d'autant plus con que tout le concept de Ja Myung Go était de prendre l’ histoire de la princesse Nakrang/Ra Hee, tragique à la base, et de la rendre encore plus tragique... Parce que quand la vie te donne des citrons à adapter, il faut rajouter des citrons \O/    

 

 

… la légende et le « twist »

 

Pour commencer, revenons un peu sur la légende de base ! Et vous la raconter n'est pas du spoil, vu que le drama lui-même la résume au début de son épisode 1... C'est une histoire super connue en Corées, après tout, et le concept du drama est d'en proposer une nouvelle version, remaniée, en partant du principe que les gens connaissent l'histoire (un peu comme quand on remet un conte à la sauce moderne, ou qu'on le détourne). Voici donc la légende, telle que racontée dans le Samguk Sagi (ma source : Tales from the Three Kingdoms, par Tae Hyung Ha, édité par Yonsei University Press) :

 

Le roi Daemushin de Goguryeo veut conquérir Nakrang, mais le royaume est protégé par un tambour magique (le Ja Myung Go) qui bat tout seul, et une trompette pour l'accompagner, prévenant Nakrang des attaques, et leur conférant toujours l'avantage. Du coup, il consulte ses conseillers et ses généraux, qui lui disent d'envoyer un joli jeune homme séduire la princesse de Nakrang afin qu'elle sabote le tambour. Le jeune homme choisi est le prince Ho Dong (dont le nom signifie, du reste, "beau garçon"), qui se rend à Nakrang déguisé en gardien de bétail.

 

Il arrive à Nakrang, rencontre le roi, qui lui dit "Oh là là, tu as bien trop de gueule pour garder des vaches ! Viens plutôt dans mon palais, tu vas voir, il est bien."  Ho Dong va donc au palais, rencontre la princesse de Nakrang, et ils tombent amoureux l'un de l'autre. "Est-ce que vous m'aimeriez encore si j'étais le prince d’un pays ennemi ?" lui demande-t-il, "Lol non" lui répond-elle "sauf si vous renonciez à votre titre, pour ne plus être un ennemi, et alors je renoncerais au mien".  Il lui annonce donc qu'il est prince de Goguryeo, qu'il est venu détruire le tambour et qu'il la ramènera chez lui pour l'épouser si elle lui accorde une faveur : saboter le tambour et la trompette.

 

Mais, twist : un général amoureux de la princesse se cachait justement derrière un arbre et a tout entendu ! Il va aussitôt prévenir le roi, et Ho Dong est jeté en prison, mais la princesse le fait sortir, lui donne un cheval et lui dit de s'enfuir. Ho Dong réitère qu'il l'aime mais qu'ils ne pourront jamais être ensemble si le tambour n'est pas détruit.

 

Puis il s'enfuit, et une fois chez lui, il commence à lui écrire des lettres, lui expliquant que sans elle il n'arrive plus à manger ni à boire. La princesse en tombe malade et dans un moment de fièvre, elle détruit le tambour et la trompette, puis écrit à Ho Dong de venir la chercher.

 

Goguryeo attaque Nakrang qui, sans tambour, n'est pas prévenu. Le roi de Nakrang se demande ce qui s'est passé, et on lui apprend le désastre, et aussi que le voile de la princesse a été retrouvé sur la scène du crime. Le roi interroge sa fille, elle avoue tout et le supplie de lui pardonner, mais à la place il décide plutôt de la décapiter. Nakrang est vaincu, Ho Dong tue le général qui l'avait fait envoyer en prison, et lorsqu'il découvre la tête de la princesse sur un plateau d'argent, son cœur se brise. Il la ramène à Goguryeo pour l'enterrer dans le jardin de son palais, et sur sa pierre tombale écrit qu'elle l'a quitté sur cette terre mais qu'il la rejoindra aux Cieux bientôt.

 

Fin.

 

J'ai zappé des détails, mais c'est en gros l'histoire, et comme vous pouvez le constater, c'est une histoire super joyeuse. Mais lorsque la scénariste du drama l'a lue, elle s'est dit qu'il y avait moyen, quand même, de rendre cela plus triste, et a donc décidé d'ajouter une modification à l'histoire en faisant du Ja Myung Go pas juste un tambour mais une personne, à savoir une autre princesse de Nakrang, destinée à protéger son pays, et dont Ho Dong tombe amoureux. Du coup, autant dans l'histoire de base la princesse Nakrang trahit son pays pour un homme qu’elle aime et qui le lui rend (tout en étant drôlement égoïste), autant dans le drama elle trahit Nakrang et sa famille puis meurt pour un type qui l'a simplement manipulée sans jamais l’aimer (et encore une fois, pas du spoil, tout ça est dans le début de l'épisode 1). Donc c'est toujours tragique, mais avec une couche de plus, sans oublier qu'il y a un second amour impossible et torturé dans le tas, entre Ja Myung et Ho Dong (et celui-là, je ne vous dis pas comment il finit, parce qu’en plus, c’est la partie où le drama peut le plus faire ce qu’il veut) ... Joie :'D

 

 

… Ja Myung : l’Elue

 

Ja Myung est un personnage qui m’a plu, parce qu’elle est une véritable héroïne, assez bad-ass, mais, à la fois, n’a rien de stoïque et porte au contraire ses émotions à fleur de peau.

 

A l'instar de Kingdom of the Wind, c'est-à-dire le sageuk dont nous avons précédemment discuté, Ja Myung Go choisit de faire de Ja Myung une Elue exilée loin de chez elle sans aucune idée de son identité, qui reviendra plus tard à son pays pour le défendre farouchement. Elle grandit avec Il Pum, confié aux flots en même temps qu'elle et devenu son frère, et on la regarde évoluer, passant d'une enfant qui pleure beaucoup à une guerrière aussi douée au camouflage qu'au combat (et j'aime beaucoup l'actrice Jung Ryeo Won dans ce rôle, qui fait très bien ressortir sa volonté, tout en pouvant exprimer toute la vulnérabilité et le déchirement du monde en un regard). Au cœur du personnage : la question de l'identité. Parce qu'elle sait qu'elle a été abandonnée, elle grandit en se posant constamment la question de "pourquoi", elle veut savoir qui sont ses parents, elle veut se rendre dans son pays natal et obtenir des réponses, parce qu'elle sent bien que quelque chose lui manque. A la fois, c'est un déchirement, parce que découvrir qui elle est pourrait lui coûter beaucoup, et on la voit plusieurs fois hésiter, notamment lorsqu'elle doit choisir entre découvrir qui elle est ou protéger Ho Dong. Elle n'est d'ailleurs pas la seule, puisque Il Pum (qui lui non plus ne sait plus qui il est) est tiraillé entre l'envie de découvrir qui il est et soutenir la quête d'identité de sa sœur, et la peur de découvrir qu'elle n'est pas *réellement* sa sœur. Je trouve que cette relation, et leurs peurs les humanisent beaucoup, en particulier Ja Myung. L'un comme l'autre (mais on se penche quand même surtout sur Ja Myung), ils ressentent ce besoin de déterrer leurs racines, mais craignent que le passé ne les prive du présent.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Et... eh bien, c'est un peu ce qui se passe pour Ja Myung. Parce qu'elle n'est pas juste la fille de n'importe qui, lorsqu'elle découvre qui elle est, sa nouvelle identité vient avec tout un tas de responsabilités, et surtout une Grande Destinée, qu'elle ressent aussi profondément qu'elle ressent son appartenance à Nakrang (elle en a carrément des visions !), et qui l'écrase.

 

Tout comme Kingdom of the Wind et Jumong (dans la continuité desquels, je le précise, Ja Myung Go ne s'inscrit pas, et je me sers simplement des premiers pour mettre en lumière certains aspects du troisième), Ja Myung Go ne part pas dans le fantastique pur, mais conserve une part de mystique. Ainsi, le tambour qui bat tout seul n'est plus un tambour magique mais simplement un système mécanique très astucieux (encore une fois : c'est dans l'épisode 1, on nous y montre comment il marche), mais Ja Myung se voit soufflée l'idée par un fantôme après avoir passé 25 mois sans manger mais sans mourir non plus (certes je verrais des fantômes aussi si je passais des mois sans bouffer). Et si certaines prophéties sont fabriquées de toutes pièces pour servir des intérêts individuels, elles ne finissent que par servir le Destin, celui dont Ja Myung (mais pas seulement elle) a des rêves prémonitoires nets, et qui, lui, n'est ni fabriqué ni évitable.

 

De base, c'est même tout ce qui peut expliquer que Ja Myung soit encore en vie. Non parce que je vous ai parlé de la cruauté sur bébé dans ce drama, mais les bébés sont increvables, en fait ! Ja Myung est étranglée, poignardée, envoyée sur l'eau dans la tempête, et laissée affamée et déshydratée sur une plage sous le soleil pendant des *jours* et elle arrive quand même à s'en sortir... à ce stade, ils auraient pu essayer de la pendre tout en la faisant cramer, et je suis sûre qu'elle s'en serait sortie vivante et indemne, avec peut-être juste un torticolis...

 

 

Mais arrêtons d'essayer de trouver des moyens de tuer des bébés (mon Dieu, cet article est en train de se faire incroyablement tordu...) et soulignons plutôt l’évidence : Ja Myung a un rôle à jouer, et l'Univers ne la laissera pas y échapper. Il lui donne même parfois des avant-goûts, comme lorsque Ra Hee (sa demi-sœur, vouée à trahir son pays), enfant et ignorant à qui elle a affaire, joue déjà à lancer des couteaux en direction de Ja Myung (alors employée de cirque), en bon présage de leur affrontement dans la salle du tambour.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

C’est une destinée bien triste qui se dessine à l'horizon pour Ja Myung, et tous les gens impliqués dans cette histoire.

 

Muhyul et Jumong avaient aussi des prophéties inquiétantes collés à leurs fesses d'Elu, mais Ja Myung Go joue dans un registre tout à fait différent, car là où Kingdom of the Wind et Jumong étaient, finalement, des success stories annoncées (on savait que Muhyul comme Jumong finiraient par devenir de grands rois, et par, certes, peut-être perdre certaines choses au passage, mais aussi accomplir de grands rêves), Ja Myung Go est une tragédie et nous dit dès le départ qu'il ne se finira pas bien. Dans cette série, si le devoir et la dévotion envers la patrie, et l'amour du peuple sont vues comme des choses très nobles, elles ne sont pas des ailes qui portent en avant et font surmonter les obstacles aux personnages jusqu'à accomplir de grandes choses, mais des chaines qui les empêchent de s'épanouir.

 

Particulièrement quand ils tombent amoureux de gens gradés d'un pays ennemi, ces cons. C'est pas leur faute aussi, ils pouvaient pas (tous) savoir ! L'Univers est cruel comme ça.

 

Mais, oui, on voit bien que Ja Myung était bien plus libre et heureuse avant de savoir qui elle était. Certes, elle n'avait pas non plus la vie simple, parce que la vie du peuple n’est pas exactement une sinécure, mais elle était plus libre de ses mouvements, et libre de pouvoir être aux côtés de l'homme qu'elle aime, aussi, en tant que garde du corps (qui peut se barrer à tout moment) également responsable de lui donner son bain (ça n'a strictement aucune importance dans le contexte de ce que je suis en train de raconter, mais je veux vous planter dans la tête l'image de Jung Kyung Ho dans un bain, parce que je vous aime bien). A partir du moment où elle devient Ja Myung, tout se complique, et oui, elle et Ho Dong m'ont fait mal au cœur, même si, pour être honnête j'ai trouvé leur romance prenante et, à la fois, l'intensité de leurs sentiments un chouïa trop accélérée. Mais rien de bien méchant non plus et ils m'ont tordu le cœur comme il faut, ce qui est l'essentiel. Ce qu'il y a de particulièrement triste c'est qu'Ho Dong et Ja Myung sont camarades et amis avant de s'aimer, ils passent pas mal de temps ensemble à se confier l'un à l'autre, à s'entrainer ensemble, affronter le danger ensemble, donc Ja Myung connait bien Ho Dong, elle est même certainement la personne qui le comprend le mieux. Elle le comprend trop. C'est ce qui fait qu'elle l'aime, qu'elle le plaint aussi, mais qu'elle est également incapable de s'illusionner sur certaines choses. Ra Hee peut se voiler la face, mais Ja Myung connait Ho Dong trop bien pour cela, et son cœur de femme amoureuse se retrouve en conflit constant avec sa destinée, et son devoir (et envie) de protéger son pays.

 

Et ça m’a bien malmené le palpitant.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

 

… points de vue historiques

 

Il y a une vague « Goguryeo » dans les fictions épiques télévisuelles ces derniers temps, beaucoup se situant à la même époque. Mais j’en suis venue à me demander si c’était bien juste de considérer que les pays les plus forts et ayant le plus réussi étaient aussi considérés les plus moraux. Il devait bien y avoir des histoires fortes et héroïques sur les pays plus faibles aussi. Je voulais ressusciter les héros d’un monde perdu.

Jeong Seong Hee (la scénariste)

Source : cet article de koreatimes

 

 

Un des aspects des fictions historiques que je préfère est qu'elles sortent toutes, évidemment, d'un univers partagé, à savoir l'Histoire (bonjour, je suis Mila, ma passion dans la vie est d'enfoncer des portes ouvertes !). Encore que dans le cas de Ja Myung Go la partie historique ne soit pas excessivement claire, parce qu'on ne sait pas trop à quoi correspond Nakrang dans la légende originale. Les historiens n'ont pas l'air super d'accord, certains associant Nakrang à la commanderie chinoise de Lelang (vu qu'effectivement elle s'appelat "Nakrang" en coréen, Lelang étant son nom chinois) et d'autres non (mais il y a des conflits d’intérêts politiques, donc ça aide pas à y voir clair). Dans le drama, néanmoins, le royaume de Nakrang est bien présenté comme, à la base, une commanderie chinoise dont un général coréen prend le contrôle (enfin, deux généraux, puis un seul finit sur le trône) pour fonder un petit royaume qui ne durera malheureusement pas bien longtemps. Quoi qu'il en soit, le drama met en scène Goguryeo et le roi Daemushin, et puise donc dans l'histoire des Corées. Donc, pour en revenir à ce que je disais, un des aspects des fictions historiques que je préfère est qu'elles sortent toutes d'un univers partagé et qu'on peut donc comparer les points de vue qu'elles adoptent sur les mêmes éléments ou personnages. Je trouve ça intéressant en soi (je me demande si ça vient de la même part de moi qui adore comparer adaptations et remakes entre eux), et c'est d'ailleurs en partie pour cela que je me suis lancée dans ce projet. Avec Ja Myung Go, j’ai été comblée, parce que par rapport aux deux sageuks précédents, on a droit à un joli revirement de point de vue : si dans Jumong on assistait à la création de Goguryeo, présenté comme une sorte de Terre Promise, un nouveau pays où Jumong guide les réfugiés de Goryeo et les y fait prospérer ; et si dans Kingdom of the Winds on restait fermement ancrés dans le camp de Goguryeo et sa famille royale attachante tandis que le pays luttait contre ses ennemis (Goryeo essentiellement) ; ici, ce n'est plus du tout Goguryeo qu'on est censés soutenir.

 

Dès le début, le spectateur est au contraire invité à prendre parti pour le royaume de Nakrang, grâce aux phrases d'introduction qui nous disent clairement que Nakrang n'a pas fait long feu, et n'a duré que sept ans. Nakrang est présenté comme un David se défendant (car ce ne sont jamais eux qui attaquent) contre un Goliath de Goguryeo et on sait déjà qu'ils ont perdu, en plus. Instinctivement, je pense que, plutôt qu’avec Goguryeo, c'est humain d'aussitôt compatir avec Nakrang, c’est-à-dire le persécuté plus faible ayant succombé aux attaques répétées du plus fort.

 

Par ailleurs, Goguryeo est clairement présenté comme un pays agressif et belliqueux, préférable uniquement aux envahisseurs chinois, et sa famille royale n'a certainement pas droit au même portrait que dans Kingdom of the Wind. Ici, le roi Yuri (père de Muhyul/Daemushin), désormais décédé, n'est pas présenté comme un bon patriarche ayant aimé très fort ses enfants, et ayant eu le cœur brisé de les avoir perdus à un destin cruel. Non, c'est confirmé qu'il les a tués lui-même.

 

Ton grand-père, le roi Yurimyeong, a tué deux de ses propres enfants. Jeune, je ne comprenais pas pourquoi. Comment... Comment un père pouvait-il tuer ses propres enfants ? Mais je comprends à présent. Pour un roi, un fils avec des opinions différentes n'est qu'un ennemi politique. Un ennemi dont il doit se débarrasser.

Le roi Daemushin à son fils, Ho Dong, épisode 1

 

 

Yuri a assassiné ses fils, Daemushin commence à l'envisager, et Ho Dong se voit souvent faire la leçon que, pour être roi, il va falloir qu'il devienne capable de tuer même sa propre famille (qui, elle, n'hésiterait pas). On est donc très, très loin de la vision d'une famille royale unie et aimante que nous offrait Kingdom of the wind.

 

Bien sûr, il y a des personnages bons, mauvais, et surtout entre les deux, des deux côtés, même dans les familles royales, mais si on s'en tient aux rois et reines, et plus particulièrement aux rois, qui ont le dernier mot sur les affaires de l'Etat et en définissent donc majoritairement la politique, il y a une différence très marquée entre, d'un côté, le roi Choi Li de Nakrang, qui s'est rebellé pour son peuple, ne tenait même pas à prendre le trône, et fait preuve d'honneur et générosité, et de l'autre, le roi Daemushin de Goguryeo qui revient sur ses promesses sans arrêt (promesses qu'il n’avait jamais eu l'intention de tenir) et n'a apparemment même pas envisagé de créer une alliance commerciale avec Nakrang, voyant la conquête, et donc l'appropriation de leurs ressources naturelles comme la seule façon d'arranger son propre pays. Et puis, bon, ça flatte aussi pas mal son égo de conquérant, qui veut voir son pays aussi grand que possible, et ça arrange ses affaires de roi, parce que certains clans de Goguryeo ont des ambitions qui ne lui plaisent pas, et garder son pays en état de guerre est une bonne façon de forcer une centralisation du pouvoir et éviter que son autorité soit contestée (cf. épisode 10).

 

Roi méfiant affirmant lui-même (cf. épisode 6) ne pas croire en la notion de loyauté (is Maro a joke to you, Muhyul ? T.T), Daemushin ne semble pas non plus avoir beaucoup d'estime pour son peuple.

 

 

- Qu'est-ce qu'un roi ?

- Un père qui gouverne son peuple avec bienveillance.

- Et le peuple ?

- Le peuple est la source du pouvoir du roi, sur laquelle il peut se reposer.

- Est-ce ce que tu penses, ou ce qu'Eul Duji t'a appris ?

- Je l'ai appris de lui, et je suis d'accord avec lui... J'ai raison, pas vrai ?

- Le roi est celui qui nourrit ses sujets, et ses sujets lui demandent toujours plus de nourriture. Plus, plus, plus ! Ils ne cessent jamais de demander. Et quand un roi ne peut satisfaire leur appétit, ils le trahissent et le tuent, puis se trouvent un nouveau roi. [...] Tu ne peux pas faire confiance à tes sujets. [...] La force d'un royaume, ce sont ses réserves de nourriture, et celle d'un roi lui vient de son épée. [...] L'épée d'un roi doit pourfendre ses ennemis, mais parfois tu devras également pourfendre tes propres sujets. Ne l'oublie pas.

Daemushin et Ho Dong, épisode 4

 

 

Par ailleurs, Daemushin reproche à son fils son sentimentalisme, et une gentillesse qu'il considère comme une faiblesse incompatible avec la position de roi. Son fils qui, lui, l'accuse de savoir agrandir le pays, mais pas le gouverner. Tous deux ont des valeurs incompatibles.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Qu'on ne s'y trompe pourtant pas : Ho Dong est, à sa façon, tout aussi redoutable que son père, et pour toutes ses envies de bienveillance et honneur, il est loin d'être un héros infaillible. Oulà, non. C'est même parfois, passez-moi le vocabulaire, un sacré connard. Mais je le plaignais. Mais j'avais envie de le claquer. Mais j’avais pitié de lui. Mais urgh.

 

Bref, j’ai des sentiments complexes à l’égard de Ho Dong. Et c’est bien. J’apprécie un héros anti-héros qui me balade le cœur !

 

 

… Ho Dong : le manipulateur

 

- Que penses-tu d'Ho Dong ?

- C'est un homme froid et inquiétant. Supporter les humiliations est facile pour le peuple, mais pire que la mort pour un noble. J'ai eu peur de ce prince Ho Dong qui s'est agenouillé face à l'empereur Gu Wangwu.

Choi Li et Ra Hee, épisode 19

 

Un roi se prostitue. Il doit charmer ses ministres et le peuple. La seule différence avec une prostituée est qu'il vend son esprit plutôt que son corps [...] J'aurais vendu mon corps à un cochon pour conquérir Nakrang.

Ho Dong, épisode 38

 

 

Ho Dong est un guerrier accompli, avec lequel il vaut mieux ne pas croiser le fer, à moins d'être certain d'avoir le niveau, mais ce n'est pas ce qui le rend réellement menaçant. Ça aide ! Mais ce qui le rend inquiétant est ce à quoi il est prêt à s'abaisser pour obtenir ce qu'il veut. Ce n’est pas qu'il n'ait pas de fierté (oulà, non), et aucun principe, mais lorsque sa résolution est prise, il peut user de procédés particulièrement bas, sa plus grande bassesse étant clairement sa manipulation de Ra Hee. Toute sa relation avec elle fait ressortir le pire chez lui, depuis leur enfance où, en bon petit prince qui se croit tout dû, il l'insulte, la chope par le poignet, l'embrasse de force (on les conditionne tôt ces petits héros de kdramas :'D) et lui balance plus tard que de toute façon, elle lui appartient depuis sa naissance ; jusqu'à leur âge adulte où il entreprend de la faire tomber amoureux de lui, démontrant un talent inquiétant pour le mensonge et la manipulation. Et à la fois, une fois le poisson bien mordu à l'hameçon, il ne fait aucun effort pour cacher qu'il en aime une autre, avec laquelle il ne peut pas être de toute façon. Dans cette relation, il est détestable quasiment du début à la fin, et ce qu'il fait à Ra Hee est d'une cruauté incroyable.

 

Mais c'est un personnage difficile à cerner : il y a des moments dans le drama où il aide Ra Hee, lui sauve la vie, semble désolé de ce qu'il lui fait, et je pense qu'il est sincère. Néanmoins, certains de ces moments pourraient n'être qu'une couche de plus de manipulation, et la ligne entre les mensonges et la vérité n'est pas toujours claire. Même Ho Dong, je pense, ne doit pas toujours savoir où il se situe, d'autant qu'il est très prompt à invoquer sa position pour se dédouaner de ses responsabilités et se victimiser. Il n'aime pas se penser le "méchant", et je pense qu’il doit parfois se mentir à lui-même.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

On se dirait alors qu’Ho Dong est un personnage tout à fait détestable, mais ce serait trop simple, et le personnage n’est pas simple, c’est bien ce qui fait (à mes yeux) mon intérêt.

 

Déjà, il y a effectivement une partie de lui qui essaie : on ne peut que lui reconnaître que, à plusieurs reprises, il essaie de faire le choix juste, quitte à désobéir à son père (et pour lui, risquer la désapprobation de son père, c’est particulièrement effrayant), et mettre sa propre vie en danger. Notamment, il aura une occasion parfaite de se débarrasser de Mae Sol Su (la reine, sa mère), et d’arranger sa position, mais choisira plutôt de l’épargner, commettant un acte de trahison au passage. Ça le met dans une position difficile face au roi, il passe à côté de l’occasion de se débarrasser d’une ennemie mortelle ainsi que d’une future menace, mais il le fait quand même. Ho Dong fait preuve de largement plus de clémence et bienveillance que son père, et je suis persuadée qu’il aimerait effectivement être quelqu’un de bien, un bon roi pour son peuple, et qu’il déteste ce qu’il fait à Ra Hee, même s’il se dédouane de la responsabilité en insistant qu’il n’a pas le choix.

 

Ho Dong est un personnage que j'ai beaucoup plaint, à vrai dire. Il est facile de voir ce qui le motive, et il n’a quasi aucun moment de répit, sinon dans sa relation avec Ja Myung, qui, l’Univers ayant le sens de l’humour, s’avèrera être la personne même qu’il devra affronter, puisqu’ils doivent chacun défendre des pays ennemis.

 

Dès son plus jeune âge, Ho Dong a une pression particulière sur les épaules parce qu'il est l'héritier du trône, mais sa mère biologique n'est pas de Goguryeo, un fait qu'on ne manque pas de lui renvoyer souvent à la figure. Lui, cela dit, il a grandi avec Mae Sol Su, qu'il considère comme sa mère, et tout bascule le jour où elle essaie de le tuer. Enfin... le jour où elle essaie et il s'en rend compte, parce qu'elle avait déjà essayé avant ça, mais il ne l'avait pas réalisé ou ne voulait pas le réaliser. Néanmoins, c'est lorsqu'elle essaie de l'étouffer dans son sommeil, que quelque chose se brise véritablement en Ho Dong (forcément, en même temps). La trahison maternelle devient une blessure permanente, et créé un vide impossible à combler, vide que Ja Myung, la personne qui le connait et le comprend mieux que quiconque, ne manque pas de remarquer, et elle y fera référence plusieurs fois dans le drama.

 

 

Ta vie entière, tu n'as vécu que pour devenir roi de Goguryeo. [...] Même à deux doigts de mourir empoisonné à Simbeon, tu as refusé de sacrifier ton bras, de peur de devoir sacrifier le trône avec. [...) Tu ne t'en rends pas compte, mais ce n'est ni Goguryeo ni l'amour d'une femme dont tu as besoin. C'est l'amour d'une mère qu'il te faut.

Ja Myung à Ho Dong, épisode 34

 

 

A vrai dire, le manque d'amour est quelque chose de récurrent dans ce drama de toute façon, et en grande partie ce qui a "tordu" certains personnages, tels qu'Ho Dong, Mae Sol Su et Ra Hee, en particulier.

 

Bref, en un soir, la vie d'Ho Dong bascule en enfer. Non seulement l'acte de sa mère le traumatise et le prive d'une présence essentielle, mais en plus, il force ses yeux à s'ouvrir sur sa situation, car lorsqu'il parle de ce qui s'est passé, on lui dit de ne surtout rien dire, parce qu'il ne serait pas protégé, que ça pourrait même au contraire se retourner contre lui et lui coûter la vie. Donc il est victime d'une tentative de meurtre par sa propre mère, mais en plus, on lui demande de se comporter en coupable et garder le secret... C'est la fin de l'innocence, et le début de longues nuits à dormir avec son épée, au cas où.

 

Je pense qu'il lui devient difficile de faire réellement confiance à qui que ce soit à partir de ce moment-là… jusqu’à Ja Myung. Ja Myung l'apaise, elle le met en confiance. Quand il dort dans la même pièce (pas forcément dans le même lit) qu'elle, il n'a plus besoin de dormir avec son épée, nous dit-il. Il se sent en sécurité. Et avant que les choses s'enveniment, il fait preuve envers elle de la même loyauté qu'elle lui offre. Mais en contrepartie, elle n'a pas intérêt à le trahir...

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Parce qu'en parallèle de cela, il se passe quelque chose de très important qu'on nous introduit dès l'épisode 1 : l'amour de son père échappe à Ho Dong. Lorsqu'il était enfant, Muhyul/Daemushin était un père très affectueux, répétant à Ho Dong qu'il était sa fierté. Certes, Muhyul regrettait que son fils n'ait pas hérité de sa dureté et ait le cœur trop sentimental, mais néanmoins il couvrait son fils d'affection. Mais plus Ho Dong grandit et se démarque de son père, humainement et politiquement, plus il transparait que l'amour de Muhyul est entièrement conditionnel, dépendant de l'obéissance et l'utilité d'Ho Dong. Petit à petit, Ho Dong est délaissé au profit de son petit frère (qu'on voit dans l'épisode 1 aussi, toujours pas un spoil), jusqu'à ce qu'il se fasse la réflexion, en voyant son père jouer avec son frère, qu'à une époque, c'était lui que son père (qui a plusieurs fois ordonné sa mort, à ce stade) aimait ainsi.

 

 

Tout comme vous aimez Haeu, vous m'avez aimé un jour. Et c'est dans cet amour que j'ai puisé la force de survivre jusqu'ici. Je veux que vous m'aimiez à nouveau. Je veux que vous soyez fier de moi à nouveau. Je veux vous faire sourire à nouveau. Ne voyez-vous donc pas mon amour pour vous et mon envie de vous succéder ?

Ho Dong à Muhyul, épisode 36

 

 

Pour Ho Dong qui a déjà vécu le traumatisme de découvrir que sa mère ne l'a jamais aimé (et pire, le déteste au point de le vouloir mort), voir l'amour de son père lui échapper petit à petit est particulièrement douloureux, et insoutenable. Et ça a plusieurs conséquences, la première étant qu'il s'accroche d'autant plus à Ja Myung, parce qu'il ne supporte plus de perdre les gens qu'il aime, au point d'en devenir menaçant. La seconde c'est qu'il devient prêt à tout pour retrouver l'amour paternel qu'il perd un peu plus chaque jour. Conquérir Nakrang est la condition que son père a posée pour lui accorder à nouveau ses faveurs, et ça devient donc une obsession pour Ho Dong. Et si, pour cela, il lui faut se compromettre moralement, eh bien tant pis, quitte à exploiter la soif d'amour de Ra Hee, quelque part similaire à la sienne.

 

Tous ces personnages m’ont rendue si triste, les gens. Ce qui, bien sûr, est le but, puisqu’on est dans une tragédie, donc c’est un signe de réussite. Mais bref : T.T

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

 

… Ra Hee : la victime

 

A savoir encore un personnage qui m’a inspiré des sentiments complexes, parce qu’à la fois elle ne m’était pas très sympathique (honnêtement, je crois que le seul personnage principal que j’ai réellement aimé tout le long est Ja Myung), et à la fois, j’avais une peine immense pour elle.

 

Ra Hee, notre princesse de Nakrang, pourrait sembler entourée d'amour, et quelque part, c'est vrai, mais elle a bien du mal à y trouver son compte, parce qu'elle a beau être aimée, son bien-être ne semble être une priorité pour personne. Son père, le roi, l'aime, mais lorsque vient le moment de choisir entre elle et Nakrang, c'est Nakrang qui l'emporte. Ce qui, en soi, a du sens, car "les besoins de la majorité l'emportent sur ceux de l'individu", mais c'est forcément un coup dur pour Ra Hee, car ça reste un abandon. Mo Ha So (une des deux épouses de son père, et sa mère non-biologique) l'aime mais lui a aussi explicitement dit que si elle devait choisir entre la sauver elle ou sauver Ja Myung (sa fille biologique), elle choisirait de sauver Ja Myung... alors, il y a un ajout que Mo Ha So n'a pas eu le "temps" de faire, mais sérieusement, qui dit à une gamine qu'elle sauverait son autre fille si elle devait choisir ?! Forcément, ça aussi, ça traumatise pas mal Ra Hee. Quant à Wang Ja Sil, sa mère biologique, elle l'aime aussi, à sa manière (je crois), mais Ra Hee ne tarde pas à découvrir qu’elle se retournerait contre sa propre famille pour satisfaire sa soif de pouvoir. Wang Ja Sil, une personne toxique en général, utilise sa fille, la rabaissant souvent, et elle s'intéresse bien moins aux sentiments et au bien-être de Ra Hee qu'à ses propres ambitions.

 

Ra Hee n'est jamais la "numéro 1" de qui que ce soit. Et c'est bien beau, l'amour de son peuple et la dévotion au pays, mais ça ne comble pas le vide, le besoin d'intimité et d'affection. De toute façon, même quand elle devient princesse héritière (renommée Nakrang, comme le pays, pour l'occasion), elle fait la constatation amère que ce n'est qu'un titre et que c'est la Grande Prêtresse que le pays et le roi écoutent vraiment. Ra Hee passe toujours après.

 

Et c'est triste de constater qu'Ho Dong est finalement un mix des trois autres personnes dont elle veut tant l'amour sans pouvoir l'obtenir tel qu'elle le voudrait : lui aussi fait passer ses propres ambitions avant les sentiments de Ra Hee, lui aussi l'a rabaissée, lui aussi l'utilise, lui aussi abandonnerait Ra Hee pour son pays, et, évidemment, lui aussi aime Ja Myung plus qu'il n'aime Ra Hee. C'est juste que, pendant un temps, il arrive à lui faire croire le contraire. Oh, pas tout de suite, et elle se méfie de lui au début, mais elle finit par se faire avoir, par besoin d'amour, par désespoir, par fierté aussi un peu, sans réaliser tout de suite qu'elle est en train de retomber dans une sorte de mix de toutes les relations qui l'ont rendue si malheureuse jusque-là. Et une fois qu'elle s'en rend compte, c'est trop tard, et elle ne peut plus faire marche-arrière, son cœur est déjà pris au piège. En bon manipulateur, et peut-être même sans le réaliser consciemment, Ho Dong a mis le doigt sur pile le plus grand manque de Ra Hee, a réussi à la persuader que lui seul pouvait le combler, tout ça pour finalement créer des failles plus profondes et plus douloureuses... et comme il est à la fois le poison et le (faux) antidote temporaire, elle est piégée. 

 

C'est terrible ce qu'il lui fait.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Ra Hee n'est pas un personnage que j'ai trouvé excessivement sympathique et plus le drama avance, plus elle est empoisonnée par Ho Dong, plus sa rancœur et sa haine prennent le dessus, ce qui n’aide pas. Par ailleurs, j'ai trouvé que beaucoup de scènes en rapport avec le "triangle amoureux" central se répétaient dans le dernier tiers de la série, donc ça me lassait, et j'avoue que parfois je riais un peu de voir comme Ra Hee avait le chic de toujours se trouver pile là où il fallait pour entendre la mauvaise chose au mauvais moment (une condition kdramatesque connue) ... Mais ça n'enlève strictement rien à la cruauté de ce qu'on lui fait subir, et donc, elle aussi, j'ai eu mal au cœur pour elle.

 

Par contre, si elle me faisait mal au cœur, elle me faisait beaucoup de bien aux yeux, parce qu'elle avait décidément (je trouve) les plus belles robes de la série.

 

 

… un moment d’appréciation visuelle, et autres considérations

 

En général, c'est un joli drama. Plus au début qu'à la fin (peut-être parce qu'à la fin la production était plus pressée qu'au début), mais joli néanmoins, avec un bel OST pour accompagner le tout. Mais ce sont vraiment les costumes qui m'ont tapé dans l'œil. Ce serait sans doute complètement inapproprié de ma part de porter ce genre d'habits, mais argh, ils font envie, et je voulais juste prendre un moment dans cet article pour célébrer les costumes de Ja Myung Go.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Voilà.

 

C'était juste pour vous montrer tout cela.

 

Ja Myung Go est l'histoire franchement triste d'enfants malmenés et abandonnés qui se font du mal et sont torturés par le Destin, mais au moins ils sont bien habillés. Et ont de jolis visages aussi. Je me suis retenue de le dire jusqu'ici, mais puisqu'on est dans cette partie de considérations superficielles : nos trois personnages principaux (et pas que) sont magnifiques. Forcément, moi, j'ai un faible pour Jung Kyung Ho, mais j'ai bien craqué sur le visage de Jung Ryeo Weo aussi, en particulier.

 

N'empêche que c’est triste ce qui leur arrive.

 

Et encore, parce que l’article est déjà trop long, je n’ai même pas évoqué Wang Hol, général de Nakrang, frère de Wang Ja Sil, et un de mes personnages favoris qui fait de la concurrence sérieuse aux autres dans la catégorie « vie de merde » (et dans celle « joli visage » aussi, parce que je le trouve magnifique…). Lui, tout ce qu’il voulait c’était avoir une vie simple, et tenez-vous bien : enfant, pour lui sauver la vie, il doit épouser sa belle-sœur (la femme de son frère décédé), qu’il considère comme sa mère (et elle en a largement l’âge) et qui a juré de se venger de Wang Ja Sil, aka la grande sœur de Wang Hol.

 

 

Oh Wang Hol :’D

 

Il se retrouve donc sans arrêt tiraillé entre sa femme et sa sœur. A un moment donné, il y a même un pan du drama où sa grande sœur veut lui faire épouser Ra Hee, tandis que sa femme veut la lui faire tuer. Donc je vous résume : sa grande sœur veut lui faire épouser sa nièce, cette même nièce que sa belle-sœur/épouse/mère lui demande de tuer. LA VIE SIMPLE QUOI. Oh, Hol :’) Et autant, lui, il considère toujours son épouse comme sa mère, et leur mariage n’est qu’une formalité pour éviter qu’elle soit exécutée, autant, elle, elle se met à avoir des sentiments moins maternels à son égard lorsqu’elle commence à se rendre compte qu’il est bien sexy ce monsieur, et ça donne la déclaration la plus gênante au monde, où il ne peut que répondre « mais vous êtes comme une mère pour moi » … :’D

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

Le plus incroyable cela dit, c’est que le type a clairement une vie de merde, et des traumatismes qui s’accumulent, mais il est remarquablement équilibré… Alors que moi, tout ce je pensais c’était « Dude, je sais même pas comment tu fais pour te lever le matin, sincèrement o.o ». Mais écoutez, il se levait, et il se tenait même super droit, dans le sens où c’est un personnage très décent, et j’ai eu beaucoup de peine pour lui, mais comme je disais : l’article est déjà long. Donc venons-en à la conclusion.

 

 

… en conclusion

 

OK, comme vous l’avez certainement déduit (parce que j’arrête pas de vous le dire, mais aussi parce que vous êtes très forts), Ja Myung Go n’est pas exactement une comédie, donc il faut être d’humeur, et ne pas le lancer en s’attendant à regarder Moonlight drawn by the clouds, en gros. Et pour ma part, il m’a plu. Certes, certaines choses intéressantes posées par les premiers épisodes (que ce soit dans la partie enfance ou les flash-forward) ne sont jamais réellement développées, ou suffisamment développées, ou bien elles n’ont pas de conclusion satisfaisante, et c’est dommage, de même que j’aurais voulu qu’on perde moins de vue certains personnages (ou, au moins, qu’on finisse par les retrouver). Bref, le drama laisse une sensation d’incomplet, et clairement, il y a des moments où j’étais plus investie que d’autres : il a fallu deux épisodes au drama pour m’embarquer, il y avait des longueurs dans l’intro, dans le dernier tiers, et puis la fin est beaucoup trop précipitée et laisse un goût un peu amer dans la bouche… mais pas assez pour que je regrette mon visionnage, et j’espère que j’ai rendu évident que j’ai aimé les personnages du drama, qu’ils m’ont intéressée, que je me suis impliquée dans leurs histoires, et que j’ai été très touchée par leur sort. Ja Myung Go a donc été un plaisir, même si un plaisir déprimant par moments.

[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고
[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고[Le coeur comme un tambour] Ja Myung Go  자명고

 

 

1Au passage, je crois que je ne l’ai pas dit dans les articles précédents, honte sur moi, mais pour faire ma liste de choses à voir, je me suis appuyée sur ces deux listes-là : https://bodashiri.tumblr.com/post/151120176711/the-list-of-korean-sageuks et https://thetalkingcupboard.com/resources/sageuk-timeline/ . Quand je finirai par faire un sommaire pour ce projet sageuk, pourvu qu’il ne se retrouve pas délaissé, je ne manquerai pas de les créditer, et merci à ces deux personnes pour leur travail => reprendre la lecture

 

2Queen Seon Deuk, qui a fait un carton, a commencé sa diffusion pendant celle de Ja Myung Go, les mêmes jours et aux mêmes horaires. Si les taux d’audience de Ja Myung Go n’étaient déjà extraordinaires jusque-là, on voit clairement une baisse post-Queen Seon Deuk. Ce n’est peut-être qu’une coïncidence, bien sûr, et même dans le cas contraire, la « faute » ne reviendrait pas à Queen Seon Deuk, mais comme je disais, simplement : ça n’a pas dû aider. => reprendre la lecture


 

Et sinon, plus d'amours, au premier abord, impossibles: