[6 femmes en colère] Kangoku no ohimesama 監獄のお姫さま

Publié le 29 Mai 2020

Grâce à son casting attachant et son écriture dynamique, Kangoku no ohimesama est un drama que j’ai trouvé très drôle, et que j’ai avalé rapidement sans m’ennuyer une seule seconde.

 

 

 

Diffusé en 2017

Sur TBS

10 épisodes de 45 minutes environ

Réalisé par Kaneko Fuminori

Ecrit par Kudo Kankuro & Tanabe Shigenori

 

Avec:

Koizumi Kyoko : Baba Kayo

Mitsushima Hikari : Sensei

Kaho : Hime

Kanno Miho : Zaitech

Sakai Maki : Joyuu

Morishita Aiko : Anego

Iseya Yusuke : Itabashi Goro

Tsukamoto Takashi : Hasegawa Nobuhiko

etc

 

 

Dontesque ?

Fraichement sortie de prison, Baba Kayo retrouve ses anciennes compagnes de cellule pour mener à bien le plan qu’elles ont monté ensemble pour venger une de leur co-détenues, découvrir la vérité sur le crime qu’elle est censée avoir commis, et forcer le (potentiel) véritable coupable, Goro, son mari,  à être jugé pour ses fautes.

 

Fiche Ecrans d'Asie: ICI

 

 

oOo

J'avais envie d'une comédie. Et quand j'ai envie d'une comédie dramatesque, c'est vrai que j'ai plus tendance à me tourner vers des dramas japonais. En plus, celui-là avait un casting particulièrement attrayant, et il est écrit par Kudo Kankuro (bon, Kudo Kankuro et Tanabe Shigenori, mais honnêtement, à voir le drama, c’est assez clair qui était le scénariste principal : la touche Kudo Kankuro est partout), un scénariste que j'affectionne, bien que je n'aie pas trop suivi ce qu'il a fait de sa carrière ces derniers temps. Toujours est-il que, portée par mon envie de rire, mon amour du casting, et mes bonnes expériences avec ce scénariste, je suis entrée dans ce drama à l'aveugle et... j'ai bien fait ! Parce que ça m'a drôlement plu, et surtout ça m’a fait rire. Pour ceux qui savent comment je fonctionne, je prends des notes quand je regarde mes dramas, c'est une habitude que j'ai prise, et mes notes, en l'occurrence, étaient ponctuées de "XD" sans arrêt. Ce drama m'a beaucoup amusée, mission accomplie, et il m'a également beaucoup rappelé Kisarazu Cat's Eye, ce qui, si vous me connaissez un peu, est une excellente chose, Kisarazu Cat's Eye étant un de mes jdramas favoris. Bien sûr, Kangoku no Ohimesama n'en est pas une copie, mais les deux dramas ont plusieurs choses en commun, à commencer par le fait qu'ils décident tous deux de tirer de la comédie légère d'une situation qui, à la base, ne semble pas s'y prêter : dans Kisarazu Cat's Eye le héros apprenait qu'il avait le cancer et plus longtemps à vivre, tandis que dans Kangoku no ohimesama, l'héroïne est envoyée en prison pour avoir poignardé son mari infidèle (qui s'en est sorti).

 

Et comme on sait, la prison, c'est pas fun.

 

Mais ça l'est un peu quand même ?

 

C'est amusant de voir comme le drama traite la chose. J'ai parlé d'héroïne, mais le drama est un drama d'ensemble, avec plusieurs personnages féminins centraux qui se sont rencontrés en prison, parce qu'elles s'y sont toutes retrouvées pour différents crimes plus ou moins graves. Le drama n’étant pas linéaire, alternant entre présent et passé, on observe longuement la vie des héroïnes en prison, et comme ça, au premier abord, on a vraiment le sentiment de voir quelque chose de terriblement édulcoré. La fantaisie du drama, les décors (dans la prison, j'entends) généralement propres et lumieux, le fait qu'on se concentre sur un petit groupe qui se soude de plus en plus, la bienveillance cachée des gardiennes et du directeur fantasque de la prison font de Kangoku no ohimesama la fiction carcérale la plus légère que j’aie vue jusqu’ici (j'admets néanmoins ne pas en avoir vu tant que ça).

 

A la fois, Kangoku no ohimesama ne dépeint (évidemment) pas la prison comme un club de vacances non plus, et le temps d'emprisonnement a des conséquences sur les vies des personnages, ce qu'on nous illustre en particulier dans la relation entre Baba Kayo ("l'héroïne") et son fils. Baba Kayo est une mère aimante, et son fils est un bon gamin, mais il était jeune quand sa mère a été enfermée, le temps a passé, et c'est difficile pour lui d'accepter son crime, même si avec le temps, il comprend mieux les raisons accumulées qui ont fait qu'elle a craqué. La relation n'est pas facile, donc, et Baba Kayo a des choses à réparer et rattraper, si tant est que ce soit possible (je vous avoue que j'ai eu la larme à l'oeil une fois ou deux, c'est vrai). Mais Kangoku no ohimesama est résolument optimiste, au point que, c'est vrai, ça parait un peu idéaliste parfois. Notamment, je n'ai pu m'empêcher de noter que les ex-prisonnières ont très peu de mal à retrouver un boulot, et ne souffrent pas beaucoup de discrimination, ce qui est bien différent de ce qu’on trouvera dans d’autres fictions.

 

La prison, elle, reprend plusieurs éléments de la réalité, du moins selon ce que j'ai pu glaner sur la question. Les prisonnières ont des rangs, exprimés via un code de couleurs, qui leur donnent accès à différents niveaux de privilèges. Elles doivent bosser en "usine" pour faire tout un tas d'objets destinés à être vendus peu cher dehors, elles peuvent suivre différentes formations avec un accent mis sur la réhabilitation une fois qu'elles seront sorties... Dans le drama, une fois les prisonnières sur le point d’être libérées, elles doivent même passer du temps avec une gardienne dans une maison de "transition" où elles sont formées à la technologie et tout ce qui a pu évoluer pendant leur enfermement. Cette partie-là, je ne sais pas si elle est vraie, par contre, car je n'en ai pas trouvé de mention dans les diverses sources que j'ai trouvées, mais il semble que les prisons japonaises aient en effet une vocation de réhabilitation affichée (appliquée, c’est une autre question).

 

Un aspect drôlement moins bienveillant que retranscrit le drama, en revanche, ce sont les règles déshumanisantes mises en place par la prison japonaise : l’attribution de numéros, le retrait des noms (et donc de l’identité des prisonnières), et l’interdiction de parler ou socialiser entre détenues, à l’exception de quelques moments très courts et limités. En l’occurrence, nos héroïnes arrivent à maintenir leur identité et leur santé d’esprit les unes grâce aux autres, mais on se doute bien que sans cela, ce serait l’enfer, et la vie hyper stricte de la prison, au rythme des cris des gardiennes ne fait pas envie. De même qu’on n’enviait pas sa maladie à Bussan dans Kisarazu Cat’s Eye, mais plus ses aventures et sa bande de potes, ici, on n’envie pas leur enfermement aux héroïnes, ni leurs conditions de vie dans la prison, mais la solidarité des gens qu’elles y trouvent (et qui est exceptionnelle, et Hime n’aura pas autant de chances avec ses co-détenues suivantes). Mais oui, dans l’ambiance, on se sent très loin d'un Prison Break ou même Orange is the New Black.

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Et je vous parle de la prison, là, mais on retrouve cette légèreté qui pourrait étonner dans la façon dont les agissements des héroïnes sont traités. Déjà, leur plan de vengeance/recherche de justice commence par un kidnapping d’enfant qui ne traumatise absolument pas le gosse (tu parles, c’est lui qui martyrise ses kidnappeuses) et se déroule dans la joie et la bonne humeur. Dans le monde créé par Kangoku no Ohimesama, ça fonctionne et je n’ai jamais trouvé la façon de faire de Kudo Kankuro insultante, pas plus qu’elle ne donne d’impression, à mon sens, de superficialité, car les personnages et leurs sentiments, eux, sont pris au sérieux. Le drama joue à un jeu d'équilibriste, en fait, où il s'approche suffisamment de l'absurde pour pouvoir être comique, tout en étant suffisamment proche du réel pour ne pas perdre toute portée émotionnelle, et ne pas sembler inhumain.

 

Ce n'est pas non plus un hasard que l’équipe centrale soit féminine... L'idée n'est certainement pas de dire que si une femme commet un crime, ce n'est pas grave: c'est pour ça que les crimes ayant causé l’arrestation des protagonistes ne font pas partie des choses tournées à la comédie. Ils peuvent être racontés de façon décalée, oui, mais ça ne veut pas dire que le drama en retire le sérieux. Par ailleurs, les personnages sortent de prison... ce qui présuppose bien entendu qu'ils ont été en prison. Et la légitimité de leurs sentences n'est pas remise en cause (à l'exception d'une, certes, mais c'est une exception justement), parce que les personnages sont des criminelles, pas des innocentes. Simplement, je pense qu'il aurait été plus difficile (pas impossible, car tout est possible, mais très difficile) de faire cette exacte même comédie avec des personnages masculins à la place de certains personnages féminins, parce que ça aurait sans doute trop reflété ce qu'on voit aux informations tous les jours, où les femmes sont majoritairement les victimes des hommes, plutôt que le contraire. Et si vous vous demandez pourquoi je vous parle de tout ça et ramène la question du genre dans l’équation, c’est pas parce que je ne peux pas m'en empêcher mais parce que le drama lui-même évoque clairement la question.

 

Un fait intéressant : Iseya Yusuke a plusieurs rôles dans ce drama, interprétant un personnage (au moins temporairement) dans chacune des backstories des protagonistes. Non, en fait, c’est plus que ça : c’est son personnage, Goro, qui joue un rôle dans chacune des backstories. Les héroïnes racontent leur passé, et dans ces flash-backs, le mari infidèle et irrespectueux de Baka Kayo, ou le père profiteur de Zaitech empruntent les traits de Goro/Iseya Yusuke. Goro, le mari de la détenue qu'elles veulent innocenter et l'homme qu'elles soupçonnent d'avoir fait enfermer sa femme pour un crime qu'il aurait commis lui-même, représente les hommes de leurs vies qui les ont déçues, ou qui ont gâché leur vie, selon elles. Lorsque les personnages attachent Goro à une chaise et tiennent leur procès non-officiel, certes, c’est parce qu’elles veulent découvrir la vérité et rendre justice pour Hime, mais c’est aussi parce qu’elles ont tous un homme dans leur vie à qui elles en veulent, et qui fait qu’elles ont de l’empathie pour Hime. Elles n’en ont pas toutes été victimes (je pense particulièrement à l'histoire [spoiler] Joyuu [/spoiler] où l'homme que joue Goro n'avait strictement rien à se reprocher pré-crime), mais un aspect de leur histoire se retrouve malgré tout dans celle d’Hime. En ça, Kangoku no ohimesama est une fiction très « réglage des comptes », pas juste de ces personnages vis-à-vis de Goro mais de ces femmes contre les hommes (même si, évidemment « pas tous les hommes », comme dirait l’autre, et il y a aussi des personnages masculins plus positifs dans cette affaire).

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Je reviens à ce que je disais tout à l’heure quand j’avançais que les crimes des héroïnes n’étaient pas tournés à la comédie, et précise bien que je parle des crimes qui les ont envoyées en prison. Celui du kidnapping de Goro et de son fils sont traités de façon bien plus comique par le drama. Il y a un trait net tracé entre leurs précédents crimes et celui qu’elles sont en train de commettre qui lui, contrairement aux autres, est présenté comme justifié (ce qui est différent de « motivé ») et « inoffensif ».

 

1/ Justifié parce que les personnages féminins sont placés dans la position d’underdogs qui essaient de mettre en lumière les crimes de quelqu’un de bien plus puissant qu’elles, et de réparer une injustice sans pouvoir attendre de soutien de qui que ce soit. Kidnapper les gens, en soi, c’est mal, mais comme c’est le seul moyen qu’elles ont d’agir, et que c’est pour une bonne cause, le drama présente leurs actions comme justifiées, même si ça vient au compte-goutte, puisque le drama n'est pas raconté de façon linéaire.

 

Au début, la justification est avant tout émotionnelle, parce que Hime est un personnage qu'on a tout de suite envie de prendre en pitié, un personnage vulnérable et fragile dont, instinctivement, on a envie de prendre le parti, plutôt que le CEO qui, même avant qu'on en sache grand-chose, fait grimacer avec son "oh vous savez, j'ai plein de thunes, mais en vrai c'est un problème, et j'aimerais bien tout perdre" (urgh, pas de souci, file moi tout, on peut s'arranger, hein !). Puis, petit à petit, on découvre ce qui s'est passé et ce qu'on ressentait instinctivement se retrouve étoffé par différents faits (même si on n'est bien sûr jamais à l'abris d'un twist, mais je vous laisserai découvrir ça). Le drama alterne énormément entre passé et présent, on nous donne sans arrêt plus de contexte, parfois en changeant également de points de vue comme c'est illustré dès le début du drama qui commence en fait trois fois: d'abord in medias res sans aucun contexte, puis en revenant un peu avant cela du point de vue de Goro, puis en rejouant la même chose mais du point de vue des héroïnes. Le drama se lance trois fois, et chaque nouveau départ comble des trous et donne une nouvelle vision de ce qui est en train de se passer. Cette façon de faire est d'ailleurs une des choses qui m'ont pas mal rappelé Kisarazu Cat's Eye et entre ça et les dialogues rapides, le drama laisse très peu de place aux temps morts et à l'ennui (du moins j'ai trouvé).

 

(Petit regret simplement sur le fait que les sous-titres que j'avais n'étaient pas toujours très bons ou avaient du mal à suivre, ce qui est d'autant plus dommage sur une série aussi axée sur le dialogue. Il y a même un passage où un personnage explique qu'elle coucherait bien avec Keanu Reeves -un sentiment que je comprends- et où les sous-titres décident purement et simplement de ne pas traduire la réplique... ;A; #justiceforKeanu)

 

2/ Inoffensif parce qu’à aucun moment on ressent que Goro (et encore moins son gosse) est en danger, sinon de voir ses crimes exposés. D’une part parce que tout le procès a quelque chose de très théâtral, comme si on regardait une pièce, et ça introduit une notion de jeu. D'ailleurs caster Iseya Yusuke dans plusieurs rôles, au-delà de l’effet déjà discuté et du fait que voir plus d’Iseya Yuuske est toujours un plaisir, renforce justement l’aspect théâtral, comme si une petite troupe d’acteurs faisait avec les moyens du bord. L'absurdité de certaines situations, et le fait que si souvent les choses semblent déraper et partir en tangente, contribuent également au sentiment de jeu, et encore une fois, je trouve que le drama fait beaucoup penser à Kisarazu Cat's Eye et que toute cette affaire de kidapping pourrait tout à fait être une aventure de la semaine du gang de Bussan.

 

D'autre part, c'est dur d'avoir super peur pour lui aussi parce que ce qui rend les héroïnes du drama si divertissantes est bien souvent le sentiment d'incompétence et d'amateurisme total qu'elles donnent.

 

Le long de cet article, j'ai à de nombreuses reprises évoqué Kisarazu Cat's Eye. Kangoku no ohimesama y fait penser dans son idée de départ de faire rire avec une situation tragique, dans sa construction en puzzle, dans son ton, mais ce sont les personnages, surtout, qui m'ont tellement fait penser à Kisarazu Cat's Eye et sa bande de marginaux bras cassés hyper soudée se foutant sans arrêt dans des situations pas possibles. Comme dans Kisarazu Cat's Eye, où on suivait les aventures de Bussan, Bambi et compagnie, les héroïnes de Kangoku no ohimesama ne s'appellent pas par leurs noms mais par des surnoms: Sensei, Hime, Anego, Zaitech, etc. En lieu de "Kisatazu cat's nyah", elles ont leurs propres catchphrases, et des motifs qui reviennent et marquent leur appartenance à la même équipe, tels que leurs ongles assortis, leurs décos de téléphone, ou bien encore la chanson qu'elles ont appris en prison. Et bien sûr, tous comme les personnages de Kisarazu Cat's Eye, elles sont des originales et des marginales, très distinctes les unes des autres mais qui fonctionnent pourtant parfaitement ensemble, et c'est leur solidarité qui les rend attachantes.

 

Bon ça, et effectivement, leur inaptitude. Je ne vais pas donner trop d'exemples parce que beaucoup de ces moments sont drôles à cause de l'effet de surprise, mais c'est du niveau d'avoir un faux-départ parce qu'elles ont kidnappé la mauvaise personne, ou bien de foirer une partie du plan parce que l'une d'entre elles ne sait pas bien comment envoyer un email. Il y a aussi tout un running gag sur le fait qu'elles sont hyper distraites par le fait que Goro est bien trop séduisant. Elles ne sont d'ailleurs pas les seules, parce que même les personnages masculins se retrouvent temporairement distraits par le physique de Goro (et en tant qu'appréciatrice d'Iseya Yusuke, je comprends). Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec une scène très sérieuse qui doit être interrompue parce que la personne interrogeant Goro n'arrive pas à continuer l'interrogatoire avec le torse du suspect à l'air. Comme je le disais: c'est dur de les prendre entièrement au sérieux.

 

Il faut dire aussi que le casting y met du sien, et fait énormément pour le drama. Iseya Yusuke est absolument parfait dans le rôle de Goro, à la fois charmant et visqueux à souhait, et j'étais absolument ravie de retrouver Tsukamoto Takashi, un habitué des dramas à la Kudo Kankuro (il était dans Kisarazu Cat's eye, Manhattan Love Story, Tiger & Dragon, et Mirai koshi Meguru) pour lequel j'ai beaucoup d'affection. Mais bien sûr, c'est le casting féminin qui domine le drama, et c'est un plaisir de les suivre. Koizumi Kyoko, dans le rôle de Baba Kayo, est particulièrement touchante, douce et lumineuse avec une fragilité qui m'est allée au coeur, et j'ai aussi eu un gros faible pour Kanno Miho qui a la classe dans le rôle de Zaitech, mais n'hésite pas à se ridiculiser complètement lors d'une scène particulièrement gênante de danse sur fond de Like a Virgin (de Madonna, bien sûr).

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Mais plus que quiconque, c’est Mitsushima Hikari que j’ai aimée, dans le rôle d’une gardienne de prison vraiment pas commode, et aux idées très arrêtées sur les criminelles dont elle a la charge, mais qui s’avère avoir un très grand cœur. C’était, de base, son nom qui m’attirait le plus dans le casting, et je ne saurais pas vous retranscrire à quel point je l’ai aimée dans ce drama. J’aime qu’elle soit si crédible en bad-ass totale, j’aime qu’elle puisse me mettre les larmes aux yeux en un regard, qu’elle puisse exprimer une vulnérabilité si sincère qu’elle me serre le cœur, j’aime qu’elle m’ait fait rire, j’aime son charisme, j’aime sa voix, j’aime son visage, j’aime tout d’elle et j’étais en admiration totale dès qu’elle était à l’écran, elle est la meilleure chose qui soit arrivée à ce monde, et il faut célébrer et protéger Mitsushima Hikari, okay ;A;

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Hum.

 

Pardon.

 

Mais oui, j’ai aimé ce casting, et me suis attachée aux personnages dont le principal attrait est la solidarité qui s’installe entre elles en prison. Le drama, en général, insiste beaucoup sur la question de s’intéresser et s’en faire pour les autres, de toute façon. La base de l’histoire est que des gens qui n’avaient aucune raison de mettre leur nez dans les affaires des autres le font, mais pas par curiosité mal placée : par bienveillance. Les personnages s’entraident, se gardent saines d’esprit les unes les autres en prison, et améliorent généralement leur existence. L’apathie, c’est ce qu’il y a de pire, et dans une scène mémorable, Sensei (Mitsushima Hikari, donc) sort de ses gonds et, furieuse après la mère d’Hime, lui reproche son désintérêt total pour sa fille, et, plus généralement, le désintérêt du public pour les personnes incarcérées, parce que, d’après elle, c’est cette apathie qui empêche le système de réellement fonctionner. D’ailleurs, pour renforcer ce thème de s’occuper des autres, la question de la maternité est plusieurs fois abordée, sous plusieurs formes. Il y a la relation entre une mère et son enfant (parfois saine et aimante, parfois pas, parfois compliquée), celle partagée de plusieurs individus se rassemblant autour d’un autre individu pour en prendre soin (j’en dis pas trop pour ne pas spoiler), et même Sensei se sent un peu comme une mère vis-à-vis de ses prisonnières, particulièrement Baba Kayo (pourtant plus âgée qu’elle), puisqu’elle s’occupe de leur rééducation (et la scène où elle en parle à Baba Kayo m’est allée en plein cœur et est une de mes favorites de la série, parce que Mitsushima Hikari est un trésor mondial et entre elle et Koizumi Kyoko, j’en pouvais plus). La prison elle-même en devient presque posée comme une figure maternelle, ce qui pour le coup rentre dans la catégorie de la version idéalisée de la prison de la série, parce que si je ne doute pas que certaines prisons doivent au moins afficher ce genre d’intentions, je ne sais pas si beaucoup de personnes incarcérées ressentent de l’amour maternel de la part des institutions carcérales. Peut-être que si, hein, j’en sais rien, mais a priori c’est pas ce que me souffle mon instinct. Instinct, qui, certes, me souffle régulièrement des tas de conneries, mais néanmoins…

 

Pour retenir simplement l’essentiel, cela dit, je pense que le drama essaie de dire que si on s’occupait plus les uns des autres, si les gens étaient moins apathiques, si le public en général s’occupait plus des individus, de ce qui se passe dans leur pays, et si les institutions faisaient de même, on s’en porterait tous mieux. Ça retourne pas exactement le cerveau comme message, mais ça veut dire que le drama est plein de gens qui s’en font pour les autres, et ça réchauffe le cœur.

 

Mais je ne veux pas trop m’étendre, parce que je ne veux pas trop en dire. Une grande partie du fun de ce drama vient, après tout, de ses surprises, et son rythme soutenu, pas uniquement dans l’histoire elle-même, mais plutôt dans la façon dont elle est racontée, l’ordre dans lequel les choses sont agencées. C’est un drama que j’ai trouvé touchant mais surtout très drôle, facile à regarder, avec un casting super en forme. Moi qui voulais une comédie, je n’ai certainement pas été déçue ! J’ai pris énormément de plaisir à regarder Kangoku no ohimesama, et à retrouver le style de Kudo Kankuro dont je n’avais pas fait l’expérience depuis trop longtemps.

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Sur ce, d'autres trucs centrés sur plusieurs personnages féminins:

 

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