[Pause en bord de mer] Beach Boys ビーチボーイズ

Publié le 4 Juillet 2020

Tendre et attachant, Beach Boys donne le sourire, réchauffe le cœur, donne envie d’aller à la plage, et a ravivé mes gros crushs sur ses deux acteurs principaux.

 

 

Diffusé en 1997

Sur Fuji TV

12 épisodes

+ un SP pas encore vu

(la fin du drama se suffit à elle-même, donc ce sera pour plus tard)

Réalisé par Ishizaka Reiko & Sawada Kensaku

Ecrit par Okada Yoshikazu

 

 

Avec :

Sorimachi Takashi : Sakurai Hiromi

Takenouchi Yutaka : Suzuki Kaito

Hirosue Ryoko : Izumi Makoto

Maki Mike : Izumi Masaru

Inamori Izumi : Maeda Haruko

Etc

 

 

Dontesque ?

Après avoir fait une erreur au travail, Kaito, un salaryman ayant une bonne situation, est contraint de prendre des congés, et va les passer au bord de la mer dans une petite auberge familiale. Sur le chemin, il rencontre Hiromi, un jeune homme au train de vie bien plus libre qui erre sans trop de but, et se retrouve dans la même auberge que lui. Très différents, Kaito et Hiromi vont néanmoins finir par devenir amis et rester à l’auberge plus longtemps que prévu, y trouvant la paix dont ils avaient besoin.

 

 

Fiche Ecrans d'Asie: ICI

 

Merci à la personne anonyme ayant fait la recommandation

(+ toutes les personnes qui m'ont conseillé le drama pendant des années)

 

 

 

 

Introduction

 

l’océan, la plage et les gens

les « Beach Boys »

le passage des saisons

 

Conclusion

 

 

 

Ca faisait des années qu'on me recommandait ce drama et que, de toute façon, je me le recommandais à moi aussi: j'adore Takenouchi Yutaka, j'aime beaucoup Sorimachi Takashi, j'aime les dramas qui se passent près de la mer, et pour ce que j'ai vu de ce scénariste (Okada Yoshikazu), j'ai aussi un faible pour ses dramas. Donc, oui, ce drama était sur ma liste de choses à voir, et comme je piochais dans la liste de vos recommandations pour fêter l'anniversaire de mon blog, je me suis dit qu'il était enfin temps de me lancer. Et j'ai bien fait. Sans surprise, Beach Boys s'est avéré être une excellente pioche, et un petit coup de coeur que j'aurais sans doute dû voir avant, mais que, finalement, j'étais contente de découvrir au moment où je l'ai découvert. Donc yay de partout ! Le seul truc moins yay c'est que les sous-titres que j'avais n'étaient pas toujours au top, sautant parfois des bouts de dialogue, mais heureusement que des trucs faciles que je pouvais comprendre quand même. Sinon ce fut un plaisir, avec bonus nostalgie, parce que je retrouvais l'ambiance des jdramas des années 90s, où les personnages fument comme des pompiers, et où les épisodes pouvaient se terminer sur un magnifique arrêt sur image de gens en train de se faire un high-five, sans aucune ironie.

 

 

Ah :'D

 

Aussi l'opening a un poisson qui vole. Je savais pas où le caser, donc voilà, je le case là: l'opening a un poisson qui vole, ça me fait sourire, et d'ailleurs j'aime beaucoup l'opening en général.

Sur ce, causons du drama et de pourquoi je l'aime.

 

 

…l’océan, la plage et les gens

 

Je l'ai dit: j'ai un faible pour les dramas qui se déroulent au bord de la mer. Et une des raisons les plus simples est juste que l'océan c'est joli, c'est grand et plein d'eau, et moi j'aime l'eau, et en plus les plages ont quelque chose d'immédiatement mélancolique, un peu nostalgique (peut-être parce qu'elles me rappellent mon enfance), et quand on se retrouve face à l'immensité de la mer, et au va et vient éternel des vagues, il y a un effet de calme, on se sent tout petit, et c'est (je trouve) réconfortant. Bien sûr, tout ça est une image très romantique de la mer, parce que les plages sont aussi souvent pleines de baigneurs pas forcément discrets, elles ne sont pas toujours propres, et en plus y a des mouettes, et les mouettes ça peut te chier dessus à tout moment, et après tu marches sur un coquillage et ça fait mal, et pas de pot, sous le coquillage y avait aussi une méduse, et ton pied est tout rouge et fait deux fois sa taille maintenant. Hum. Toujours est-il que la plage et l'océan ont une image très apaisante, en plus d'être juste jolies quand elles sont filmées (les dramas choisissent leurs décors, quand même), et que j'apprécie ces décors, surtout pour un drama tel que Beah Boys qui, justement, parle de personnages venus laisser leurs problèmes derrière eux, et se reposer.

 

L'océan, dans Beach Boys (et comme souvent), devient une métaphore personnelle pour chaque personnage.

 

 

- Qu’est-ce qui te retient tant ici ?

- C’est que je… je n’ai jamais nagé dans l’océan. A vrai dire, ça me fait un peu peur. Parce qu’il n’y a pas de couloir, pas d’arrivée. J’avais trop peur pour nager dans l’océan. Mais cet été… je me suis dit que j’y arriverais peut-être.

Kaito et Hiromi, épisode 2

 

 

Pour Hiromi, un ancien nageur qui a arrêté les compétitions après s'être blessé et mène depuis une vie très insouciante où il ne prend pas grand-chose au sérieux, l'océan est un challenge, une peur à affronter. Pour le patron de l'auberge, qui était surfeur passionné avant d'ouvrir son auberge et de devoir s'y consacrer, l'océan est un vieux rêve auquel il n'a pas touché depuis longtemps mais qui lui rappelle sa jeunesse et qu'il aimerait ressortir de son tiroir un jour. Pour une cliente de passage, l'océan est le rappel d'une tragédie à laquelle elle doit se confronter si elle veut pouvoir s'en libérer.

[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ

L’océan est vu sous différents angles, à la fois comme quelque chose de personnel et à partager. C’est-à-dire que le patron de l’auberge dira bien à Kaito et Hiromi (nos deux personnages masculins principaux) que leurs océans sont ailleurs, entendant par là qu’ils ont une place dans ce monde, un endroit à eux où ils se sentiront chez eux pour de bon, et que cet endroit leur est personnel, il leur faudra le trouver. Mais à la fois, comme le dit Makoto (le personnage féminin principal) et comme c’est illustré par la bouteille à la mer que des enfants envoient dans la première scène et à laquelle ils reçoivent une réponse à la fin, l’océan connecte les gens. Ce que j’en ai tiré, personnellement, c’est que l’océan, dans son immensité, représente à la fois notre place en ce monde et ce à quoi nous devons faire face pour trouver cette place, que c’est quelque chose de personnel et propre à chacun, mais aussi que devant cet océan se trouve une plage où il fait bon accueillir des gens comme on les accueille dans notre vie, et que l’océan lui-même est ce qui nous connecte aux autres parce que c’est en partageant notre intimité qu’on créé des liens, et en faisant face aux challenges ensemble qu’on avance.

 

Le drama appuie beaucoup sur les bienfaits de la communauté (le symbole le plus récurrent de cette idée qu’on va plus loin à plusieurs, étant la voiture d’Hiromi qui tombe en panne tout le temps, si bien qu’à chaque fois, il faut la pousser à plusieurs pour la faire avancer).

[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ

Ses personnages se consolent, s’encouragent, se défendent, se complimentent, se soutiennent, s’écoutent, se font sourire, s’ouvrent les uns aux autres… Plusieurs personnages se débattent avec des difficultés personnelles, comme des soucis de santé par exemple, ou, pour plusieurs, des soucis familiaux. Une mère qui a perdu son enfant, ou bien une fille qui a perdu son lien avec sa mère, par exemple. Et, en quelque sorte, ils trouvent une famille le temps d’un été. Pour certains, ça leur durera plus longtemps, pour d’autres, c’est temporaire, mais c’est l’effet que ça fait, particulièrement pour Hiromi et Kaito. Après tout, le principe de l’auberge centrale au drama (auberge minshuku) est qu’on n’est pas dans un hôtel mais chez quelqu’un, et, dans Beach Boys, plus ou moins selon les clients, ils créent des liens avec Makoto et son grand-père.

 

Et moi, je suis faible, face à ce genre d’histoires. Peut-être parce que je suis quelqu’un de très isolé, ou parce que j’aime bien me rappeler que les êtres humains sont parfois merveilleux les uns avec les autres, les dramas comme Beach Boys me font chaud au cœur, et ça me rend heureuse. Vraiment, cette série m’a rendue heureuse.

 

 

… les « Beach Boys »

 

Elle m’a fait aussi complètement retomber sous le charme de Sorimachi Takashi. Et Takenouchi Yutaka, mais en l’occurrence, il n’y avait pas besoin, parce que je n’ai jamais cessé d’être tout son charme. Au-delà des acteurs, j’ai tellement aimé leurs personnages, et la relation qui se créé entre eux ! Au début, Kaito est particulièrement exaspéré par Hiromi et ses manières désinvoltes, ses blablas qui n’en finissent pas, et sa trop grande familiarité. A la fois, il est jaloux et inspiré par sa liberté apparente, mais, malgré tout, veut autant que possible ne pas trop avoir affaire à lui. Mais, rapidement, il se créé une camaraderie entre eux, ils s’attachent vite l’un à l’autre, et à la fin, c’est difficile d’en imaginer un sans l’autre.

 

 

Lorsque je t’ai rencontré… Rien ne semblait t’atteindre parce que « c’était l’été ». Je ne savais pas que des gens vivaient comme ça, dans ce monde. Ca m’a mis en colère et rendu amer. A te regarder… j’avais l’impression que tu savais quelque chose sur la vie que j’ignorais. Alors… j’ai voulu essayer aussi. Pour être honnête, j’avais vraiment peur. Parce ça voulait dire tout reprendre à zéro. Mais maintenant, je peux le dire : je suis content que tout se soit passé comme ça. Quoi qu’il advienne, je n’aurai plus jamais peur. Parce que je me sens capable de recommencer à zéro n’importe quand à présent.

Kaito à Hiromi, épisode 12

 

 

C’était touchant de voir comme au début ils avaient souvent de petites compétitions immatures à la « qui ira le plus vite », et qu’à la fin, dans leurs choix de vie, ils ralentissaient au contraire pour s’attendre l’un l’autre. Les deux acteurs ont une excellente dynamique et donnent vraiment une impression d’entente et de familiarité. Ils ont l’air de sincèrement apprécier la compagnie de l’autre, et c’était un plaisir.

 

Mon seul souci avec les deux personnages sont quelques remarques ici et là au personnage de Makoto, sur son physique, alors qu’elle est mineure. C’est présenté comme juste de petites blagues, mais quand ils lui disent d’être plus sexy ou qu’il faudrait qu’elle ait les seins plus gros, j’étais un peu mal à l’aise devant l’écran. Leur relation avec elle n’est jamais ambiguë : elle, elle a le béguin sur chacun d’entre eux à un moment donné du drama, comme on aurait le béguin pour un cousin plus âgé par exemple, mais ils la voient toujours comme une gamine, et il n’y a aucune tension romantique donc. Ils ne font ce genre de remarques déplacées que deux ou trois fois dans le drama, donc je suis passée outre assez facilement, mais bon, je me serais passée de ces moments-là, quand même.

 

Sinon, je pense que mon amour était complet, et j’ai aimé voir leur relation leur faire du bien à tous les deux.  En plus, ils sont destinés dans les étoiles : leurs noms contiennent tous deux le kanji pour « mer » ! Wouhou ! C’était leur destin !

 

A la base, les personnages sont des opposés complets.

 

Hiromi (interpeté par Sorimachi Takashi) est le plus libre des deux.

[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ

Sans travail fixe, sans grandes ambitions et vivant chez sa petite-amie, en gros aux crochets de celle-ci, il est mis à la porte et décide de partir en road-trip improvisé: c'est comme ça qu'il arrive dans l'auberge de Makoto et son grand-père. De nature très sociable, il est même carrément un peu envahissant et ne semble pas toujours réaliser quand ses blablas constants agacent les autres. Ce qui le rend attachant, néanmoins, c'est qu'il s'avère au fil du drama qu'Hiromi est en fait observateur, et un bon juge de caractère. Et il fait des efforts quand il réalise une erreur (il y a tout un passage d'un épisode où il essaie de ne pas parler parce que Kaito n'en pouvait plus de l'entendre jacasser, et je crois bien que c'est une des plus grandes épreuves de sa vie, haha... mais il tient bon jusqu'à ce que Kaito lui demande de parler à nouveau !). On apprend par ailleurs plutôt rapidement qu'il n'a pas toujours été comme ça, qu'il était un gamin plutôt silencieux au contraire, mais que parce que sa famille déménageait souvent, il n'arrivait pas à se faire d'amis du tout, et a forcé sa personnalité pour se trouver une place (celle du clown de service) dans ses classes successives. Et à force de jouer le rôle, c'est devenu sa personnalité. Dans sa liberté, Hiromi est quelqu'un qui n'a surtout nulle part où aller, et a peur de faire face au monde. Il est plus satisfait de sa vie que Kaito, mais il avait besoin de prendre sa vie plus au sérieux, et j'ai aimé le regarder faire ça, petit à petit.

 

Kaito aussi, se pensait certainement heureux, jusqu'à ce qu'une erreur au travail le force à prendre des congés.

[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ

Employé de bureau très performant, il a une petite-amie parfaite et sa carrière est sur « le bon chemin ». Au début, quand il arrive à l'auberge, sans grand enthousiasme, il fait tout pour être laissé à l'écart. Taciturne et solitaire, il rappelle sans arrêt à Hiromi, Makoto et au patron qu'il est un client, qu'il ne veut pas être mêlé à eux. Mais son congé forcé, et surtout le temps qu'il passe avec Hiromi, à voir comment vit celui-ci, lui fait réaliser qu'il n'est pas si heureux qu'il le pensait, et en reprenant le travail, il n'a qu'une idée en tête: retourner dans l'auberge. Faire une pause, souffler, et surtout trouver un sens à sa vie qui est sur des rails qui ne lui conviennent pas du tout. Il a tout fait parfaitement, mais sans s’arrêter pour se demander si ce « parfaitement » était parfait pour lui, choisissant toujours la voie implicitement imposée par le monde autour.

 

 

Je n’ai jamais été doué pour ce genre de choses. Chaque fois qu’on me donnait sujet libre, je n’arrivais pas à écrire quoi que ce soit. Mais j’étais très bon quand on me donnait un thème. Je suppose que je ne sais pas choisir mes propres thèmes.

Kaito à Hiromi, épisode 3

 

 

Kaito décide de retourner à l’auberge pour vivre comme Hiromi : sans but, sans programme (ce qui est symbolisé par une montre qu’il porte lorsqu’il est à Tokyo et à son travail mais qu’il laisse derrière lui quand il est à l’auberge, comme Hiromi qui a également jeté la sienne), et c’est en se laissant vivre sans direction qu’il apprend à vivre réellement, et choisir sa direction. Au début très peu enclin à socialiser ou sourire, Kaito s'ouvre petit à petit aux autres, se met à sourire et plaisanter plus, et s'insérer vraiment dans la petite communauté de personnages. Le voir s'attacher aux autres, et respirer plus librement, ça faisait du bien. Je me sentais respirer avec lui, en quelque sorte.

 

Et puis, aussi, tout simplement, ils étaient drôles à regarder, ces deux personnages. Leurs moments sérieux et sincères m'ont touchée, leurs quelques moments de larmes m’ont serré le cœur, mais aussi leurs chamailleries, l'exaspération de Kaito chaque fois qu'Hiromi racontait n'importe quoi, et la façon dont Hiromi taquinait Kaito, me faisaient beaucoup, beaucoup sourire. Les deux acteurs, encore une fois, se donnent vraiment bien la réplique (du reste, c'est vrai de tout le cast), ils ont l'air de réellement s'amuser, et, du coup, je m'amusais avec eux.

[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ

(Aussi Sorimachi Takashi et Takenouchi Yutaka sont super agréables à regarder, et je voulais pas trop m’attarder dessus parce que, de toute façon, c’est évident, mais je ne pouvais pas ne pas le mentionner, parce que j’ai eu les yeux en cœur pendant tout le drama.)

 

 

…le passage des saisons

 

Ça me brisait un peu le cœur, du coup, de savoir que, certainement, leur temps ensemble n’était pas infini. Pas parce que l’un d’entre eux était atteint d’une maladie mortelle, hein ! On n’est pas dans ce genre de drama. Mais une auberge est un lieu de passage, l’été n’est qu’une saison, et comme toutes les saisons, il finit par passer. Comme le dit le patron de l’auberge à sa petite-fille :

 

 

Nous, nous vivons ici, mais les clients, eux, viennent ici pour se reposer, puis ils rentrent chez eux. Ils viennent pour pouvoir rentrer, c’est comme ça.

Izumi Masaru (le patron de l’auberge) à Makoto, épisode 3

 

 

Certes, Kaito, Hiromi, et certains des autres personnages, sont des clients particuliers, qui intègrent plus la famille, et dont l’été dure plus longtemps parce que « l’été », en fait, représente surtout le temps de repos dont les gens ont besoin, et certaines personnes sont prêtes à repartir plus rapidement que d’autres… mais, néanmoins, j’avais toujours, dans un coin de ma tête, cette petite voix qui me disait qu’à un moment donné, il allait falloir rentrer les parasols et replier les chaises longues, puis faire les valises et laisser venir la saison suivante en attendant, peut-être, un prochain été. Du coup, même si le dama fait du bien au cœur, et m’a avant tout beaucoup amusée, il avait une certaine mélancolie.

 

Et pour appuyer ce sentiment de mélancolie : la musique. J’aime toute la musique de ce drama, mais je voulais absolument insérer deux chansons dans cet article. La première c’est l’opening que vous avez déjà entendu, Forever de Sorimachi Takashi (rien ne dure jamais forever Takashi, tu me MENS T_T), qui me donne envie de pleurer dès ses premières notes parce que je sais pas, gros sentiment de nostalgie, à la fois dans la musique qui me rappelle mes premiers jdramas et dans la voix de Sorimachi Takashi… tout m’émeut dans ce morceau, et en plus, je l’associe forcément au drama, et ça m’émeut encore plus.

 

Et la seconde chanson, c’est Sing a love song, qui intervient plusieurs fois dans le drama, est toute douce, et commence direct par « chaque fois que je dois te dire au revoir, je soupire et me sens si triste » (et après ça continue avec des trucs du genre « quand tu dois encore affronter ce monde épuisant, est-ce que tu penses à moi ? » et « je suis là pour toi quand les choses sont difficiles et les temps durs »… stoooop it T_T).

Je trouve l’OST empli de la même douceur, la même chaleur, le même entrain, et la même nostalgie que le drama lui-même, et donc je l’aime comme j’aime ce drama : de tout mon petit cœur. Je n’avais jamais été aussi triste de voir un stand de plage se fermer. Et j’adore que Beach Boys, à la fois, délivre ses messages et images de façon très claire et pas forcément subtile, mais est également capable de beaucoup de simplicité. Par exemple, une mère va apprendre de son enfant l’existence d’un dessin-animé, et après avoir dû dire au revoir à cet enfant, un épisode plus tard, elle porte un haut en rapport avec ce dessin-animé sans que le drama ne le souligne. Ou bien, un personnage va repenser à une discussion qu’il a eue avec quelqu’un, dans une situation qui serait parfaite pour un flash-back, mais à la place, non, le drama nous laisse comprendre à quoi il pense. Dans l’épisode 11, aussi, il se passe quelque chose de majeur et le drama aurait pu en fait facilement des caisses, mais à la place, il préfère la suggestion, et c’est d’une simplicité très jolie qui m’a d’autant plus touchée.

 

 

…en conclusion

 

Dans l’épisode 1, lorsque Kaito demande à Hiromi où il va, Hiromi lui répond « Yume no California », c’est-à-dire « la Californie dont je rêve/de mes rêves ». C’est une référence à la chanson California Dreaming de The Mamas and the Papas, qui a été reprise plusieurs fois et, notamment par les Beach Boys (le groupe). Dans la chanson, le narrateur déprimé par le ciel gris et les feuilles mortes rêve du soleil de Californie, se disant que s’il était à Los Angeles, il serait en sécurité, il serait au chaud. Les personnages principaux de Beach Boys étaient également tous en hiver, et rêvaient d’un été, qu’ils trouvent, ensemble.

 

Cinq ans après Beach Boys et cette réplique, Okada Yoshikazu a écrit le drama Yume no California, qui est un de mes jdramas favoris, et qui joue sur une idée similaire de personnages qui se sentent bloqués, malheureux et trouvent un refuge et du soutien les uns chez les autres. Il y a, par ailleurs, dans Yume no California, un passage où les trois amis centraux s’évadent de leurs vies et vont faire une pause au bord de la mer, et y travaillent un temps avant de pouvoir réaffronter le monde.

 

Deux ans après Yume no California, Okada Yoshikazu a écrit Home Drama, un autre jdrama que j’adore, et dans lequel des personnes endeuillées ayant perdu des proches dans la même tragédie, décident d’emménager dans la même maison, pour se sentir moins seuls, s’appuyer les uns sur les autres, être en compagnie de gens qui les comprennent, et trouver la force de reprendre leur vie. Là encore, on trouve plusieurs étendues d’eau ainsi qu’un aquarium emplie de vie marine qui préside la salle de vie commune des personnages (le drama s’ouvre d’ailleurs sur une image de cet aquarium, révélant les personnages à travers).

 

Bref, Okada Yoshikazu est un habitué des histoires de gens qui guérissent lentement les uns grâce aux autres (j’aime beaucoup Nakuna ! Hara-chan aussi, même s’il est moins bon que les trois autres cités), il trouve visiblement l’océan aussi apaisant que moi, et, chaque fois, ses dramas sont emplis d’une douceur qui m’en font tomber amoureuse. Il n’y a pas que les personnages dont le cœur se porte mieux à la fin de ces dramas : le mien aussi, malgré quelques larmes, se sent soulagé. Ca n’a jamais été aussi vrai que pour Yume no California, question de timing dans ma vie, mais c’est malgré tout vrai aussi pour Home Drama et Beach Boys, le plus léger des trois. C’est un drama qui fait du bien au moral, avec un casting à la dynamique enjouée qui semble très naturelle et complice, et j’en ai aimé chaque minute

[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ
[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ[Pause en bord de mer] Beach Boys  ビーチボーイズ

Sur ce plus d'histoires en bord de mer :

 

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :